Encre Nocturne
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 CC-66

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Alton
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Masculin Lion Messages : 445
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Localisation : La taverne la Pomme de Pin
Humeur : Eh Chaussette !

MessageSujet: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 21:45

Mes salutations les plus clinquantes !
Bon après un léger cafouillage à base de qui qui lance quoi ? Question on est partit !

3 sujet, une heure, vote et provocation en duel toussa !

- Par delà la voute

- Souffler n'est pas jouer

- L'heure du vol

Voilà, bon courage à vous !

edit parce-que je suis un boulet ... vous avez jusquà 22H45
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Jugement

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Masculin Taureau Messages : 253
Date d'inscription : 07/07/2016

MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:07

EDIT: J'ai pris le texte "l'heure du vol"


Je crois pas que le destin ai quelque chose à voir avec ce qui s'est passé hier soir. Enfin.. vous verrez bien. Jamais, je ne me prononcerais sur le fait d'être un bon citoyen puisque je ne suis pas l'exemple parfait. Allez, faites pas comme-ci vous saviez pas c'que j'veux dire: Quelque jobs illégaux par-là et d'autre par-ci juste question de toucher un peu plus de fric par mois. Comme à l'habitude je prenais le métro pour aller à mon job (légal celui-là) et prenais place au banc le plus éloigné des gens. Alors que je prenais place, un homme ce permis de venir me parler, comment osait-il? Il me répondit d'une voix étrangement neutre malgré son physique visiblement masculin: "L'heure du vol, Rake." Déjà, je vais vous expliquer quelque chose. Rake, c'est mon surnom. Mon nom complet est Thomas Drake, mes amis m'appellents Rake car quand j'étais jeune j'avais des problèmes de prononciation et je m'avais présenté sous le nom de "Rake" car j'ai oublié de prononcer le "D".

Mais c'est pas ça le problème.. Il venait de m'appeler Rake alors que seul mes amis voleur sont en connaissance de ce pseudonyme. J'étais simplement dans l'effroi la plus totale. Aucun de mes amis ne sonnait comme la voix que je venais d'entendre. Tandis qu'il s'éloignait moi je restait dans ma peur, cette peur de mourir. J'ai fait bien des choses horribles mais jamais je pense avoir été assez loin pour mérité la mort. J'ai donc fermer les yeux me concentrant sur la chanson qui jouait depuis mon MP3. 5 minute, 10 minute, 20 minute. ENFIN! Le trajet fini, direction le boulot. Arrivé au boulot, je saluais les collègues comme d'habitude car même si je suis antisociale je me force d'être un peu sympathique, je me dirigeais vers mon bureau. Arrivé à mon bureau, j'ai vu cette même putain de phrase sur un post-it bleu. "C'est l'heure du vol". J'étais tellement en colère que je ne pu me contenir...

J'ai crier haut et fort "C'EST L'HEURE DU VOL DE QUOI PUTAIN ?!!!" mes collègues me regardaient avec  mépris visiblement mais je m'en moquais j'étais bien trop anxieux et colérique pour me soucier du regard de d'autres humains.


À la fin de la journée, j'étais content de finir car le stress occasionné par ce job, le stress du mec à la voix chelou et le post-it m'ont rendu la vie difficile pour tous vous dire. Je suis donc rentré chez moi enfin, je soupirais heureux de voir ma demeure. J'ai vraiment crû que j'allais mourir. Fin' bref, trousseau de clés sur la table, j'enfile mon pyjama et je vais directement au lit. Avant d'éteindre la lumière je vois cette même putain de phrase sur le putain de mur. CE TYPE EST PARTOUT, CE TYPE S'EST INTRODUIT CHEZ MOI !!!

Je me lève, et démarre en trombe jusqu'à ma pièce arrière, juste à côté de ma cuisine. Je prends ma masse et je me redirige vers ma chambre. Je commence à rigoler tout seul, tout en donnant des coups de masse dans mon mur. Il se fracasse, évidemment.. Ma vu semble flou.. Je ne comprends plus trop. Je suis trop fatigué pour cette merde de toute façon. C'est étrange.. je me réveille mais je ne suis pas chez moi.. MERDE putain.. non m'dîtes pas que c'est l'autre taré? J'suis dans une pièce très terne, un lit simple et je suis dans un genre d'habit hospitalier. Oh merde il va m'opéré il va vendre mon rein.. je sais pas quoi..

Un homme rentre, il porte un sarrau blanc. Il s'approche de moi posant sa main sur mon épaule, il me sourit. Je suis méfiant mais lui se veut rassurant.

-Thomas, encore un de vos cauchemars ? Vous savez bien qu'il faut m'en parler. Vos délires psychotiques et votre schizophrénie n'aide pas votre état.. il l'altère. Faites-moi confiance Thomas.

Mais..qui est ce faquin de première?

------------------------------------------------------------------------------------------------
"This world will always judge"


Dernière édition par Jugement le Mer 23 Aoû 2017 - 22:28, édité 1 fois
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Ippa

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Féminin Poissons Messages : 411
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Humeur : Qui a voler mon lit !?

MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:22


Pas de relecture donc attention aux yeux. bonne lecture.



L’homme grognait. Installer face aux pierres et son morceau de bois dans les mains, l’homme grognait. Rien n’aller. Pas moyen de sortir une note, un son ou même un sifflement. Son morceau de bois était pourtant bien fait, dans un bois blanc. Un bec fin dans lequel était inséré une panne en feuille d’écorce, un corps tout aussi fin percé de petit trou et délicatement ouvragé. Et finalement un embout bien ouvert pour faire sortir les notes avec toute la puissance que le souffle de l’homme pourrait produire. Mais tout son souffle ne semblé pas pourvoir produire la moindre gamme. Il ne pourrait pas jouer pour son amour ce soir.

Par-delà la voute il pouvait voir sa silhouette. Sous les lourdes pierres, l’ombre grise le regarder, le regard triste. Ce soir non plus elle n’aurait pas le droit de partir, de passer la voute et ses voiles. L’âme resterai de son cote de la voute
Elle ne pourrait prendre son Envol, partir de cette terre qui l’avais vu naitre puis partir. Elle ne pourrait que regarder le rossignol se poser sur le lierre et chanter. Elle ne pourrait le rejoindre comme elle ne pourrait rejoindre son aimé.

Par-delà la voute, seule les trilles du rossignol prirent leurs envols.

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Etonnante est cette lubie qu'ont les hommes d'appeler les choses par leur nom
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Titi

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Féminin Lion Messages : 515
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Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Ça dépend

MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:26

Sujet 1 : Par-délà la voûte


Entre les voûtes

Par-delà les cieux et les planètes,
Où s’anime une course entre comètes,
Des créatures que nulle n’imagine,
Observent une espèce féline.
Ces animaux, vus comme des dieux,
Aussi agiles, terribles, que malicieux,
Captivent les êtres venus d’ailleurs :
Aussi fascinés qu’ils prennent peur.

Blanches moustaches élancées.
Poils consciencieusement léchés.
Démarche gracieuse et délicate,
A l’aide de leurs quatre pattes :
Ces petites tendresses velues
Attirent plus leur esprit fou,
Que la peau ronde et dodue
Cachée sous un pelage roux.

Si la robe tigrée les passionne,
Ce n’est que sous les coussinets
Que leur regard satisfait rayonne :
Un spectacle considéré parfait.
Les créatures d’un lointain univers,
Par-delà la voûte céleste gazeuse,
Trouvent divines et merveilleuses,
Les félines voûtes plantaires.

Edit : correction orthographique, ponctuation, et modification légère d'un vers

------------------------------------------------------------------------------------------------
Les mercredis, 21h30 environ (heure française), à partir du 1er novembre, j'animerai les CC.
Vous êtes libres de m'envoyer (ou non) vos suggestions par mp (ou sms, ou messenger).


CDF :la:
Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés


-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus


Dernière édition par Titi le Mer 23 Aoû 2017 - 22:50, édité 1 fois
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Chaul

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Masculin Capricorne Messages : 14
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MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:28

J'ai choisi le thème "Par-delà la voûte". J'avais pas trop d'inspiration donc j'ai fait un truc à l'arrache.




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 Bleu mirage. Sables de Chakahooga, Mirahabi, Mouahadad. Bleu de matin et de soir dans le silence d'un soupçon. Grand, grand palmier de l'oasis couvert du manteau de sable fin. Dunes fleuries, larges et étendues sous un soleil rouge.

 L'histoire de ce pays trempée dans le sang civil a connu bien des princes et des rois. Certains n'ont pas été plus fous que d'autres, ils ont vu leur règne se terminer par une foule en colère et un échafaud qui s'affaisse. Achève ce traître, Shessep.

 Ce plus grand pays du monde a de grands palais dotés de larges voûtes envoûtantes, et c'est un pays qui ne dort pas, un pays qui ne meurt pas, toujours un homme ou une femme pour parcourir le bleu mirage. La distribution des peines et des joies dans ce pays n'est pas égal : on trouve ici un homme dépareillé, sans sou, sans famille, qui rentre chez lui le soir dans un vieux quartier, et la peste l'attend dans ses murs. Tout le monde chez lui tousse, murmure des broutilles, lâche des soupirs.

 De l'autre côté de la muraille, il pourrait y avoir un riche prince et son harem de naïades dévêtues, les fleurs de lotus glissent sur l'eau chaude de ses bains et les senteurs d'essences rares embaument sa demeure. C'est un pays où on peut être totalement malheureux, et jamais totalement heureux. Un pays où une tête tombe plus vite qu'on élève un enfant.

 Par les montagnes et les vides du désert errent des vieillards portant de lourds fardeaux : du charbon et de l'or. Ils les amènent au grand roi de cet univers. En échange, ils ne demandent qu'une attention, qu'un geste :

De l'eau pour mon peuple ...

Un remède pour ma mère malade ...

Des chaussures pour mes pieds, je ne marche plus, je tombe et me relève juste ...

 Ces cadeaux, bien sûr, ne sont jamais délivrés – mieux vaudrait-il se jeter aux ronces qu'accorder à un pouilleux un peu de son temps – mais l'or vient toujours, parce que le roi fait croire au peuple qu'il a exaucé les désirs. Il dit : "A celui-ci, j'ai indiqué où coule une source qui ne tarit jamais, son peuple pourra boire à sa guise toute l'éternité durant. A celui-là, je lui ai confié un sac de lourdes pommes d'or, elles guérissent de toutes les maladies et ont le goût des meilleures gouttes de miel, à lui encore, j'ai fait fabriquer des chaussures lacées de diamant, et je l'ai envoyé parcourir le monde, voyez, voyez comme il court vite, il n'a plus mal !"

 Mensonges. Le premier flambe dans son tombeau de pierre ardent, la gorge plus sèche que sous la colère de l'harmattan, le second voit les ombres se lever sur la maison de sa pauvre mère, déjà elle oublie tout, elle ne reconnaît plus son fils qui a traversé un désert pour elle mais l'a à son chevet, et caresse sa main tremblante, le dernier enfin, n'a jamais quitté le palais, il est mort au seuil des jardins, les jambes trop lourdes pour continuer d'avancer.

 C'est un pays qui nourrit des histoires si tragiques et il existe dans un bout de sable, un éclat de verre brisé, par-delà un océan de vent, d'orages et de tempêtes. On peut y vivre tous les luxes comme on peut n'y demander qu'une mort rapide. Les morsures des créatures de ce monde boursouflent la chair et enlèvent l'esprit. Il faut s'imaginer face à ces vicieux serpents, qui vous irriguent de poison par leurs dents obscures d'obsidienne, et leur gueule à la langue épaisse qui n'en finit pas de vous injecter ce ... délicieux nectar de la mort.

 Ce pays n'attend qu'une princesse, qui viendra d'un autre pays où même les éléphants sont ivres. Elle se trempera dans la mer et fera coiffer ses cheveux par un marin sans oiseaux, puis livrera au roi son plus beau sourire. Toutes les richesses lui seront versées. Et elle assassinera ce roi. Un coup de broche, inutile, fastidieux. Coupant à travers la chair grasse d'un profiteur qui a trop vécu. Ce jour-là sera un jour de liesse. Les pauvres sortiront les lampes et se lançeront dans le désert, avec à leur suite les femmes du harem, portant de grands paniers d'eau. Ils creuseront le sable et la terre, feront pousser une semence sur le sol fertile d'un fleuve. Des canaux prestigieux sortiront de ce limon sec et aride. Une nature exotique prendra ses marques aux abords des villes et des palais. Les femmes pourront à nouveau allaiter leur enfant sans craindre qu'ils leur soient enlevés par le désert, les hommes seront libres de se forger un destin, de pratiquer un métier et la vraie vie reviendra, avec ces scarabées de toutes les couleurs, semblables à des émeraudes, ces oiseaux aux larges ailes et ces fleurs sur les collines. Des chants d'espoir résonneront dans les rues, on n'entendra pas un taudis rempli de silence ou une boutique sans mélodie. Et finalement, les riches seront attaqués sur tous les fronts, l'affirmation de leur supériorité sera remise au goût du jour. Personne n'aime trop les têtes qui se hissent au-dessus de la masse.

 Le vieillard obtint une eau pure et saine pour les siens. Ils vécurent une saison de printemps et découvrirent des arbres aux feuilles qui se dépliaient. Ils se sentirent en sécurité dans ce monde inquiétant. L'autre put cueillir des herbes médicinales partout où il passait, elles poussaient sous ses pieds comme le lierre monte sur les murs. Sa sacoche remplie jusqu'au fond de remèdes sauva de nombreuses vies dans tout le royaume. Le dernier, celui qui était mort, fut enterré dignement. On n'eut plus à se souvenir de lui comme de l'indigne qui avait souillé les marches du palais, il était le héros, le poète, sous sa tombe maculée de la lumière du soleil. L'anecdote la plus amusante est qu'il fut enterré non loin du roi, sans doute le peuple voulait-il qu'il garde un oeil sur ce tricheur, ou bien encore pensait-on que ceux qui se haïssaient toute leur vie devaient continuer ce combat par-delà leur mort.
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Poulpie

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MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:37

Oui, en manque d'inspi...


Par delà la voute :


Comme elles brillaient, ces étoiles… Leur lumière dansait dans le ciel noir, s’étalant par-delà la voute des arbres, elle promettait une vue infinie. Autour de nous virevoltaient les lucioles les plus lumineuse que je n’avais jamais vu, nous sortant de la semi-obscurité dans laquelle nous étions plongée. Un éclair traversa la nuit, accompagné d’un tonnerre assourdissant. Et un autre suivit. Je pris les doigts de mon amie, écartant la légère peur qui s’était emparée d’elle. Derrière nous, tout doucement, les feuilles murmuraient au vent. La terre fraichement retournée dégageait un petit parfum, celui de la forêt. La légère brise fit grincer les vieux troncs, changeant l’ambiance calme en une plus sinistre. L’herbe humidifiait nos vêtements, un frisson me pris. Les plantes se mirent à pousser, d’abord lentement, puis plus rapidement. Elles agrippèrent mes bras, me tirèrent vers les bois. Dans un vain espoir d’échapper à cette soudaine attaque, je levai les yeux vers mon amie… Mais elle n’était plus là. Les étoiles brulaient maintenant le ciel, les flammes ravageaient la forêt, s’approchant rapidement de mon corps immobile. Le rêve tournait au cauchemars.

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Le bia dominera le mondeeeeeuh!


Dernière édition par Poulpie le Jeu 24 Aoû 2017 - 18:12, édité 1 fois
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Lame37

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MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:50

Thème : L’heure du vol       
Journée Ordinaire?
 
               Jeudi 03 mars 2028, Sept heures : Je sortais de mon lit comme tous les matins d’école. Encore une journée d’étudiant ordinaire qui s’annonce. Ce jour ressemble aux autres jours scolaires : habillage, petit déj, vérification du contenu du sac et des affaires de cours. J’ai tout, c’est bon je peux y aller.

Une casquette bleue sur mes cheveux courts, roux faisant de l’ombre mes yeux verts, un tee-shirt blanc avec un logo bizarre, pantalon en jeans et basquettes noirs, plus mon sac. Hugo/Poil de Carotte quatorze ans est paré pour cette nouvelle journée. Nouvelle journée tu parle. Journée habituelle, oui.

Comme d’hab, le bus est bondé, obligé d’y aller à pied. Le trajet est tranquille, trop tranquille et long, trop long. Ce que j’aimerai pouvoir voler ou du moins me déplacer autrement que juste à pied. Je cours un peu en pensant à ce que j’aurai fait si j’étais dans le bus. Je serais peut-être allé parler à Sara, mais elle est toujours inaccessible. Pourtant, elle est juste mignonne, c’est pas un canon et personne ne lui cours après. D’ailleurs personne ne l’approche, tout le monde l’évite et je ne sais pourquoi.

Et, moi dans tout ça, je ne suis rien qu’un gringalet incapable de protéger qui-que ce soit, même pas la fille qui m’a volé mon cœur ou moi-même. Je suis nul et pourtant, j’ai l’espoir qu’un jour tout change. Je suis trop timide et trop une victime. Je ne peux rien faire contre les Kaids de mon bahut.

Le bus est déjà arrivé depuis cinq bonnes minutes et me voilà. Tiens aujourd’hui je suis arrivé dix minutes en avance, avant la première sonnerie qui annonce l’ouverture du portail de l’école Alouette Pergeon. Quelle idée d’appeler une école ainsi, le gars n’a pas fait grand-chose si n’est contredire avec ses recherches des lois de math existentielles comme la gravité.

Sara est accoudée tranquille à un arbre, son endroit habituel avant d’entrer dans l’école. Ahhhhh, cheveux longs châtains aux vents voilant ses yeux marrons-orangés, un tee-shirt bleu-marine unit et jeans assorti avec ses « chaussures-rollers » rouges. Un peu garçon manqué, mais je l’aime et je ne peux faire d’autre que la regarder discrètement dans mon coin.

Les trois Kaids du collège sont là et la sonnerie qui sonne dans huit minutes. La cible d’aujourd’hui, moi à coup sur. Tiens, où ils vont ces trois là ? Ils se dirigent vers Sara, mon cœur ne fait qu’un tour. Déjà, ils la maltraitent moralement. Prochaine étape vol d’un objet cher à la personne, puis racket, procédure habituelle. Je ne suis pas la seule victime de l’établissement, mais aujourd’hui ils s’attaquent à Sara.


Sept minutes avant la sonnerie, Je m’élance, mais là je ne cours pas. Qu’es-ce qu’il m’arrive, je vole ? On dirait bien. Je me pose juste dans leur dos. Ma venue les surprant, mais déjà l’un d’eux part dans un buisson d’un seul coup de poing. J’ai fait ça ? Sara assène un coup violent de bouquin à un des Kaids. Je frappe encore et il va rejoindre son camarade dans les fourrés.

Six minutes avant la sonnerie, le dernier s’enfuit. Je demeure un moment seul avec Sara qui me prend la main et m’entraine vers le portail. Plus rien ne sera pareil maintenant. Et on ne se quittera pas de sitôt. L’ordinaire a volé en éclats, Sara, je t’aime et c’est réciproque. Nos pieds ne touchent plus terre sous les yeux ébahis de nos camarades.

Enfin, la sonnerie, Envole-moi comme disait Goldman. Ahhhhh, quel bonheur.

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Lame37 Loup gris parmi les hommes ; poète, écrivain en herbe et créateur de héros fictifs.
Grand rêveur et Breton dans l'âme en recherche d'emploi et de compagnie.

Loup Aventurier de la Magie Éternelle

N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à mes œuvres
Mes textes

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Genesis Heros Survivors
Partie 3/4 - Chapitre 2/4, 11 et 12 à venir et préparation à une "suite".

Devenez le héros d'une histoire
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Chapitre 8/9, 9 en cours.

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Dernière édition par Lame37 le Jeu 24 Aoû 2017 - 9:44, édité 8 fois
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Lacie Baskerville
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MessageSujet: Re: CC-66   Mer 23 Aoû 2017 - 22:56

(Je n'ai pas relu acr je suis déjà en retard donc désolée pour les fautes...)

J'ai choisi : par delà la voûte céleste / souffler n'est pas jouer / l'heure du vol : les trois sujets à la fois.

Cette nuit-là, j’admirais le firmament d’étoiles se déployant à perte de vue dans la voûte céleste. Mon dos s’affaissait sur le sol construit dans le bois désormais si rare d’un village voisin et me faisait souffrir, mais je me sentais tellement absorbée par ma vision que je ne daignais même pas me relever. Je ressentais derrière la porte d’entrée de notre maison les pas lourds de ma petite sœur se répercuter jusqu’à moi grâce au déplacement du plancher sous le poids, mais ils me semblaient venus d’ailleurs… Leur cause me semblait extérieur et surnaturelle. Je n’avais plus la sensation d’être là où je me tenais physiquement mais dans une sorte de bulle onirique d’où personne n’aurait pu m’extirper. Ma dernière pensée fut de me demander si là où je me sentais être actuellement était là où je me tenais physiquement, ou bien était-ce au moment où je daignais finir ce bout de viande blanche bien grasse en compagnie de ma mère et ma soeur, peut-être une demi-heure, deux heures, trois heures auparavant… Je fus traversé en dernier lieu par la question de savoir comme distinguer le rêve de la réalité, ou même si tout cela avait bien un sens. Mais ce fut bien là le dernier questionnement que je subis car je fus enfin me laisser porter. Je ne me souvenais plus très bien si à ce moment je fermai les yeux ou non.

A cet instant, j’avais intégré toute perturbation extérieure à mon environnement, tel ce plancher qui s’affaissait et grinçait sous les pas, le bruit nocturne des grillons, les lumières clignotantes de la fenêtre du salon au coin de mon champ de vision, comme dépourvu de cause rationnelle mais intégrante de mon environnement. Je ne saurais décrire avec plus de clarté ce qui se passait à ce moment-là, c’est pourquoi je tente à présent de l’expliquer avec le plus d’éclaircissement possible mais que ça reste obscur à comprendre. Je perdais toute notion de position et de repère de temps. Il ne restait plus qu’à me laisser guide par tout ce que je ressentais, car je ne parvenais pas à considérer distinctement ce que je voyais, sentais ou touchait ; tous les sens se mélangeait en moi pour en ressortir un complexe obscur de sensation indescriptible. Peut-être que je finalement, j’avais presque transcendé quelque chose de profondément humain. Je n’étais plus moi-même, en supposant que cette expression bateau ait un sens quelconque, mais non plus quelqu’un d’autre, je m’étais transformé en dehors de tout modèle, de tout cadre d’inspiration. En d’autres termes, je vivais quelque chose d’indescriptible avec notre propre vocabulaire car je ne vivais pas quelque chose de connu.

Au loin, je ressentais la présence d’une vaste étendue sombre dont les limites étaient hors de ma portée. A ce moment je me sentais reprendre en main le contrôle de mes ressentis et put l’associer avec un concept naturel du vécu humain.
Je m’approchais de la voûte céleste. Inexorablement.
Encore un peu plus. Encore, encore et encore. Je me croyais désormais capable d’effleurer les étoiles du bout de mes majeurs. J’essayais, mais ça ne marche pas… Je me sentais enfermée dans mon propre corps, incapable de bouger l’auriculaire ni même fermer les yeux. Je restais à voguer comme cela, peut-être des jours, des mois, des années ? Je n’aurais su l’estimer, mais mon envie débordante de m’élever au milieu de tous ces astres s’était considérablement amenuisé, depuis le temps il faut dire… Je ressentais parfois un vent souffler faiblement derrière moi et me porter, mais je doutais qu’il serve à ça… Au final, je ne savais même plus par où j’allais, ce que je faisais, ou ne faisais pas. Je ne savais même plus qui j’étais. Il me semblait, dans mes plus lointains souvenirs, être née là, la conscience prise dans une orbevoguant dans la voûte céleste. Et pourtant, un désir de liberté, ou du moins de liberté d’une autre nature, someillait en moi. Et un jour, bien que personne ne l’attendait, elle se réveilla…

« Lacie… »

Cette sensation… Différente de toutes les autres. Ce n’était pas quelque chose que je sentais derrière moi, comme une présence, où le vent qui s’écoule sur une partie de moi… Ce n’était pas non plus les étoiles que je voyais. C’était un son. Ma propre conscience de moi n’attendait plus qu’à se réveiller, où plutôt… renaître de ses cendres.

« Lacie… »

Je suis… humaine ! Et ce son, je ne savais pas ce qu’il signifiait, mais j’avais la sensation… qu’il m’appelait. A ce moment, je vis une cavité d’un noir aussi intense que je ne me souvenais pas d’avoir aperçu un jour de mon énigmatique existence, absorbant toute couleur sur son passage. Je vis en émerger des fissures qui déchirèrent toute la voûte céleste étendue devant moi.

« Lacie… émis-je faiblement. »

Le son se répéta. Je ne comprenais pas d’où il venait il semblait avoir émis de l’intérieur de moi-même après avoir déchiré mes entrailles. Je venais d’accéder à une nouvelle sensation, celle de la douleur.
- … c’est… mon nom ? »
- Oui, c’est ton nom. C’est ce qui fait que je ne suis pas toi, et que tu n’es pas moi. Est-ce qu’à ce stade, tu peux arriver à comprendre ? »
Cette danse mélodieuse de sons aussi beaux dans leur sonorité les uns que les autres faisait jaillir en moi des explosions. Je tirais une totale compréhension de ces paroles. A présent, je ne voyais absolument rien et j’errais dans le noir le plus complet. Un noir si total que je me sentais lutter contre moi-même pour préserver ma propre conscience de moi…
- Lacie… si tu commences à comprendre… qui tu es… Comprends-tu… ce que tu fais ici ? »
- Non, émis-je naturellement. »
Et je continuai mon propos de plus belle.
- Je ne sais pas de quoi vous parlez… Je devrais être censée être ici pour faire quelque chose ? »
- Bien sûr que oui. Tu n’es plus dans la voûte céleste… Tu es ni à sa gauche, à sa droite ou plus loin qu’elle de là où tu étais à la nuit des temps. Tu es par-delà la voûte céleste. Au-delà même du concept de voûte céleste.
Je saisissais mal les paroles qui me parvenaient, mais je supposais que je maîtrisais encore mal ce nouveau sens que j’avais développé. Soudain, je vis un point infiniment petit, d’une lumière d’intensité infinie. Il me semblait tout rugueux et semblable au crissement aigu de mille objets différents habilités à cela. Je le voyais, je le touchais, je l’entendais. Je le ressentais dans son entièreté.
- Ce que tu ressens, c’est la cause même de pourquoi tu es devenue comme ça Lacie… Ce sont les sujets du prochain Chronochallenge, enfouis dans un lieu en dehors du reste, par-delà la voute céleste. Il y a mille ans, c’était l’heure que le vol aérien commence, mais aujourd’hui c’est l’heure DU vol. Tu vas ravir les sujets du prochain Chronochallenge à la Volonté de la voûte céleste.
- Ca me dit quelque chose… Oui, je me souviens… Et après, que dois-je en faire… ?
- Tu peux les utiliser d’avance pour ce ne soit pas pour toi un défi « Chronochallenge » à proprement parler. Mais tu ne dois souffler les sujets à personne ! Souffler n’est pas jouer ! Si tu le fais à quiconque, tu seras condamnée et en portera la croix pour l’éternité !

Par delà la voûte céleste, il était l’heure de berner sa Volonté. Je ne saurais vous dire comment, mais à cet instant, j’avais compris absolument tout ce qu’il se passait. Et pour ce faire, j'avais enfin les prochains sujets imposés du Chronochallenge.
Par delà la voûte céleste, c’était l’heure du vol. Mais attention, souffler n’est pas jouer.

------------------------------------------------------------------------------------------------
JE SUIS LE BRUIT ET LA FUREUR,
LE TUMULTE ET LE FRACAS

Quand Lacie passe, les fautes trépassent...

Invité règnera bientôt sur le forum !

"Prosternez-vous devant moi, vils manants !" Sharon Rainsworth
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