Encre Nocturne
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 Chronochallenge n°107

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AuteurMessage
Tiunterof
Gardien grincheux de la CB
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Masculin Bélier Messages : 1849
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Localisation : Sur la CB, comme toujours.
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MessageSujet: Chronochallenge n°107   Sam 17 Fév 2018 - 21:29

Allez les enfants, impressionnez nous :

- Rappelle moi ta voix.

- Le bel oiseau.

- Cette nuit j'ai rêvé.

- Que le meilleur gagne.

- J'ai froid.

- Souvenirs de vacances.

- Vieux chapeau.

- Ton parfum.
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Stella

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Féminin Poissons Messages : 83
Date d'inscription : 30/06/2016
Localisation : Je me suis perdue quelque part dans l'océan

MessageSujet: Re: Chronochallenge n°107   Sam 17 Fév 2018 - 22:06

[-12/15]

J'ai froid (ouais, bizarre je sais, j'ai aucune idée du genre dans lequel ce texte entre ^^)

Le visage en pleurs et les jambes en compote, je m'élance vers la porte.
Je n'ai besoin de rien sinon de sortir.
Un moment seule, entourée d'air frais.
Un silence agréable occupé par le vent.
Poison dans mon cœur battant, poison dans ma tête qui pense.
Les choses tremblantes qui me servent de jambes lâchent.
Un genoux, puis deux à terre.
Des yeux qui brûlent, des oreilles qui sifflent.
Un souffle haletant et des poumons écrasés.
Un dos secoué de sanglots et un soleil couchant.
La peur grandit, invisible, l'amour détruit, on le sait.
Une simple tempête.
Dans ma tête et en dehors.
De la neige dans les cheveux et du mal dans le cœur.
Un douleur horrible dans la crâne et un trou dans la poitrine.
J'ai mal, bon sang, tellement mal.
Et j'ai froid, la glace brûle mon âme.
Suis-je coupable ou victime ?
Suis-je ce qui est dit ou ce que je pense ?
À genoux, dos courbé sous le poids des échecs.
Tête au sol, front posé sur le goudron.
Un coup au sol.
Pas de sang.
Phalanges abimées qui martèlent, manches salies trainant à terre.
Douce douleur qui soulage ma peine.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Le bia dominera le mondeeeeeuh!
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Phoenix
Piou grincheux accro au café
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Féminin Gémeaux Messages : 1907
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Localisation : Sur tous les fronts
Humeur : Cafééééééééé :bave:

MessageSujet: Re: Chronochallenge n°107   Sam 17 Fév 2018 - 22:26

Voici mon texte qui, retravaillé, comptera surement pour mon projet bradbury. Bonne lecture :) (j'espère ne pas avoir fait trop de fautes :/ )
__________________________________________

[-15] Violence








Assis sur le banc, seul dans le vestiaire et les mains jointes, je me concentre. Les yeux fermés, je fais défiler ma vie et mes précédents combats. Je vois tout le chemin que j'ai parcouru jusqu’à ce soir. J'ouvre les yeux et frappe mes deux poings l'uns contre l'autre. Ma concentration et ma détermination sont à leurs maximum. Je vais gagner ce combat, je ne peux pas perdre, il en est hors de question.

Je me lève et me dirige vers la porte. Je suis dans ma bulle et je n'entends pas le tumulte et la clameur du public dans la salle. J'aperçoit mon adversaire qui se pavane sous les feux des projecteurs. Il le peut, c'est le champion en titre et moi je ne suis qu'un pauvre outsiders, arrivée ici on ne sait comment. Enfin ILS ne le savent pas ; moi je sais ce que je fais et ce que j'ai sacrifié pour être ici ce soir. Perdre n'est pas une option et je compte bien détrôner le champion.

Nous montons sur le ring. Nos regards ce croisent quelques instants. Je sens le sien, méprisant à mon égard, il me considère tel un cloporte, une merde collée sur sa chaussure. Son avis changera bientôt. Je m'assois et mon coach me prodigue ces derniers conseils. Je n'entends rien, mon esprit est ailleurs.

Je suis face à mon ennemi. Je sens tout mes réflexes exacerbés. La tension est a son maximum. Je vois toujours son manque de considération dans ses yeux. Il va payer, cela ne fait que renforcer ma détermination. Comme précédemment, je n'entend pas les consignes de l’arbitre. Je les connais déjà et je suis dans mon monde.

Le départ est donné. Je frappe de toutes mes forces. J'esquive et je redonne coup sur coups. Je fais mouche et mon adversaire vacille mais il tient bon. Moi aussi et je ne compte pas m'effondre malgré les coups et la douleur qui m'assaille. Je continue de me défendre comme un beau diable, je n'ai peur de rien. J'ignore ma souffrance et continue de marteler mon ennemi de mes poings. Il fatigue, je le sens et j'en suis ravi. J'ai envie de le voir à genoux. J'ai envie de le voir soumis.

Une cloche résonne dans le lointain, enfin plutôt un gong. C'est la mi-temps. La pression retombe et je suis poussé dans mon coin tel un zombie. Je bois mais les conseils de mon entraîneur glisse sur mes oreilles sans y rentrer. Je suis sur une autre planète et j'irai au bout. Je sais que je peux y arriver, je peux le vaincre.

C'est reparti. Cette fois il ne se relèvera pas, j'en fait le serment. Je me défend comme un beau diable et assène les coups du plus fort que je le peux. Mes poings frappent toutes les parties du corps de l'autre. Je suis en rage et je vais vaincre. Un direct puis un autre avant un beau crochet et je recommence. J'alterne et je me déchaîne.

Il a du mal a tenir sur ces pieds, je sais que c'est gagné. Il va défaillir. Il va s’effondrer. Il va se coucher. Je vais l'avoir à mes pieds et j'aurais gagné. La consécration. Il tombe lourdement, s'écrasant au sol. Mais la folie continue. Il est étendu à terre mais j'ai toujours envie de le frapper. J'ai toujours envie de démolir son visage de mes mains. Alors je me jette sur son corps et reprend mon martelage.

Je sens qu'on se jette sur moi, que l'on essai de m'arrêter. Ils ne m'auront pas, je veux continuer. Frapper, frapper et encore frapper. Personne ne me stoppera. On saisi mes bras, on s'accroche à moi. Mais je suis fort, je suis invincible à présent. Je lutte encore pour me dégager. Cela dur encore et encore. Je suis fort, ils sont faibles. Je vais gagner.

Je me sens partir. Je faibli, mon corps ne me répond plus. J'ai du mal à lever les bras et mes poings ne répondent plus. Je me sens mal. qu'es ce qu'il m'arrive ? C'est le trou noir. Je sombre dans le brouillard. Je ne sens plus rien et m'effondre.

Le médecin en chef contemple la scène pendant que d'autres s'occupe de l'aide soignant sur lequel c'est acharné le patient. Il ne l'a pas raté et il a fallut 5 hommes fort pour le maîtriser. Ils ont du l'immobiliser et lui donner un sédatif.


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MessageSujet: Re: Chronochallenge n°107   Sam 17 Fév 2018 - 22:30

Le bel oiseau

Dans le village où je vivais on avait un emblème, une mascotte. Un symbole qui représentait le village à l’extérieure. Il s’agissait d’un superbe oiseau qu’on pouvait entendre chanter depuis la forêt qui entoure le village. Il était magnifique, et les villageois lui accordaient de somptueux pouvoirs. Il était le dieu protecteur du village. Il était vénéré et respecté, et on pénétrait dans la forêt comme dans un territoire sacré. Jamais il ne serait venu à l’esprit d’un villageois de s’en prendre à cet oiseau.
Mais les personnes extérieures au village n’avaient pas ces scrupules. Et à plusieurs reprises des villageois les surprirent à guetter leur oiseau dans la forêt. Mais ce fut ce fut de l’intérieur que vint la trahison. Un nouveau installé au village depuis des années, décida un jour que l’oiseau avait assez chanter et qu’il serait mieux empaillé. Ainsi le village pourrait toujours l’admirer mais il ne serait plus obligé de supporter son chant à longueur de journée. Alors profitant d’un jour de fête où tout le village c’était réuni dans la forêt, il parti à la chasse. Il n’eut pas de grande difficulté à l’abattre mais le village fut mortifié par son acte. Il fut banni et le village s’est refermé sur lui-même.
Depuis ce jour la forêt est restée silencieuse. On entend plus aucun oiseau chanter. On dit que la forêt est maudite et que le malheur s’abattra sur quiconque osera abattre un oiseau.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *
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Flopostrophe
Créature du Nord à la force tranquille et à l'humour un peu absurde
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Féminin Scorpion Messages : 546
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MessageSujet: Re: Chronochallenge n°107   Sam 17 Fév 2018 - 22:36

[-12/15]

Cette nuit, j’ai rêvé de toi. Et nous étions dans un monde isolé et parfait.

Allongée, ma tête dans le creux de ton torse, ma peau contre la tienne, j’entendais ton cœur battre, d’un rythme apaisé qui avait le pouvoir de m’apaiser moi-même. Je ne savais plus de quoi avait été composée ma journée. Je ne pensais plus à rien, mis à part à nous deux, à notre petit monde à l’écart de tous les problèmes.

Puis la sonnerie du réveil a retenti comme une alarme incendie, envolant en fumée tout ce beau tableau d’un battement de cils. Mon lit était petit, vide, froid, seul. Sans toi. J’ai soupiré. La journée allait encore être longue. J’allais me préparer pour les cours, m’installer en classe, et t’observer de loin d’un œil distrait. La prof allait me ramener sur terre en jetant une craie en ma direction et la rougeur s’emparerait de mon visage. J’allais ensuite aller manger avec mes amis en regrettant de ne pas faire un pas vers toi. J’allais rentrer chez moi avec la sensation d’avoir passé une journée comme les autres, sans surprise et avec des regrets plein la tête.

Cette nuit, j’ai rêvé de toi. Et tu me disais d’arrêter de t’aimer bêtement.

Tu avais des yeux rouges, tel un drogué. Tu m’en voulais au point de vouloir me voir par terre avec un couteau dans le ventre. Tu m’as prise par les épaules pour me secouer violemment en me criant que je ne devais pas t’aimer autant, que rien n’était réciproque, que notre monde n’existait pas.

Le réveil m’a sorti de l’angoisse qui me tenaillait. Mon lit semblait humide à cause de ma transpiration. J’avais presque envie d’aller m’excuser auprès de toi, cela ne servait à rien de t’aimer. Mais c’était plus fort que moi. J’ai soupiré. Ma journée allait commencer par le cours où tu te trouvais à côté de moi. J’allais m’en ronger les ongles à sang, de peur de me montrer sous un mauvais angle, de dire un mot de travers. J’allais t’observer à la cantine avec la sensation d’être une espionne malsaine. J’allais penser à toi sans arrêt durant le trajet en bus, et même une fois de retour à la maison.

Cette nuit, j’ai rêvé de toi. Et tu m’enfermais dans une cage.

Tu me disais que je ne valais pas mieux qu’un fou que l’on doit attacher au mur. Car la folie m’avait prise, je t’aimais tellement que mon esprit débordait de toi. Et tu en avais marre de moi, de mes yeux qui te scrutaient sans relâche, jour et nuit. Tu voulais la paix, tu voulais me tuer. Tu voulais me pendre au plafond de la petite cage.

Je me suis éveillée en sursaut. Le froid présent dans ma chambre m’a fait l’effet d’une claque. J’avais peur. Je me suis forcée à soupirer lentement. La journée s’annonçait comme toutes les autres. Toi. Toi. Toi. Et moi qui m’en mords les doigts, moi qui m’inquiète de mon apparence et moi qui tente de te regarder sans croiser ton regard. Je savais que la situation était critique. Je savais que le mal était là, à me guetter. L’amour que j’avais pour toi n’avait aucun sens depuis le début et mes remords me tuaient à petit feu.

Cette nuit, je n’ai pas rêvé de toi. J’ai rêvé de ma mort et je l’ai souhaitée.

Mon soupire au réveil était un soupire qui ressemblait à du découragement. Un petit peu de vitalité s'en allait.

Mais la journée n’a pas été la même que les autres. J'ai été surprise. Je n'ai pas eu de regret. Tu es venu vers moi. Comme si tu connaissais le cauchemar qui me tournait dans l’esprit. Tu m’as dit bonjour en me souriant. Tu m’as demandé pourquoi j’étais pâle aujourd’hui, et je t’ai expliqué mon rêve sans réfléchir aux conséquences. Tu m’as prises dans tes bras, me disant que ce n’était qu’un cauchemar et que cette nuit serait meilleure.

Cette nuit, je n’ai pas dormi. L’espoir s’était réveillé en moi. Je t’attendais.

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“Chaque cerveau a son secret. Moi, c'est mon lit. Toi, c'est ton assiette. Mange avant de penser, ou tu penseras mal.”  - Timothée de Fombelle



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