Encre Nocturne
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 chronochallenge n°85

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феникс
Piaf cramé russe totalement fou
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Féminin Gémeaux Messages : 1266
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MessageSujet: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 21:30:22

Bonsoir à tous ! Titi ayant eu un empêchement, je la remplace au pied levé pour ce soir :)

Du coup, comme d'habitude, vous avez des thèmes et une heure pour écrire à partir du moment ou ce sujet est posté ! Comme je suis sympa/méchante (rayez la mention inutile) je vous ai mis des bonus pour ceux qui ont envie de s'y essayer !! Donc soit vous choisissez un des thèmes soit vous prenez une des phrases :la:

Thèmes classiques :

Dormir dehors

Un métier d'homme

Une histoire à dormir debout

En avant !

Bonus :Choississez une phrase et commencez votre histoire avec :

L'homme sortit un couteau de son sac et se dirigea vers la porte...

La jeune femme ramassa le sac de courses qu'une veille dame venait de faire tomber sur le sol...

Le chat ouvrit le battant de la fenêtre avec sa patte...

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*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier est comestible... Le piaf enflammé a faim...
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flocon

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Féminin Taureau Messages : 133
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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:06:29

Le chat ouvrit le battant de la fenêtre avec sa patte...

Le chat ouvrit le battant de la fenêtre avec sa patte. Il a repéré une gamelle pleine de pâté. Il sait que le chat qui vit là est vieux, il ne voit plus très bien et n'entend plus rien. C'est une chance pour lui car le chat sait pour avoir déjà essayer et avoir plusieurs fois fait le tour de la maison, qu'il défend farouchement son territoire. S’il repère le chat il ne le laissera jamais entrer. Par chance il est tellement vieux qu'il passe la majeure partie du temps à dormir. Il lui suffit de rentrer discrètement de filer jusqu'à la gamelle pleine, de profiter de ce festin mérité en plus c'est pas n'importe quoi c'est du Sheba. Ensuite il ne lui restera plus qu'à repartir en tachant de pas se faire attraper car il compte bien revenir.




------------------------------------------------------------------------------------------------
Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *
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Tifani

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Féminin Poissons Messages : 44
Date d'inscription : 20/05/2015

MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:29:12

Double ou triple thème selon le point de vue: Phrase 1, dormir dehors, et éventuellement histoire à dormir debout

L'homme sortit un couteau de son sac et se dirigea vers la porte en silence, le bruit de ses pas étouffé par l'épaisse couche de neige qui avait enseveli la forêt qui l'entourait.

Ca faisait des semaines que je marchais sans regarder en arrière, à la recherche d'un abri, et mon regard s'était illuminé plus tôt quand j'avais trouvé cette petite maison perdue au milieu de nulle part. La douce fumée qui s'échappait de la cheminée dans le froid glacial m'avait rendu presque hystérique. J'allais enfin pouvoir passer la nuit au chaud, avais-je pensé. Quelle naïveté. Et c'était avec d'autant plus de rage et de désespoir que je m'approchais de la porte, prêt à en découdre une dernière fois. L'homme qui y vivait m'avait claqué la porte au nez sans la moindre once de compassion. Il ne méritait pas ce magnifique abri douillet, avec son air aussi froid et rude que l'hiver qui avait frappé la région.

Je serrai les doigts sur le manche de mon couteau, la main tendue, prêt à frapper à la porte. Mais ma main retomba doucement, et je sentis les larmes réchauffer mes joues sur leur chemin. Je n'y arrivais pas. Malgré toute la haine que m'inspirait cet homme, je n'avais tout simplement pas le cœur de me battre à mort pour ce havre de paix que j'avais tant cherché. Je rebroussai chemin, lentement, comme un automate rouillé par le froid. Je savais que je ne tiendrais pas une nuit de plus à dormir ainsi, pas avec ce vent glacial qui se levait. Et pourtant, je laissais la promesse d'une vie chaleureuse s'éloigner derrière moi, en silence. Je n'avais plus la force de lutter.

Je m'enfonçai dans la forêt, hors des sentiers désormais rendus invisibles par la neige, et je finis par m'assoir au pied d'un arbre immense, espérant m'abriter un peu du froid entre ses racines noueuses. De l'espoir, toujours, après ses mois passés seul, à errer, chassé de ville en ville partout où j'allais. Je n'étais plus qu'un homme déchu, l'ombre d'un passé désormais révolu. Personne ne réaliserait que j'étais mort.

Le froid commençait à m'engourdir, et je me laissai aller contre le tronc, grelottant, et sentant la neige commencer à me recouvrir. Puis j'entendis un reniflement tout près de moi, et je rouvris mollement les yeux. Un loup, immense et fort, qui me humait et me fixait avec curiosité, sans la moindre peur. Je soutins son regard, ne cherchant même pas à me défendre ou à bouger. Ma mort était certaine désormais, et il ne méritait pas de partager mon sort. Je remarquai sa meute arriver aussi silencieusement que lui, et me dévisager à leur tour avec curiosité, attendant certainement le comportement à adopter de celui que je devinais être leur alpha. Ils étaient forts et puissants, et je ne serais sûrement qu'un maigre casse-croûte pour eux.

Au bout de ce qui me sembla être une éternité, le loup s'avança un peu plus, et je fermai doucement les yeux, acceptant ma fin. Quand je sentis subitement un contact chaud et humide sur ma joue, puis un poids sur tout mon corps. Le loup s'appliquait à me lécher méticuleusement le visage, allongé sur moi. Puis le voyant faire, les autres loups s'approchèrent, et se regroupèrent autour de lui, m'entourant d'une multitude de fourrures chaudes. Quand je parvins à réaliser ce qui se passait, je sentis les larmes couler de nouveau sur mes joues, et je restai immobile, mon corps lentement réchauffé par leur présence. Cette meute de loup m'offrait ma première marque de compassion depuis des mois. Ils m'offraient ce que m'avaient refusé des centaines de fois mes semblables, ce à quoi j'avais pourtant renoncé. Une vie.

L'homme de la cabane, pris de remords le lendemain, passa la journée à parcourir les bois à la recherche du jeune roi déchu, en vain. Personne n'entendit plus jamais parler de lui.
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Darkmichou

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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:29:47

La jeune femme ramassa le sac de courses qu'une veille dame venait de faire tomber sur le sol...

Et se redressa en tendant le bras comme elle pouvait malgré le poids du dit sac.

_ Madame, votre sac ! l’appela-t-elle, mais la vieille dame avait disparu dans les rayons du supermarché.

Ça alors, se dit-elle. Les gens sont tellement négligeants ! Jeanne décida de ramener le sac au beau caissier qui lui faisait de l’œil depuis quelques semaines, Edouard d’après le badge bleu qu’il portait à ravir sur son veston bariolé.

_ Bonjour, lui dit-elle timidement, prenant une pose qu’elle voulait aguicheuse mais pas vulgaire. Une vieille dame a fait tomber ce sac là-bas, au rayon cosmétiques.

_ Ah oui, je la connais, ça lui arrive souvent, ne vous inquiétez pas pour elle, je le lui rendrai. Merci beaucoup, c’est rare d’avoir des clients aussi attentionnés que vous.

Jeanne se sentit rougir.

_ Il n’y a pas de quoi ! lui glissa-t-elle avec son plus grand sourire en s’éloignant avec son propre sac de courses.

Ah ce beau garçon, il devait en faire tomber plus d’une. Comment pouvait-elle le séduire mieux qu’une autre ? Déjà qu’elle n’osait plus acheter de papier toilettes dans cette boutique depuis son arrivée, il fallait qu’elle passe à l’étape supérieure et qu’elle lui montre qu’elle était une fille saine, qui mangeait de bons produits et prenait soin d’elle. Dans le rayon cosmétiques, elle repéra une crème de jour haut de gamme qu’elle saisit aussitôt, se sentant excitée comme une gamine devant son nouveau jouet le jour de son anniversaire, et elle l’engouffra dans son sac. Etonnamment, il y avait déjà un pot de la même crème dans son sac.

_ Quelle étourdie ! pensa-t-elle à haute voix en reposant le pot sur l’étagère.

_ Vous avez besoin d’un coup de main, madame ? lui demanda une voix dans son dos.
Elle se retourna et vit un homme d’une quarantaine d’années qui semblait, au vu de ce qu’il tenait dans les mains, hésiter entre un rasoir à 4 lames et son concurrent à 5 lames, une révolution d’après ce que la star de la publicité dont elle avait oublié le nom en disait.

_ Non merci, pourquoi ? Et c’est mademoiselle !

_ Ah, excusez-moi mademoiselle, votre sac avait l’air bien lourd et je vous entendais parler, alors je pensais que…

_ Mais pas du tout, monsieur, et je suis une grande sportive vous savez !

_ D’accord, tant mieux mademoiselle. Bonne journée, mademoiselle.

L’homme faisait une tête bizarre, il avait l’air troublé. A croire qu’elle lui faisait de l’effet. Elle sourit à cette idée et changea de rayon avec une démarche gracieuse qui faisait onduler sa belle jupe à motifs écossais.

Après quelques dizaines de minutes à errer dans les rayons en pensant à son bel Edouard, Jeanne se dirigea enfin vers la caisse, son sac à la main. Elle vit Edouard lui sourire de l’autre bout du rayon, et elle s’élançait vers lui quand tout à coup elle sentit son pied buter dans quelque chose et elle s’écroula au sol. Les yeux à demi clos, elle aperçut la vieille dame qui avait perdu son sac un peu plus tôt qui s’enfuyait encore une fois. Encore elle ! Elle en était sûre, c’était elle qui lui avait fait un croche-pieds ! Mais pour qui se prenait-elle celle-là ? Etait-elle jalouse de sa jeunesse ? Heureusement, son cher Edouard venait d’accourir à ses côtés pour vérifier qu’elle allait bien. Elle se laissa aller dans ses bras. Comme c’était agréable ! Elle entendait sa douce voix au-dessus d’elle…

_ Oui, bonjour, Edouard Prigent, j’appelle pour signaler le malaise d’une vieille dame dans mon magasin. Oui, la même que la semaine dernière effectivement, celle avec la jupe à carreaux et le chemisier à pois. Cette fois elle est tombée. Il faudrait vraiment prévenir sa famille, je pense qu’elle aurait bien besoin d’un suivi médical plus poussé, c’est assez inquiétant…

Jeanne était certaine d’une chose : si elle s’accrochait et continuait de revenir tous les samedis, elle pourrait ravir le cœur d’Edouard, elle le savait. Un jour elle arriverait à être la plus importante, plus importante même à ses yeux que cette vieille dame dont on lui parlait toujours et qui semblait toujours s’arranger pour être le centre d’attention de tout le monde à chaque fois qu’elle venait, la reléguant au second rang. Et s’il fallait se débarrasser de cette mégère pour parvenir à ses fins, eh bien elle le ferait.
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helio

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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:31:46

Un métier d'homme
Eh bien voici mon texte j'espère qu'il n'y a pas trop de fautes. bonne lecture à tous.



L'homme sortit un couteau de son sac et se dirigea vers la porte, LA porte.

***

Ce matin, lorsque Daniel se leva pour aller en cours, sa tête lui faisait une migraine pas possible. Il n’avait pas beaucoup dormi et la soirée avait était longue.

La journée fût des plus banales, les professeurs débitaient leurs leçons et les étudiants écoutaient en prenant note. Leslie, comme à son habitude, ne prenait pas de note, et passait son temps sur son iphone. De temps à autre, elle montrait à Daniel le dernier tweet amusant quel avait reçu, où le snap de telle copine. En somme, c’était une étudiante brillante qui finira probablement magistrat.
Le soir venu, il ne rentra pas chez lui. Cette soirée, il l’a planifiée depuis des semaines, il fallait que ce soit cette nuit.

Il erra un quart d’heure dans les rues et se retrouva au milieu d’une rue mal éclairée, le crépis des bâtiments s’effritait à vue d’œil et les odeurs de poubelles irritaient ses narines.

Il frappa à l’une des rares portes qui ne s’ouvrit pas immédiatement. Ces quelques secondes lui firent douter mais avant même qu’il ne décide, la porte s’ouvrit et un homme silencieux le toisa un instant avant de le laisser passer.
Dans la pièce, péniblement éclairée, quatre hommes jouaient au poker autour d’une table. L’un deux, celui qui montrait le plus d’assurance, lança : « Tapis ». Deux des joueurs regardèrent leur carte puis se couchèrent. Le troisième, après un moment de réflexion, suivi et les cartes furent retournées. Le troisième avait deux paires tandis que l’autre avait un sept de cœur et une dame de carreau. Sur la table parmi les 5 cartes il y avait deux carreaux et un cœur. Il posa ses cartes et affirma d’une voix forte : COULEUR !

Personne ne le contredit. Qui aurait osé, face à Amin. Qui apparemment n’avait pas compris toutes les règles. Finalement, il leva les yeux et aperçu Daniel :

- T’es en avance grosse tête. Le sac est sur la chaise.

Daniel s’avança et se saisi du sac. Au même moment Amin reprit :

- T’as pas intérêt à foirer le deal, OK ? Tu rentres, tu prends l’enveloppe, tu donnes le sac et tu reviens ! c’est clair ?
- C’est un métier d’homme, pourquoi tu refiles le boulot à ce type ? rétorqua l’un des joueurs.
- Ta gueule ! Merde, je sais ce que je fais.

Daniel acquiesça d’un signe de tête et sortit.

***

Lorsqu’il arriva à l’adresse qu’on lui avait indiquée, deux jeunes garçons, la quinzaine, le firent entrer.

- T’as le matos ? demanda l’un des deux garçons.

Daniel fît signe que oui.

- Putain, t’es muet ou quoi ?
- Laisse tomber, répliqua l’autre. File-lui l’enveloppe et qu’on en finisse.

Daniel sentait bien que quelque chose n’allait pas. Pourquoi il n’y avait que ses deux là ? Où était le « caïd » ? Soudain l’un des gamins sortit un couteau et se lança sur Daniel qui l’esquiva de justesse.

- Enfoiré s’écria-t-il ! Laisse le sac et casses-toi, compris sale merdeux ?

Sans savoir ni comment, ni pourquoi, Daniel garda son calma. Ils étaient deux avec des couteaux et n’attendaient qu'une erreur de sa part pour de se lancer sur lui. Il prit l’initiative, fonça sur le plus petit, le désarma et lui enfonça le couteau dans l’épaula. Le gosse hurla de douleur alors que le sang éclaboussait la veste de Daniel. Surpris par son acte, il ne fît pas attention au second garçon qui se rua sur lui. Il évita le coût de justesse mais il se dessina sur son avant-bras une longue coupure de plus en plus rouge.

Il regarda le gosse dont les yeux étaient près à exploser sous l’adrénaline, pris son sac et couru. Il enfonça la porte et dévala les escaliers la sac d’une main et le couteau de l’autre. Une fois dehors, le garçon ne le poursuivait plus. Il continua à courir jusqu’à sentir ses poumons s’étouffer.

***

Daniel sortit un couteau de son sac et se dirigea vers la porte, LA porte. Amin l’attendait, et il n’accepterait aucune excuse. C’était un métier d’homme et pour eux il était juste une grosse tête qui avait besoin de fric.


Dernière édition par helio le Mer 22 Nov - 23:00:54, édité 1 fois
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Nain Fougère
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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:32:06

     Le soleil, ardent, se dresse sur une plaine rouge recouverte de cadavres en tout genre. L'odeur pestilentiel, qui se dégage des cadavres laissés à l'abandon, a fait fuir la faune locale. Pas un seul charognard n'a osé s'approcher malgré les quantités astronomiques de viandes fraîches qui attendent sagement de pourrir. La mort rôde encore...
    On pourrait s'attendre à un silence troublant, insupportable, dans ce décors de rouge, de vert froid de la forêt autour, du ciel bleu en contraste du sol et de l'éclatante lumière du soleil éclaircissant le brouillard transparent, mais nauséabond, qui s'élève lentement du sol. Pourtant, un vrombissement incessant règne là, des hordes d'insectes, seuls osant risquer la mort, s'empiffrent de la viande à l'air libre. Le vent lui-même s'en est allait pour ne plus accorder ses gémissement avec les sons horribles produit par ses créatures répugnantes.

    Face au soleil, dans la forêt, le sol commence à gronder. C'est presque imperceptible, mais pourtant, si l'on tend l'oreille, on sent que quelque chose se prépare, que quelque chose approche.
    Plus tôt à l'aube, deux ombres sur des montures sont passées à toutes vitesses entre les cadavres. Les fiers nains de la montagnes n'abandonnent jamais et quand l'ennemi ose fouler leurs terres à nouveau, ils répondent en conséquences avec une sévérité inflexible.
    Pourtant, cette fois, les nains sont réticent. Les cadavres qui pourrissent au soleil ne sont pas ceux de l'ennemi, ce sont ceux de leurs frères... L'ennemi qui a foulé leurs terres n'est pas quelque chose que l'ont connait. Ce n'est pas quelque chose qui ressent quoi que ce soit. C'est... quelque chose qu'on ne souhaite pas vivre, qu'on ne souhaite pas connaître. Un cauchemar comme il n'y en a jamais eu. on aimerait que cela soit juste une mauvaise histoire racontée aux gosses qui ne sont pas sages.
     Hélas, ce n'est ni une mauvaise histoire, ni un cauchemar, c'est la fatalité bien réelle.

- Dispersions ! hurles une voix grave et résonnante.
    Des rangés de nains en armure lourdes se placent au centre où débute de la plaine. Des unités légères se positionnent sur les côtés. La cavalerie à dos de sanglier attend en retrait dans la forêt, ils pourront contourner et attaquer par surprise. Les unités de tirs se disposent derrière les unités lourdes.
    Sous chaque barbe broussailleuse et chaque plaque d'armure se cache un être terrifié. La sueurs, les tremblements incontrôlés, le stresse oppressant, la respiration saccadée, l'odeur, le sang, le bruit, la chaleur, le danger, la mort... Assez !!! C'est insupportable, pitié !...
    Pourtant, s'il y a bien une chose que toutes ces atrocités n'ont pas réussi à terrasser... c'est la fierté des nains. C'est cette dernière qui pousse chacun d'entre eux à ne pas fuir. Chez les nains, on ne fuit pas, c'est inné, la mort est préférable.

    Un éclaireur nain à dos de sanglier fonce à toutes vitesse sur l'armée naines, les larmes aux yeux, arriver devant le meneur de troupes le plus proches, il ne parviens qu'à prononcer l'arrivée de la mort. La peur se répand plus vite qu'une poignet de sable lâchée dans le vent. Le roi des nain en personnes manque de s'effondrer lorsque qu'il comprend. Mais il ne fléchi pas, même si tout est perdu, il ne lâchera rien !
- Formation serrée ! Unités lourdes à genoux, artilleurs en joue prêt à faire feu ! beugle le roi les yeux écarquillé de peur dans son casque soudain trop étouffant.
    Le message est passé et en quelques instant, les unités légère se rapprochent, armes prêtes à trancher, les unités lourdes s'agenouillent et en profitent pour trouver réconfort derrière leur bouclier, les unités de tirs on chargés leur arme pointée au devant, prêt à appuyer sur la détente au moindre mouvement.

    Tout à coup, tout devient étrangement silencieux. Une de ces accalmies tendues qui ne présagent jamais rien de bon, si bien que le moindre bruit pourrait faire sursauter l'être le plus stoïque du monde...
    Dans ce décors irréel où se mêlent le pâle bleu du ciel, l'éclatant soleil et l'écarlate sol informe, quelque chose se brise. Les cœurs n'ont jamais battus aussi fort qu'en cet instant horrible...
     Puis... la mort sort de sa tanière dans une infinité de hurlements affreux. Le roi cède à la panique le premier.
- En avant !!! hurle-t-il d'une voix brisée par l'effroi, avant de foncer tête baissée suivit d'une armée entière de nains.

    Ce matin, le ciel n'a jamais était aussi éclatant, l'air si sourd et le sol si rouge et aqueux.

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~L'Étrange Nain Fougère~


Dernière édition par Nain Fougère le Sam 25 Nov - 18:08:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:32:30

Dormir dehors :

Cette femme respirait le luxe, elle croulait sous les beaux objets de valeur et ne se privait pas de le montrer à tout le quartier dès que l’occasion se présentait. Elle parlait toujours d’une manière hautaine, assez froide et sans pitié. Personne ne l’aimait, et elle s’en fichait. Tout ce qu’elle recherchait, c’était l’argent et le confort.

Mais un soir, je pris mes jumelles pour observer de plus près un évènement qui allait m’occuper pour la soirée. Elle avait visiblement perdu son sac à main, ou peut-être lui avait-on volé… Toujours est-il que je la voyais depuis ma fenêtre, assise devant sa porte, impuissante. Elle avait sans doute perdu son téléphone ultra sophistiqué en même temps. Cette pauvre grognasse méritait son sort. Je lui souhaitais presque qu’elle doive dormir dehors, avec pour seule compagnie son gros manteau de fourrure beige. En réalité, j’en avais envie. Qu’elle sente un peu ce que ça fait d’avoir froid au pied, d’avoir faim et soif ! Que cette leçon la fasse réfléchir sur sa vie et celle des autres !

Mais soudain, je sursautai, elle s’avançait vers ma maison, la tête baissée, vaincue. Non, non, non, elle n’allait tout de même pas venir me demander l’hospitalité le temps d’une nuit ?! Je me cachai vite derrière la porte, mais me rappelai que des lampes étaient restées allumées à l’étage et que ma voiture était garée en face. Quand la sonnette résonna, je me décidai tout de même à aller ouvrir.

-Bonsoir.
-Bonsoir, j’ai perdu mon sac… Je ne sais pas rentrer chez moi… Pourriez-vous exceptionnellement m’héberger ?
-Oui, bien-sûr, entrez, je vous en prie.

Ma gentillesse était mon plus gros défaut, parfois. Je le regrettais déjà. Alors, changeant d’avis, je lui claquai la porte au nez. Elle dormit dehors cette nuit-là.

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« Quand les temps deviennent bizarres, les bizarres deviennent pros » (Hunter S. Thompson)


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Darkmichou

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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   Mer 22 Nov - 22:42:41

Flopostrophe merci pour le fou rire :rire:
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MessageSujet: Re: chronochallenge n°85   

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chronochallenge n°85
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