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 Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]

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helio

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Masculin Lion Messages : 162
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Sam 18 Nov 2017 - 16:21

Salut, bon je commence par le texte 2

Comme d'habitude je commence par la forme puis par le fond
code couleur : vert : très bien, orange : douteux ou peut mieux faire, rouge : bouuhh et en bleu : mes remarques

Citation :
La marionnette s'agitait dans les airs. Un petit mouvement adroit du marionnettiste et le bras de la petite poupée se levait. D'autres mouvements agiles et la marionnette se mettait à marcher. La voix douce d'un narrateur, un décor de forêt verdoyant, une jolie petite poupée aux cheveux flamboyants et aux habits colorés et la dextérité du marionnettiste, il n'en fallait pas plus pour captiver les enfants. Ils étaient assis sur le sol, en demi-cercle, les yeux brillants et fixés sur la petite scène, entourée de vieux rideaux de velours rouge. L'aventure se poursuivait, faisant bouger la petite créature de bois et de chiffons dans tous les sens... Le narrateur tenait les enfants en haleine prenant un ton joyeux, puis triste ou polémique, revenant sur des notes plus légères pour finir de conter son histoire. La marionnette continuait de se mouvoir agilement, manipulé par son créateur, pour le plus grand plaisir des enfants... La dernière scène finie, la marionnette salua longuement son public, sous les applaudissements. Le marionnettiste fit durer le plaisir pendant un moment, devant un public ravi... C'était son dernier spectacle avant de devoir rendre son tablier...

Les enfants partis, le vieil homme se retrouva seul, avec sa petite poupée et ses fils dans les bras. Il la regardait avec amour, elle était là depuis ses débuts... Cette marionnette, il l'avait fabriquée de ses mains, elle l'avait accompagnée partout... Elle était comme un membre de sa famille... Mais il se faisait vieux maintenant et son fils n'était guère intéressé par les marionnettes et le spectacle... C'est donc le coeur lourd et les larmes aux yeux que le vieillard ouvrit la boite où il rangeait sa belle petite poupée et ses fils. La boite était en bois sombre et patiné avec une fermeture argentée, usée par le temps. L'intérieur était recouvert d'un velours rouge, abimé par les années... Une fois la marionnette installée dans son écrin de tissus, le couvercle se referma . Le vieillard versa quelques larmes avant de ranger le coffret à sa place... Il était à la retraite à présent et le temps des spectacles était terminé...

De longs mois passèrent... La boite  était restée fermée, là où le vieil homme l'avait posée. Une couche grisâtre de poussière l'avait recouverte, symbole du temps écoulésuperflu, le symbole de la poussière qui s'accumule n'a pas besoin d'être explicité. Mais un beau jour, deux mains saisirent à nouveau la petite boite. Un souffle fit partir la couche de poussière et le couvercle s'ouvrit sur la petite marionnette. Elle était intacte, ses couleurs étaient toujours vives et ses fils bien rangés. Elle fut sortie de la boite pas belle cette répétition... Par deux paires de mains, une vielle, ridée et usée par les années et une autre, plus jeune...

Le vieux marionnettiste montra à son petit-fils comment utiliser la petite poupée de chiffons et ses fils, pour la faire bouger, se lever et ne pas emmêler ses fils, fastoche ! Avec tous ces conseils, dispensés d'une voix douce par son grand-père, le petit garçon passa un long moment à faire danser et s'agiter en tous sens la belle marionnette. Les deux s'amusèrent un long moment... Mais une voix, leurs demandant de venir manger mit fin à la magie... La petite marionnette retourna à son écrin de velours et le couvercle se referma de nouveau L'idée de reprendre la même formulation marche super bien mais je trouve que le "nouveau" et de trop, je trouve que l'impact et plus fort sans.

Encore beaucoup de temps passa pas très joli... La boite reprit une couche de poussière, plus personne ne semblait se souvenir de ce qu'il y avait dedans... Le vieux marionnettiste s'endormit un soir et ne se réveilla pas... Son petit fils était très triste, il était très proche de son grand-père... Mais le temps passa et la vie continua...

Jusqu'à ce jour où en rangeant cette pièce, ce fut un beau jeune homme qui trouva cette vieille boite en bois sombre, couverte de poussière. Avant-même de l'ouvrir, il savait ce qu'elle contenait. Les souvenirs de cette matinée avec son grand-père lui revenaient en mémoires Il se mit à sourire et partit avec la boite sous le bras.

Un an plus tard, à la date anniversaire, le rideau rouge se leva. Une petite poupée de chiffons colorés, aux cheveux de feux dansait sur la scène, devant un décor de forêt, accompagnée par une voix douce. Une nouvelle histoire mais toujours le même émerveillement dans les yeux du public, assis en arc de cercle devant la scène. Le marionnettiste sourit, il savait que son grand-père le regardait...

Alors au final pas grand chose et vu le rythme d'écriture c'est normal de trouver des petite erreurs de formulation et autres, mais dans l'ensemble ça bien écrit et fluide, même si on regrette que certaine scène ne sois pas assez développée.

Sur le fond : C'est une petite histoire touchante sans prétention, isolé elle n'apporte pas grand chose, puis je trouve cela un peu étrange que sur un seul souvenir, le jeune homme devienne marionnettiste,  ou alors il l'a juste sorti une fois pour une occasion spécial et tout, c'est qu'on ne sait pas vraiment s'il est devenu marionnettiste. En somme, sympathique mais sans plus

COURAGE POUR LA SUITE!!!
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helio

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Masculin Lion Messages : 162
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Sam 18 Nov 2017 - 16:44

C'est parti pour le texte numéro 3

Citation :
Tous les ans la même histoire... Tous les ans ça recommence... Tous les ans on le remplit... Des bonbons en chocolat, des bonbons en caramel, des bonbons gélatineux de toutes les couleurs, des bonbons emballés dans de jolis papiers... Il est plein à ras-bord de sucreries, attendant sagement qu'on le vide, en cette soirée d'Halloween. Bientôt, des enfants costumés vont affluer dans ce petit hammeau, quémandant des friandises et menaçant de lancer des mauvais sorts si ils n'obtiennent pas ces douces bouchés de sucres. Le saladier ventru trône sur la table en bois massif d'un beau salon, hors de vue des garnements habillés en monstres divers et avariés, mais à portée de main de la propriétaire. Elle espère bien ne pas être la cible d'un mauvais sort ce soir. Super introduction et la petite cerise sur le gateau à la relecture "Elle espère bien ne pas être la cible d'un mauvais sort ce soir" bravo on accroche tout de suite

Quelques heures plus tard, une fois la nuit tombée, des silhouettes louches, armée de lampes torches commencent à arriver. Les ombres se déplacent de maison en maison et au fur et à mesure formulation à revoir peut-être , la vieille dame parvient à distinguer les costumes. Des sorcières, des fantômes, quelques zombies, des monstres en tout genre, des poupées maléfiques, des clowns psychopathes... Tout semble réunis pour une bonne soirée d'Halloween, il y a même un chien grimé en araignée et un joli chat noir aux yeux verts qui traverse la rue.

Des bandes d'enfants déguisés commence à arriver vers la maison la plus au fond bof bof, celle de la doyenne du petit village. La grand-mère va chercher le vieux saladier en plastique qui lui sert depuis toujours, puis elle s'asseoie tranquillement sur sa chaise en bois, juste sur la petite terrasse devant sa maison. peut-être une description de la grand mère serait sympa, tu pourrais la présente comme une gentil petite grand-mère tout ce qu'il y a de plus banal et inoffensif, ce serait diabolique lol.

Les bandes de jeunes costumés se succèdent pendant un long moment et le saladier commence à diminuer fortementformulation douteuse et pas très beau. La petite dame aux cheveux poivre et sel se demande si il y en aura assez pour tout le monde. Elle détesterait devoir dire à ces petits monstres qu'elle n'a plus rien à leurs offrir, et surtout, elle serait sur d'éviter une catastrophe...elle ne serait pas plutôt "déçu" ? à relire pour la logique je crois

Oui, une catastrophe... Un bonbon maudit... Venu des plus obscures contrées de l'enfer, se cache parmis les sucreries du saladier... Un bonbon maronasse et verdâtre, en gélatine poisseuse, d'une forme indéfinie qui trône au fond du récipient, sous les appétissantes friandises... Jusqu'ici, personne ne l'a emporté mais ce n'est qu'une question de temps... Une malédiction antique frappera celui qui mangera le bonbon... Juste : la classe ce paragraphe

La soirée continue et le grand bol de plastique se vide de plus en plus... Un dernier groupe approche de la maison de la vieille femme... Un petit fantôme, deux sorcières, un zombie et un petit monstre aux pattes griffus. La mamie leur tend le saladier, où quelques bonbons restent encore... Les enfants le finissent et emportent toutes les friandises sucréesBon c'est pas mauvais, mais tu aurais pu passer plus de temps sur ce dernier groupe, ajouter même un petit dialogue, laisse nous le temps de crier dans nos tête "nooon ne prend pas ce bonbon!!!" tu vois où je veux en venir.... La vieille femme regarde le fond du saladier... Il ne reste plus rien, même pas le vieux morceau de gélatine informe, sale et maudit. Elle regarde les enfants s'éloigner, l'uns d'entre-eux va avoir une bien mauvaise surprise en mangeant les gourmandises...

La doyenne rentre dans sa maison, met ses affaires en ordre et part se coucher, il se fait tard.

Personne ne sue ce qu'il arriva à l'enfant qui mangea le bonbon... Peut être même qu'il n'y avait plus personne pour en parler... Qui aurait penser qu'une simple friandise oubliée causerai la fin du monde... WTF, lool superbe fin, je ne m'y attendais pas, drôle et horrible à la fois

Une légende ? Hum... Méfiez vous la prochaine fois que vous fêtez Halloween... Ca pourrait bien être la dernière...

Donc sur la forme : Comme d'habitude, pas grand chose à dire, ça se lit bien et le rythme est très bon
Sur le fond : J'ai beaucoup aimé, drôle et déjanté, BRAVO
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helio

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Masculin Lion Messages : 162
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Sam 18 Nov 2017 - 17:11

On est chaud va pour la 4ème nouvelle!!

Citation :
Quand le téléphone sonna, l'homme aux cheveux gris demanda sans trop d'aménité à la jeune femme si elle voyait un inconvénient à ce qu'il réponde.

-"Bien sûr que non", répondit sa jeune aide-ménagère qui finissait de boire le café avec le vieil homme.

Il se dirigea vers le combiné qui sonnait sans discontinuer et le décrocha :

-"Allo ? Qui est à l'appareil ?

-Bonjour Monsieur Izharkov, c'est Mme Darmagne, la secrétaire de Mr Zirmy, fit une voix douce et féminine

-Oh bonjour... Qu’elles sont les nouvelles ? Comme la dernière fois je présume... Vous n'avez rien trouvé... dit le vieux monsieur dans un souffle, d'une voix lasse et sans espoir

-Non au contraire, j'ai de bonne nouvelles pour vous ! Nous l'avons trouvée, déclara la voix féminine, devenue très enthousiaste "

    Ivan resta interdit pendant quelques secondes avant de se laisser tomber dans son fauteuil, des larmes coulant le long de ces yeux. Il eut un soupir de soulagement, renversa sa tête en arrière et ferma ses yeux. Les souvenirs remontaient et il se laissa submerger quelques secondes




*****

    Des années plus tôt, la guerre éclate heu..et la concordance des temps? "éclata" siouplé en Bosnie Herzégovine. Des meurtres, de la torture, des exactions... Ce pays aux multiples facettes était à présent devenu une zone de guerre. Des familles tentait de fuir la misère, les combats, les enlèvements...

    Au milieu de ce chaos, Ivan et Ishaka tentaient eux aussi, de partir de cet enfer avec leur fille de 1 an. Mais c'était une véritable épreuve et chaque jour ils risquaient leurs vies pour s'en sortir.




Un matin, au détour d'une rue, une balle perdue.

Sa chère et tendre, étendu sur le sol sans comprendre.

La mort avait frappée sans prendre de gants, sans remords.

Désespéré Ivan sentis s'enfuir la vie de sa chérie.


humm.. pourquoi cette mise en forme?... c'est ton choix, soit



   Il failli rester figé la, il aurait voulu périr avec elle mais les pleurs de sa fille le rappelèrent à l'ordre. Il prit l'alliance et arracha le collier de son aimé et s'enfuit de ce terrain de mort son bébé dans les bras.

    Après plusieurs jours de calvaires, après avoir maintes fois manqué d'abandonner, après avoir échappé plusieurs fois à la mort, il parvint enfin à la frontière. Mais superflusans argent, sans ressources, il comprit rapidement qu'il ne sortirait pas de l'enfer... Cruelle déception pour "vu", ou "au regard de", "étant donné" sont plus approprié selon moitout le chemin qu'il avait parcourue et le sacrifice de sa femme.

    Un soldat, pris de pitié vint voir, dans la nuit et caché sous une cagoule, le père pour lui proposer de confier sa fille à un ami pour la sortir de là et lui assurer un avenir... Choqué, Ivan refusa et le soldat retourna sur ces pas, sans insister.

    Affamé, fatigué et inquiet pour sa fille, il finit par se résigner... Que pouvait-il bien lui offrir ici ? La mort ? Il pleura encore et encore en serrant sa fille dans ces bras... Sa décision était prise, elle devait partir, elle devait survivre même si il devait l'abandonner pour ça. Il se promit que s’il survivait à la guerre, il irait la chercher !

    Le soldat revint, il donna une accolade à Ivan et lui promis qu'une fois la guerre terminée, il ferait tout pour que sa fille lui revienne... Ivan n'avait d'autre choix que de lui faire confiance... Il laissa sa fille partir, la chaîne de sa mère autour du cou...

*****




-"Monsieur Izharkov ? Monsieur vous êtes toujours là, demanda la voix au bout du téléphone

Le vieil homme revint à la réalité, secoua la tête et remis le combiné sur son oreille

-Oui, oui, je suis la excusé moi je suis si si... hoqueta l'homme aux cheveux grisonnant

-Je comprend tout à fait... Elle veut vous voir au plus vite maintenant que nous lui avons parlé... Vous êtes d'accord ?

-Je... Oui bien sûr... Mais quand ? Je... fit le vieil homme visiblement perdu

-Ne vous inquiétez pas pour ça je m'occupe de tout monsieur, je raccroche attendez un peu...

    Le vieil homme se retrouva un peu désemparé avec son téléphone dans la main... Il était tellement heureux mais aussi un peu perdu face à la soudaineté de la situation. Il regarda alors son aide-ménagère qui était toujours assise en face de lui, c'était une remplaçante. Elle lui sourit avant de finir sa tasse de café lorsque l'on sonna à la porte.

    La jeune femme se leva avant son ainée pour aller ouvrir la porte... Deux hommes âgés entrèrent dans la pièce. Ivan reconnu sans peine l'un d'entre eux... C'était le soldat à la cagoule qui avait emmené sa fille, ses yeux l'avaient trahi, Ivan ne les avaient jamais oubliés. Le deuxième homme avait les traits du visage marqué mais il avait un air jovial et des yeux bienveillants.

    Ivan Isharkov eut un instant d'hésitation avant de regarder la jeune aide-ménagère... Ces yeux... La forme de la bouche et son expression... Comment avait-il pu oublier ces traits... Ceux de sa bien-aimée, partie trop tôt dans un autre monde.

    L'ancien soldat fit un singe de tête amical à Ivan, son poing posé sur sa poitrine et il s'éclipsa sans bruit. L'autre homme sourit et tendit une petite chaîne en argent à Ivan avant de s'éclipser, rejoindre l'ex combattant.
J'avoue que je n'ai pas saisi tout l'intérêt de cette mise en scène

La jeune femme étendit ses bras en direction de ce vieil homme aux cheveux grisonnant, son père...

Sur la forme : Une écriture qui choisit l'efficacité sur tiré en longueur, j'aime beaucoup

Sur le fond : une introduction sympa, le flashback est franchement réussi et on comprend à la fin du flashback qu'ils ont retrouvé sa fille, jusque là y a pas grand chose à dire, c'est vraiment bon même si on ne ressent pas assez (je trouve) l'horreur de la guerre. Quand aux retrouvailles elle ne m'ont pas ému, je n'ai pas saisi l'intérêt de cette mise en scène.
Sinon dans l'ensemble j'ai passé un bon moment.

Alles courage pour la suite!!
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Sam 18 Nov 2017 - 17:24

Et la cinquième!!!... euh non là tu m'a perdu, je veux dire c'est bien écrit et tout, y a même une métaphore... mais non je n'ai pas accroché pour le coup. Et comme je n'ai pas accroché bah je suis pas chaud pour un com. détaillée.

Courage j'attend le suivant avec impatience !
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Phoenix
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Dim 10 Déc 2017 - 9:13

La nouvelle de la semaine 6 est enfin en ligne !! De mon point de vue je la trouve plus aboutit et plus travaillée, elle est aussi plus longue. J'espère qu'elle vous plairat autant qu'à moi !!

Avertissement [-15] : propos sur l'alcool et l'alcoolisme, scènes pouvant avoir une certaines violence, décés, moral de l'histoire pouvant être violente.

Un grand merci à :
-->Mademoiselle Marie Hamel, qui m'a donné l'idée suivante pour ma nouvelle : Ton perso principal vit dans un immeuble très quelconque. Il/elle est très discret et ne connait pas ses voisins. Un jour il/elle se rend compte que les gens de l'immeuble disparaissent les uns après les autres. Il peut s'en foutre, avoir peur, chercher le pourquoi du comment, disparaître à son tour... c'est libre !
-->[K`] Pour sa relecture et sa correction et ses précieux conseils !

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Lun 25 Déc 2017 - 21:42

Nouvelles de semaine 7 et 8 en ligne

--> Nouvelle de semaine 7 sur une situation proposée par [K`] : un vieil homme sur un banc.
avertissement:
 

--> Nouvelle de semaine 8 : changement de thème par rapport à ce que je fais d'habitude, j'espère que ça vous plairait Wink
avertissement:
 

Bonne lecture !!

Merci à [K`] pour sa relecture et ces bons conseils

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mar 10 Avr 2018 - 12:22

Et paf ! Voici la semaine 9 o/ Bonne lecture :)

Avertissement : [-12] des combats, rien de particuliers

____________________________



Yauvra se dirige vers l’entrée du vieux bâtiment. C’est un grand jour pour lui. Il doit prouver sa valeur au combat en franchissant les épreuves qui l’attendent dans le grand temple du clan. Créatures, pièges et histoire se mêlent à l’intérieur et il ne doit pas décevoir les siens. Il pénètre dans l’édifice, une odeur de poussière et d’humidité assaille ses narines. Il fait quelques pas dans la pénombre et entend les gardiens refermer l’entrée, derrière lui. Yauvra décroche la torche qui a été posée là à son intention et entame son exploration.

Le jeune homme dégaine son épée et parcourt le hall. Le sol est jonché de gravats, de morceaux de bois vermoulus et de lambeaux de tissus… Des gravures ornent les murs, Yauvra prend le temps de les regarder. Elles racontent l’histoire de son peuple, leurs combats et leurs gloires passées. Il en oublierait presque la raison pour laquelle il est ici… Mais, la torche en avant pour éclairer sa route, il passe par la porte du fond et prend le couloir qui part vers la droite.

L’apprenti guerrier avance prudemment, attentif au moindre bruit, au moindre mouvement… Pour le moment tout est calme mais il se doute que cela ne va pas durer. Un peu avant que le couloir ne fasse un coude, il sent une présence. Il se met en garde et tente d’apercevoir une créature. Rien. Il reprend sa progression quand quelque chose saute sur l’une de ses jambes. D’un mouvement vif, Yauvra envoie valser son agresseur. C’est une araignée noire avec trois points rouges sur l’abdomen. Sans plus attendre, le jeune homme fonce sur la bête avant qu’elle ne se soit remise et l’achève d’un coup d’épée.

Continuant sa route, il se promet de faire plus attention, il n’aurait pas dû se faire surprendre… Yauvra tourne rapidement à la bifurcation et tombe sur quatre autres araignées. Celles-ci se précipitent directement sur lui. D’un mouvement adroit, il esquive la première et la tue d’un coup tranchant de sa lame. Mais les trois autres sont toutes proches. Il taillade dans le vide avant de se résoudre à sauter par-dessus les créatures. Il tombe lourdement mais se relève aussitôt et fonce vers un tas de chiffons, suivi de près par les bestioles. Arrivé à l’amas de vieux tissus, il y met le feu quand les araignées sont dessus. Malgré l’humidité, tout s’embrase. Deux de ses poursuivantes y perdent la vie et Yauvra tue la troisième avec son arme.

Toussant à cause de la fumée, il s’éloigne rapidement et prend quelques instants pour se reposer.  Il souffle un grand coup, secoue la tête pour se remettre les idées en place et reprend son cheminement. Un peu plus loin, Yauvra manque de trébucher sur un fil. Il s’arrête net et prend le temps d’observer pour savoir ce que ce filin pourrait déclencher. Il réfléchit quelques instants puis le coupe du bout de son épée. Deux morceaux de bois épais et recouverts de clous tombent du plafond dans un mouvement de balancier. Le jeune guerrier soupire de soulagement, attend que les deux poutres bougent moins et poursuit sa route.

Il arrive devant un croisement. Trois chemins s’offrent à lui : à droite, un couloir en partie inondé et effondré, au centre, la route descend vers les entrailles de la terre, et le dernier, à gauche, monte vers le ciel. Yauvra sait que tout n’est pas toujours facile et qu’il doit prouver sa valeur. Descendre vers la terre, ce n’est pas pour tout de suite et il n’est pas encore temps de monter vers le ciel à ses yeux. Les pieds dans l’eau, il s’engage à droite.

Sa progression est difficile. Rendu glissant par l’eau et la mousse, des tas de gravats jonchent le sol. Des morceaux de poutres cassées le gêne et il est obligé de ramper dans la boue et l’humidité. Ses protections, mouillées, pèsent lourds et le ralentissent un peu plus. Quand il arrive au bout, une autre épreuve l’attend… Un mur se dresse devant lui, il y a de nombreuses prises mais il va devoir escalader… Trempé jusqu’aux os, Yauvra est fatigué et commence à se décourager. Peut-être aurait-il dû choisir un autre chemin ? Il se laisse tomber au sol, le dos contre le mur et ferme les yeux quelques instants.

Après plusieurs minutes de repos et un bout de pain mouillé avalé, il se relève. Il regarde sa torche, qu’il avait réussi à conserver jusque-là mais il doit se résoudre à l’abandonner. Il ne pourra se hisser en haut du mur avec elle. Il parvient à la faire tenir en équilibre pour avoir un peu de lumière durant son ascension. Son épée dans son fourreau, il saisit la première prise et commence à grimper. Tant bien que mal, il parvient en haut du mur. Il met la main sur le dernier morceau de bois mais celui-ci lui reste dans la main, le faisant chuter. Il se rattrape in-extremis à une grosse pierre qui dépasse. Au prix d’un gros effort, il se hisse au sommet. Il s’allonge sur le sol humide, le cœur battant, épuisé. Au bout d’un moment il se redresse, sa tête tourne encore un peu mais il se sent capable de continuer.

Yauvra avance à tâtons, sans lumière pendant plusieurs mètres, une main contre la paroi pour s’aider. Dans son autre main, il a repris son arme. Il finit par déboucher sur une petite salle, des torches y sont allumées. Elle est en meilleur état que le reste du bâtiment, presque pas de gravats ou de vieux lambeaux de tissus crasseux… Le jeune guerrier s’approche des murs pour regarder les gravures racontant les exploits des anciens. Elles sont remarquablement bien conservées et il s’imagine sans peine faire partie de ces soldats victorieux.

Il se reprend, il a une mission à terminer. Jetant un dernier coup d’œil sur les ornements, il se dirige vers la porte au fond de la pièce. Ses protections qui ont commencé à sécher le serrent et il traine une odeur de chien mouillé… Sentant que le combat final approche, il avale de contenu d’une de ses petites fioles pour se donner du courage… Revigoré par l’alcool, il franchit le seuil et entre dans la grande salle du temple.

L’allée jusqu’à l’autel est encadrée par de grandes statues en pierres des ancêtres de la tribu. De part et d’autre, les tombes des anciens veillent sur ce lieu. Yauvra sait que son combat sera observé. Les murs de cette pièce sont ornés de peintures aux couleurs passées et des torches éclairent suffisamment pour bien voir. L’apprenti guerrier serre sa main sur son arme, c’est trop calme, il n’aime pas ça. Il remonte l’allée nerveusement, à l’affut du moindre mouvement.

Un squelette, sortit de nul part, se matérialise juste derrière lui. Yauvra fait volte-face, adoptant instinctivement sa posture de combat. Le tas d’os miteux se rue sur le jeune homme, le prenant au dépourvu. Il chute au sol et esquive la hache rouillée de son adversaire au dernier moment. Il se relève en hâte et cherche son ennemi du regard. Celui-ci se dresse face à lui, ses yeux brillent d’une lueur rougeâtre et inquiétante.

Fatigué comme il l’est, Yauvra sait qu’il n’aura pas le dessus en croisant le fer avec le squelette antique. Ses yeux parcourent la pièce à la recherche d’une idée. Malheureusement, celle-ci est plutôt nue et ne lui offre guère de possibilités pour triompher de son adversaire. Dans de grands mouvements de bras, la créature osseuse tente une nouvelle fois de déséquilibrer le jeune homme, celui-ci esquive les coups de hache tant bien que mal. Yauvra sent ses forces l’abandonner progressivement et les coups de son adversaire le blessent au bras et laissent une belle entaille dans l’une de ses jambes.

Essoufflé, il a une dernière idée. Il attrape la fiole qui lui reste et la lance de toutes ses forces sur l’amas d’os qui ne parvient pas à l’éviter. Elle se brise et répand son contenu sur la créature. Dans un ultime effort Yauvra court jusqu’au flambeau le plus proche, s’en saisit et le projette vers son ennemi. Il s’embrase sur le champ. Yauvra s’éloigne de la torche vivante qui s’agite en tous sens avant de s’effondrer.

Le jeune homme pose un genou à terre et ferme les yeux. Il a réussi, il a vaincu les épreuves et sort victorieux de ce combat. Il espère que sa manière de triompher sera reconnue comme honorable et qu’il gagnera les honneurs des siens. Il se relève et se dirige, chancelant, vers l’autel. Il s’y arrête un instant, pose ses mains à plat dessus et remercie les Dieux de l’avoir aidé en ce jour.

Dans le recoin, juste derrière, il tape trois fois contre la plaque de métal. Celle-ci s’ouvre sur les gardiens du temple, le chef de la tribu et son père qui l’accueille à bras ouverts. Ils l’aident à marcher jusqu’à un banc où il se laisse tomber. Profitant de la lumière du soleil qui le réchauffe, il repense à tout ce qu’il a traversé dans le temple… Ses blessures sont soignées, on lui donne un peu à manger et on le laisse se reposer avant que le conseil ne donne son verdict.

Yauvra se lève et vient se placer devant les sages de la tribu. Le chef prend la parole au nom de tous.

—Yauvra, aujourd’hui tu es rentré dans le temple pour nous prouver ta valeur et pour trouver le courage d’aller au bout. Tu as accompli cette tâche avec brio et tu n’as pas choisi le chemin le plus facile. Nous te félicitons pour ta bravoure, tu auras toute ta place dans le cercle des guerriers. Et nous te nommerons Argan, l’ardent puisque tu sembles avoir une affinité avec le feu. Bienvenue à toi Argan, celui né du feu !

Yauvra sent une chaleur nouvelle se répandre dans son corps. Il a réussi, il est allé au bout. A présent il est Argan, guerrier de la tribu de Glen !




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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 11 Avr 2018 - 0:13

Alors, y a globalement aucun défaut, mais heu... ça n'a pas piqué mon intérêt non plus.

Les descriptions de combat et de la progression sont justes et fluides, mais pas passionnante. C'est court et du coup on a un personnage sans aspérité, on peut s'accrocher à rien pour éprouver de la sympathie ou l'admirer, il a tué des choses mais ça suffit pas pour moi.

C'est une petite nouvelle qui fait son boulot comme tu l'avait voulu, je pense, néanmoins.
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Phoenix
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 11 Avr 2018 - 7:41

Je comprends ce que tu veux dire. Merci d'être passé donner tes impressions Ouppo :)

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 11 Avr 2018 - 10:48

pouet
ça fait un moment que je t'ai pas lu !

Citation :
Yauvra se dirige vers l’entrée du vieux bâtiment. C’est un grand jour pour lui. virgule ou deux points Il doit prouver sa valeur au combat en franchissant les épreuves qui l’attendent dans le grand temple du clan. Créatures, pièges et histoire se mêlent à l’intérieur et il ne doit pas décevoir les siens. Il pénètre dans l’édifice, une odeur de poussière et d’humidité assaille ses narines. Tu peux décrire encore plus l'atmosphère olfactive. Du coup, il faut allonger les phrases pour bien montrer ce qu'il se passe ici, genre : "Il pénètre lentement dans l'édifice [les adverbes t'aident à rajouter des sens, des impressions etc aux verbes] ; une odeur poussiéreuse et humide des vieux murs couverts de mousse assaille ses narines [assaille est un bon verbe ; il y a pas besoin de rajouter grand chose, il faut juste donner plus de précision pour bien qu'on se représente l'atmosphère Il fait quelques pas dans la pénombre et entend les gardiens refermer l’entrée, derrière lui. Yauvra décroche la torche qui a été posée là à son intention et entame son exploration.

Le jeune homme dégaine son épée et parcourt le hall. Le sol est jonché de gravats, de morceaux de bois vermoulus et de lambeaux de tissus… Bien, poce blo ! Des gravures ornent les murs, Yauvra prend le temps de les regarder. Elles racontent l’histoire de son peuple, leurs combats et leurs gloires passées. Tu peux également les décrire visuellement, pour bien que nous les voyons : "vieilles, déchirées, ternies par le temps" etc Il en oublierait presque la raison pour laquelle il est ici… Mais, la torche en avant pour éclairer sa route, il passe par la porte du fond et prend le couloir qui part vers la droite. C'est trop rapide. Ton personnage éprouve du plaisir et une certaine forme de devoir à aller dans le bâtiment. C'est quasiment lunatique :rire: Décris plus, prends ton temps, fais-nous éprouver le plaisir qu'éprouve ton personnage !

L’apprenti guerrier avance prudemment, attentif au moindre bruit, au moindre mouvement… Pour le moment tout est calme mais il se doute que cela ne va pas durer. Un peu avant que le couloir ne fasse un coude, il sent une présence. Il se met en garde et tente d’apercevoir une créature. Rien. Ce "rien" est bien, mais tu peux l'amener encore plus en nous faisant monter la pression. "Il se met en garde et tente d’apercevoir une créature. Il avance, lentement, à l'affut, il avance, un pas, un autre, la main sur son épée, il avance... Rien. " Il reprend sa progression quand quelque chose saute sur l’une de ses jambes. D’un mouvement vif, Yauvra envoie valser son agresseur. C’est une araignée noire avec trois points rouges sur l’abdomen. Sans plus attendre, le jeune homme fonce sur la bête avant qu’elle ne se soit remise et l’achève d’un coup d’épée.

Continuant sa route, il se promet de faire plus attention, il n’aurait pas dû se faire surprendre… Yauvra tourne rapidement à la bifurcation et tombe sur quatre autres araignées. Celles-ci se précipitent directement sur lui. D’un mouvement adroit, il esquive la première et la tue d’un coup tranchant de sa lame. Mais les trois autres sont toutes proches. Il taillade dans le vide avant de se résoudre à sauter par-dessus les créatures. Il tombe lourdement virgule mais se relève aussitôt et fonce vers un tas de chiffons, suivi de près par les bestioles. Arrivé à l’amas de vieux tissus, il y met le feu quand les araignées sont dessus. Malgré l’humidité, tout s’embrase. Deux de ses poursuivantes y perdent la vie et Yauvra tue la troisième avec son arme. C'est bien dans l'ensemble, tu nous retranscris bien l'action avec pas mal d'adverbes. La fin manque d'intensité ; les araignées disparaissent quasiment dans l'ordre d'un "pouf y a pu". Je sais pas, un truc comme "Dans les flammes, deux de ses poursuivantes s'embrasent, lâchant un cri strident". On comprend qu'elles meurent, mais on le ressent.

Toussant à cause de la fumée, il s’éloigne rapidement et prend quelques instants pour se reposer.  Il souffle un grand coup, secoue la tête pour se remettre les idées en place et reprend son cheminement. Un peu plus loin, Yauvra manque de trébucher sur un fil. Il s’arrête net et prend le temps d’observer pour savoir ce que ce filin pourrait déclencher. Il réfléchit quelques instants virgule puis le coupe du bout de son épée. Deux morceaux de bois épais et recouverts de clous tombent du plafond dans un mouvement de balancier. Le jeune guerrier soupire de soulagement, attend que les deux poutres bougent moins et poursuit sa route.

Il arrive devant un croisement. Trois chemins s’offrent à lui : à droite, un couloir en partie inondé et effondré, au centre, la route descend vers les entrailles de la terre, et le dernier, à gauche, monte vers le ciel. Yauvra sait que tout n’est pas toujours facile et qu’il doit prouver sa valeur. Descendre vers la terre, ce n’est pas pour tout de suite et il n’est pas encore temps de monter vers le ciel à ses yeux. Les pieds dans l’eau, il s’engage à droite. Bien toujours !

Sa progression est difficile. Rendu glissant par l’eau et la mousse, des tas de gravats jonchent le sol.OUI voilà ! Des morceaux de poutres cassées le gênent et il est obligé de ramper dans la boue et l’humidité. Ses protections, mouillées, pèsent lourd(s) et le ralentissent un peu plus. Quand il arrive au bout, une autre épreuve l’attend… Un mur se dresse devant lui, il y a de nombreuses prises mais il va devoir escalader… Trempé jusqu’aux os, Yauvra est fatigué et commence à se décourager. Peut-être aurait-il dû choisir un autre chemin ? Il se laisse tomber au sol, le dos contre le mur et ferme les yeux quelques instants.

Après plusieurs minutes de repos et un bout de pain mouillé avalé, il se relève. Il regarde sa torche, qu’il avait réussi à conserver jusque-là virgule mais il doit se résoudre à l’abandonner. Il ne pourra se hisser en haut du mur avec elle. Il parvient à la faire tenir en équilibre pour avoir un peu de lumière durant son ascension. Son épée dans son fourreau, il saisit la première prise et commence à grimper. Tant bien que mal, il parvient en haut du mur. C'était rapide AHDE Encore une fois, prends le temps de raconter comment ça se passe Il met la main sur le dernier morceau de bois mais celui-ci lui reste dans la main, le faisant chuter. Idem ! Il se rattrape in-extremis à une grosse pierre qui dépasse. Au prix d’un gros effort, il se hisse au sommet. Il s’allonge sur le sol humide, le cœur battant, épuisé. Au bout d’un moment il se redresse, sa tête tourne encore un peu mais il se sent capable de continuer.

Yauvra avance à tâtons, sans lumière pendant plusieurs mètres, une main contre la paroi pour s’aider. Dans son autre main, il a repris son arme. Il finit par déboucher sur une petite salle, des torches y sont allumées. Elle est en meilleur état que le reste du bâtiment, presque pas de gravats ou de vieux lambeaux de tissus crasseux… Le jeune guerrier s’approche des murs pour regarder les gravures racontant les exploits des anciens. Elles sont remarquablement bien conservées et il s’imagine sans peine faire partie de ces soldats victorieux.

Il se reprend, il a une mission à terminer. Jetant un dernier coup d’œil sur les ornements, il se dirige vers la porte au fond de la pièce. Ses protections virgule qui ont commencé à sécher virgule le serrent et il traine une odeur de chien mouillé… Sentant que le combat final approche, il avale de contenu d’une de ses petites fioles pour se donner du courage… La popo de vie :o Revigoré par l’alcool, il franchit le seuil et entre dans la grande salle du temple.

L’allée jusqu’à l’autel est encadrée par de grandes statues en pierres des ancêtres de la tribu. De part et d’autre, les tombes des anciens veillent sur ce lieu. Yauvra sait que son combat sera observé. Les murs de cette pièce sont ornés de peintures aux couleurs passées et des torches éclairent suffisamment pour bien voir. L’apprenti guerrier serre sa main sur son arme, c’est trop calme, il n’aime pas ça. Il remonte l’allée nerveusement, à l’affut du moindre mouvement. Bien également

Un squelette, sorti(t) de nul part, se matérialise juste derrière lui. Yauvra fait volte-face, adoptant instinctivement sa posture de combat. Le tas d’os miteux se rue sur le jeune homme, le prenant au dépourvu. Il chute au sol et esquive la hache rouillée de son adversaire au dernier moment. Il se relève en hâte et cherche son ennemi du regard. Celui-ci se dresse face à lui, ses yeux brillent d’une lueur rougeâtre et inquiétante.

Fatigué comme il l’est, Yauvra sait qu’il n’aura pas le dessus en croisant le fer avec le squelette antique. Ses yeux parcourent la pièce à la recherche d’une idée. Malheureusement, celle-ci est plutôt nue et ne lui offre guère de possibilités pour triompher de son adversaire. Dans de grands mouvements de bras, la créature osseuse tente une nouvelle fois de déséquilibrer le jeune homme, celui-ci esquive les coups de hache tant bien que mal. Yauvra sent ses forces l’abandonner progressivement et les coups de son adversaire le blessent au bras et laissent une belle entaille "belle" est pas approprié je trouve. Juste "large" je pense dans l’une de ses jambes.

Essoufflé, il a une dernière idée. Il attrape la fiole qui lui reste et la lance de toutes ses forces sur l’amas d’os qui ne parvient pas à l’éviter. Elle se brise et répand son contenu sur la créature. Dans un ultime effort virgule Yauvra court jusqu’au flambeau le plus proche, s’en saisit et le projette vers son ennemi. Il s’embrase sur le champ. Yauvra s’éloigne de la torche vivante qui s’agite en tous sens avant de s’effondrer.

Le jeune homme pose un genou à terre et ferme les yeux. Il a réussi, il a vaincu les épreuves et sort victorieux de ce combat. Il espère que sa manière de triompher sera reconnue comme honorable et qu’il gagnera les honneurs des siens. Il se relève et se dirige, chancelant, vers l’autel. Il s’y arrête un instant, pose ses mains à plat dessus et remercie les Dieux de l’avoir aidé en ce jour.

Dans le recoin, juste derrière, il tape trois fois contre la plaque de métal. Celle-ci s’ouvre sur les gardiens du temple, le chef de la tribu et son père qui l’accueille à bras ouverts. Ils l’aident à marcher jusqu’à un banc où il se laisse tomber. Profitant de la lumière du soleil qui le réchauffe, il repense à tout ce qu’il a traversé dans le temple… Ses blessures sont soignées, on lui donne un peu à manger et on le laisse se reposer avant que le conseil ne donne son verdict.

Yauvra se lève et vient se placer devant les sages de la tribu. Le chef prend la parole au nom de tous.

—Yauvra, aujourd’hui tu es rentré dans le temple pour nous prouver ta valeur et pour trouver le courage d’aller au bout. Tu as accompli cette tâche avec brio et tu n’as pas choisi le chemin le plus facile. Nous te félicitons pour ta bravoure, tu auras toute ta place dans le cercle des guerriers. Et nous te nommerons Argan, l’ardent puisque tu sembles avoir une affinité avec le feu. Bienvenue à toi Argan, celui né du feu !

Yauvra sent une chaleur nouvelle se répandre dans son corps. Il a réussi, il est allé au bout. A présent il est Argan, guerrier de la tribu de Glen !

Désolé

Dans l'ensemble, ça fonctionne et tu as bien progressé depuis la dernière fois que je t'ai commenté ! Il y a quasiment aucune erreur et foncièrement peu de maladresse. Ca manque de profondeur en fait ; tu fais juste le récit de Yauvra, mais on est très distancé par rapport à l'action. Fais nous vivre l'action avec une atmosphère plus travaillée, plus d'émotions, mais aussi plus de surprises !

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"Chanter des chansons chez patrick Sébastien , enfin j'avais trouve mon identité je croyais que j'étais spiderman mais en vrai j'étais un agneau qui nage, j'avais plus peur des loup et de la mort car je savais qu'au bout du compte on finirai tous chez patrick Sébastien"
Pierre, 21/04/2018




Ah oui, j'écris des trucs aussi
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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 11 Avr 2018 - 11:17

Merci beaucoup pour ton commentaire Sil :)

Je vois clairement ou ça pêche et j'ai le même problème sur un texte que je bosse actuellement ^^ je vais tâcher d'améliorer cela :la:

Et pour la musique, elle va très bien avec xD

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Sam 21 Avr 2018 - 19:46

Ma semaine 10 de projet bradbury !

C’est une version rallongée et améliorée d’un chronochallenge Les différents thèmes, j’ai choisi de tous les utiliser : l’ourson maudit, les traces dans la neige, un orchestre sanglant, derrière toi, le manoir abandonné.

Pour les accro du google docs --> c'est ici !


-15 /!\ avertissement /!\:
 
____________________________




Tu pousses le portail en fer forgé noir, il grince et finit par s’ouvrir. Tu laisses retomber tes bras et tu prends le temps de redécouvrir ce lieu… Cela fait tellement longtemps… Un grand manoir, un peu biscornu, un peu lugubre avec ses murs assaillis par le lierre. Les ronces et les broussailles ont aussi envahi le parc. Tu remontes l’allée de gravier, maintenant colonisée par des herbes folles. Tu arrives devant une vieille porte en bois aux gonds rouillés. Elle est un peu tordue mais tu penses qu’elle s’ouvrira sans trop de problèmes…

Tu sors une clé ancienne de la poche de ton imper et tu la tournes dans la serrure. Tu batailles pendant une longue minute… Le mécanisme est un peu grippé mais il finit par fonctionner. Tu ouvres la lourde porte et tu pénètres dans la vieille bâtisse. Il fait sombre et une odeur de renfermé te prend à la gorge. Ce n’est guère étonnant… Tu sors une petite lampe torche de ta poche et tu avances tranquillement dans le hall. Tu distingues le mobilier et l’escalier qui monte à l’étage. Le carrelage est couvert d’une couche de poussière un peu grasse et tu fais attention où tu marches.

Tu fais rapidement le tour du rez-de-chaussée. Tu promènes ta lumière sur les murs et les meubles. Les souvenirs remontent peu à peu… Tu te revois petit jouant et courant dans toute la maison avec ton frère. Celui-ci ne devrait pas tarder… Vous deviez vous retrouver ici, pour décider de la vente ou non de la maison. Vous y êtes attachés puisque vous y avez passé votre enfance mais aujourd’hui elle est à l’abandon et vous ne pourrez probablement pas la garder… Vous n’avez pas le temps et encore moins l’argent pour entretenir le domaine…

Tu repenses soudain à ce bon vieux nounours que vous aimiez tant… Tu souris et tu montes à l’étage. Les vieilles lattes de parquet craquent sous tes pas. Là dans le couloir des chambres à coucher, tu le vois. Poussiéreux et d’un marron clair un peu passé, il est toujours au même endroit. Posé sur une petite table basse, au milieu du couloir. Ses yeux sont toujours rieurs même s’ils sont fatigués et son petit sourire en coin est resté. Tu es à la fois content de le revoir et il te fait toujours un peu peur. Comme autrefois…

Tu finis par décider d’aller dehors, l’air vicié de l’intérieur t’incommode. Tu sors dans le parc par derrière, traversant le grand salon et ses meubles anciens et défraîchis. Comme devant, la nature a repris ses droits et la neige est venue tapisser ce paysage. Tout est d’un blanc immaculé, tu te promènes tranquillement entre les plantes épineuses et les buissons touffus. Tout est calme, silencieux et tu te sens bien. Tu aimes le doux bruissement du vent dans les feuilles de la forêt environnante et le petit crissement quand tu avances dans la neige.

Tu continues ta balade quand tu aperçois des traces étranges dans la neige. Elles sont sombres et tu ne sais pas trop ce que c’est pour le moment. Tu t’approches rapidement et tu commences à sentir un certain malaise… Celui-ci augmente quand tu t’approches… Tu comprends qu’il s’agit de sang… Paniqué, tu fais quelques pas de plus. Soudain tu hurles d’effroi !

Tu vomis, souillant le sol blanc à tes pieds. Ton frère est étendu là… Son corps est presque méconnaissable mais tu as reconnu ses vêtements… Il porte presque toujours les mêmes… Son manteau clair est maculé de sang. Une entaille béante orne son cou… Il a été égorgé. Son visage semble aussi avoir subi les frasques de son meurtrier…

Ta tête tourne, tu te sens mal… Tu dois appeler quelqu’un… La police… Tu comprends alors qu’il est trop tard… Tu sens une présence inquiétante derrière toi… Avant que tu ne puisses te retourner, il te saute dessus. Tu sens une vive douleur sur ta gorge. Tu y porte les mains et tu sens ton liquide de vie couler. Tu t’effondres, ton sang se répandant sur le tapis neigeux. Ta vision se brouille et tu entends comme une marche funèbre dans tes oreilles… Un orchestre sanglant qui t’accueille dans l’autre monde… Tu rends ton dernier soupir, étendu sur le sol de ton enfance.

Tu ne vois pas l’ombre penchée sur toi. Ta peluche maudite a un rictus mauvais et se venge sur ton visage. Sa besogne terminée, l’ourson repart vers le manoir, laissant un couteau souillé près de ton cadavre. Laissant des traces ensanglantées dans la neige et dans la bâtisse, elle remonte à sa place. Figé sur sa table, elle attend.




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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 25 Avr 2018 - 9:07

Hop le texte de la semaine 11 o/ comme ça je serais à jour de mes textes corrigés ^^

Bonne lecture :la:

Avertissement [-12]

Spoiler:
 



Je vérifie mes provisions pour la énième fois de la journée. Ils l’ont annoncée aux informations, elle va arriver ! Je me sens excité et j’ai aussi très peur. Je n’ai encore jamais vécu de catastrophe naturelle digne de ce nom… Et aujourd’hui mon village se trouve sur le passage d’une tornade. Nous avons reçu comme consignes de faire quelques provisions et de rester cloîtrés chez nous en écoutant la radio. Et ce jusqu’au signal de fin d’alerte.

Bon… Dernier inventaire et ensuite je dois boucler la maison. Des pâtes, du riz et du couscous, des conserves et des lyophilisés, beaucoup d’eau… Pour la nourriture c’est bon. J’ai des couvertures, des duvets, des bâches. J’ai aussi un réchaud, du gaz, des allumettes. J’ai un jeu de pile pour ma radio et de quoi m’occuper. Je suis paré pour tenir un siège ! C’est une tornade qui arrive, je suis dans ma cave… J’y ai aussi descendu mes biens les plus précieux et mes appareils électroniques. Je sais qu’ils ne me seront pour le moment d’aucune utilité mais j’y tiens beaucoup.

Je remonte au rez-de-chaussée. Je ferme tous les volets et barricade ma porte. Je fais la même chose à l’étage. Tout est clos, je suis dans le noir. Je finis par couper l’électricité et l’eau pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Je redescends dans ma cave à la lueur de ma lampe. Mes mains tremblent et mes jambes sont comme du coton… Je suis très excité parce que ça ressemble au début d’un film ou d’une aventure. Mais je suis aussi terrifié et je ne sais pas trop quoi faire…

Moi qui suis un habitué de l’électronique, il ne m’est d’aucune utilité à présent que tout est coupé. Je laisse mon portable éteint, je risque d’en avoir besoin plus tard. Je finis par me rabattre sur mes livres, histoires de me plonger dans un autre univers et oublier un peu ce qu’il se passe dans ce monde. J’entame la lecture d’un roman de fantasy. Au moins ça ne ressemblera pas trop à ce que je risque de vivre… Je croise plutôt des dragons, des guerres à l’épée et à l’arc et des créatures mystiques.

J’étais plongé dans cet univers parallèle depuis deux bonnes heures quand je me reconcentre soudain sur mon monde réel. Je me remets à trembler comme une feuille. J’entends le bruit du vent qui s’engouffre dans le moindre interstice. Je frisonne sous le peu d’air qui passe et me glace. Je sens les murs de ma maison qui bougent en tous sens. Je perçois le fracas des objets qui volent dehors. Le bruit de la pluie en train de marteler le sol me parvient. Je me recroqueville sur le sol de ma cave. Je suis emmitouflé dans un duvet et une couverture mais je frissonne quand même.

Après quelques minutes à essayer de calmer ma respiration, je me dis qu’il serait pas mal que j’allume ma radio pour avoir des nouvelles du dehors et du reste du monde. Je l’attrape à tâtons, je tourne le bouton et je cherche la fréquence. Seuls des grésillements me répondent. Cela m’inquiète encore plus et je sens mon c?ur palpiter plus fort dans ma poitrine. Je persévère et je finis par trouver la fréquence.

Dehors c’est le chaos… Il est dit que l’épisode passera « assez » vite mais que vu l’ampleur des dégâts, les secours et l’aide mettront du temps à parvenir à tout le monde. Je souffle un peu. Si ça passe vite, ça devrait aller et j’ai suffisamment de provisions. Mais les dégâts importants ne me rassurent pas. Je ne sais pas encore si l’épisode est terminé chez moi. Je me doute que non mais… J’ai peur.

Je me balance d’avant en arrière dans mon duvet et dans le noir. Le bruit du dehors est toujours assourdissant et je n’arrive pas à penser à autre chose. Dans le noir j’essaie de me calmer mais ce n’est pas très efficace. Je ne parviens pas à calmer ma respiration. Je décide finalement de me faire à manger… Un peu de chaleur m’aidera peut-être et cela me distraira un peu.

J’attrape ce qu’il me faut. Ce sera soupe aux vermicelles pour ce soir et un bon café bien chaud. Je ne veux pas dormir cette nuit. Il n’en est pas question ! Je me prépare mon repas et l’avale rapidement au son de la radio qui crache toujours les mêmes nouvelles en boucle et les consignes des autorités. La météo indique juste que ça se rapproche de chez moi. Je ne vais pas tarder à être touché.

Je tente de reprendre ma lecture, calfeutré dans mes couettes. Mais je n’arrive pas à me concentrer et mes mains tremblent tellement qu’il m’est impossible de bouquiner. Je me résigne à rester dans le noir en écoutant les bruits extérieurs et en espérant que je passerai la nuit… La radio grésille de plus en plus et je commence à avoir du mal à comprendre les informations qu’elle vomit. Je change les piles mais le résultat reste le même.

Je comprends que la tornade arrive. Elle sera bientôt là. La peur me donne la nausée et je me suis transformé en marteau piqueur. Les murs tanguent et la pluie redouble de violence. Il y a de grands fracas dehors. J’ai du mal à respirer et j’ai l’impression que la pièce tourne tout autour de moi. Je me répète que tout va aller et que dans quelques heures cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir et que je pourrai reprendre ma vie d’avant.

Un coup plus fort que les autres… J’ai l’impression que quelque chose s’est écrasé sur ma maison. J’entends distinctement le vent qui s’engouffre dans la cave. Mon logis ce serait-il ouvert ? Y aurait-il une brèche ? Je ne suis plus sûr de rien. Je me terre contre un des murs de la cave, complètement paniqué. Il y a de plus en plus de vent. Je comprends que les murs de mon chez-moi sont en train d’être arrachés et emportés par cette force de la nature ! Bientôt je n’aurai plus rien au-dessus de la tête ! Des craquements, des bruits sourds et le vent de plus en plus froid… Mon plafond n’est plus et je vois tout partir dans le néant et le vent. Je ne tiens plus au sol. Je tente de m’accrocher mais tout fuit vers le tourbillon. Mes mains lâchent prise. Tout tourne autour de moi. Dans un dernier hurlement, je disparais.

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 25 Avr 2018 - 10:59

Un tres beau texte :D

les descriptions sont bien mener et on a pas mal se suspense :)

hate de lire le suivant :)

:ippa:

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   Mer 25 Avr 2018 - 11:03

@Ippa : merci coeur

:ippa:

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MessageSujet: Re: Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]   

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Phoenix | Projet Bradbury 2.0 | [TP à -18]
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