Encre Nocturne
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 [TP]Journal d'H

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Yggdarsil
Roi des Koalas
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Masculin Taureau Messages : 504
Date d'inscription : 25/10/2012
Localisation : Dans le doute. Ou l'ignorance. Surement l'un des deux.
Humeur : Pourvu que ça dure !

MessageSujet: [TP]Journal d'H   Ven 23 Nov 2012 - 17:29

L'histoire est très mystérieuse (non, H ce n'est pas Herobrine, les personnes concernées comprendront), le lecteur n'a des informations qu'au fil de l'histoire. Excusez les fautes d' orthographe s'il y en a.
Je mettrai à jour l'histoire, toute les semaines (j'espère), parce que ça promet d'être long.
EDIT: Euh, oui, euh... toute les semaines... Bon, apres une
Spoiler:
 
pause, je la continue...

Journal d'H
19 Novembre
Elle s'est réveillé, j'en suis sûr. Ou alors Elle se prépare. J'ai entendu sa voix ce matin. Vraiment flippant. Elle me demande de revenir, de réparer ma faute. Mais je ne veux pas. Si je la répare, le monde sera encore pire que si je ne la répare pas, et si je ne la répare pas, j'ai encore une chance. Sauf si je meurs. De toute façon, la faute reviens surtout à P. C'est lui qui a commencé. Mais elle s'en fiche. Comme s'il n'avait jamais existé. Mais depuis ce matin, P a changé. Il semble se souvenir.
J'ai peur qu'Elle revienne. Elle a tué tout ceux qui avaient changé d'avis, mais les autres sont devenus des monstres. Et je préfère mourir que devenir un monstre. Ce doit d'ailleurs être l'un d'eux qui L'a réincarnée. Je croyais pourtant les avoir tous tué. C'était ce qu'on pouvait faire de meilleur à ces pauvres bougres. Mais il en est resté un, Dieu sait comment, et il L'a réincarnée, Elle se prépare, si ce n'est pas déjà fait. Et cette fois Elle ne se contentera pas de se compléter, Elle attaquera. Pour avoir plus d'âmes. Elle ne sait pas que les âmes ne s'attaquent pas aux Hybrides, mais ça ne va pas tarder. Elle s'en rendra compte, tôt ou tard, et Elle n'hésitera pas à Les appeler. Ce serait trop horrible, je ne veux pas y penser. A ce moment là, P ne sera plus en sécurité. Et pourtant il faut qu'il reste. Car il se rappelle.

20 Novembre
Chris m'a avoué ce qu'il en pensait :
-Écoute, t'as plus le choix. Emmène P en lieu sûr, et bats toi. Je serais avec toi.
-Bien sûr, et tout les autres aussi. Mais il faut attendre pour L'attaquer. Tu sais que quand Elle se prépare, Elle est invincible. Pire. Faudra La soigner d'abord avant de L'attaquer, sinon Elle renaît. Et crois moi, des types dans cinq cents ans n'aimeraient pas vivre ce qu'on vit maintenant. Cette fois c'est peut-être la bonne.
-Je te rappelle que t'a dis ça quand tu t'es rebellé. Tu t'es trompé. En plus, on a laissé un monstre. Je vois pas comment. Il faut qu'ils se nourrissent, et on aurai eu des écho.
Un souvenir me revint à la mémoire :
-A moins qu'Elle ne Les aie déjà incarné.
-Elle peut incarner durant son sommeil ?
-Faut croire que oui. Rappelle toi quand...
-Ça va, je m'en souviens très bien, j'ai un cadeau omniprésent de sa part.
Chris me désigna sa jambe boitante. Ça lui avait fait un sacré coup lorsqu'il a compris qu'il ne pouvait plus courir.
-Mais à ce moment là, continua-t-il, je pensais que c'était un monstre qui l'avait fait à sa place.
-Impossible. Beaucoup trop stupide pour incarner un d'Eux.
-Et comment voulais-tu que je sache qu'il s'agissait d'un d'Eux ?
Je n'ai pas répondu. Ça se sent, c'est le seul moyen de le savoir. Sauf que lui n'a pas ce don. Elle a eu le temps de le lui enlever, pas à moi. En fait, je suis le seul qui l'ai.

21 Novembre
Il est deux heures du matin. Encore ce cauchemar. J'ouvre la plaque d'égout. Sauf que là, je tombe. Je veux une explosion, une balle de fusil, tout pour ne pas arriver en bas. Mais rien ne se passe. J'arrive sur un sol mou. Je prie pour être mort, mais je suis toujours vivant. Je ne peut pas fermer mes yeux. Et je veux les fermer, car je ne veux pas La voir. Elle. Mais ils restent ouverts. Je L'entend. Elle se penche au-dessus de moi... Et je me réveille en criant. Mes parents se sont sûrement réveillé, ils doivent se dire : encore un de ces cauchemar. Mais ils ne savent pas que ce cauchemar est si proche de la réalité, si proche...




23 Novembre
J'ai visité P cet après-midi. Il semblait bizarre. Comme s'il ne contrôlait pas ses mouvements, soumis à la volonté de « quelqu'un d'autre » Mais de temps en temps, c'est comme s'il arrivait à vaincre cette volonté.
Pendant que mes parents prenaient le café, dans la salle d'à coté, je lui demandais :
-P, redit moi ce que tu a dit l'autre fois...
Il ne répondit pas tout de suite. Il gesticula, marmonna, me lança un regard hystérique, qui se radoucit complètement la seconde suivante. Il réussit à ouvrir la bouche avec un effort qui lui semblait terrible.
-Elle, elle, elle est lààà, bégaya-t-il, le noir... le blanc. Dans le ciel... Elle viens. Elle me dit...
S'ensuivit une scène à laquelle j'avais déjà assisté :
P se mettait la main sur la bouche, il essayait avec l'autre de l'enlever . Il restait quelque chose d'incompréhensible.
-Rammmphh laphh remmmphhh demmmphh...
Pendant cet instant, il semblait complètement conscient. Puis la même chose que Mardi :
-AAAAAAAAAAH !
Son visage se tordait comme s'il était torturé de la plus horrible des manières possibles pour l'être humain.
Et, soudainement, plus rien. Il avait fait sursauter son voisin de chambre, et recommençait ses agaçants petits jeux de doigts.
Bien sûr, Paul et Adèle ont accouru affolé :
-Mais c'est horrible, le pauvre !
-Comme la semaine dernière !
P retrouvait son air enfantin, regardant partout, comme s'il était perdu par tout ce boucan.
Il fît mine de se couvrir les oreilles et dît :
-Chut.
Tout le monde se tût. C'était la première fois qu'il disait quelque chose d'intelligible depuis un an devant les adultes.
Je me souviens encore de ses dernières paroles : « C'est agaçant comme tu peut pas savoir, j'ai l'impression qu'on s'incruste dans ma tête... »
Il tourna la tête vers moi et me dit clairement, en souriant naïvement :
-Vingt-sept.
Et il continua son inlassable manège de doigts.
Tout les adultes me regardèrent. Mon père arriva à temps :
-Excusez-nous, mais on doit y aller. J'ai mal garé la voiture et je ne voudrais pas déranger la circulation...
En voiture, Maman me demanda :
-Tu lui a dit quelque chose, à P ?
-Non, menti-je . Mieux valait qu'il ne sachent rien de cette histoire...
Vingt-sept quoi, où, je n'en sais rien, mais je le retiendrais. Il essayait de me communiquer un message, et l'essentiel devait reposer autour du nombre vingt-sept.

24 Novembre
J'ai profité de la journée pour aller voir au numéro vingt-sept de ma rue, puis de celle où P habitait avant d'être hospitalisé. Rien, à part un radio-amateur et un vieillard à la retraite.
Du haut de l'étagère, le livre de Glens m'apelle. Je n'entend rien, mais je sais qu'il m'appelle. Et je ne veux pas le rouvrir. Pourtant, c'est peut-être page vingt-sept que je comprendrais ce que P m'a communiqué.
Mais je ne veut pas le rouvrir. Rien que pour avoir une information sur Elle, il m'a fallu traverser un lac de lave, et P m'a dit qu'il y avait des choses bien pires... Ce livre me fait peur. Pourtant, je sais qu'il est de notre coté. Quand à comment P l'a trouvé, ça reste un mystère. Dommage qu'il n'ai pas pût m'en dire plus.

26 Novembre
Je n'ai pas encore ouvert le livre, mieux vaut faire ça en week-end. Hier, Lundi, j'ai profité de la récré pour alerter tout le monde. Depuis que je garde le livre de Glens, je suis un peu devenu le leader du groupe. Ma capacité à Les reconnaître l'a rapidement confirmé .
Je prévenais donc tout le monde d'un rendez-vous urgent près du parking des bus du collège, à la fin des cours. On a dû attendre cinq minutes, pour qu' Alex et Noémi nous rejoignent, car ils étaient déjà rentrés à la maison, et Josh, qui n'est pas dans le même collège, que Yas a pris soin d'appeler à l'avance. Une fois tous réunis, je commençais mon discours :
-Bon, vous savez qu'il y a aucune raison que je prenne les choses en main. Shérif et compagnie, arrêtez de bavarder, c'est sérieux. N'attendez aucun ordre pour faire quelque chose que vous jugez bon, informez-en tout le monde avant, je ne suis pas le chef, il n'y en a pas, dis-je en appuyant sur la dernière phrase. Compris ?
Une quinzaine de têtes hochèrent lentement la tête. Un doigt se leva timidement cependant.
-Oui Dan ? Tu n'a pas besoin de ma permission.
-Euh... bafouilla la voix enfantine de Daniel, on pourrait quand même nommer un... coordinateur ?
Des murmures approbateurs se firent entendre.
-Non, répondis-je, ça pourrait créer des tensions, et certains seraient tentés de rejoindre l'autre coté.      
Mais c'est mon avis, à vous de voter.
Au bout d'une minute, Mohamed lança :
-Le p'tit a raison (Dan fronça les sourcils), tout irait en pagaille sans personne pour contrôler.
Je soupirais :
-Moho, tu sais bien que tout le monde veut que ce soit moi, mais je n'ai pas l'organisation suffisante. Et pas le temps. Personne n'a le temps, on est tous dans le même pot.
Mohamed approuva.
La voix fluette de Lola interrompu le débat :
-Tu nous a demandé de venir pour Elle, c'est ça ?
-Euh, oui, bredouillais-je.
Lola m'a toujours fait de l'effet.
-Eh bien, dit Yas, on fait quoi ?
-Ne demandez pas ça à moi ! Pensez à des solutions !
-Euh … Répondis Lamia, on va la combattre, non ?
-Remarque qui fait avancer le débat, ironisais-je, non, on va se rallier à Elle...
-Bon, coupa Samia, on pourrait déjà essayer de savoir ce que veut te dire P.
-En deux visites, j'ai , en superposant les borborygmes, réussis à reconstituer un mot : ramène.
Le reste c'est quelque chose comme la..., re..ide. Et après il se met à hurler. Il s'est clairement    exprimé au sujet du chiffre ving-sept. Ça doit être dans le livre de Glens, mais j'ose pas l'ouvrir. Et je ne veux plus questionner P, je le fait trop souffrir à chaque fois.
-C'est le but qu'Elle poursuit. Apparemment, le dernier mot est crucial, elle veut te dissuader de le connaître comme Elle empêche P de le dire, objecta Line.
Une fois de plus, j'étais impressionné par son intelligence.
-Donc, c'est Elle qui est dans la tête de P ?
-J'ai bien peur que oui.
-Donc ça veut dire qu'Elle s'est réveillé.
Sur ce, tout le monde frémit, et intérieurement, je gémissait.
-Dernière chose à savoir, continua-t-elle, si nos pouvoirs reviennent . Elle ne peut pas les supprimer, mais la dernière fois ils se sont désactivés. Et je ne désire pas me faire bouffer par une âme en moins de deux. Donc ça urge, ça m'étonerai pas du tout qu'Elle sache où elles sont.
-Si seulement, se plaignit Chris, mais aucun signe, niet. J'ai bien essayé de sauter une où deux fois, je l'ai regretté.
-Mouais, dit Damien, même chose pour moi. J'en suis réduit à communiquer par E-mail.
-Et moi, ajouta Josh, je peut plus rien créer...
En guise de démonstration, il sembla se concentrer très fort, en fermant les yeux.
Et ce qui ce passa fût étrange.
Josh s'éleva du sol. Il volait.
Annie l'a finalement réveillé :
-Eh, oh, Josh, tu vole, là !
Il ouvrit les yeux, perdit son équilibre et tomba.
Ainsi, nos pouvoirs avaient changé. Super. Alors que nos premiers pouvoirs avaient étés révélés par Elle, on devait découvrir nous-même les nouveaux. Pour Josh, pas de problèmes, mais quand à nous... Sur ce , la réunion se clôtura, avec pour mot d'ordre à chacun de découvrir son pouvoir le plus vite possible.


27 Novembre
Quel horrible cauchemar. Ou plutôt quelle horrible vision.
Elle était devant moi, sur son socle. Elle ne bougeait pas. J'essayais de fuir, mais j'en était incapable.
Sa voix vint en moi :
-Répare ta faute.
-Ce n'est pas la mienne, je veux dire pas moi tout seul !
Prenant conscience de ma cruauté envers P, je répliquais :
-Je ne vous servirai jamais.
-Tu est brave, fort, complimenta sa voix, si tu me sert, rien que si tu viens me voir, je te dévoilerai ton nouveau pouvoir.
-Je le découvrirai seul.
Elle ricana.
-Tu risque de prendre du temps. Beaucoup de temps...
-Ne pensez pas une seconde que je viendrais à vous.
-Ah, on ne peut échapper à son destin.
-Je ne crois pas au destin. Je pense que l'univers où l'on est se module grâce à nos choix.
-Ou bien à cause de nos choix, corrigea-t-elle. Et les E, tu en fait quoi ? C'est le hasard, peut-être ?
-Les E formules des propriétés évidentes, ils ne disent pas l'avenir.
-Comme tu veux. Mais rappelle toi. Tant que tu ne m'aura pas rapporté le ghorb, tu ne connaîtra pas la paix. Et P non plus.
Malgré son corps immobile, elle sembla sourire cruellement dans mon esprit.
-N'oublies pas.
Je me réveillais en sursaut. Et cette scène n'est pas un banal cauchemar, c'est une vision, un dialogue qui s'est réellement passé. Tout ce que je voudrais finalement, c'est naître dans le corps d'un nourrisson, oublieux de tout, amnésique, candide, innocent...


29 novembre
Je n'en reviens pas.
Hier soir, j'ai été réveillé par un appel. Ça m'a évidemment donné mauvaise conscience, à chaque fois que j'entends quelqu'un appeler quelqu'un d'autre, je me rappelle du début, du tout début. Je n'étais encore qu'un pré-adolescent de 12 ans...
Le gros problème, c'est que, d'abord, l'appel était faible, ensuite, j'étais sûr à cent pour cent que c'était lui qui m'avait réveillé. C'est similaire au début, je l'ai déjà écrit, mais j'allais faire une crise cardiaque, bien que la voix n'était pas la même.
-Sage ! Saaage !
Il n'y avait que les E qui m'appelaient « sage », hormis Eux, mais c'était tout de même loin de leur voix perfide et de leur sifflements incessants.
Je pris une avide goulée d'air. « Pourquoi maintenant ? Me dis-je. Pourquoi ici ? »
Je répondis, d'une voix à peine audible :
-Si tu veux me défier je refuse, et tu ne peut pas m'attaquer de ton plein gré ici.
-Sage, je ne suis venu vous faire aucun mal.
Ca, c'était bon signe. Non seulement que les E ne savent pas mentir, mais je commençais à reconnaître la voix : celle de leur forme de lapin.
Je me levai donc, et regardai autour de moi.
-Quel est ton nom ?
-Tu es le sage, je te fais confiance. Mon nom est Draënel.
Je me recouchais illico. Il a fallu que je tombe le plus dévoué des E qui soit tombé en Sa possession !
-Pars ! Qu'est-ce que tu fais ici ?
-Sage, je ne suis plus dans le camp de La Glorieuse... La pêcheuse, devrais-je dire.
Je me rassurais. Il n'y a que les E qui sont contre Elle qui l'appellent « la pêcheuse ».
-Ok, Draënel, que me veux-tu ?
-Sage, répéta-t-il, je dois vous emmener quelque part.
-Où ?
-Je ne peut pas vous mentir. Nous devons aller à la réunion des insurgés.
Je me relevais. Les insurgés font une nouvelle réunion, et je suis concerné. C'est nouveau.
En m'habillant, je décidai de prendre le livre de Glens avec moi, sait-on jamais.
-C'est pas tout, mais pour te suivre, il faut que je te voie. Je ne veux pas te faire mal. Tu es prêt ?
-Oui sage.
Je récitais donc : « De l'autre ou tu est, Draënel (je tressaillis, me rappelant une énième fois du début), viens ici, que l'air fasse espace à l'autre incarné, et que sa masse à l'autre monde sois donné. »
Il y eu un bruit sourd et Draënel apparut. Sous sa forme de lapin, il avait l'air beaucoup plus innofensif. Il poussa une espèce de rot retentissant.
-Vous n'êtes pas très entraîné, sage.
-Bah, euh, oui, c'est surtout la place pour l'air, il se déplace au endroits où il peut être, les intestins ou l'estomac, en l'occurence.
-Mais ça fait toujours aussi mal...
-Ouais, bon, je suis pas Josh hein... d'ailleurs on a perdu nos pouvoirs, enfin, ils ont changé.
-Je suis au courant, j'ai assisté à votre petite réunion.
-Si je m'étais douté...
Je partit donc, Draënel sur mon épaule.
-En fait, où est votre salle de réunion ?
-Nous avons choisi aujourd'hui car elle passait justement près de chez vous, sage.
-Où donc ?
-Dans un domaine privé, avec de grands blocs de pierre peints... Dans une vallée grise. Et des enfants-hommes et enfants-femme.
-Le collège ? Demandais-je, surpris.
-Peut-être.
C'était en effet le collège. Le voir ainsi vide, en pleine nuit, sans professeurs ni élèves, me donnait la chair de poule.
-Il faut traverser, sage, me dit le lapin, une fois arrivé devant la grille.
-Je crois pouvoir passer par le local du concierge, il ne ferme jamais les fenêtres.
-Je vous attends.
Il bondit de mon épaule et passa la palissade sans difficulté.
Je ne m'était pas trompé. Le placard à balais généreusement octroyé par l'éducation nationale qui servait à Gégé le concierge à boire son café pendant la récré avait sa fenêtre sur la rue ouverte, donnant une allure de guichet.
Je rentrai donc par celle-ci et ressortais dans la cour, où je retrouvais l'E.
-Dis, Draënel, il y a un point de contact, pour accéder à votre salle de réunion, j'espère ?
-Nous avons pensé à tout, sage, il y en a un, en effet.
Je me rassurai. Ce serait moins douloureux que la méthode de transfert classique.
-Ici, dit-il en désignant de sa patte un point invisible de la cour.
Il commença l'incantation. Petit à petit se découpa un morceau d'espace-temps qui me permit d'accéder à la salle. Je tombais sur un énorme amphithéâtre avec une scène tout petite. Les gradins étaient en bois, chaque place recouverte d'un coussin où était brodé en lettre d'or le nom de l'E.
Draënel referma l'ouverture.
-Eh, bien, je me demande où vous allez les chercher...
-C'est Bëanel, le décorateur, qui en a eu l'idée.
A ce moment même, un singe au longs bras en train d'ajuster un coussin se retourna et nous fit un signe de la main. Draënel monta les gradins, suivi de moi-même, et me présenta dans sa langue. Le singe fît un signe de tête approbateur, et me confia une espèce d'entonnoir en carton.
-Essaye, me dit le lapin.
-Euh... Hello ! Dis-je dans l'entonnoir, qui répéta ce que je venais de dire, avec ma voix... mais dans la langue des E (ce qui donna « Gaëkha »)!
-Sympa, mais je fais comment pour comprendre ce que vous allez me dire ? Demandais-je en prenant le soin de baisser l'entonnoir de mon visage -ce qui ne l'empêcha pas d'émettre quelques borborygmes.
-Il y a l'écoutoir, qui va avec, dit le lapin pendant que le singe me donnait un objet semblable au vieux combinés de téléphone, sorti d'on ne sais où. La différence était qu'à la place du micro, le pseudo-combiné se terminait par une pointe.
Je le mit à mon oreille tandis que le singe annonçait :
-Les invités ne vont pas tarder à arriver, installez-vous.

Bon, maintenant je sais pourquoi Rowling a prit tellement de temps pour sortir le Harry Potter 4...

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
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http://vocaroo.com/i/s1fCLpFwvSv0


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Dernière édition par Yggdarsil le Dim 20 Jan 2013 - 17:43, édité 2 fois
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Miuse
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Localisation : Perdu dans un cimetière de rhinocéros albinos fous.. Bref, un endroit où tout le monde va quotidiennement, quoi !
Humeur : Disons que pour une tarée débarquée dans un asile, je me sens plutôt en forme ^^

MessageSujet: Re: [TP]Journal d'H   Ven 23 Nov 2012 - 21:04

Eh bien ! C'est vraiment prenant ! C'est très bien écrit. Bravo !
La seule chose, c'est qu'on ne sais pas quelles sont les relations qu'entretiennent les personnages entre eux. Comme Chris : qui est-il pour H ? Mais bon, c'est sans doute un choix d'écriture. Cela et le fait que tes personnages principaux n'aient qu'une lettre pour prénom ajoute du suspense à ton récit. Vivement la suite :D

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Non, je ne suis pas folle. Je suis une jeune fille perturbée souffrant de plusieurs troubles psychiques tel qu'un dédoublement de la personnalité proche de la schizophrénie ou encore de pulsions sado-masochistes, à la limite du point de rupture amenant à des pulsions suicidaires et/ou criminelles. What a Face





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Ilya
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MessageSujet: Re: [TP]Journal d'H   Mar 22 Jan 2013 - 19:17

J'aime bien, et je suis contente que tu t'y remettes!

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REJOIGNEZ LE MOUVEMENT OFFICIEL DES LAPINS ROSES FONDE PAR ILYA, REINE DES MORD SITHS AMOUREUSE DE SON LIT!!!
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Lullaby

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Localisation : Dans un train, ou sur mon lit, ça dépend.
Humeur : Acqueuse ou vitrée peut-être ...

MessageSujet: Re: [TP]Journal d'H   Ven 17 Jan 2014 - 16:21

Balise ? Et dans quel catégorie tu veux que je la mette ton histoire ?

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Lullaby, la [fonction au choix : proxénète, mendiante, distributrice de biscuits périmés, apprentie chimiste, etc] aux multiples talents !

Et ici ma chaîne Youtube spéciale EN!
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MessageSujet: Re: [TP]Journal d'H   

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[TP]Journal d'H
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