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 Petit passage de WP à scruter [+18]

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Chaul

Chaul

Masculin Lion Messages : 119
Date d'inscription : 01/08/2017

Petit passage de WP à scruter [+18] Empty
MessageSujet: Petit passage de WP à scruter [+18]   Petit passage de WP à scruter [+18] EmptyMer 14 Fév 2018 - 15:56

Yo, voici un passage de mon magnum opus WP que je soumets à votre oeil scrutateur dans l'espoir que vous y trouviez des qualités ou des défauts. Amicalement vôtre, l'humble et modeste auteur de WP (le magnum opus de ma vie).

Ce passage s'étend des pages 263 à 266.

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« BON MAIS D'ABORD UN PEU DE MEGA-BACKSTORY SUR MOI MEGAMIND OKI »

**

 C'était au collège. Un collège tout ce qu'il y a de plus normal, rempli de gens de collège, de profs de collège et de matériel de collège. Je dirais même que c'était foutrement un collège. Et moi, j'étais un vilain, un vrai de vrai. Enfin, je n'étais pas encore capable de me montrer cruel envers mes pairs. Cela était destiné à changer, lorsque je fis la rencontre d'un gamin plus vicieux encore que moi, un dénommé … Anny Wertzer.
 Cet enfant avec une bouille d'ange dans un corps de démon me poussa à commettre le péché le plus suprême et fatal … Nous étions alors en classe de littérature étrangère, et j'avais été placé par hasard à côté de lui. Je n'attendais rien d'une amitié entre nous, et mon opinion de lui était bien légère. Je me préparais à le bombarder de boules de gomme et de taillures de crayon quand, d'une seule parole, il me fit abandonner ces futiles distractions et changea ma vie.

« On va chier sur le bureau de la principale. J'adore mettre ma merde à la vue de tout le monde.
- Qu …
- On va manger des oignons, de l'ail, du choux rouge puis on déposera nos hot-dogs dans son bureau. On salira également quelques classes de notre caca.
- Putain non j'ai pas env- »

 Vingt heures, un jeudi. Nous étions en pleine infiltration dans les couloirs du collège qui menaient au lieu de notre futur méfait sucré. Anny m'avait ordonné la veille de manger du thon cuit pour me constiper et de préparer mon anus en l'élargissant avec un bâton de colle. Je n'avais rien fait de tout cela, car je tenais encore un peu à ma dignité. C'est donc très hésitant et au fait de l'humiliation à venir que je le suivais dans cette aventure improbable.
 Durant notre passage dans les conduits d'aération du bâtiment, je pouvais l'entendre murmurer des insanités telles que « elle va goûter à ma crème au chocolat » et « j'écarte la fesse gauche en premier ». Quelque chose ne tournait pas rond chez ce chum. Après un peu plus d'exploration nocturne, il était enfin temps de passer à l'action. Sauf que je n'avais vraiment pas envie de lâcher des crottes et des prout devant ce sauvage du caca. Je me mis donc en posture de lumbago soudain dans le but d'exprimer mon refus.

« Allons, soldat Megamind ! As-tu oublié la devise de notre ordre des prouteurs, inventée par notre maître lui-même, Monsieur Prout ?
- Songe à consulter un psy, espèce de dégé-
- Popopopo, on se calme. D'ailleurs, popopopo, c'est le bruit de moi quand je fais caca aux toilettes.
- Baka … Quelle est cette devise ?
- Le pet est un gaz sulfurique qui sort du trou chismatique et annonce avec fracas l'arrivée du général caca.
- Ouais mais même j'ai pas envie.
- Vous manquez de vision, Megamind ! Je vous pensais pourtant le parangon de la vertu merdienne, vous qui puez le fennec j'te casse la schneck j'te break ton neck tabernek.
- C'est juste mon parfum.
- Soit. Je vais montrer l'exemple. L'heure de se défroquer a sonné ! »

 Anny expulsa sa bouillie compacte sur nos derniers tests corrigés, essuya le bout du canon et rechargea pour sans plus attendre faire feu à nouveau, et s'y remettre dès qu'il se serait torché avec plus de papier encore. Je ne sais pas si vous avez déjà lu ce passage dans Gargantua où il raconte à Grandgousier dans ce français que nous méritions toutes les sortes de torcheries qu'il employa pour calmer sa rondelle baveuse, en tout cas, c'était un peu ça qui se produisait devant moi.
 Puis sa merde se mit à parler dans le plus grand des calmes. Je ne m'attendais pas à une personnification aussi romanesque et vengeresse. Qu'est-ce que le destin d'Anny pouvait bien lui réserver ? J'allais l'apprendre à mes dépens, et garder dans mon cœur les leçons de cet enseignement pendant mes nombreuses années de grand vilainisme international.

« Tu vas mourir de te marier à la merde, dit la merde. »

 Anny fut écartelé et marié à sa propre merde de cul. Quinze ans durant, j'ai dû fuir d'un continent à l'autre pour échapper à cette poop assoiffée de vengeance. J'étais au Kazakhstan, puis je devais prendre un avion pour le Michigan parce que la merde m'avait géolocalisé avec la puce GPS de mon iPhone, mais un indic' m'apprenait que l'aéroport était truffé de pièges, donc je devenais un reclus au Sri Lanka, puis on me retrouvait deux ans plus tard en Côte d'Ivoire, où je tenais un grand service de trading illégal en toute impunité puisqu'en Côte d'Ivoire les autorités ivoirien, qu'à cela ne tienne, la merde triangulait à nouveau ma position avec l'aide du FBIBISDBISBI, donc je fuyais en Sibérie à bord d'un train, sous une identité X, dans un wagon de marchandises, où je faisais la connaissance d'un vieux clochard pourchassé lui aussi par sa merde, et nous nous allions afin de les semer au plus vite mais notre alliance prit fin au Brésil lorsque les négritos d'une plantation nous dénoncèrent aux merdes qui engagèrent alors des guerrilleros pour nous déloger, ce qui eut comme effet une augmentation graduelle de notre crainte des autres, et tout se finit en France, alors que de graves attentats avaient ému la population et poussé les forces de l'ordre à acheter masse de Robux pour améliorer la sécurité, ce qui était un cadre parfait pour forcer les merdes à se révéler, avant d'être emprisonnées pour terrorisme international, mais il nous fallut d'abord contacter les autorités et nous présenter comme des appâts, et, malheureusement, le clochard mourut lors de cette opération périlleuse, mais je parvins à survivre et à vous raconter cette histoire dont je garderai toujours un souvenir amer mais instructif.

**

« Trop super cool, dis-je, on peut reprendre notre combat maintenant ?
- Non, car j'ai une deuxième mega-backstory en réserve !
- Deux backstories d'un coup ?! Éructa Chemou. Tu casses tout le rythme du récit ! Une minute … Megamind a conscience d'être dans un bouquin … Et il fragmente l'action …
- Oui, continue Emmie. Le combat a déjà commencé. Il est train d'effacer nos existences … Il prévoit de raconter des centaines de backstories de merde pour ne pas nous laisser le temps d'initier le véritable combat !
- AHAH ! Vous avez tout compris à mon gigamastermind plan ! Honnêtement, je vous savais capable d'envisager correctement mon terrible keikaku !
- Le keikaku … Répète Henry. Nous sommes juste des pions … Dans son keikaku !!!
- Sur ce, mes très chers ennemis … Backstory time ! »

**

 Trêve de Pikifou passés au microondes, voici ce qui s'est passé, comment, pourquoi et surtout, où. Ce qui s'est passé : j'ai kidnappé une mineure. Comment : Avec un van, un trench coat, deux sucettes et mes couilles bien bleues. Pourquoi  Parce qu'à l'époque, malgré mon statut de vilain haï et respecté, je n'avais absolument aucun ami et je me sentais très seul. Où : dans mon repaire du mal, perdu dans les neiges éternelles de l'Antarctique, affectueusement nommé par mes larbins le Macho Facho. Ces p'tits gars font parfois preuve de tant d'inventivité dans la conception de nos plans maléfiques qu'il m'arrive de les prendre pour une vraie famille … Evidemment, je dois laisser une distance entre eux et moi, sinon, ils ne seraient plus les larbins et moi le chef. Je m'étais donc contenté le jour de la trouvaille de cette perle de dire que c'était pourri mais de l'accepter quand même. Mais revenons-en au kidnapping.
 Ma première conversation avec ma victime … Il faut que tout se passe à la perfection ! Si je veux qu'elle devienne une amie fidèle et fidélisée, il va falloir que j'y mette le paquet ! Je rentre dans sa cellule en arborant le plus grand des sourires d'enfoiré que ma mâchoire puisse supporter.

« Alors, comment vas-tu ma petite kidnappée ? Si je t'étale sur un gâteau, on pourra dire que ce gâteau est kid-nappé, ahah.
- Au secours, un violeur professionnel avec une tête bleue !
- Pardon ? Je ne suis que Megamind, ton mega-ami.
- Tu peux satisfaire tes pulsions de chair avec mon corps mais tu n'obtiendras jamais mon cœur.
- Mais je vais pas te violer. Je veux qu'on soit potes.
- On est où ?
- En Antarctique.
- Impossible, on est à moins d'un kilomètre de chez moi, j'en suis sûre ! On est où ?
- En Antarctique.
- Tu as un téléphone ?
- Oui.
-Donne-le, je vais appeler mes parents, comme ça, ils ne s'inquiéteront pas.
- Tu te crois dans le monde du dessin-animé, jeune fille ? Cette conversation ne sera pas entre mère et fille, mais entre kidnappée et policier, je le sais ! On ne peut pas bâtir une relation sérieuse et durable si tu la commences en me mentant.
- Oki, alors on sera amis.
- Vraiment ? Yes.
- Voilà ce que tu vas faire, ami : tu vas me faire des brownies végétariens. Me rapporter un écran plasma et un canapé bien confortable. Ainsi qu'une station de jeux-vidéos et toutes les commodités habituelles. Ensuite, tu me donneras les commandes d'accès des terminaux secrets de ta base. Finalement, tu me permettras de prendre le contrôle de ton armée de mini-sbires robotiques.
- Que … Tu n'es pas une simple lycéenne … Tu es mon pire rival dans le grand vilainisme international ! Le Mime War Villain !
- Oui. Mon opération de destruction totale de ton organisation vilainique arrive à son terme. Code rouge ! Nom de malédiction commune : Heavy Tanker Fashion ! »

 La lycéenne sous l'influence directe du Mime War Villain n'était qu'un pantin, littéralement, qu'il pouvait manier à sa guise. Si l'on considérait ma base comme un vaste réseau virtuel, elle serait un virus ayant pour mission d'infecter le plus de programme possible. Et la vermine venait tout juste de se répandre. Au moment où le Mime War Villain me parlait à travers son agent de contamination, mes mini-sbires tombaient peu à peu sous mon emprise et se ruaient vers la cellule pour me jarter ASAP de ma base à moi. Je ne comptais pas m'avouer vaincu si rapidement. Il me restait une option pour venir à bout de mon ennemi : remonter à la source du virus.
 Je pénétrais la chatte de la lycéenne avec mes longs doigts bleus filandreux. Le Mime War Villain se sentit profondément touché en lui-même et tous ses pantins lâchèrent simultanément des râles de plaisir décomplexés. D'un seul toucher vaginal, d'un seul, j'avais asservi celui qui se targuait de pouvoir asservir le monde entier. J'avais dominé le dominateur. Depuis ce jour, il s'est juré de me venir en aide chaque fois que j'aurais besoin de ses compétences d'annihilateur de civilisations, et je n'ai jamais regretté ma pédophilie victorieuse.

**

« Elle vous a plu, celle-là ? J'espère que oui, parce que la troisième sort du four !
- Stop ! Hurlé-je. Raconte-moi l'histoire de John Smith et Jamestown.
- Ah ? Euh … Bah John Smith, il a joué un rôle important de la première colonie, Jamestown, en …
- Vas-y raconte l'histoire. De John  Smith et Jamestown. A Jamestown. De John Smith.
- … En plus, il avait été esclave et ses maîtres …
- Vas-y, raconte l'histoire de John Smith. Et Jamestown. Raconte l'histoire, vas-y.
- Tu arrêtes de m'interrompre, vieillard pathétique ? Je reprends. La Virginia Company voulait tenter de fonder …
- John Smith, raconte, à Jamestown, raconte l'histoire. Raconte John Smith. Et Jamestown.
- Et donc la Plymouth Company s'est dit que …
- L'histoire de John Smith, raconte-la, à Jamestown. De John Smith. L'histoire de Jamestown.
- Au début, ils étaient cent, puis seulement cinquante, mais de nouveaux colons sont arrivés pour …
-James Smith à Johnston. Vas-y, Jamestown, raconte John Smith, vas-y, l'histoire. L'histoire de Jamestown à John Smith, vas-y.
- STOP ! J'ai compris la ruse. Tu essaies de m'empêcher de conter une autre backstory ? Très bien, alors, que les hostilités soient lancées ! Freddy, t'es Fready ?
- Chuis trop le Krueger Freddyyyyy, répondit l'intéressé.
- Attaque, soubrette souffreteuse !
- WP, retiens bien ça : le jeu du Je parmi tant de Je ne fait que débuter ! »



Dernière édition par Chaul le Sam 22 Déc 2018 - 0:45, édité 12 fois
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Chaul

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Petit passage de WP à scruter [+18] Empty
MessageSujet: Re: Petit passage de WP à scruter [+18]   Petit passage de WP à scruter [+18] EmptyJeu 19 Avr 2018 - 21:46

Gros passage qui s'étend des pages 255 à 260. Le WP Crew est dans le monde des tableaux et à la surprise générale, il est rempli de tableaux !!!!! Comment nos chers héros vont-ils s'échapper de cet enfer pictural ? Et quels durs sacrifices devront-ils mener sur l'autel de la destinée pour rejoindre leur réelle réalité ?

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 Le peintre fou sort ses meilleures cartes de son deck. Putain, le con, j'ai oublié les miennes à la villa ! Mais ça va, je peux toujours le battre, tant que je garde en tête l'amour des cartes. Et que je reste fidèle au respect des femmes. D'ailleurs, très chères femmes, n'hésitez pas à me contacter, et sachez que mon cœur déborde d'amour, d'affection et d'attention pour toutes les filles dans ce vaste univers qui pensent qu'elles n'auront jamais la chance de connaître le grand amour. Mes donzelles, y a toujours un vieux papi qui pourra vous aimer !

« En garde, duelliste Weedplant ! Je tire ma carte piège spéciale : Abomination Grise ! Tant que tu n'auras pas tiré ta première carte, tes HP seront réduits de moitié et tu souffriras du statut : Poison Corrosif ! Te voilà donc en la possession de … 3000 HP ! Alors que j'en ai 6000 ! Ahahah !
- Weedplant, l'amour des cartes, putain, tu vas les aimer tes cartes ou merde ?! Gueule Henry en transe.
- Ouais bah une seconde, l'amour, c'est comme une pousse au soleil, ça sort pas de terre en mode « yo tout le monde c'est Gotaga ».
- Tu penses vraiment pouvoir me vaincre, duelliste Weedplant ? Aucun de mes visiteurs n'a pu me tenir tête jusqu'à présent. Ce serait étonnant qu'un vieillard burlesque avec ses remontrances de derrière les fagots arrête ma course sanglante contre l'humanité !
-Clos tes mandibules, commentateur espiègle, car je peux tout faire ! J'ai les mêmes pouvoirs que Doctor Who dans cette histoire de merde.
- Papa, on va se taper un méchant copyright, là.
- Bon, pareil que Doctor When alors. Ou Doctor Why. Putain, je sais plus ! »
   

 Aimer ce qu'on ne possède pas, c'est plus qu'irréel, c'est artistique. Il faut avoir l’œil d'un vrai bonimenteur et faire du gros bonimentage pour s'y essayer. L'amour ne s'obtient pas dans n'importe quelle condition. Je rassemble les éléments nécessaires. De la quiétude, tout autour de moi. La rudesse de mon corps malade, perclus de traumatismes. Les bases solides de notre connaissance, la prolongation courtoise de nos sentiments, l'exaltation palpitante de nos impalpables expressions. Un clair de lune, de la brume, des nuages lapidaires, une colline au saule mort et peu amène. Ça y est : le décor est posé !

 L'amour. L'amour. La carte. La fine tranche de la carte. Mon amour peut-il se poser sur cette tranche ?
 Un amour doit être sincère, peut être fort et durable. La carte a une sensibilité à l'amour : on lui dicte ses effets sur le joueur adverse, le moment où elle sera posée, son impact sur la partie. La partie de mon cœur que je pique comme un as pour mettre l'ennemi sur le carreau. Ou un truc comme ça. Merde, j'ai oublié le trèfle. Du coup, je vais repartir de trèfle vers autre chose.
 Trèfle. Trèfle vert. Une marque. Qu'est-ce qu'une marque ? Cela peut être une marque … D'affection. Retour à l'amour. J'avais anticipé cette transition à mort. Et ouais. Gros master plan.
 L'amour … L'amour que je porte à mes cartes. Mais l'amour, c'est aussi … Le sacrifice.
 Le sacrifice. Le lamantin qui se jette sur la torpille visant le paquebot italien. Le singe mangeant les puces de ses congénères. La larve du papillon posée sur la tige du cocotier. Tels sont ces sacrifices si familiers et pourtant si … Honnêtes.
 L'amour ? Le sacrifice.
 Le sacrifice ? La mort.
 La mort ? L'amore.
 L'amore ? L'amour.
 L'amour ? Le glamour ?
 Open dze eyes. L'amour est tel un bouton doré sur le sweatshirt de la vie.
 L'amour est si
doux
et douloureux
et douloureusement
décoloré.
 L'amour, c'est un peu comme :
un paquet de cartes bien coupé
une carte finement retournée
une carte posée à plat, comme l'on pose à plat quelque chose qui nous inquiète
des cartes s'associant, se combinant, s'augmentant
la carte unique, capable de faire basculer tout le jeu
 Oui, tel est l'amour contenu dans ces cartes.
Cartes.
Caractère.
Amour.
Rencontres.
Tope-la.
E-amour.
Salutations.
 Cartes, un mot de six lettres, oui, six lettres tout comme amours. Elles sont au pluriel, car l'amour ne s'applique pas une carte, mais à tout le deck, l'amour est uniforme, équitable, abondant. Yugi dirait : « J'aime mes cartes comme j'aime mes pays du tiers-monde : sous-développés ». Moi, je dirais : « J'ai tatoué LOVE sur mes phalanges et tu vas bientôt pouvoir te tatouer CARTES autour de ton trou du cul parce que je vais te ».
 C'est ça, l'amour dit simplement. L'amour, c'est, la chaleur.
L'amour est bon, les cartes sont bonnes.
 L'amour, c'est le cocon de chaleur des cartes. C'est se sentir flotter dans le geyser chaud.
L'amour a un goût sucré avec des notes de framboise.
 L'amour prend forme dans le désir. Le désir se cristallise. L'amour. Les cartes. La passion. Le sucre et le sel des relations. TENDANCE AMERE. La compatibilité. La complicité. La fiabilité. STABLES ECURIES. Une carte sans HIV. Point besoin d'édredon pour mon asticoton. J'entre dedans, je sens la chair de la carte qui pulse. TENTATION DE LA PENETRATION.
 Han oui. Han oui. L'amour des … Des cartes … HAAAAAAANW. Passer de longues soirées hivernales sous notre plaid, à boire un cocholat chaud et lire un roman de cent pages. Échanger nos salives avec tendres … Non, je peux pas te filer le HIV avec ma salive. Mais je te dis que non. Putain mais, je te force à rien, OK ? Ah, tu te casses ? Ben ouais, go, connasse. De toute façon, une carte qui se met dans un plaid, c'est ridicule, retourne chez ton père la carte et ta mère la carte, va. Espèce de carte de vœux va.
 Le divorce tragique de la carte. No more love. Statut : c'est compliqué.
 Maintenant, je suis seul et brisé. J'erre dans ce château de cartes écroulé tel le souverain déchu ayant perdu sa Reine de Cœur. Je ne peux plus ni écrire ni produire. Je suis amorphe, frappé de mutisme, superficiellement translucide. Voilà mon amour pour mes cartes. Ah et aussi, j'ai les cinq cartes nécessaires pour invoquer Exodia. Instawin enculé !

« Pas encore ! Je réplique avec ma carte sort : Barrière de l'Exode !
- Cette carte a jamais existé … Fait remarquer Chemou
- WP, ce mec triche comme un espèce de gros tricheur ! S'exclame Bob. Tu vas de ne tricher aussi ?
- Non. Je joue que fair-play. Je vais lancer ma technique spéciale … Destruction de deck ! »

 Je lui arrache ses cartes des mains, je les déchire en petits morceaux et je laisse le vent les emporter dans sa course.

« Hé mais … Disqualifié !
- Non. T'as rien pigé, bouffonne. Je t'ai vaincu. Je suis … Califié. »

 Et c'est ainsi que le peintre fou me reconnut comme son calife absolu et que ses dizaines de mondes peinturlurés furent placés sous  ma bannière. Fort de cette influence nouvelle, je m'attendais à ce qu'un grand vilain cherche à s'emparer de mes richesses par une fourberie particulièrement bien raisonnée. Il n'en fut rien. De longs mois passèrent sans que quiconque n'essaie de s'en prendre à mon califat. Pendant ce temps, ma fille fit plus ample connaissance avec ma sœur. Elle réussit à la sortir un peu de ces traumatismes d'avoir été enfilée comme un onahole par des aliens zigouilleurs. Chemou, Bob et Henry s'occupèrent de Roland comme s'il était leur fils adoptif, ils l'emmenèrent en balade dans les collines de marshmallow, le poussèrent sur la balançoire des stryges du destin surplombant le gouffre de la mort absolue, le catapultèrent au beau milieu d'un troupeau de trente-cornes en rut … Et Thomas ne donna pas de signe de vie. Le bougre me manque. Quand va-t-il donc revenir ? Quelles affaires urgentes le retiennent au pays ?
 En parlant de pays, il me reste encore un bout de mon califat à visiter : le pays type western.

**

Dialogue introducteur de type Exposition Lourde

« Oh interlocuteur, ça va ?
- Ouais ?
- Ben non, ça va pas, on est dans un désert mortel où les températures maximales atteignent les cent degrés le jour et les seuls havres de paix dans cet océan de désolation se situent sous les dômes protecteurs de la Fédération des Dômes Utiles.
- Oki.
- Donc t'es un interlocuteur mort maintenant.
- Ah oki. »

Monde Western – 16 heures du matin – Dôme A-C514

 Tel l'homme humble et honnête à la spontanéité spirituelle traversant les étendues arides du lointain ouest, j'investis la ville déserte sur mon fier canasson, accompagné de mes pistoleros Bob et Chemou. Ma fille et Henry ne sont pas du voyage, ils ont eu le projet fou mais ambitieux de voler un train, au sens le plus littéral qui soit. Ils prévoient de soulever la locomotive et de stocker le train entier dans un hangar en Antarctique. Leur B-plot sera sans doute très intéressant, mais ce n'est pas ce qui retient notre attention présentement !
 Venu déposer mes largesses à ce morceau isolé de mon territoire qui n'a pas trouvé à redire à mon élection soudaine au rôle de souverain suprême, je suis pourtant accueilli de la manière la moins courtoise : les habitants reculent et se barricadent dans leurs masures bouffées par le sable. Aucun cri de joie, aucune liesse, aucun roulement de tambours, rien que le passage persistant d'un virevoltant. Regrettable. J'entre avec fracas dans le saloon. Tous les habitués et les types de passage se retournent en me lançant un regard noir. Mais je n'en ai que faire.
 Je passe entre les tables en me fichant bien des moues boudeuses de ces handicapés du coccyx. J'arrive au bar. Avec mon air le plus sombre disponible, je m'assois et appelle le barman. Je lui commande … Qu'est-ce que je lui commande, déjà ?

« Bob, une idée ?
- Un martini ?
- Un peu bourrin, non ?
- Une limonade ?
- Je suis pas si chétif, c'est moi le shérif.
- Un verre d'eau ?
- Je veux pas être vu comme un homme responsable et propre sur soi.
- Un whisky ?
- Trop cliché du cowboy solitaire.
- De la vodka ?
- On va me prendre pour un désespéré qui veut se saouler la gueule pour oublier son passé tourmenté.
- Une liqueur ?
- Point besoin de cette Malt Liquor.
- Un verre de lait ?
- S'il provient d'une cowgirl, je pourrais agréer tout de go, mais on ne sert pas ce genre de breuvage sucré ici.
- Un café ?
- Ils me verraient comme un représentant de la loi, de l'ordre et de la justice blasé par l'uniforme.
- Un thé?
- Je passerais pour un étranger mystérieux à la culture raffinée et au goût exquis … C'est d'accord, un jus de poires, barman !
- J'ai pas de jus de poires. D'ailleurs, j'ai pas de boissons. Dégagez d'ici.
- Et y a quoi à grailler ?
- For you the bullet. »

 Je ne comprends pas ! Comment peut-on être si mal accueilli sur ses propres terres ? Ces culs-de-jatte circoncis n'ont-ils aucune conception du respect dans leur culture ? Sont-ils au moins civilisés ?! Je vais activer le neurone SORRY dans leur tête, vous allez voir ! Oh que oui, Chemou va distribuer deux-trois patates dans l'assemblée de ces bouffonnes et moi, je vais tenir le barman par le col et lui éclater sa BOUILLE vite fait bien fait.
 Un second étranger de mon espèce fit son entrée dans le saloon. Contrairement à moi, il fut honorablement reçu par tous les voyous du coin, qui baissèrent leur chapeau sur son passage. Bien que son accueil surpasse le mien en terme de politesse, il n'en semblait pas enchanté, il s'en fichait, plutôt. Il se mit seul à une table et commanda un whisky que le barman s'empressa de lui servir. Ce connard gardait donc bien des boissons au fraîs. Les beautés sauvages du désert et les plus excellents mets furent réunis à sa table pour combler ses moindres attentes et il n'afficha aucune expression de satisfaction. Il était juste trop Cool et Hip pour se soucier des agissements de la plèbe.
 Mais moi, malgré la différence entre l'impolitesse des habitants et sa dignité de cowboy bourge, je n'allais lui témoigner aucun respect, ses dispositions n'étaient pas les miennes ! Ce jeune gars pensait sans doute que j'allais m'incliner et embrasser ses pompes funky allant à merveille avec sa veste super trop insouciante et légère et new generation ! La dégaine totalement hip et absolument rétro de ce véritable vachegarçon ne me perturbera point.

« Hé toi, vieil homme ! Que dis-tu d'une partie de poker avec moi ? »

 La croyance en cet événement est chez moi absente. Pense-t-il que je suis son esclave, son soumis, ce fan de « Combiboy Bonpop » n'a-t-il aucune vision restante dans ses yeux, ou bien l'un d'eux serait-il un faux comme dans l'oeuvre prophétique ? Très bien. Je vais jouer avec lui, et le délivrer de sa bêtise en lui prouvant que l'âge et l'attitude n'ont pas leur place dans les rudes compétitions du far western !

« J'accepta.
- Barman, amenez les revolvers, please.
- Les rev-
- Pour notre partie de roulette russe, gentleman.
- Roulette ru-
- Oui, où vous mettrez la vie de vos deux amis en jeu, auxquelles j'opposerais la mienne et celle du barman.
- Apprête-toi à savourer un donut aux spaghettis fait maison. »

 Bob se dévoue pour passer le premier. Face à lui, c'est le barman qui se propose à la barre. Le revolver est chargé, la sueur coule, les larmes aussi. Telle est la dure loi de ce monde implacable où une vie peut voler en éclats comme un verre éclaté sur le front d'une petite pute payée au rabais dans un bordel en fond de quartier. Le barman appuie sur la détente. Clic. Son crâne reste intact pour cette fois, mais la manche n'est pas terminée.
 Bob colle le canon sur sa tempe. Une goutte de sueur pendant à son menton remonte jusqu'à son front car telle est la dure loi de la gravité dans ce monde implacable où les vaches mangent de l'herbe sèche. Clic. Je commence à stresser aussi. Que se passerait-il si Bob devait morfler en fin de barillet ? Comment supporterais-je mentalement sa perte ? Lui que j'ai nourri, logé et apprécié pendant de si longues années ? Lui, à qui j'ai dévoilé ma backstory durant l'arc Villa de Henry ? Lui, qui fut un sidekick si compétent et attachant ?
 Le barman remet sa chance à l'épreuve. Bob ne le sait pas, mais cet homme est un professionnel, il a déjà participé à plus de cent parties de roulette russe. Ses cheveux grisonnants cachent les nombreux impacts de balles que son crâne a enduré au fil des manches ratées. La partie n'est pas perdue tant que tu ne meurs pas. Bob reprend le revolver en main. Il le pointe. Il appuie. Bang.

 Non.

 Impossible.

« Ahlala, c'est vraiment triste que toi, le barman, tu sois mort durant cette manche.
- Quoi ? Mais c'est toi que la balle vient de …
- Bah euh, non. Je suis pas d'accord. Donc c'est toi qui va passer l'arme à gauche.
- Mais … La roulette russe … Le revolver … La balle … Je … RARGAHAHAG ! Par quel pouvoir divin peux-tu refuser l'étreinte de la mort ?!
- Puis-je apaiser ma solitude … En étant encore plus seul … Les anges déchus fondant sur leur trône d'acier … 
- Et si moi, je suis pas d'accord avec ça ? Je peux sans doute annuler ton refus et rendre au destin sa vraie exécution !
- Non, ta thèse comporte une erreur : ton opinion est moins importante que la mienne. Tu n'as pas d'importance dans la balance car le vase a une anse.
- Ton antithèse ne fonctionne pas ! Tu voudrais me faire croire que mon opinion ne vaut rien ! AH ! Sache que je suis un membre de Senscritique depuis la création de la plateforme ! J'ai vingt followers et même que parfois, ils mettent des pouces bleus sur mes critiques de film et de BD.
- Bah non en fait hopla meurs. »

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Chaul

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Petit passage de WP à scruter [+18] Empty
MessageSujet: Re: Petit passage de WP à scruter [+18]   Petit passage de WP à scruter [+18] EmptyDim 22 Juil 2018 - 23:29

Yo ! Je poste ce texte ici car il sert d'interlude dans mon roman  WP. C'est une petite partie de l'interlude 1. Alors, attention, c'est très différent de mon style habituel et

extrêmement

trash

DONC !!!

Ne lisez que si vous avez vraiment l'estomac solide et que les mots pipi, caca et bite ne vous font pas déglutir dans votre mouchoir en soie.Très sérieusement, +18 et encore, même les + de 18 ans je vous conseille de pas lire, wow, j'ai écrit un texte pour pas qu'on le lise, c'est quoi ces conneries ? Nan nan, lisez en fait, oubliez cette introduction débile ! ET ABONNEZ-VOUS !!!!!!!
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 Dans les forteresses du sorcier, continuait-on longuement les distributions précises de foutre ? Les vieux mentors du sorcier, réunis parmi leurs grimoires et objets cabalistiques, consultaient des textes interdits de jour comme de nuit et enivraient leurs sens des savoirs perdus du Continent Ancien. Du bout de leurs doigts, ils effleuraient ces mots oubliés et ces formules proscrites dont seuls les érudits corrompus pouvaient supporter la mention, car un novice serait tombé dans la folie bien avant d'avoir pu même déchiffrer ce que ces codex renfermaient.
 Jugé trop dangereux, le savoir corrompu avait été banni de Mogdalith. A présent, ce savoir, sous l'influence du sorcier maléfique, s'était installé dans de nouvelles têtes et avait trouvé en elles un foyer stable pour étendre son emprise et déchaîner les éléments. De cet oiseau fondateur que peu connaissent, des plumes avaient été arrachées et soufflées jusqu'entre les doigts de prophètes muets, des arcanes impossibles étudiées par des hommes impossiblement corrompus. Car tout pouvoir est corruptible, et plus grand est le pouvoir, plus grande est la corruption.
 La forteresse de fer accueillit ce soir-là une nouvelle victime, à qui l'on réserva le traitement le plus inhumain et abject qui puisse être desservi en ces basses-terres de ténèbres. Une éternité d'esclavage sexuel, de solitude humaine et de tourments spirituels. Devant de telles manifestations de la cruauté des mentors, la victime avait souri faiblement, pensant : « Croient-ils vraiment qu'ils vont me briser aussi facilement ? Je suis faite d'un tout autre matériau que celles qui sont passées avant moi ... ». Dès son premier jour de servitude, sa question trouverait réponse, et son destin serait écrit non pas dans une encre noire, mais dans le foutre vicié de ses amants … Ceci est le récit de l'existence pathétique et tragique de Nola Melaciem, dont le passé ne vous sera jamais raconté mais le futur vous sera longuement étendu en ces pages.

**

 Du pouce, le tueur-violeur appuya sur le nombril de sa victime de la journée. Oh, comme il aimait modeler ainsi sa créature, fusse-t-elle une humaine, leur tirer la tête en arrière et composer avec leurs cris de jouissance, ou de souffrance, selon sa bonne volonté. Les filles qu'il brisait mentalement finissaient par apprécier leur supplice et on ne leur laissait pas vraiment le choix, c'était cela, le viol, ou bien cette autre chose, le meurtre. Et si le tueur-violeur était particulièrement doué pour arracher des gémissements à ses proies sexuelles, il fallait toujours garder à l'esprit qu'il pouvait vous arracher autre chose, comme vos intestins ou vos globes oculaires, car il était investi d'une telle force qu'en l'utilisant sans la réprimer, de vénérables trolls seraient tombés raides morts sous ses coups. Telle était la puissance sexuelle et physique du tueur-violeur.
 Dans son antre de plaisir, on ne pouvait pas décrocher son regard un instant du sauvage va-et-vient du pénis qu'il administrait avec fougue aux pucelles effrontées qu'on lui amenait, et on se sentait presque paralysé quand on considérait de long en large cette vision de putridité charnelle, et des fluides primordiaux s'échappant de tout orifice, des longs filets de bave sexuelle coulant le long des cuisses. Jouir ou mourir, murmurait le tueur-violeur à l'oreille de ses victimes, jouir ou mourir. Peu de celles auxquelles il dédiait ces mots choisissaient la mort, et elle ne leur était jamais accordée, car, après tout, que vaut le désir d'un esclave ?
 Les habituées connaissaient la procédure, c'était leur fardeau que de s'asseoir sur ce gland de bon matin et d'endurer jusqu'au coucher du soleil cette corruption de leur tréfonds féminin. Certaines, assises en tailleur, y mettaient parfois du leur et sautillaient joyeusement, telles de petits lapins galopins, sur le gland du sacrifice, avant de retomber dans un état proprement zombifié, d'autres ne s'octroyaient jamais de tels moments de lucidité et leur conscience sombrait à tout jamais dans les abysses de leur sexe maudit.
 Ces femmes étaient volées à travers les campagnes, de tout âge, et le tueur-violeur ne pouvait jamais prédire combien de temps il lui faudrait pour briser sa prochaine victime. Parfois, il suffisait de leur enfoncer leur culotte sale et mouillée dans la bouche alors qu'elles voulaient laisser s'échapper un cri d'horreur, mais plus souvent, rendre leurs jambes inertes et cogner contre leurs parois molles faisait l'affaire. Pour la plupart, elles ne savaient pas pourquoi elles avaient été condamnées à un tel châtiment et ce qui les attendait en fin de parcours. Seules deux choses leur étaient assurées : aucun autre mâle ne jouirait autant en elles et leur ultime instant de bonheur dans cette vie serait de se faire étrangler comme une catin. Oh, oui, des mains seraient liées, des entrejambes désacralisées, à force de jouir sur elles, le tueur-violeur leur creuserait des rides sur le visage, des rides de sperme coagulé, et les sous-vêtements seraient souillés de sang et de grumeaux absurdes de luxure.
 Les yeux écarquillés de terreur, les victimes comprendraient alors de quoi le restant de leurs jours serait fait et des larmes rouleraient sur leurs joues. Les cris résonnent, les grognements du tueur-violeur emplissent la forteresse, et au-dehors la pluie tambourine sur ces campagnes mornes, des éclairs brillent au loin, le monde connaît ses persécutions immondes qui l'élèvent au rang d'instrument de colère sans pensée. Là, dans ces faubourgs, les poursuites continuent, on arrache à leur famille ces jouvencelles aux visages maquillés, on enlève ces naïves qui ignorent la loi naturelle, on s'empresse de laver dans de l'acide les sexes sales de celles qui ont trop résisté, et qui devront vivre avec un morceau de chair fondu à la place, vivre, cela dit, rien que pour récurer les parquets des forteresses de leur front ou de leur langue. Quel spectacle affriolant, que ces femmes, qui furent fortes et ambitieuses, à présent penchées sur le sol froid du sorcier, éternellement réduites au silence mais aussi exposées aux râles toujours sincères dont se délecte le tueur-violeur. Vous devez vous imaginer ces femmes qui passent d'un couloir à l'autre, le front posé contre le carrelage, ne pouvant dire mot, alors que vous devinez à leurs expressions la tempête d'émotions déchirantes qui s'agite en elles. C'est bien là le sort qu'un sultan démoniaque réserverait à son harem.
 Et ces femmes qui sont d'un ridicule n'ont pourtant pas le plus mauvais rôle dans les forteresses. Car, dans les plus profondes cellules, les mouchoirs et les bandelettes ne suffisent plus pour éponger le sang et combler les plaies de celles qui ont été jetées aux clochards-sexuels. Ces rustres ont si peu de trous à leur portée et de patience qu'ils taillent tout simplement dans leurs victimes de nouveaux trous, là où de la chair chaude abritera leur engin graisseux et fendu de maladies, ils trouvent leur bonheur perturbé. Les femmes mutilées sont pourtant maintenues en vie, puisqu'elles ont été scellées de nombreux sortilèges qui les empêchent de mourir et que les clochards-sexuels prennent bien soin de ne pas endommager leurs organes, sauf bien sûr quand ils désirent remplir leur foie de sperme ou dérégler leur vessie en toute impunité.
 Un médecin serait bien curieux d'assister à ces scènes, et de s'étonner de toute la contenance des artères de ces femmes, ceux qui sont légistes n'auraient même pas besoin de toucher aux cadavres pour commencer à les étudier, tant leur enveloppe corporelle serait déjà ouverte et exposée. En chiens idiots qu'ils étaient, les clochards-sexuels éclataient parfois de rire lorsqu'ils estimaient avoir assez rempli le ventre de leurs victimes, et qu'ils continuaient tout de même à gicler abondamment, rien que pour le plaisir de voir ces poches à sperme humaines vomir l'excédent. Mais même ces êtres infâmes étaient humains, et quand ils prenaient leur repos, les femmes étaient laissées seules, ce moment-là était encore plus cruel, car elles étaient alors confrontées à la soif et à la faim, et n'avaient nul autre choix que de lécher le sperme sur leur corps et les dalles pour s'abreuver et digérer quelque chose. Elles devaient même racler de leur langue mousse et fange pour récupérer en leur gosier cette liqueur blanche qui leur assurerait la survie. Certaines souhaitaient justement mourir et ne se montraient pas bien téméraires, attendant la mort, le trépas, l’œil brillant et le cerveau vide. Mais lorsque leurs bras s'atrophiaient, que leurs extrémités se décomposaient et qu'elles sentaient les nausées abominables qui précédaient la mort, elles se résignaient -miracle!- de leur résignation et lapaient la rosée déliquescente comme les bonnes puces à sperme qu'elles étaient. C'est cette période regrettable de leurs tourments qui avait inspiré leur appellation de blanchisseuses.
 Pleurs, foutre, gerbes de sang : toutes les humeurs du corps humain étaient en ce lieu expulsées et Nola allait bientôt, comme elle devait le faire, grossir les rangs des têtes-vides accumulées par le tueur-violeur, par têtes-vides, nous entendons bien sûr ses compagnes expertes au gargarisme de foutre divin. Rien ne sera dit sur le passé de notre héroïne, ce fut promis en introduction, mais je ne peux cependant pas omettre de vous la présenter. C'est une femme d'une beauté ferme, aux courts cheveux noirs et aux yeux couleur d'obsidienne, résolument forte, une grande balafre avait fermé à tout jamais son œil gauche et elle la recouvrait en partie avec son cache-oeil orné d'un cœur traversé d'une flèche empoisonnée. Ses sourcils fins ne se relevaient pas même lorsqu'on lui annonçait quel serait son sort, car, à l'égard de ses maîtres, elle ne voulait faire preuve d'aucune surprise ou peur, elle avait appris à ses dépens que les hommes prenaient bien plus de plaisir dans leurs passe-temps lorsqu'ils recevaient des preuves de leur influence. Jeune, effarouchée, à l'intellect singulier, cette vierge avait les mains liées et ses poignets souffraient d'ores et déjà, qu'en serait-il lorsqu'elles devraient branler des pénis durant des heures sans jamais s'arrêter ? Au milieu de ces hommes nus et crasseux, accaparés par leur érection, elle irradiait de pureté, sa peau de lait s'apparentait à une porcelaine rare et et sa douce odeur, un mélange de jasmin et de pêche, couvrait celle de sueur et de peau larvée d'excréments qui régnait ici.
 Nola fut amenée jusque dans les appartements privés du tueur-violeur, et on lui remit un plateau de fruits et de produits en fioles qu'elle devait lui apporter personnellement. Son pas était léger et l'atmosphère lourde, elle déambulait dans ces couloirs comme un explorateur qui découvre une crypte. Son appréhension ne la quittait pas une minute. Elle entendit la pluie et le bruit de la foudre. Ces murs étaient bien trop épais, se dit-elle, pour porter jusqu'à moi ces bruits, il devait donc y avoir quelquepart une fenêtre ou une autre sorte d'issue. Elle déposa le plateau à ses pieds sans un bruit et se mit à rechercher cette issue providentielle. Elle déplaça piles de livres, étagères et mobilier par à-coups, de sorte que le plancher ne grince pas et que sa présence ne se fasse pas remarquer. D'une coordination parfaite, elle s'appuyait sur les meubles et posait les pieds sur chaque planche, cela la rendait presque aussi légère qu'une plume. Au bout d'une demi-heure, elle n'avait toujours pas trouvé la sortie, mais elle persistait dans sa résolution.
 Elle ne jouerait pas au jeu de ces hommes pervers, elle ne se laisserait définitivement pas corrompre ! C'est alors qu'elle vit la scène. Là, juste derrière une bibliothèque à moitié remplie, le tueur-violeur s'amusait avec une autre victime ! Nola était si proche de lui que son souffle en fut coupé et qu'elle hésita longuement avant de tenter le moindre mouvement. Elle profita de sa terreur pour observer ce que ce monstre pouvait bien faire à ses victimes. Celle-ci avait déniché un couteau et le tueur-violeur, dans un accès de violence sans retenue, lui ouvrit les doigts de force, brisant au passage quelques-unes de ses phalanges et faisant tomber l'arme à terre. Puis un tel coup lui fut asséné qu'elle en souffrit sans doute aux vertèbres et qu'elle tomba lourdement. Le tueur-violeur s'assit sur elle et enroula au moins six fois autour de sa bouche un ruban enduit d'une substance aphrodisiaque plus dangereuse que n'importe quel enchantement d'amour. Lorsqu'il se fut assuré que la menace était écartée et que sa victime était de nouveau sous son contrôle, le tueur-violeur s'adressa directement à elle, d'un ton solennel, comme s'il récitait un passage de la Bible.

« Notre dieu a créé ce monde tel qu'il est et ce n'est pas un hasard s'il a fait de vous, les femelles, le sexe faible ! Crois-moi, ma fille, tu feras preuve d'une grande sagesse si tu me laisses t'apprivoiser, et si tu rechignes encore, je te briserai les os au marteau, je t'étoufferai comme un poisson au fond de la barque, je t’écartèlerai de toute ma puissance! C'est moi, le tueur-violeur, et je vais soit te tuer, soit te violer, dans les deux cas, tu vas rougir, sale catin ! Et tu enfanteras d'un môme mort-né que je te rentrerai de nouveau dans la chatte à la manière de mon vit, m'entends-tu, truie immonde ? Comme s'il se fut agi de mon morceau ! Mais assez de suppositions : c'est l'heure du suppôt ! »

 Le tueur-violeur aimait éprouver celles qu'il distinguait, et cette rebelle-ci, il comptait lui faire connaître un enfer physique et moral assez particulier, il sortit donc de son manteau une seringue et tint bien en place son sujet d'expérimentation. Nola vit avec horreur qu'il en dirigeait la pointe vers le clitoris de la femme et lorsque eut lieu la piqûre, elle faillit s'évanouir. Mais elle savait qu'évanouie, elle ne pourrait opposer aucune résistance à son agresseur, et cette simple pensée la terrifiait assez pour la garder hors de l'état de choc.

« La nature t'a donné une langue et c'est pour que tu en fasses bon usage, alors lèche mon gland, ou je t'ouvrirai les boyaux ! Oh, cette piqûre ? Pas de quoi s'inquiéter, je manie les poisons depuis mon plus jeune âge, ce n'est qu'un bête concentré de venin de serpent et d'extrait de dard de scorpion ! Ton clitoris va tant te brûler que tu me demanderas de le frotter de mon gland, et ce frottement salvateur deviendra ton lot quotidien, car les effets de ce poison ne s'arrêtent jamais ! Tu vas partager avec tes semblables mes fantasmes et tu te repentiras de ton audace, apprendra leur humilité ! »

 Le tueur-violeur corrompit de ses mains la poitrine de la rebelle et prit fermement ses fruits, les enlaça, en tira les mamelons jusqu'à ce qu'ils s'érigent d'eux-mêmes puis il lui griffa les reins et vola tout ce qu'elle avait de plus innocent en elle. D'un si ardent désir, il punit son insubordination et commença son attaque sur sa virginité, aiguillonnant de toutes ses forces son sexe, embrasant son clitoris d'une piqûre encore, et la rebelle mouilla comme une fontaine qui ne pourrait point tarir, tandis que le tueur-violeur l'éduquait au doux plaisir de nuits d'insomnie, des jouissances interdites et des générosités du pénis. Trop brutal avec cette femme si séduisante, il était pourtant jovial et arborait sur son visage un rictus de dément. Pour lui, tout cela n'était qu'un traitement, la piqûre était un médicament et cette pression somptueuse de son pénis contre le sexe de cette rebelle, rien de plus qu'une visite médicale. En pur professionnel, il n'avait pas besoin d'un nouvel examen pour savoir qu'un traitement à long terme serait nécessaire et que les doses devraient être augmentées au fil de son avancée.
 Il n'y avait pas d'endroit en cette forteresse que l'on ne puisse qualifier de trou à rats, et cela était entendu littéralement, car les rats y avaient tout autant leur place que les criminels. Lorsque le tueur-violeur se lassait d'une victime, il était dans son habitude de l'abandonner près d'un nid de ces étranges créatures, qui vous considèrent longuement comme s'il leur venait à l'idée de vous laisser en vie, avant de vous ronger la chair jusqu'aux os et de ronger les os avec. Nola s'éloigna de cette scène macabre à pas de souris et se retrouva face à une porte qui n'avait rien d'ordinaire. Son linteau était ouvert mais Nola ne disposait d'aucun appui pour l'atteindre. Elle s'arc-bouta contre la porte mais rien n'y fit. Le mécanisme de la serrure était bien protégé et le crocheter s'avérerait délicat. Nola s'assit et réfléchit longuement.
 Si elle n'avait pas été livrée directement au tueur-violeur, était-ce parce que ses tortionnaires voulaient lui laisser une chance de s'en sortir ? Y avait-il lieu à se débattre ? Nola savait pertinemment qu'elle avait été condamnée à un sort terrible depuis que les portes de la forteresse s'étaient refermées derrière elle. Elle prenait d'énormes risques en tentant de s'échapper, cela était une certitude. Mais, enfoui en son cœur, l'espoir de fuir était encore nourri. Dans ces appartements se déroulaient des jeux vicieux, tordus, mais le jeu qui liait Nola et le tueur-violeur n'était pas encore une chose sexuelle : cela tenait de la traque, des jeux d'ombres.
 Clang. Clang. Clang-clang. Clang. Clang-clang-clang. Perdue sans ses pensées, Nola mit du temps à s'intéresser à ce son à peine audible. Un grand frisson la parcourut lorsqu'elle comprit que ce n'était pas juste des sons hasardeux, mais un code en morse qui lui parvenait d'une manière ou d'une autre. Elle focalisa alors toute son attention sur ce son qui, à l'oreille, devait être produit par des coups sur la tuyauterie.

« Ré … Balbutia Nola, traduisant les sons. Résistance … Fenêtre … Passage ! »

 Elle laissa s'échapper ce dernier mot en un petit cri et s'en voulut d'avoir exprimé ainsi sa surprise. Quelle délivrance c'était ! Même jusque dans les geôles de cette forteresse malade, elle pouvait compter sur des alliés ! La situation, apparemment désespérée, se retournait complètement : elle possédait enfin son premier indice ! Nola reprit sa marche lente et discrète. Elle finit par trouver la fenêtre dont le mystérieux message parlait : elle était entr'ouverte et il n'y avait aucun barreau ! Le cœur de Nola faillit exploser. Elle s'avança hors de sa cachette et … Recula juste après.
 C'était bien trop beau pour être vrai, pensa-t-elle. Et si cette issue évidente était un piège ? Peut-être qu'en s'en approchant, elle serait soudain saisie par le tueur-violeur et emmenée au plus profond de son repaire … Après quelques hésitations, elle décida pour la première fois de sa captivité de courir jusqu'à son but. Car courir était son seul moyen de survivre. Ruser avec une arme, cela ne fonctionnait pas : elle l'avait bien vu quand cette jeune fille avait voulu poignarder le tueur-violeur. Elle se prépara mentalement à cet effort, mais elle fut interrompue par quelque chose. Quelqu'un, qui l'appelait.

« Hé … Aide-moi … Je peux t'aider aussi ... »

 Nola vit ce garçon, à peine plus âgé qu'elle, recroquevillé sous une table basse, ses mains menottées aux pieds du meuble. Il ne faisait aucun doute qu'il avait déjà souffert des traitements du tueur-violeur : son corps était recouvert de cicatrices infectées, l'un de ses yeux ne voyait plus et son pénis, en érection constante, avait été éduqué par son maître afin qu'il bave à la moindre pression du pouce et se courbe vers la gauche à chaque mouvement du bassin.  Loin des regards, isolé, ce jeune homme espérait se faire oublier du tueur-violeur, il ne savait pas encore que son esprit était déjà brisé et que tout ce qu'il désirait vraiment, c'était de retourner à ses côtés pour se faire tapoter le gland de longues heures durant.
 Sans discipline, sans autorité, comment Nola pourrait-elle emmener avec elle cette victime bien amochée ? Et surtout, seraient-ils capables, à deux, de faire preuve de la même discrétion qu'elle sans aucune compagnie ? Nola voulut lui tendre la main mais elle se ravisa : s'il était déjà corrompu, il pourrait sans doute lui attraper le bras et ne plus jamais la lâcher. Elle en conclut qu'elle devait faire un sacrifice, qu'elle ne pouvait rien faire pour ce garçon et qu'il n'était de toute façon plus en l'état de s'enfuir, puisqu'il était resté tout ce temps devant cette fenêtre sans tenter quoi que ce soit. Sans crier gare, elle se lança de toutes ses forces vers sa seule issue.

« Maître ! Maître ! Une vierge s'échappe ! Ici, Maître ! »

 Sans même se retourner, sans voir si le tueur-violeur avait effectivement entendu les appels de son soumis ou bien si ce dernier s'était levé pour le rattraper, Nola ouvrit la fenêtre d'un geste brusque de la main et se précipita à l'extérieur pour s'arrêter dans sa course aussitôt. Au-delà de l'enceinte de la forteresse, un gouffre vertigineux l'attendait ! Elle regarda en haut et vit ce cauchemar vertical s'étendre par-delà la couche de nuages gris. Lui avait-on menti ?! Nola entendit des pas qui se rapprochaient et une panique sourde s'empara d'elle. Remarquant une formation de pierres qui dépassaient des murs à sa gauche, elle s'engagea sur ce chemin escarpé sans y réfléchir et manqua plus d'une fois de tomber dans le vide en contrebas. Au-dehors, la pluie battante et les vents violents rendaient toute réflexion impossible, c'était la voix de l'instinct qui primait sur les pensées humaines. C'est en obéissant à ses instincts que Nola atteint finalement une autre fenêtre, ouverte, elle aussi, au bout de ce fronton de pierre balayé par la pluie.
 Le premier regard qu'elle jeta en arrière lui permit de réaliser avec quelle rapidité elle avait saisi ces opportunités de partir, et de quelle dextérité elle avait fait preuve pour réussir à traverser un tel traquenard. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres : en était-elle capable, après tout ? Sans une direction bien certaine en tête, Nola s'engagea dans ces nouveaux appartements, qui n'étaient plus celui du tueur-violeur. Elle n'était pas encore certaine qu'il ne pourrait pas la retrouver ici et pressait donc le pas. Malgré sa singulière manière de se déplacer, Nola gardait tous ses sens alertes. Si son odorat, brouillé par toutes les puanteurs de ce cloaque, ne lui servait pas à grand-chose et que sa vue, plongée dans une obscurité à laquelle elle ne s'était pas encore habituée, ne l'aidait que très peu, c'est son sens du toucher qui la guidait en lieu sûr. Elle reconnaissait certaines matières : de la mousse humide, les pages d'un livre posé sur une surface plane, une tapisserie rêche, un mur de briques …
 Tendant perpétuellement à avancer, sans cesse pressée, Nola avançait dans ce labyrinthe comme une souris imprudente qui se fait prendre au piège. C'est la fatigue qui finit par l'emporter sur ses moments d'adrénaline. Son cœur toujours en pleine course, sa sueur perlant sur son front, elle s'octroya un moment de repos bien mérité. Elle fit le point sur la situation : elle avait peut-être semé le tueur-violeur mais des dangers plus terribles encore l'attendaient en ces murs et c'est par son intelligence, et son intelligence seule, qu'elle s'éviterait une infinité d'humiliations. Elle repensa à la manière dont le venin avait été injecté dans le clitoris de cette pauvre jeune fille, et en frémit.
 Une main fripée se posa sur l'épaule de Nola. Comme pétrifiée, elle fixa son regard droit devant elle et ses bras ne furent plus capables d'aucun mouvement. Elle vit avec horreur une autre main lui caresser le menton puis la gorge.

« Ne pleure plus, petite. Je ne te veux pas de mal. Suis-moi. »

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Chaul

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