Encre Nocturne
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 Chronochallenge 65

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Tiunterof
Gardien grincheux de la CB
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Masculin Bélier Messages : 1804
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MessageSujet: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 21:45

Désolé les enfants, départ en retard, vous avez jusqu'à jusqu'à 22H50 pour la peine !

Les thèmes :

- Au temps béni des colonies.

Ou

- Terre en vue !

Ou

- Le petit train de guimauve.

Ou le thème musical


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Jugement

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Masculin Taureau Messages : 253
Date d'inscription : 07/07/2016

MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:09

Impossible de distinguer les formes douces mais bien dessinées du petit train guimauve. La gare des bonbons en forme de gelés était bondé. Les gens, enfin les bonbons, attendaient patiemment la merveilleuse construction qu'est le petit train guimauve. Le conducteur est toujours content d'accueillir de nouveau passagers surtout si ce sont des bonbons de gelés! Enfin arrivé, le train s'arrêta à l'arrêt. Les  mr et madame gelées rentrèrent dans le train souriant de joie enfin placé dans leur merveilleux véhicule. Mais le conducteur du petit train guimauve adore jouer des tours à ses passagers. Au début, c'était plutôt enfantin.. même pour des bonbons! L'un perdait sa valise, l'autre se faisait réveillé durant la nuit, rien de tout cela n'était grave si ce n'était le fait de l'inconfort ressentit chez certain client de la  compagnie Guimauverie. Le conducteur lui malgré le soleil vers de terre qui commençait à disparaître pour laisser la place à sa femme madame lune en forme de coeur, continuait de rouler sur les rails de poudre sucrées. L'odeur de la cannelle se répandait partout sur la terre où régnait le peuple bonbons, c'était une douce odeur mélangé avec les particules de confettis mangeable qui traversaient ciel, terre et mer grâce au vent. Le conducteur, était en réalité très mélancolique, quasiment dépressif. Malgré le bonheur omniprésent dans ce jolie monde au couleur éclatante, lui était l'exception. Il se sentait différent car premièrement, il était la seule réglisse sur terre ce qui le rendait incroyablement rare mais aussi différent.. probablement trop différent. Si la nuit est censé porté conseil, je ne crois que l'on ne faisait pas référence à notre ami le conducteur de la compagnie Guimauverie. Alors que tous le monde dans le petit train guimauve dormait, le conducteur souriait, il souriait machiavéliquement. Ses victimes étaient assoupit il pouvait se venger de leur cruauté. Ces mêmes bonbons gelées, qui l'avaient insulté.. Ces saletés d'haribos ces riches qui résidait  dans la partie la plus riche du wagon. Il était proche des fenêtres, des murs en or mangeable (en réalité c'était du chocolat) et des bancs fait de bloc Légo. Ils avaient tous pour eux et ces mêmes individus exécrables, s'avaient moquer de lui quand il était plus jeune. Alors qu'il s'avançait sur le tapis rouge fait de Jell-O, il avançait pleurant furieusement. Ces larmes sucrées s'infiltraient dans le pauvre tapis qui lui n'avait rien demander. Alors qu'il continuait sa route, La Lune tenta de le résigner à faire ce geste: "Ne les tuent pas! Ils sont repentant je l'ai est entendu avant de dormir, moi la lune je les ai éclairer de ma lumière et d'une sagesse en échange de leur excuse"  "Lune, dit Réglisse je sais que tu est là pour me résigner mais gare à toi, car je décrocherais et te dévorerais!"
Alors madame Lune se résigna, en piteuse état. Réglisse continua d'avancer jusqu'à atteindre le premier wagon, il en restait quatre à franchir. Les nuages de barbes à papa s'avancèrent de la fenêtre et dit à Réglisse "Réglisse! À quoi bon risquer votre liberté pour des êtres repentants? Avoué sont leur faute, péché sera vôtre!!"  c'est alors que Réglisse fit scintiller la lame de son couteau et leur répondit: "Cette lame, tranchera mon lien au péché comme votre vie minable barbe à papa!"
Les nuages furent déçus mais partirent aussitôt la menace dîtes. Les larmes du conducteur du train guimauve avaient commencer à noyer le tapis qui petit à petit perdait vie il tentait de crier en vain mais la douleur l'engourdissait trop. Il ne restait plus que un wagon à franchir il était actuellement à la cuisine. Et c'est alors qu'apparut Ourson de gelé.  "Réglisse, est-tu sûr de tes choix? Apeuré tes confrères et les menacer au point de se taire? Est-ce la bonne solution?" Réglisse souriait amèrement "Ourson, trop tard est-il pour moi car ma destiné s'achève dès ce soir couvert je serais par le ciel étoilé de madame Lune"   Ourson s'éloignait de plus en plus, Réglisse entendit tout malgré la distance de plus en plus forte. "Réglisse stupide est tu.. de croire Que vendre ton âme  t'aidera.." Réglisse ne comprit pas la fin. Il s'avança donc devant la porte Wagon, le tapis de Jell-O avait complètement disparu mort dans sa peine. Il leva la lame scintillante puis trancha la tête du garde du wagon des fortunés. Le pauvre garde en forme de coca-cola s'effondra le sang noir hautement sucrés  commença à submergé le train dans une obscurité tel que Réglisse ne voyait plus rien. Conducteur Réglisse rentra dans la cabine.. Il était choqué... Choqué de voir que rien ne changerais.. les haribos étaient parties.

------------------------------------------------------------------------------------------------
"This world will always judge"


Dernière édition par Amiral Kunkka le Sam 19 Aoû 2017 - 22:14, édité 1 fois
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Titi

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Féminin Lion Messages : 511
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Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Ça dépend

MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:14

Sujet 1 :

Nostalgie d'été

Au temps béni des colonies,
Où la tristesse était bannie,
Les rires des enfants effaçaient
Les peines, jusqu’à leur sommet.

Au temps joyeux des vacances,
Des liens se sont construits,
Dans la plus pure innocence.
Mais le temps les a détruits.

Aux soirs où sous la musique on dansait,
La boom, tradition indéfectible,
Certains ont tenté l’impossible :
Inviter celle pour qui leur cœur valsait.

Aux journées ensoleillées ou pluvieuses,
Les activités rapprochaient les enfants :
Intérieur, extérieur, à tout moment,
Se levaient quinze petites lèvres heureuses.

Les doux souvenirs au fur et à mesure s’étiolent.
Toutes ces amitiés avec le temps s’envolent.
Les photos perdent de leur si particulière saveur :
Celle du temps béni des colonies, et du bonheur.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Les mercredis, 21h30 environ (heure française), à partir du 1er novembre, j'animerai les CC.
Vous êtes libres de m'envoyer (ou non) vos suggestions par mp (ou sms, ou messenger).


CDF :la:
Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés


-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus


Dernière édition par Titi le Sam 19 Aoû 2017 - 22:34, édité 1 fois
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Chaul

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Masculin Capricorne Messages : 12
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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:26

Thème : terre en vue !


Octobre 2000984. Le monde entier est devenu comme dans le film Waterworld. Il y a de l'eau à perte de vue, de tous côtés. Il y a aussi de l'eau dans la tête des humains, à présent, puisqu'une consommation prolongée d'eau de mer et d'algues plates les ont réduits à l'état de tristes légumes aux capacités motrices déficientes.

 Notre courte histoire suit les péripéties d'un trio d'homo sapiens léguméiques affrontant une tempête à bord de leur fier radeau en paille de riz. Ils s'en sortent sans trop d'ennuis, et ils constatent trop tard qu'ils ont perdu leur gouvernail et leurs rames.

"ZUT DE PUTAIN DE BORDEL DE SA MERE LA P- s'exclama Feutrine Douce (oui, dans ce futur apocalyptique, les prénoms de natifs américains ont repris le dessus)
- Que se passa-t-il, Feutrine Douce ?
- JE ... JE ... JEEEEEEEE"

 Et c'est sur cet excès de zèle qu'ils furent tous bouffés par un squalodon des tropiques et y perdirent leur radeau et accessoirement leur vie de mammifères-végétaux. Deux océans plus loin, le prince d'un pays sans terre croit en apercevoir à l'horizon. Adonc s'exclama-t-il :

"Un navire pour votre prince ! Préparez-le au port et faites-le rugissant, sa proue chevauchera les vagues d'un nouveau monde ! Tendez haut le mât, pointez-le vers cette terre inconnue ! Là nous attendent de lointains trésors, amassés sur des collines d'or, et des artefacts de peuples anciens précieux, tels que notre idole de l'ancien temps !"

 Le conseiller du prince laisse une larme d'émotion sillonner sa joue alors qu'il empoigne la manette de l'idole et le fait sortir de son antre. Un gode rose attaché à un drône prend son envol devant une foule en extase.

"Notre idole nous mènera à destination ! Rassemblez tous les joyaux du royaume sur le navire, on aura jamais vu un destrier de la mer si bien paré, on ne l'aura jamais vu se rendre dans l'au-delà non plus, hors des limites de nos cartes ! Jetez l'ancres lorsque nos têtes hautes contempleront le limon des plages du nouveau monde, et pleurons nos frères disparus trop tôt pour en admirer la vue bénie !"

 Le conseiller fit une fausse manoeuvre et le gode se logea dans la paroi buccale d'une citoyenne en émoi. Aussitôt, elle se mit à s'étouffer sur ce bloc congestionné de plastique et le ressortit lustré et pimpant.

"L'idole m'a choisie ! Hurla-t-elle.
- En effet ... Attachez-la à la proue, sa protection divine protégera notre embarcation !
- QUOI ?! PUTAIN DE CONNARD DE TA GROSSE CHIENNE LA REUM DE TA-"

 Ainsi fut désignée l'élue du peuple. Un autre citoyen, sans doute dans l'espoir d'être béni à son tour par un détour malencontreux de gode, éleva la voix.

"Humble prince de mon peuple, que ferons-nous si ces terres sont habitées ... par des étrangers ?
- AH ! Des étrangers sur mon continent ? Je ne le permettrai pas ! Maudit le prince en levant le poing en l'air. Il caressa le gode et en tapota le bout, puis reprit son discours. Cette vénérable idole a le pouvoir de nous garder en sécurité ! Les méchants étrangers seront chassés par sa puissance, puis nous déchirerons leur vêtements, nous les traînerons dans la boue et le sang et les larmes de leurs enfants ! Leurs coeurs défailliront à la vue de notre cinq-mâts resplendissants ! Et je vous parie que leurs yeux se rempliront de toute l'horreur du monde lorsque leurs masures résonneront de nos cris de guerre gutturaux. Ils ne savent pas comment tuer, je vous le promets ! Ils se cachent dans des grottes et des failles, certains sous terre, et ils veulent échapper au courroux de l'idole, à la rage de nos lions ? Ils seront noyés, écrasés par des roches et par les montagnes boisées ils courront,  tels des chiens errants, mais leur fuite n'échappera pas à la présence effrayante de l'idole et à son oeil d'aigle ! Il pointa le gland de l'engin, et tous se prosternèrent devant l'oeil acéré de l'idole. En vain ils se détourneront de notre chemin, car nous ne les laisserons pas subsister sur nos territoires ! Ils se lamenteront quant au massacre de leurs tribus et à la destruction de leur histoire collective, et en bons colons que nous sommes, nous nous ferons juges de leur supplice, et nul crime, nulle hécatombe ne restera dans les livres !"

 Une euphorie diabolique souleva la foule. Le prince ne leur avait pas dit d'applaudir, et pourtant, ils applaudissaient d'un seul rythme. Les discours de guerre ont la côte dans les sociétés post-apocalyptiques. Surtout ceux qui encouragent la colonisation d'une patrie annexe. Il faut croire qu'une fois qu'on a vécu dans une décharge à ciel ouvert perdue dans un océan de plomb, on n'a plus envie de vivre nulle part ailleurs, y compris dans cette décharge à ciel ouvert perdue dans un océan de plomb.

"Mes jeunes gens, je vous trouve magnifiques, tous liés dans l'action par la colle du patriotisme ! Mais vous n'êtes ni actifs ni oisifs en cet instant, vous avalez mes paroles sans rien faire et vous n'êtes pas pour autant en train de proférer l'Acte des Vulnérables ... Cet Acte honni qui est une punition mise par l'idole sur eux pour avoir commis il y a des éons de cela une faute irréparable ! Nous, nous sommes plus sages que cela !"

 Tous les hommes portèrent leurs mains à leurs entrejambes et y signèrent rapidement une croix, pour signifier qu'ils ne toucheraient jamais la Zone Interdite. Le prince frotta le gode contre ses lèvres, pour signifier les paroles initiatrices de l'idole qui guident son voyage. La cérémonie était presque finie. Il restait un dernier serment.

"Mes con-citoyens ! Sachez ce qui vous attend ! Des forêts d'un vert d'opale lançant de grandes ombres sur les champs d'or, là où nous laissons dans cet enfer les tombes sans nom de nos ancêtres ! De vastes plaines où élever les charpentes et bâtir les églises à la gloire de l'idole, là où cet endroit sans importance et sans sacration sera emporté par les flots sévères de Père Océan ! Nous connaîtrons toujours sa colère sous la forme de marées et de tempêtes, mais plus jamais nous ne subirons les sursauts acariâtres de ses vagues et des icebergs dans sa barbe d'écume ! La terre est en vue, et elle nous offre mille maisons, mais pour cela, nous aurons besoin de deux mille mains prêtes à empoigner la terre et la roche, de deux mille cerveaux prêts à penser l'avenir de notre civilisation et deux mille coeurs tous fixés vers un seul et magnifique objectif : la survie de l'espèce ! Alors et seulement alors, nos deux mille pieds fatigués pourront se poser en suspens hors de nos hamacs !"

 Messe fut dite. Une orgie générale conclut ce bien beau déballage. Le gode flottant fit des victimes ça et là parmi ces ébats entremêlés de langues, de chattes et de hanches informes. Le prince s'amusa devant ce spectacle lascif, jamais lassé d'entendre les gémissements, semblables aux bruits de l'océan. Puis un squalodon les bouffa tous. Et c'était pas du tout le même que dans le premier acte de cette histoire. Un lointain neveu au troisième degré dont il était le voisin de palier, je crois.
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Lunny

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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:33








Sujet 2 : Terre en vue




Extrait du journal du Marchand Elric, à bord de L'Invincible.


Jour 1

Nous sommes enfin partis. La route va être longue, mais d'ici vingt jours, je foulerai de mes pieds le sol de ma nouvelle patrie. Vingt jours de voyage et ma nouvelle vie débutera. L'équipage et le capitaine semblent êtres compétents. Je suis l'unique passager à bord.

Jour 36.

Du bleu. Encore et toujours du bleu. Pendant des heures, des jours, des semaines. Du bleu par au-dessus, du bleu par en-dessous. Comme si le bleu était la seule nuance du monde. Et une île. Une île mouvante tout de marron, de toile et de métal. Coursier rapide à la forme fuselée et élégante, glissant sur le bleu comme sur l'air mouvant qui m'entoure.

Aussi loin que mon regard se porte, je ne vois rien de plus que du bleu. Il est là, comme un linceul, brillant de toutes ses nuances, de toutes ses variations. Tantôt pâle, presque blanc, tantôt quasi vert. Parfois plus sombre que le noir lui-même. Il étincelle dans toute sa richesse et toute sa gloire, alors que je suis là, pauvre petite chose à la merci des tempêtes et de la mort. Je suis là, sur mon îlot brun, à attendre que le temps passe et que quelque chose vienne briser ce monde trop plein de bleu.


Jour 37

J'erre d'un bout à l'autre de ma coque brune, sans rien de plus à faire qu'attendre. Cela fait si longtemps que nous sommes partis. Nous devrions déjà êtres arrivés. Les hommes commencent à s'inquiéter; le capitaine, lui, reste confiant. Quant à moi, eh bien... je me demande si mon choix était judicieux.

Le bleu nous sert toujours de ses bras puissants et semble bien décidé à ne jamais nous rendre notre liberté. Il est plus chatoyant que jamais. Plus oppressant, également. Chaque jour j'ai un peu plus l'impression qu'il se resserre et se rapproche, prêt à nous engloutir. Mais non, nous sommes toujours là quand se lève l'aube.


Jour 40

Je prie pour que ce voyage ne s'éternise plus. Tout ce bleu commence à me rendre malade. Je n'ai qu'une hâte, voir du vert. Du rouge, du jaune, du brun, du gris et tant d'autres couleurs ! Je veux voir le chapeau des femmes et les rubans de leurs robes. Je veux pouvoir admirer les lames que manient les hommes de ma nouvelle contrée. Saluer le Roi et sa Dame, m'incliner devant la Cour des Mages. Mais qui sait quand cela se produira enfin ?


Jour 42

Tout s'achève. Le capitaine vient de reconnaître que l'impossible est devenu réalité : nous sommes perdu. Nous avons, les Dieux seuls savent comment, dévié de notre route et errons, quelque part au milieu de nulle part.

Nous mangeons de moins en moins. Les repas sont toujours aussi bons, mais les quantités diminuent peu à peu. Au début, je ne m'en étais pas aperçu, mais maintenant la faim me taraude sans cesse. Elle creuse un trou dans mon ventre, à chaque instant plus profond.

Le bleu nous domine toujours de sa froide majesté. Il semble nous narguer et se moquer de la faiblesse des Hommes face à leur propre Destin. Mais que pourrions-nous faire ? Nous ne sommes que chair face à son impalpable immensité.


Jour 45

Nous n'avons plus le droit qu'à un repas par jour. Je suis terriblement faible. Ma main tremble et mes vêtements me semblent déjà trop grands. Je sens que je commence à me défaire, à métioler. Mes pensées s'embrouillent, se mélangent. Je me sens faible et j'ai froid. J'ai si froid. Et pourtant je transpire. Je pense que je suis malade. Certains hommes le sont. Les privations sont terribles, et pourtant le bleu rayonne encore de tous ses feux.

Où allons-nous si ce n'est à la mort ?


Jour 47

Le capitaine est mort. Trois hommes de l'équipage aussi. Nous nous nourrissons de gâteaux secs et disposons chacun de deux mesures d'eau claire par jour. Il n'y a plus de rhum. Mes vêtements flottent sur moi et mes chausses glissent en permanence, alors j'utilise mes doux foulards en guise de ceinture.


Jour 50

Mes muscles fondent si vite. Les hommes tombent les uns après les autres. Le navire navigue seul désormais. Droit devant. Plus personne ne tient la barre ni ne monte dans le gréement.

Le bleu m'oppresse. Je hais cette couleur. Autrefois, je l'admirait, maintenant elle me rend malade. Je suis malade. Faible et malade. Je vomis ce que je mange ou de la bile, si je n'ai rien mangé. Je n'ai plus quitté ma couchette depuis ce matin et personne n'est venu me nourrir ou m'abreuver.

Le désespoir me guette. Ô, Dieux, faites que la Terre ne soit plus loin.


Jour 51

J'ai réussi à me lever aujourd'hui. J'ai pu faire quelques pas dehors, sur le pont. Le navire ressemble à un charnier. Les matelots ne jettent même plus les cadavres à la mer.

J'ai vu deux hommes se battre pour une poignée de gâteaux. Il n'y en a plus assez pour tout le monde.


Jour 53

Un miracle !
C'est un miracle !
Ô Dieux vénérables, je remercie votre bonté !

Plus tôt, un homme est monté à la proue du navire et de son torse amaigri a surgit le cri tant espéré :

— Terre en vue !

Nous nous sommes précipités à ses côtés, le pensant délirant, mais il n'en était rien. La Terre, brune et verte, recouverte de bâtiments gris et beiges, de masures de bois, se dressait bel et bien à l'horizon, là où le bleu de la terre rejoint celui de l'eau.
Nous sommes saufs. Enfin. Nous allons pouvoir vivre.



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Dernière édition par Lunny le Mar 22 Aoû 2017 - 16:03, édité 4 fois
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Daymonnora

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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:39

Theme : Terre en vue







Il fait nuit. Alexandra s’était déjà couchée depuis longtemps lorsqu’elle se relève. Il est temps pour elle de prendre son tour au nid de pie, les mers sont dangereuses dans le triangle. La cale est immobile. Rien ne bouge, ni les hommes, ni le bateau. Pas le moindre roulis pour bercer la coque. Juste le silence, et l’immobilité ; si peu naturelle pour un navire. Elle gagne le pont sans difficulté, souplement, sans même briser le silence instauré par les ténèbres.

Il fait bon dehors. La chaleur accablante des journées estivales s’est dissipée, pour ne laisser que la tiédeur des vents nocturnes. La jeune fille fait quelques pas sur le pont, baignée par la douce lumière de la lune. Le bateau a revêtu son manteau de nuit, et disparaît sous des teintes d’argent bleuté. Les ombres même sont lumineuses… L’astre rond, au-dessus d’elle, dispense sa magie. Alexandra a la sensation d’être passée malgré elle dans cet autre monde, accessible seulement aux heures les plus sombres de la nuit… Lorsqu’elle rejoint Pius en haut du nid de pie, elle le trouve debout, face à la mer, mais les yeux fermés.

-Tu devrais aller te coucher.

Pius ne lui répond pas. Il respire profondément, plonger dans quelque chose de beau, et de grand.


Le silence s’installe entre eux, sans qu’il soit gêné ni que l’un d’eux cherche à le briser. Elle contemple l’océan, calme. La mer leur fait face, tel un miroir aux millions de facettes. L’eau absorbe la lumière de la lune, la renvoie, la diffracte encore et encore, créant un spectacle beau à en pleurer. Les rayons d’argents se perdent dans les profondeurs marines sans parvenir à en trouver le fond. Émue, Alexandra laisse la mer toucher son cœur.

Pius brise finalement le silence.

-La mer nous parle tu sais… Je l’entends depuis que j’ai cinq ans.
-…
-Il suffit de savoir l’écouter.
-Comment ?
-Regarde l’eau. Regarde-la vraiment. Vois en elle. Sent les remous qui agitent ses profondeurs. Regarde comme elle paraît paisible. Ferme les yeux.


La jeune fille s’exécute. Elle a confiance en lui. Elle se laisse guider par ses mots calmes et sa voix douce.

-Bien. Maintenant, concentre-toi. Tu n’as pas besoin de mon aide. Dis-moi ce qui se prépare.

Alexandra, les yeux clos, penche la tête. Elle sent ses perceptions se tordre, sa conscience s’étendre à l’océan qui lui fait face. Elle sent les remous qui agitent l’eau sous elle, au plus profond des abysses. Elle sent le vent sur elle, bien trop haut pour que son corps perçoive les brises glaciales et violentes qui tourbillonnent. Elle sent les nuages, tellement gris qu’ils en sont presque noirs. Des nuages brutaux, sauvages ; poussés par un vent aussi brutal et sauvage qu’eux. Elle frissonne, comprenant l’ampleur de ce que la nuit ne fait encore que murmurer. Elle chuchote.

-Une tempête…
-…oui… Une véritable tourmente se prépare. Un de ces orages comme on en voit peu. L’aube sera dangereuse aujourd’hui.
-Pourtant tout est si calme, si fragile…
-La mer est trompeuse pour ceux qui ne savent pas la comprendre. Comme toujours… Il faut qu’on atteigne la terre avant qu’il ne nous frappe. On est dans le bon cap et les vents sont forts.


Ils restent ainsi des heures durant, écoutant la mer, contemplant son étendue liquide, infinie. Ils restent ainsi jusqu’à ce que l’aube perce la brume de l'horizon, et que les premiers grondements de tonnerres se fassent entendre au loin. Dans la lumière naissante, la jeune fille et le vieil homme regardent l’orage poindre, en même temps qu’une fine ligne brun-vert se dessine au loin. Elle murmure pour elle-même.

-Terre en vue.
-Les vents sont forts, il sera bientôt là. Va dans la cale réveiller ceux qui dorment, la terre n’est plus si loin, il faut l’atteindre. On ne peut pas se permettre d’abattre les voiles.


Alex s’exécute sans broncher. Elle descend et se dirige vers la cale sans discerner le regard de Pius dans son dos. Celui-ci le regarde partir en songeant. Pour la première fois, il rencontre quelqu’un qui, comme lui, comprend la mer.


Le pont tangue. Alexandra s'agrippe de toutes ses forces au bastingage tandis qu'une vague titanesque soulève le bateau qui, frappé de plein fouet, s'élève presque à la verticale. Les pieds de la jeune fille glissent sur le sol mouillé, elle dérape, ses cheveux trempés se plaquent sur son front sous les assauts du vent. Les trombes d'eau que déverse le ciel noir l'aveugle et la noie à demi, alors qu'elle tente désespérément de rejoindre la poupe. Cette tourmente est un cauchemar. Les nuages avaient mis quelques minutes à peine à s'amasser au-dessus du navire avant que les cieux et les esprits divins ne déversent sur eux leurs eaux et leurs colères. Dérapant sur le pont penché, Alex reprend sa progression presque à quatre-pattes, s'acharnant à rejoindre le l'avant du bâtiment, là où le Capitaine, son père, hurle ses ordres sans relâche. Petit à petit, pas à pas, mètre par mètre, Alexandra se rapproche de la poupe. Soudain, le bateau atteint le sommet de la vague et entame une redescente terriblement brutale. Le pont penche, la gravité s'inverse sous elle. Alors qu'elle s'épuisait à gravir le pont dans une presque escalade, Alexandra est déséquilibrée. Elle tombe à genoux sur le bois dur et imbibé d'eau, ce qui la lance dans une glissade incontrôlée sur plusieurs mètres, qui ne s'interrompt que lorsqu'elle finit par agripper le mat avec un soulagement sans nom. Enfin, elle perçoit la voix de son père, malmenée par les vents et devenue presque inaudible. La jeune fille déploie tous ses sens, prête à tout pour comprendre les ordres qu’il lui crie. C'est au grès d'une bourrasque plus clémente que les autres que la voix lui parvient enfin.

-… Affaisser la voilure … Plus le choix … Petite crique pas loin… Abris naturel … Vous … prenez les rames !

Distinguant une silhouette se diriger vers elle, la jeune fille s'apprête à la rejoindre.
Attend juste une seconde pour reprendre son souffle.
Seconde bénie.

Une nouvelle vague heurte le bâtiment, apportant une masse d'eau inouï qui s'engouffre sur le pont. La fureur liquide les frappes de plein fouet, et la silhouette est projetée contre le mat, mat auquel elle s'accroche comme si sa vie en dépendait.

C'est le corps de Pius qui s'effondre à ses pieds, bougeant à peine. Alex comprend vite que sa tête à heurté quelque chose dans sa chute. Prise par l'urgence, la jeune fille commence par s'emparer d'un cordage fixé au mat pour y arrimer l’ancêtre, écartant ainsi toute possibilité qu'il soit éjecté du bateau. À moitié conscient, il proteste, mais Alex l'ignore et poursuit sa tâche, affairée. S'emparant de son poignard, elle entame l'ascension du mat, prête à tout faire pour affaisser la voilure.

- Qu'est-ce que tu fais imbécile ?! Descend de là, c'est trop dangereux !

Sans se laisser abattre, la jeune femme lui hurle l'évidence :

-Il n'y a que nous deux ici et maintenant ! Si je vais chercher quelqu'un, il sera trop tard. Et vous n'êtes pas en état de le faire. Alors pitié bouclez-la Pius, avant que je change d'avis !

C'est ainsi que, reprenant l'escalade périlleuse, la jeune fille se démène par tous les moyens, tentant tout pour parvenir chaque fois un peu plus haut, agrippant désespérément chacune des cordes glissantes, les unes après les autres. Elle frôle la chute chaque fois qu'elle s'empare d'un nouveau fragment de chanvre mouillé. À chaque changement d'inclinaison brutale, le corps frêle d'Alexandra balance dans le vide, presque éjecté. Chaque nouvelle bourrasque menace de la désarçonner, de l'arracher à ses prises précaires. Le temps s'écoule, s'étire à l'infini. Les heures et les minutes se confondent, seule reste l'escalade d'Alex pour sa survie.

Alexandra glisse, dérape, frôle la mort à chaque instant.

Poursuit sa route.

Enfin, elle parvient au nid-de-pie et se laisse choir au centre des rambardes sécurisantes, tremblante. Chaque montée ou descente, chaque vague, chaque bourrasque est ici décuplée. Le mat se tord violemment sous elle, frôlant la rupture à chaque changement de direction.

Et c'est ainsi, presque noyée par la pluie torrentielle et épuisée par une ascension terrifiante et vertigineuse, qu'Alexandra tente de rejoindre le bois horizontal soutenant la voilure.
Et, centimètre par centimètres, elle avance.

C'est en rampant que la jeune fille atteint le premier nœud, et entreprend de lâcher ses appuis sous un vent glacial et violent, au-dessus de trente mètres de vide, afin de s'emparer du poignard.
Un par un, mètres après mètres, Alexandra s'acharne à briser chaque nœud les uns après les autres. Le mat, dont les voiles tendues à craquer pliaient le bois sous la force du vent, revient brutalement dans sa position naturelle lors que celles-ci tombèrent, faisant vaciller Alexandra.

L'éjectant là où ni vents, ni pluie, ni chocs conjugués n'y étaient parvenus.

Le temps ralenti. Tout se fige.

Alex prend conscience qu'elle tombe. Qu'elle a sous elle 30 mètres de vide et de néant avant de s'écraser sur le pont.

Inconsciemment, ses mains se tendent, prêtes à tout pour saisir un cordage battant au vent.
Miracle quand ses doigts gours et glacés se referment la rambarde du nid de pie
Ses paumes mouillées glissent, mais elle tient bon.

Alex serre, ses mains lui paressent un brasier, de larmes de douleur perlent aux coins de ses yeux. C’est au bout de longue minutes de lutte acharnée qu’elle parvint enfin à coincer ses jambes dans les rambardes, puis à se glisser de l’autre côté. La jeune fille tente de bouger doucement ses doigts, gelés, mais ses mains ne lui répondent plus. Alors serrée contre le mat, Alexandra attend. Elle attend que l’orage passe ou qu’il les tue. Elle attend et elle prie.

Et, au détour d’un éclair, elle l’aperçoit.

La terre. Elle n’est qu’à cent mètre, d’ici elle voit la crique dont son père a parlé où d’immenses montagnes limitent la force de vents, et où la faible étendue d’eau ne permet pas les vagues dévastatrices que la mer prodigue avec soin.

Et une vague d’espoir embrase son cœur. L’espoir fou que, malgré la tourmente, malgré les vagues folles et les récifs dangereux, ils parviennent à cette crique.

Le navire est parvenu en haut de la crête d’une vague, il entame la descente. Les rames sont sorties, elles s’agitent en rythme, loin en bas. Et soudain.

Le navire est passé.

L’eau est apaisée.

Les vents, toujours violents, ne rugissent plus aussi fort dans ses oreilles.

Alors elle relâche la prise de ses membres sur le mat et s’effondre dans le nid de pie.

Alors qu’elle sombre dans l’inconscience, elle murmure pour elle-même.

-Terre en vue.



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Flopostrophe

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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:48

Terre en vue:

Je mélange mes doigts, je fends l’air de mes paumes, je trébuche dans mes pensées sauvages. Je marche dans la rue sur un sol que je ne regarde pas. Je voudrais m’envoler. La Terre me semble trop laide, fade, morte. Les passants m’observent avec des yeux de hiboux effrayés. Une grande dame qui agite les bras, la tête vers le ciel, me parait pourtant ordinaire... Je m’en fiche, qu’ils me regardent seulement ! Tant mieux si je leur fais peur ! Du moment que l’on ne m’enferme pas dans ce genre d’asile pour tarés. Parce que j’en suis à ce stade-là, oui.

Le monde a tourné au vinaigre car j’ai tourné trop de pages d’un coup. Je ne sais plus très bien vers quel but je me rends, et s’il y a vraiment un but à la vie. A quoi sert-elle au juste, cette vie ? A quoi je sers ? A rien. Depuis que mon père est mort dans un accident d’avion, les problèmes se sont agglutinés autour de moi comme des rapaces sans pitié et tous les éléments de mon quotidien se sont mis à courir dans chaque direction possible. A croire que c’était lui mon unique but, mon père. Depuis j’ai disjoncté, un plomb a sauté dans mon esprit et les miettes de l’engrenage se sont répandues dans l’air. Mais au fond je crois aimer cette nouvelle situation, je sens mon âme flotter au dessus du niveau de la mer, je peux voir plus haut que mes yeux. Je suis folle à ma façon. Et c’est très relaxant.

Mais j’ai peut-être mangé trop de folies. Personne ne m’accorde plus aucune confiance, mes papiers s’accumulent sur la table de la salle à manger, je ne repasse plus mes vêtements, je mange souvent des yaourts périmés. Au final, je ne sais plus qui de moi ou la taupe est la plus aveugle. Aveugle de bon sens. Je ne cherche plus à avancer comme les gens avancent. Je marche en contre-sens de la foule. Elle me bouscule, elle me piétine. Et je me perds. Alors j’emmagasine les douces paroles des rêves pour m’échapper de la vie. Si je m’envolais vraiment, si la Terre disparaissait de mon horizon, je revivrais. La lune ne brillerait plus seulement pour les autres mais également pour moi. Et je rejoindrais mon père.

Mais je ne m’enfuirai pas de ce monde. Pas aujourd’hui. Je laisse ce nouveau quotidien m’envahir encore un peu, je continue à remuer les doigts devant le soleil, je continue de rêver. Car j’aime être autre part tout en étant là, comme si j’étais dédoublée. J’aime voir l’horizon tout en ne le voyant pas. Mais je vais bien. Un peu fiévreuse, peut-être. Et observée.

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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:50

Thème: Le petit train de guimauve

Deux enfants courent dans les ruelles comme si leurs vies en dépendent.
-Vite on va manquer le train !
Un sifflement de rail résonne au bout de la gare, les roues crissent sur la voie et la locomotive s'arrête lentement sur le quai une douce odeur caramel se répand au alentour de la boutique de bonbons à côté.
-Dépêchons-nous !
Aujourd'hui est un jour exceptionnel à la gare de Candytown, une machine des temps anciens arrive à l'occasion d'un tour de France par les plus vielles voies, c'est une locomotive à vapeur du début des années 1900 remis à neuf pour la célébration de son centenaire.
Laura et Pauline jouent des coudes sur les genoux des adultes pour ce frayé un passage, elles sont deux petites grandissant dans la ville la plus ennuyeuse du monde pour leurs âges. Sauf pour passer voir l'artisan de sucrerie dans la grande rue à côté de la gare et pour ce moment particulier le confiseur à préparer une surprise. Un magnifique petit train en guimauve avec un ingénieux roulement à bille mis en mouvement par un moteur électrique sur le plateau, guider par des rails miniature. Son œuvre était sublime et sa couleur rose sucrée donne l'eau à la bouche des deux fillettes les yeux brillants de gourmandise.
-On dirai qu'il est vraiment commandé, l'animation est parfaite !
-Oui mais moi je préfère le dévoré en entier il a l'air tellement bon
-On demandera au monsieur s'il veut bien qu'on goûte après la cérémonie
Le petit train en guimauve n'aura pas fait long feu dans son tour de France.

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Je sais pas pourquoi je fais une signature je post rarement des trucs //SBAFF  

Dans ma folie perpétuel à l'interieur de la CB
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Urbosa <3

NEED ABS !!:
 

l'avenir est il un long passé ?
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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 22:57

SUJET : TERRE EN VUE
 
            Alarik ferma les yeux un instant pour profiter de la brise légère qu’apportait cette fraiche matinée. Ainsi que pour se laisser un moment de répit. Fermer les yeux et ne plus penser à tous ses problèmes, à ce voyage totalement fou qu’il avait entrepris, sa femme et son enfant qu’il avait laissés…Fermer les yeux encore quelques instants, ne penser à rien, ne…
-       Alarik !
Alarik, à contrecoeur, rouvrit les yeux et posa son regard sur son frère Eïnar. Grand et musclé, il portait ses longs cheveux blonds en tresse pour ne pas être gêné pendant les combats, comme la plupart d’entre eux. Eïnar signifiait « hardi, audacieux » dans la langue scandinave. Leurs parents avaient bien choisi son prénom. Audacieux, il l’était. C’était lui qui l’avait convaincu d’aller explorer les terres inconnues à l’ouest du royaume. Lui, il s’en fichait bien évidemment, il n’avait pas de femme, pas de progéniture. Alors qu’Alarik avait abandonné Fridhilde avec son premier-né tout jeune, le très aimé Leif. Il ne se faisait pas vraiment de soucis pour Fridhilde, c’était une femme forte, elle saurait s’en sortir sans lui, mais selon le temps que durerait leur voyage, il raterait tant de moments qu’il aurait pu partager avec son fils. Ses premiers mots, ses premiers pas…Le premier-né était toujours une fierté chez les siens. C’était la promesse d’une femme féconde et d’une lignée nombreuse.
-       Qui y’a-t-il, Eïnar ?
-       As-tu observé la mer, à l’horizon ?
S’il avait observé la mer ? Il n’avait fait que cela, depuis qu’ils étaient partis. Il ne l’avait pas quitté des yeux une seule seconde, espérant apercevoir une île, de la terre, n’importe quoi, quelque chose qui indiquerait qu’ils ne se dirigent pas à l’aveuglette vers…absolument rien, une étendue d’eau infinie. Il espérait juste que, si c’était le cas, ils s’en rendraient compte à temps pour pouvoir faire marche arrière avant qu’il ne soit trop tard. Avant de se retrouver perdus au milieu de nulle part. « Odin, pria-t-il, protégez-nous et guidez-nous… ».
-       Oui.
-       Je ne vois rien, mon frère, absolument rien. J’ai bien peur que nous n’ayons fait une erreur en partant. Je suis désolé.
-       Ne t’en fais pas, nous trouverons quelque chose, répondit Alarik en posant la main sur l’épaule de son frère, même si lui-même n’y croyait déjà plus.
Lorsqu’il planta son regard dans les yeux bleus intense de son frère, il n’y vit que tristesse et regrets. Il n’avait plus de l’audacieux Eïnar qui faisait chavirer le cœur de toute les femmes sans jamais en choisir une.
-       Vas dormir, Alarik, tu n’as pas arrêté. Je te réveillerai au besoin.
Alarik était effectivement épuisé, même si jusqu’à maintenant l’angoisse l’avait maintenu éveillé. Il se coucha sur le bois inconfortable du bateau, persuadé qu’il ne s’endormirait pas. Pourtant il s’endormit et rêva de morts, de tempête et de noyade.
-       Alarik !
Il se réveilla en sursaut, persuadé qu’une vague immense s’apprêtait à les renverser ou qu’un monstre venu des fonds marins allait les attaquer. Pourtant il ne vit que son frère, souriant jusqu’aux oreilles, qui lui annonça :
-       Terre en vue, Alarik. On a réussi.
Il avait eu tort de douter d’Eïnar. Et de lui-même.
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MessageSujet: Re: Chronochallenge 65   Sam 19 Aoû 2017 - 23:06

j' ai pris le thème: Terre en vue !

Du bleu, du bleu, encore et toujours cette même couleur et rien pour différencier le bleu du ciel et des flots. Cette couleur a fini par me hanté, je la vois même quand je ferme les yeux. et cette même couleur se reflète dans mon verre où j'essaie de noyer mon désespoir.
Seul la course du soleil et le bruit des vagues qui viennent frapper contre mon embarcation de fortune rythme le temps qui s'écoule. La mélodie constante de la mer me plonge dans une torpeur.
Le soleil brille sans fin du soir au matin sans laisser passer un nuage. Sa chaleur me fait délirer , je dois faire attention. Seul en mer les danger sont nombreux mais le plus grand c'est moi même. Je dois penser à me nourrir et garder le cap mais mes repères sont brouiller j'aurai vite fait de tourner en rond.
Je n'ai pas vu la moindre particule de terre depuis un moment. Mon voyage n'aurait pas du être si long et m’emmener aussi loin des cotes. Je pense que je suis perdu mais je ne veux pas me l'avouer car l'espoir est la seul chose qui me fasse tenir encore. La solitude commence à me peser. J'ai peur de devenir fou. La dernière trace de vie remonte à trois jours quand une baleine est passé à proximité de mon embarcation m'offrant une distraction plus que bienvenu pendant quelque instants.
Ensuite j'ai essuyer une grosse tempête, elle a duré toute la nuit, je me suis retrouver à devoir naviguer sous une pluie battante dans le noir et une vague a failli m'envoyer par le fond a de nombreuse reprise. Mais de l'eau a quand même réussi à s'infiltrer dans la cale où était entreposé mes vivres. J'ai commis l'erreur de ne pas les attacher solidement pensant que le temps serait calme comme il l'avait était depuis le début du voyage. Cette erreur pourrait bien me couter la vie, l'eau a gâcher toute la nourriture. J'ai mangé ma dernier pomme y a deux jour maintenant la faim, la fatigue et le froid me fond de nouveau délirer, j'ai cru apercevoir une mouette, c'est impossible qu'elle vraiment là en train de voler au dessus de mon bateau elles ne s'éloignent jamais des cotes, c'est un excellent présage. Qui arrive justement au moment ou je suis prêt à abandonner. Mais c'est seulement un message de mon esprit qui me pousse à continuer le combat.
J'aurai aimer croire que si en cette instant je me tournait vers l'horizon je pourrait voir ma terre promise. Mais malheureusement seul la mer s'étend encore à l'infini.

Bon je poste en retard à cause d'une panne de courant donc je suis hors concours

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Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *
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