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 Chroniques de héros - 5/25 ?

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Lame37

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MessageSujet: Re: Chroniques de héros - 5/25 ?   Chroniques de héros - 5/25 ? - Page 2 EmptyJeu 15 Nov 2018 - 10:09

Merci à celles et ceux qui suivent, le reste arrivera dès que possible. La motivation c'est important, l'imagination encore plus et le soutien c'est niveau cosmique. Merci pour tout, je ne le dirai jamais assez, mais sans vous ces aventures ne seraient pas possible.
:+1:

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Dernière édition par Lame37 le Ven 8 Fév 2019 - 23:31, édité 1 fois
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Lame37

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MessageSujet: Re: Chroniques de héros - 5/25 ?   Chroniques de héros - 5/25 ? - Page 2 EmptyVen 8 Fév 2019 - 23:09

Hello, je publie enfin la quatrième chronique. J'ai un peu corrigé. Bonne Lecture.
Combat de rue - histoire pilote




4.1 - Apprentissage

C'était le noir complet, une lueur passa et puis ce fut le réveil. « Hurf, ma tête ! Où suis-je ? » Pensa l'individu en ouvrant les yeux. La sortie de son sommeil était immédiate et il remarqua une personne assise à ses côtés.
Ce qu'il vit le réconforta un peu : une jeune fille avec des cheveux long et bruns qui lui descendait jusqu'au bassin. Elle avait l'air plutôt mignonne avec la peau un peu bronzée, les yeux verts et pourrait avoir visiblement quinze-seize ans. Elle était vêtue d'un ensemble bleu et blanc. L'adolescente n'était pas frêle et possédait des muscles bien dessinés. Ils étaient le signe qu'elle ne devait pas avoir la vie facile.
Il parla dans sa tête tout en balayant brièvement la pièce du regard. « Où suis-je, dans une chambre ? Et elle, elle m'a l'air sympathique, mais qui est-ce ? Je n'ai pas récupéré complètement du combat sur Arasta, car je sens encore des douleurs... ». La pièce était composée de murs d'un bleu océanique et de divers meubles en bois.

Elle se rendit compte du mouvement de son camarade et se retourna vers lui. Elle parla de manière aimable et rassurante.
- Ah, tu es réveillé, Estéban, je me demandai quand tu daignerais ouvrir les yeux. Tu dois te poser quelques questions. Allez redresse-toi un peu, je vais tenter d’éclaircir tout cela.

- Comment vous savez mon nom et où on est ? Qui êtes-vous s'il vous plaît ? Répondit le nommé qui était apparemment un jeune homme du fait de sa voix non-mature. Il avait l'air intrigué.

- Allez ne t'en fait pas, on est entre nous. On peut se tutoyer, tu sais, puisque l'on risque de se côtoyer pendant un moment. C'est mon père Sonrol, un professeur d'arts martiaux qui t'a récupéré sur Arasta. C'est donc normal qu'il est demandé ton identité à l'organisateur des combats de rue. Je m'appelle Orya, bienvenu chez nous. Va à la fenêtre si tu veux pour découvrir où nous sommes. Prononça-t-elle d'un ton posé, mais quelque peu direct.

- Se savoir en vie, c'est déjà bien, mais le reste ça fait beaucoup d'informations à digérer. Mais euh, tu as raison, je vais essayer de me lever. Dit-il à voix haute et aussi pour lui-même.
Tandis qu'il se leva et avança lentement vers la fenêtre, Estéban sembla se remémorer des événements passés.
- Avant je me battais en tant qu'enfant des rues ou alors j'avais des petits boulot, ou pire, j'étais un esclave. Et maintenant, j’apprends que je vais être l'élève de quelqu'un et qu'on risque de se voir souvent. Si c'est ton père que j'ai entraperçu avant de m'évanouir, pardon de te dire que tu ne lui ressembles pas et c'est tant mieux...

Elle était visiblement ravie de susciter un intérêt, mais il était trop tôt pour cela. Elle l'interrompit donc dans ses divagations.
- Arrête deux secondes le nouveau, on se connaît à peine et tu me complimentes déjà. C'est gentil, tu pourrais presque me faire rougir. Cependant du haut de nos quatorze et quinze ans respectif, on a encore du temps pour apprendre à se connaître. Alors vas-y doucement, tu es chez toi désormais, il va falloir t'y faire. Et fait attention à mon frère, Ayro est du genre facilement jaloux et nerveux. Ah et ne te fis pas à ce que vois, on n'est plus sur la terre ferme. Ah et si tu veux manger, tu as de quoi sur la table à côté de la porte. Allez, je te laisse, Don Juan va. Termina Orya sur le ton de la plaisanterie en se levant pour se diriger vers la sortie.

Alors qu'elle sortait de la pièce, Estéban repartit dans ses pensées tout en soupirant. « Elle ne manque pas de cran cette fille, enfin qu'est-ce que je dis ? Je suis en train de perdre la boule. Ressaisis toi Estéb, cette Orya est la fille de ton nouveau maître. Ce ne serait pas correct de leur manquer de respect. Il vaut mieux que je regarde ailleurs et ne pas m'attarder sur les apparences. Elle a dit avoir un frère, j'espère qu'ils sont très différents tous les deux. Et qu'est-ce qu'elle entend par : on n'est plus sur la terre ferme ? »
Il regarda plus attentivement dehors. Il n'en croyait pas ses yeux, un rocher volait comme dans les vieilles histoires. Ce n'était donc pas la nuit, mais l'espace qui s'étendait à l'infini. Néanmoins, par endroits, il y avait des parois de visibles. En effet, un dôme recouvrait l'ensemble de l'habitation et du terrain avoisinant. Estéban se rappela la scène de rencontre avec Orya. Il réfléchit au vu de l’apparence de la fille et de son père qu'il avait entrevu avant de s'évanouir. Il avait survécu à un affrontement sur Arasta, une planète. C'était un monde en apparence pauvre où les combats, le troc et autres commerces plus ou moins illégaux pullulent et font vivre les habitants.
Les êtres nés comme lui sur Arasta disposaient de la capacité innée de voir l'aura des gens. Il s'agissait d'une substance d'ordinaire invisible nous entourant tous. Cela caractérisait tout être et individus qu'ils avaient ou non des pouvoirs. On disait que la densité et la couleur de l'aura changeait en fonction des personnes. Dans ses derniers souvenirs, Sonrol ressemblait fortement à une espèce de chien anthropomorphe. Orya et Ayro était donc des sangs mêlés et pourtant, ils étaient semblables à des humains. Estéban avait lui aussi du sang canin du fait qu'il était normalement un loup spécial. Cela faisait bizarre de savoir ceci et d'avoir une silhouette plutôt humaine. Qu'avaient donc hérités les enfants de Sonrol et quel était la couleur de leur aura ?
Estéban quitta son observation, mangea un morceau de nourriture posé pour lui. Puis, il se recoucha, car on était encore en soirée. Il le sentait et il devait faire confiance à ses hôtes. Le territoire n'était pas une prison infranchissable, il devait bien y avoir un accès au reste de la civilisation.
Il se croyait dans un rêve, mais la réalité le rattrapa. Il ne fallait pas se presser, ils avaient du temps devant eux. Que lui réservait demain ? Ce serait un autre jour, pas question d'imaginer n'importe quoi sur Orya, elle était libre de faire se qu'elle avait envie. Pourquoi la priverait-il, alors qu'il ne savait presque rien d'elle ? Ce que parfois la vie pouvais être injuste. Une aura si fine et imperceptible, voilà ce que le jeune homme-loup voyait autour de lui et pour les autres ? Il était peut-être trop faible pour y arriver. Qui auraient cru qu'Estéban le fautif, le raté d'une race de loups anthropomorphe et transformistes, arriverait à survivre dans un monde comme Arasta. Et de plus, qui aurait pensé, qu'il ferait partis des cinq vainqueurs du défi, massacre ? Lui, le plus chétif de tous, il a eu de la chance, mais à quel prix ?
L'aura était censée tout décider, ainsi trop petite et trop clair représentait qu'on ne pas valait grand-chose. Comme quoi tout n'était pas écrit d'avance. Et ce n'était pas une théorie, c'était sa réalité. Il était vivant. Il allait donc en profiter pour montrer Sonrol qu'il n'avait pas fait le mauvais choix. Et avec les deux autres compagnons de destin, il verrait bien ce que l'avenir leur réserverait...

*

Quelques heures plus tard, la porte de la chambre s'ouvrait et Estéban sortait enfin. La lumière du couloir qui s'étendait devant lui et révélait mieux sa morphologie. Il était de couleur brunâtre, plutôt frêle avec des cheveux courts bruns et des yeux marrons. Il portait un tee-shirt blanc uni et un pantalon de survêtement noir à bandes jaunes.

- Bonjour, alors on sort enfin de sa chambre. Bien reposé, j'espère, tu dois te douter de qui je suis. Je me nomme Sonrol et je me chargerais de t'enseigner beaucoup de savoirs utiles pour survivre dans l'ensemble de la communauté. Prononça amicalement une voix caverneuse.

Il s'agissait d'un individu à l'aspect très bestial, très grand et plutôt musclé, il se nomme Sonrol. Il ressemble véritablement à une bête sauvage avec un pelage grisâtre bien fourni. Il est juste vêtus d'un short noir, son torse est donc à l'air libre. On aurait dit un chien qui se comportait comme un être humain. Il avait les bras croisés et voulait se donner un aspect imposant et classe à la fois.

- Bonjour, merci de m'avoir accueilli, mais je ne suis pas sûr d'être un élève convenable. Je suis trop fin et c'est un miracle que je sois en vie. Il faudrait mieux que je parte avant de vous décevoir. Tenta d'ironiser le jeune homme pour amadouer ce maître qui venait d'apparaître.

- Ah-ah et où comptes-tu aller jeune homme ? Comme tu peux le voir au vu de mon gabarit et du tien, tu ne tiendras pas longtemps à l'extérieur. Les tunnels d'accès aux autres vaisseaux sont le repaire des pires individus. De plus, tu penses que j'ai mal choisie et que ta survie relève de l'incroyable. Il y a pleins de choses que tu ignores. Si tu veux bien me suivre, je vais te donner des détails tout en marchant. Le canidé rigolait et devinait le petit jeu, mais ne laissait rien troubler son comportement.

- Sauf votre respect maître, comment un être tel que moi pourrait convenir pour recevoir votre apprentissage ? Vous avez l'air d'un individu redoutable, à côté de vous, je fais réellement pâle figure. Néanmoins, vous voulez m'instruire qu'importe mes inconvénients...

- Hum, tu ne manques pas de toupet. Viens donc et défie-moi du regard si tu l'oses. Je ne changerai pas d'avis avant que m'es montré le contraire de ce que j'espère. Avançons veux-tu, je prends le risque et ne t'inquiète pas, tu vas vite déchanter de partir. Continuait Sonrol sans se soucier de la provocation d'Estéban.
Puis tout en marchant, il entamait un monologue. Il était suivi par un Estéban curieux et intrigué devant ce qui se déroulait. C'était une aubaine et ça ne pouvait pas mal se passer. Sonrol commença à longuement parler avec un soupons de vantardise.
- Tu as déjà fait connaissance d'Orya, il ne te manque plus qu'à voir Ayro et les robots personnels. Je n'ai pas de bon rapport avec la société, alors ce n'est pas souvent que tu verras du vrai monde. Comme tu peux le constater, on va devoir renforcer ton corps pour que tu apprennes à te battre et éveiller ton potentiel. Tu auras aussi accès à une bibliothèque pour approfondir les nombreux acquis. Je sais j'ai fait le bon choix en te récupérant. Car de tous les combattants que j'ai vu pendant le combat de rue sur Arasta, tu étais pratiquement le seul sans capacités exceptionnelles visibles. Et puis, tu avais un petit truc en plus qui faisait la différence. Tu savais esquiver et sentir les coups. Aussi, tu ne te laissais pas abattre facilement, même quand tu voyais un camarade faillir. Tu es comme mes enfants et moi, tu as cette étincelle dans le regard qui nous rappelle que nous avons tous les quatre du sang de canin. Même s'il est plus dilué chez certains d'entre nous. Après analyse, j'ai vus que tu étais bloqué dans une apparence humaine. Mais qui a dit que c'était irréversible ? Je peux te montrer comment dépasser cela et devenir ce que ta famille ne voulait pas t'offrir.

*

Quelques pas plus tard, ils arrivaient devant une grande porte en métal. Elle s'ouvrait sur un vaste terrain. On aurait dit qu'il faisait jour, mais il s'agissait d'une projection. Le vent se levait et les deux individus sortaient du bâtiment.
Ils marchaient tous les deux vers l'extérieur. Il y avait des arbres et de l'herbe à perte de vue, le terrain paraissait immense. L'espèce d'animal dégageait une forte odeur, néanmoins, elle n’accommodait guère le jeune qui continuait d'avancer. La terre s'effritait sous ses pas, alors que l'accès se refermait. Il entreprenait de s'étirer, s'échauffer, car il se doutait que la première leçon d'entraînement allait être difficile et particulière. C'était tout nouveau pour lui d'avoir quelqu'un qui veillait et observait. Il espérait des conseils encourageant venant de ce maître de combat.
Sonrol avait des allures de canidé très combatif, il regardait ses poils et humait l'air. La journée s'annonçait splendide et des oiseaux s'envolaient d'un arbre. Son apprenti faisait des frappes dans le vide. Cependant sa posture n'étant pas droite, l'être costaux rectifiait le mouvement en lui montrant comment se tenir et cogner plus convenablement. Estéban devait sentir son corps et tout ce qui l'entourait. Il devait même prendre en compte l'environnement dans lequel il se trouvait. L'espèce de chien parlait peu, mais apprenait les bons gestes et attendait que son élève soit attentif et discipliné. Le garçon redoublait d'efforts, il se sentait endurant, mais il débutait encore.
Le vent s'engouffrait dans leurs vêtements, faisait s'envoler des feuilles et balayait poils et mottes d'herbes. À un moment, Sonrol décida de faire signe à Estéban pour qu'il s'arrête et le regarde. Le garçon ne devait pas perdre une miette de ce qui aller se passer. Le professeur tournait alors le dos à son élève vers une lueur pointant à l'horizon et commençait à bouger frénétiquement.

Chaque parcelle de son pelage se dressait, ses épaules s'élargissaient et deux choses étranges sortaient de l'espace alors laissé. Des morceaux de peau se forment et deux nouvelles têtes  surgissaient de ce corps d'animal sauvage et dangereux. Le novice comprenait alors que c'était la véritable apparence de Sonrol. Il avait devant lui, une sorte de cerbère vraiment impressionnant. Il se mettait en face pour mieux observer l'écart de niveaux. Un feu intérieur brûlait en lui, était-il capable lui aussi d'une telle prouesse.
Si son maître, l'avait choisi, c'est parce qu'il possédait des yeux de loup. Et maintenant, il savait qu'il était loin d'être prêt. La vitesse de mouvement et l’atmosphère se dégageant étaient impressionnantes. Bientôt, ce serait au tour de l'élève de démontrer de quoi il était capable. Le feu intérieur rougeoyait et dansait. Il devait se donner à fond. Un loup à apparence humaine, voilà ce qu'était réellement Estéban. Il le ressent au plus profond de son être, âme. Le tout était de savoir quand il serait enfin prêt à se transformer en loup. Sa famille ne lui avait pas accordé ce bienfait et maintenant un nouvel horion s'ouvrai à lui.

Une silhouette les observait près d'un arbre. L’adolescent cru d'abord qu'il s'agissait d'Orya du fait que la personne avait les cheveux très longs et une corpulence assez semblable. Cependant, il fallait se rendre à l'évidence, c'était un garçon, sûrement Ayro. Celui-ci venait à leur rencontre et saluait son père. Il tendait une poignée de main à son nouveau camarade. Sonrol s'écartait et en signe de présentation les faisaient se défier. Le fils ressemblait trop à sa sœur que se soit dans sa tenue vestimentaire, sa coupe ou encore sa musculature. Les deux devaient donc être probablement jumeaux et avoir la même force. Allait donc commencer le début d'un entraînement en duo avec un superviseur très persuasif et encourageant.
Pendant le pseudo-affrontement qui se répétait d'autres jours, le maître gratifiait les deux jeunes de conseils. Ces phrases s'adressaient surtout à Estéban vu qu'Ayro devait être initié depuis son plus jeune âge.
« Il faut que tu soignes ta posture, redresse-toi et affronte ton adversaire. Même s'il est plus fort, trouve ses points forts et faiblesses et frappe là où ça fait mal sans être vicieux. Ne pas t'attaquer directement à la personne est une mauvaise idée qui ne fera que croître sa rage et faire pencher la balance en sa faveur. N'oublie jamais qui tu es, d'où tu viens, ni tes objectifs.
Si tu t'en détourne rien qu'un instant, tout est perdu. Donc si tu tentes de contourner un problème, tu te mets une nouvelle difficulté. Souviens-toi quand tu rencontres un mur, tu dois passer au travers. Réfléchi par toi-même, si je te donne la solution, il n'y a plus de mystère. »
Même aux moments des pauses, de visite dans une bibliothèque ou de repas, tout était prétexte à un perpétuel enseignement. Cela paraissait du bourrage de crâne, mais c'était nécessaire et instructif.
« Perçois les éléments qui t'entourent. Tu foules la terre de tes pieds, l'air ondoie autour de toi, le feu brûle en toi et l'eau irrigue ton sang. La lumière et les ténèbres, quand à elles résident dans ton cœur et dans tes actes. Ainsi, tu es un univers à toi tout seul, tu es un tout et tout est l'ensemble qui te compose. Chaque être est unique du fait de l'élément qui domine, cependant, il suffit d'un autre ajout et tu vaux autre chose. Tu deviens meilleur, trouves cette particularité, fais-en ta force. Et là seulement, tu pourras dire que l'élève a dépassé le maître, car il aura appris une capacité inaccessible par les enseignements. Cette solution, tu l'as en toi depuis le début, mais elle est enfoncé trop profond. C'est à toi seul de la faire surgir, car tu es ton propre obstacle. Tu es ta propre peur, ta faiblesse, mais aussi et surtout ton plus grand atout... »



Suite par ici

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Dernière édition par Lame37 le Jeu 25 Avr 2019 - 15:23, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Chroniques de héros - 5/25 ?   Chroniques de héros - 5/25 ? - Page 2 EmptyVen 8 Fév 2019 - 23:15

Première partie ici




4.2 - Vraie nature


Les journées s’enchaînaient, mais parfois Estéban pouvait être libre et vaguer dans le vaisseau. Dans une salle d'eau, il y retrouvait en soirée, Orya qui montrait des affinés avec l'élément en question. Elle aimait être isolée et l'impact du jour semblait la gêner. Elle apprenait à son camarade à s'ouvrir à la nature et à l'essence du monde pour améliorer ses capacités. En effet, s'entraîner à éviter la pluie permettait d'accroître considérablement la perception et la rapidité d'un individu. Il y avait aussi une bibliothèque donnant beaucoup d'informations sur des secrets liés à l'univers, à ses mystères et à la constitution de tel ou tel être vivant. Il y avait dedans des livres toutes époques et planètes.
Certains jours, Estéban pouvait aller en compagnie d'Ayro dans les tunnels avoisinant du dôme résidentiel. Ces petites excursions ouvraient aux autres mondes et vaisseaux accrochés les uns aux autres. Ils composaient un véritable archipel d'endroit étranges et curieux. Néanmoins, Estéban devait rester concentré et ces visites n'avaient pour but uniquement de voir le reste de l'univers artificiel et quelques-uns de ses habitants.

Une fois, alors qu'on était visiblement en soirée, Estéban continuait de s'entraîner et de frapper dans le vide. Il essayait d'avoir le meilleur mouvement possible et de ne pas sentir la fatigue le gagner. Il cherchait aussi à devenir plus résistant à la fraîcheur de certaines nuits. Un crochet dans le vide, un pseudo-combat contre son ombre, c’était très éprouvant pour lui. Quand soudain, une voix familière se fit entendre dans son dos.

- Mais oui, je ne rêve pas, c'est toi cousin ! Eh bien, dis donc, tu mènes la belle vie, on dirait.

Le jeune interpellé se retourna alors et reconnu un loup anthropomorphe très grand au pelage sombre et aux yeux de couleur ardente. Il s’agissait apparemment de son cousin, un être qui ne se transformait pas, mais possédant une musculature naturellement très développée. Il était donc comparable à un bodybuildeur humain.

- Hello, Worm, qu'est-ce que tu fais ici ? Non ce n'est pas chez moi, pas vraiment. J'ai un maître de combat, c'est lui le propriétaire. Content de te voir, comme tu vois, le raté se porte bien. Tu pourras dire à la famille que je m'en sors. J'ai même débloqué et appris le pouvoir qu'ils ne m'ont jamais autorisé.

- Tu es épatant, toi alors. C'est quand même incroyable, on te laisse quatre années sur Arasta et voilà ta nouvelle vie. Moi, je suis libre d'aller où bon me semble tant que je ne me fais pas attraper. J'errai dans le coin, c'est une chance que l'on se soit croisé.

- Pas une chance pour tout le monde, Worm. J'aurais aimé ne pas te revoir après notre histoire qui a mal finit. Dit soudain une voix féminine qui venait d'en haut.

Worm, fut surpris et découvrit Orya qui était assis dans l'arbre juste au-dessus d'eux. À cela, Estéban répondit qu'il s'agissait de la fille de Sonrol, son professeur. Un peu de respect s'imposait, même si le cousin la connaissait apparemment déjà. Le jeune phénomène était curieux de savoir la nature du lien existant entre les deux autres personnes. Son cousin donna simplement comme information qu'il ne s'amourachait pas avec les humaines et sang-mêlées. Elle rétorqua que ça n'aurais jamais pu aller entre eux. Sûr cela, elle les laissa discuter et s'en alla vers le bâtiment.
Worm par respect et visiblement mal à l'aise, écourta les retrouvailles et décida de s'en aller. En partant, il prononça simplement : « Cousin, profite de la vie, on en a qu'une. Je trouverai bien mon chemin dans ce dédale de vaisseaux et promis, on se reverra. »

Estéban entreprit alors de rentrer et tenter d'en apprendre d'avantage de la bouche d'Orya. Il était devenu soudainement curieux. Comment et quand, Worm et elle s'étaient-ils croisés ? Il découvrit qu'il n'y avait justement rien entre eux. Mais qu'elle aurait aimé ne pas le revoir. L'adolescent qui avait quand même depuis un temps acquis la sympathie de la fille tenta de comprendre pourquoi. C'est vrai que son cousin pouvait être spécial par moment. Il était en effet d'humeur très changeante et aléatoire avec une personnalité parfois complexe.
Comme Estéban insistait, Orya lui tourna le dos un moment, releva sa chevelure et remonta un peu son haut. Cela faisait près d'un an qu'ils se côtoyaient et jamais elle n'avait fait ça. Ce geste offusqua donc dans un premier temps le jeune. Cependant, du coin de l’œil, il aperçut une large griffure dans le dos de la fille.
Tout restant passive, Orya parla d'un ton détaché avec tout de même une pointe de regret. « Tu peux mieux regarder, ça ne me gêne pas que tu sache. Jusqu'à présent, il n'y avait qu'Ayro qui était au courant. Et comme je te fais confiance, je t'autorise à connaître une partie de la vérité. »

Pour Estéban ça ne faisait plus aucun doute. Worm était responsable de la cicatrice. À la suite, il demanda pourquoi Sonrol ignorait tout cela et les circonstances de la marque. Celle-ci prônait sur une bonne partie du dos de l’adolescente. Worm l'avait infligé dans un moment de folie incontrôlable et heureusement elle n'avait pas été profonde. Sonrol ne savait rien, car il risquait de vouloir tuer le coupable et Orya ne voulait pas que l'on paye pour sa maladresse et son imprudence. Un jour, Estéban apprendrait toute la vérité sur Ayro et Orya, mais pour l'instant, c'était trop tôt et trop lourd à supporter.
Le garçon de presque seize ans comprenait très bien qu'il fallait du temps et qu'il n'était pas encore apte à tout encaisser. Il attendait que sa camarade choisisse elle-même le moment opportun. Elle avait à peine un an de plus que lui et serait donc plus vite majeure et plus en mesure de décider de ce qu'il compter de faire.

*

Les jours et les mois passaient ponctués par Estéban qui évoluait et dominait de mieux en mieux sa transformation. De son côté, Sonrol allait et venait comme il voulait, son élève était sur la bonne voie. Plus de liberté de mouvement ne pouvait pas lui faire de mal. Ayro se montrait plus amical du fait qu'un secret était révélé. Il l'aidait à accroître sa concentration et l'encourageait à se donner à fond dans ses apprentissages. Quand à Orya, elle était devenue moins prude et plus proche. Parfois, les trois jeunes gens partageaient des sourires et regards complices. Bien entendu, les deux jumeaux n'étaient jamais visibles en même temps.

Une nuit, alors qu'Estéban ne trouvait pas le sommeil. Cela se produisait à cause de sa forme lupin qui perturbait ses rêves et empêchait par moment un repos mérité. Il devait se calmer et s'entendre avec ce pouvoir. En regardant par sa fenêtre, il voyait l'aube poindre, ou du moins les projecteurs du dôme réverbéraient un levé de soleil artificiel. Le garçon décida d'arpenter les couloirs du bâtiment pour chasser ses mauvaises pensées. Il voulait se vider la tête et réfléchir à autre chose. Il préférait donc s'aventurer pour s’apaiser. Une lumière dans une pièce attira son attention alors qu'il se dirigeait vers la bibliothèque. À défaut de dormir, il voulait profiter de cette excursion pour chasser ses idées noires avec un peu de culture soporifique. La lueur venait d'une salle de bain, on pouvait à peine entendre de l'eau couler et une faible voix parler, mais le loup-humain avait l'ouïe fine. Il s'approcha le plus discrètement possible et ce qu'il vit et entendu plus clairement le surpris.
Orya en tenue de nuit discutait avec son reflet dans une glace composée d'eau. Celui-ci lui répondait, cependant, on reconnaissait le langage d'Ayro. Ainsi, le frère s'exprimait à travers le miroir liquide et donnait d'avantage de mystères à la scène qui se déroulait. Estéban était anxieux, mais préféra s'écarter pour laisser de l'intimité à la fille. Alors qu'il repartait, il entendit de manière très audible un propos étonnant. « Il sait sœurette ! Pourquoi cacher plus longtemps la vérité ? Tu voulais qu'il découvre avant de lui dire… »
Orya arrêta le dialogue et sortie en vitesse. Estéban était finalement resté et voulait comprendre. La quasi-pénombre ne le gênait guère, il attendit.

- Voilà, tu sais que l'un de nous d'eux n'existe pas vraiment. Je te dois des réponses, mais s'il te plaît ne m’interromps pas et après, tu feras ce que tu veux. Prononça timidement Orya, elle pesait ses mots et semblait toutefois déterminée à mettre les choses au clair.

L’interpellé ne dit rien et laissa sa camarade s'exprimer plus posément. Celle-ci souffla et reprit.

- Ayro et moi partageons le même corps. Depuis notre naissance, il vit en journée et moi le reste du temps. Nous avons donc à peu près chacun un cycle de douze heures par jour. Je n'explique pas comment c'est possible. Il faut juste que tu sache que j'ai enfin choisi ma vie. Néanmoins, es-tu prêt à me suivre malgré ma différence ? Tu comprends ce que ça signifie, je n'éprouve qu'une étrange sympathie pour Worm, tandis que pour toi...
Prenant, une profonde inspiration, elle continua.
Enfin, fait ton choix, je ne t'impose rien. Cependant, retrouve-moi dans trois nuits au lac si tu te sens capable d'encaisser tout ce que l'on a en commun. Je le devine, je ne te suis pas indifférente, mais à quel point ?

Elle avait parlé pratiquement d'une seule traite et semblait soulagée de s'être ainsi confié après tout ce temps passé ensemble. Enfin, elle relâcha ses cheveux en arrière et disparut vers sa chambre en prenant soin d'éteindre la salle d'eau. Elle laissa seul un Estéban un peu perdu et indécis. Que pouvait-il répondre et pouvait-il vivre en connaissance de la fameuse révélation ? Orya et Ayro ne faisaient qu'un. D’ailleurs, il avait lu quelque part sans en tenir compte que ces prénoms signifiaient respectivement Nuit et Jour. Deux êtres contraires dans un seul corps, il ne voulait pas de ça. Certes, il était vrai qu'il avait des sentiments pour Orya, mais tout cela était trop. Que décider, que faire face à ce dilemme ? Rester ou s'en aller définitivement, il devait prendre une décision. La nuit portait conseil disait-on, il avait donc trois jours pour trouver une solution satisfaisante à Orya et lui...

Trois jours plus tard, c'était la nuit au bord d'un lac. Le vent soufflait doucement et la Lune était haute dans le ciel étoilé brillant de mille feux. La nuit était scintillante, quasiment silencieuse et magnifique. Des petits animaux faisaient paisiblement leurs vies. L'eau était pris de beaucoup de remous et une jeune fille sortie sa tête pour respirer. Elle nagea un peu, toute tranquille n'ayant pas peur d'exposer son corps uniquement vêtue d'un maillot de bain. Elle a une silhouette agréable à regarder. Les clapotements de l'élément liquide, le léger bruissement de l'air, rien ne la perturbait. Soudain, d'un seul coup, elle plongea vers le fond. Un caillou heurta la surface, un puis deux et trois ricochets et coula à pic. La fille ne remontait pas, des bulles montraient qu'elle respirait. Que faisait-elle, attendait-elle quelque chose ou quelqu'un ? Elle ne semblait pas vouloir refaire surface, quand surgit d'un buisson un individu qui se jeta à son tour dans l'eau. Cet observateur prit sur le fait, avait-il peur qu'elle se noie ?
Un battement, les bulles se faisaient de plus en plus nombreuses. Plus rien n'était visible sous l'astre lunaire. Puis un grand bruit, l'eau éclaboussa et un garçon sortit en respirant enfin à grand coup. La jeune femme était accrochée à ses larges épaules un peu velues. Il était athlétique et avançait jusqu'à la berge. Pendant le court voyage, la jeunette ouvrit enfin les yeux et découvrit la situation. Elle savait qu'elle avait de la chance et elle connaissait celui qui l'avait sauvé. Elle le reconnaissait entre mille et elle semblait contente de sa prouesse. Il la ramena au bord et vu qu'elle était consciente, alors il soupira bruyamment. L'espace d'un instant, il avait eu la peur de sa vie, mais apparemment tout danger était écarté. Il n'avait pas à s'en faire, cependant, c'était plus fort que lui, il devait agir qu'importe les conséquences. Il ne pouvait la laisser ainsi seule, même s'il n'était pas invité.

- Eh bien, si on peut plus se baigner sans être observé, hein Estéb. Je ne courrais aucun risque, tu sais. Tenir plus d'une minute est facile pour moi. Dit-elle en guise de remerciement. Elle respira un grand coup et huma l'air ambiant.

- C'est parce que tu savais que c'était moi, que tu as fait ça, tu voulais me tester. J'en connais un qui t'aurai regarder sans même lever le petit doigt et pas moi. Franchement Orya, je suis peut-être à tes yeux un curieux, un pervers, un intrus ou tout ce que tu veux, mais je ne suis surtout pas un idiot. Répondit-il passivement d'un ton posé et amicale.

Puis il se leva et entreprit d'examiner ses vêtements. L'eau avait trempé tout son corps, il n'avait plus qu'à se mettre torse nu pour les sécher. Sa copine demeurait assise dans l'herbe à contempler le lac les genoux près de son corps. Elle avait des affinités avec l'élément et ne courrait donc aucun risque. Était-ce un test pour son camarade ?

- Je repiquerai bien une tête, tu n'as pas envie de savoir pourquoi ça ne me dérange pas que tu soit là. Je suis certes visiblement imprudente et peu habillée, mais je suis loin d'être sans défense. Allez viens Estéb, tu dois bien avoir envie de connaître la vérité. Rigola Orya et reprit comme amusée. La situation l'amusait beaucoup.

- Quelle vérité, tu es Orya, celle pour qui j'ai choisi de tout donner et de devenir meilleur, qu'importe ton apparence, je ne vois que toi et non l'autre.
Soupira-t-il à nouveau l'air détaché.
Mais puisque tu insistes, vas-y, je te rejoins, plus de tours, plus de jeu...

- Rien que nous deux ! Ah-ah, attrape-moi si tu peux ! L’interrompu Orya et termina la phrase à sa place.

Plouf ! Tous deux plongeaient et riaient ensembles. Que c'était bon de nager avec quelqu'un qu'on aimait et qui vous suivait qu'importe les dangers. C'était beau cette jeunesse et c'était un crime de ne pas en profiter. Le bonheur réciproque, il n'y avait que ça de vrai et rien d'autre. Un moment Orya s'arrêta dans l'eau et bougea ses cheveux. Son dos tourné vers Estéban elle lui montra bien sa marque comme une invitation. Plus un mot ne fut pas échangé, il comprit et s'approcha doucement. Elle ne fuit pas et se laissa toucher. Il effleura d'abord la cicatrice faite par son cousin. Seul un instant de folie avait pu produire cela. Elle n'avait pas mal sur le coup, mais le contact fit remonter quelques pleurs.

Puis, le garçon lui passa ses bras par-dessus les épaules et le corps pour la ramener vers lui et l'enlacer. L'eau autour d'eux clapotait doucement et frémissait par moment. La fille fit un petit mouvement et son compagnon senti qu'il devait stopper son étreinte affectueuse. Il s'exécuta et elle se retourna alors vers lui. L'espace d'un instant leur regard se croisa. La Lune était haute et illuminait les jeunes gens. L'intimité les surprit, mais Orya osa faire le premier pas. Estéban ne s'y attendait pas, mais la laissa faire. Ils s’étreignent pendant ce moment privilégié. Quelques secondes passaient et ils s'écartaient tranquillement. Un mètre de distance fut mis et la jeune regarda son reflet en pensant y voir une image trouble. L'adolescent ne dit rien, il constata juste, le vent apportait une jolie mélodie. Devant ses yeux, des bulles apparaissaient et une forme liquide sortit de l'eau. C'était l’œuvre de la fille qui voulais savoir pourquoi l'image qu'elle voyait n'était pas celle d'habitude.

La forme avait une silhouette masculine et sembla regarder en premier lieu Orya puis Estéban, avant de s'éclipser. Une voix s’éleva dans le vide laissé : « Merci, tu as fait ton choix. Sœurette, désormais, tu pourras voir ton propre reflet sans crainte. N'oublie pas le passé, il te rendra plus forte. Estéb, je te confie ma sœur, sois digne d'elle. Je ne serais plus présent de corps, mais je serais toujours dans votre cœur. Soyez heureux tous les deux, je ne pouvais supporter que vous souffriez. L'un de nous devait s'en aller et il valait mieux que ce soit moi. Merci et prenez soin de vous, au revoir. »

Et un lourd silence s'installa, la jeunette sanglota encore, mais cette fois Estéban était près d'elle et ensemble ils surmontaient la triste scène. Orya, Ayro, ils ne pouvaient pas partager le même corps éternellement et continuer d'échanger leur place. Elle était la nuit et lui le jour, il fallait bien se décider à un moment qui était de trop. Plus rien n'allait être comme avant, cependant, elle n'était plus seule, elle avait toujours son père et maintenant le garçon était plus qu'un simple confident. La nuit était belle, la Lune toujours très lumineuse, l'eau calme et le vent apaisé. Pas un bruit ne venait perturber cette scène. La fille se blotti contre la poitrine de l'être de ses pensées. C'était un instant magique et éphémère, mais ils étaient ensemble et c'était ça le plus important.

Estéban savait qu'un jour, il devrait reprendre le flambeau de son maître, cependant, il préférait penser au moment présent. L'avenir viendrait plus tard. Pour Orya, elle était à la fois triste et contente, elle était vraiment libre et se trouvait avec quelqu'un de digne. Néanmoins, elle ne verrais plus son frère et cela l'attristait particulièrement. Worm et Sonrol pourraient être fier l'évolution des deux tourteaux. Ainsi, la scène se ferma sur Estéban, le jeune futur Cerb et Orya, la fille de l'eau et tout deux maîtres des bêtes...


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MessageSujet: Re: Chroniques de héros - 5/25 ?   Chroniques de héros - 5/25 ? - Page 2 EmptyMer 3 Juil 2019 - 15:59

Enfin, la voilà !
Extinction - histoire pilote





5 - L'envol de l'aigle

L'être-humain n'a pas tout le temps dominé la Terre. En effet, un jour d'autres êtres anthropomorphes se sont levés. Ils ont d'abord été plutôt discrets, mais ensuite à force d'être de plus en plus nombreux, l'humanité a commencé à les découvrir. Aux premiers abords, on pense juste avoir à faire à des animaux de foire recouverts de plumes. Cependant, ils sont plus grands et plus intelligents que leurs confrères. De plus, le vent semblait souffler dans chacun de leurs mouvements. Quand ces oiseaux ont cessé d'être de simples observateurs, l'humanité a décru. Même si la technologie a pu au début mettre à mal les nouveaux. À un moment, les maîtres ne furent plus ceux qu'on croyait.
Peu à peu les grands volatiles ont assis leur supériorité en nombre, en savoir et en capacité. Les avions ne pouvaient rien contre les rafales de vents violents qui se faisaient sentir. Pas besoins de faire de centaines de démonstrations pour prouver que les oiseaux réussirent leurs coups d'éclat. De plus, les écologistes se ralliaient à leur cause. On comprenait assez vite que l'ère humaine connaissait un tournant sans précédent. Ainsi, les humains survivants qui n'étaient plus qu'un milliard face au triple furent répartis en plusieurs cités et surveillés. Les maîtres oiseaux veillent au grain et on imagine mal pouvoir leur disputer leur place...

*

La nuit, dans une sobre maison en pierres. Une lumière éclairait une chambre. Un jeune couple est assis sur le lit. Ils sont en pyjama et paraissent pensifs. Soudain, la femme brise le silence. Elle est métisse, brune aux cheveux longs et fins. Visiblement, la trentaine, elle fait environ un mètre soixante et de corpulence normale. Elle parle timidement, car l'état de son conjoint la préoccupe.

« Au début, je pensais que s'était un tatouage, mais plus je regarde et plus ça m'inquiète. Weego, tu crois que tu vas te changer complètement ? Aucun de nous deux ne voudrait devenir un oiseau. Les Maîtres sont à la fois bons et miséricordieux, mais personnes ne veulent leur ressembler. »

L'homme a la peau claire, les cheveux courts et châtains en épis. Des muscles seyants et il dépasse sa compagne d'une tête. Le dos vers la lumière, il laisse voir une paire naissante d'ailes marron et brillantes. Un fin duvet les recouvrent. Il répond en soupirant.

« Je n'ai pas voulu cela et j'espère ne pas en arriver là. Sirca, tout ce que je peux faire, c'est tenter de comprendre ce qui se passe et réfléchir à ce que j'en fait. Cependant, je pense que seul eux auront la réponse. Viendront-ils seulement s’occuper d'un unique phénomène ? »

« Je n'aime pas l'idée que tu sois en train de te transformer sans savoir pourquoi. Quel genre de vie va-t-on mener une fois que tu auras atteint un certain stade ? Je me fais du souci pour notre futur.
Dès que possible, j'irai chercher des informations à la grande bibliothèque. Ce que tu vis ne doit pas être un cas isolé. Une trace doit être écrite quelque part. Et de ton côté, il vaut mieux que tu testes tes capacités. »

« Relativiser, espérer, être optimiste et chercher à savoir et comprendre, voilà à quoi risque de se résumer nos journées. Je n'en veux pas, mais je n'ai pas le choix. Si seulement, je connaissais l'origine et la fin de ce qui m'arrive. Me tester serait une bonne idée et le mieux, c'est la côte. Il y a souvent des maîtres oiseaux qui sillonnent le coin.. Cependant, l'un viendra -t'il vers moi ? J'avoue en douter. Mais on ne sait jamais. Promets-moi de ne rien dire au reste de notre entourage. Il faut nous méfier de quiconque connaîtrait mon secret. »

*

Moi, Weego, je suis littéralement au bord du gouffre. Si je me rate, c'est la fin. Je ne dois pas reculer et pourtant l'incertitude me guette. De surcroît, je doute de mes réelles capacités. Et si comme Icare, je fonçais vers le soleil et tombais. Mes ailes sont peut-être encore trop fragiles, dois-je sauver ou bien abandonner ? Ma petite amie, Sirca est la seule personne au courant de ma spécificité.
Il faut voir les choses en face, les hommes ne peuvent voler que grâce à la technologie. Et moi, du jour au lendemain, je me retrouve affublé d'ailes dans le dos. Je ne ressemble pas à un ange, loin de là et d’ailleurs, j'ai une vie assez reprochable. Je ne suis pas un saint, mais je ne regrette rien. Et puis ma transformation se poursuit sûrement. Je me rapproche du bout de la falaise tel un oiseau. Je regarde le lointain, je veux m'élancer et j'hésite à nouveau. Aurai-je la force ? Vais-je attendre de n'être plus qu'un homme-aigle. Car j'ai l'impression que c'est vers cette forme que je me tourne petit à petit. J'ignore si je me trompe, mais vais-je réussir à m'élancer ? Si je n'y parviens pas, à quoi, me sert donc cette apparence ? Suis-je toujours humain après tout ?

J'aimerais être résolu et enfin être libre. Aller dans le ciel qui me tend les bras et voler avec les autres volatiles qui en sont capables. Je rêve de filer au vent, de passer au-dessus des gens et de monter le plus haut possible. Tout est faisable, je me vois chuter et heurter les rochers en contre-bas. La mer surplombe ma vue, une plage de sable fin s'étend en dessous de mon perchoir. J'ai peur de partir de ce rassurant promontoire. Je voudrais crier ma peine et hurler que je peux le faire. Cependant, la crainte me rend muet.
Je respire à fond, le temps semble comme arrêté, aucun bruit ou chant ne me parviens. Je scrute devant moi l'infini. Au loin, j’entraperçois un groupe en vé de migrateurs. L'air est palpable, l'eau est calme, la terre s’effrite sous moi et le feu brûle en moi. Ainsi, même les éléments me poussent à le faire. Torse nu et un pantalon un peu abîmé, je dois affronté mon destin.

Alors enfin résolu, j'ouvre grand mes ailes. J'admire mon plumage, rectifie mon pantalon en survêtement. Mon torse luit à la lumière de l'astre. Je me sens bien, un peu timide, mais confiant. Je jette un dernier œil derrière moi comme à la recherche d'un ultime rempart et puis j'avance. La fatalité ne m'effraie plus, on verra bien ce qui arrive.
Je ferme mes paupières, mets mes bras en avant et cours, tout bat en moi. C'est la chamade, c'est ma vie. Ma vraie place est là-haut, plus d'hésitation. Je ne touche plus le sol, je dérive et le décor défile à une vitesse hallucinante. Je relève la tête et rouvre les yeux. Je rigole, je crie, que c'est bon d'être enfin soi-même. Je zigzague, je bifurque et frôle la mer immense. Je ne sens plus le temps passer, je suis vivant. Je suis un homme avec des ailes d'aigle, tout vibre en moi. La terre n'est plus qu'un petit point à l'horizon. Le vent souffle dans chacun de mes membres. L'eau jaillit sous mes mouvements. Et enfin, mon feu interne se fait plus intense. Pourquoi donc avais-je peur et doutais-je ? Je ne sais déjà plus et je continue seul vers le soleil.
Je m'offre donc un court baptême de l'air avant de redescendre sur terre. Le feu de mon cœur et la mer semblent s'apaiser. Je vais mieux, Sirca aura moins de soucis à se faire. Après une bonne dizaine de minutes à voler, je redescends vers la côte.

*

Une grande silhouette se dresse au bord. Voilà quelqu'un de bien curieux. Weego atterris à quelques mètres plus loin et il fait face à ce qu'il craignait. Un gigantesque oiseau le regarde. Il est très grand, presque deux mètres. Il est tout noir, tout recouvert de plume. Il a une posture anthropomorphe et un énorme bec jaune. Il n'a pas de muscles apparents, il est tout mince, mais sûrement très vif et rapide. On dirait un grand corbeau, ses yeux toisent le jeune garçon et le détaillent. Rien que son apparence en impose. Cinq longues minutes passent dans un silence pesant. Il fait un dernier tour et stoppe son observation.

Il s'écarte et dit en croassant dans un langage compréhensible : « Je me présente Raven et comme tu l'as sans doute compris, j'ai assisté à tes prouesses. C'est très imprudent de te montrer ainsi.
Tu peux arrêter te questionner, humain-ailé. La transformation touche à sa fin, elle n'est que partielle. Bien qu'elle soit probablement génétique, à part voler, tu n'en feras rien d'autre. Cela dit, il vaut mieux que tu m'accompagnes. L'humanité a prouvé mainte fois qu'elle ne tolérait pas la différence. Tu serais une anomalie pour eux. Une telle spécificité doit rester cachée. »

Weego semble sur les nerfs. De toute sa hauteur, Raven impose le respect. Le vent ondule autour de lui. Sèchement, il dit à Raven : « Voilà de belles paroles, si je vous suis, vous garantissez que mon entourage sera protégé. Je veux être sûr quand venant, je ne les mets pas en danger. »

Le grand corbeau émet un rictus et prononce : « Un secret est un secret, il va de soit que quiconque est au courant doit être sauvegardé. Personne ne les approchera. Ce qu'ils savent ne sera pas divulgué. Tu peux en être sûr. »

« Ce dont je suis sûr, c'est que vous dites ce qui arrange. J'imagine que n'importe qui croirai ces mots. Vos phrases sont bien tournées, mais pour moi, vous mentez comme vous respirez ! »

Raven est sûr de lui et répond à la provocation : « Alors, tu ne me crois pas. Tu me défis, humain ignorant. Puisque c'est ainsi, je vais te dire ce qu'il va se passer. Tu vas te plier à ma volonté et je ferai en sorte que tes proches ne souffrent pas. Oui, tu as vu juste, mais tu es tout seul et faible. »

Le vent se lève très rapidement. La mer se fait entendre en bas de la colline. Le grand corbeau anthropomorphe se dresse. Son plumage noir luit au soleil d'après-midi. Il est menaçant et regarde l'humain devant lui. Sur l'oiseau tout n'est qu'amas de plumes avec des griffes acérées au bout des ailes. Ses serres raclent le sol d’impatience. En bas, l'eau claque contre les rochers et le vent se fait de plus en plus présent.
En face de Raven, l'homme parais intimidé. Il ne recule pourtant pas et fixe son adversaire bravant au passage l'astre lumineux. Celui-ci brille dans le dos de l'oiseau. Weego est toujours torse nu avec ses grandes ailes brunâtres et dorsales. Un pantalon bleu avec des accrocs termine son apparence. Il est bien bâtie, déterminé et prêt à en découdre.
Le sujet du conflit est celui-ci : Raven est intrigué par l'humain-ailé. Tous ceux de son espèce que les autres grands oiseaux ont récupérés se sont rendus sans résistance. Ils espéraient ainsi sauver leurs proches qui ne sont que des humains ordinaires. Cette nouvelle espèce est une hérésie pour les maîtres des cieux comme le corbeau et ses semblables. Toutes personnes au courant de leur existence doivent disparaître et l'entourage du jeune ne fera pas exception.
Les éléments se déchaînent et Weego fonce vers l'ennemi. Celui-ci ricane en poussant un cri d'un air de défis. Il fait un simple pas sur le côté en guise d'esquive. Puis, ils s'élèvent dans le ciel et c'est comme si l'orage éclatait soudain. Une bourrasque, le jeune tente d'affronter l'élément venteux tandis que tel un rapace, Raven le percute au ventre. D'un coup de bec, il l'envoie valser et cri à nouveaux plein de moquerie. Le garçon réplique, poings serrés, des plumes partent se disperser dans un déluge de fracas et colère.

Weego bout de rage, mais Raven a visiblement l’avantage. Il le domine largement, on dirait que c'est peine perdue de combattre contre un tel être. Il est trop vif, il est impossible de lire ses mouvements. En un éclair, il vole dans les plumes du garçon et tente lui lacérer le dos. Le sang n'arrête pas Weego, les épaules en feux et les ailes tachées, il décoche un audacieux uppercut. Le bec de l'oiseau fait un drôle de bruit sous le coup de la surprise. Il a manqué de vigilance.
Néanmoins, il ne laisse rien paraître. Une griffe s’abat sur le torse de l'imprudent. Il souffre, comprime ses poumons et expulse sa rage de tout son être. Ses ailes battent frénétiquement dans les airs alors que l'autre est dans son élément. Il flotte littéralement, mais ce moment d'assurance et de contrôle est le dernier.
Weego a comme des éclairs dans le bras et frappe à une vitesse hallucinante. L'eau est le vent sont comme arrêtés et le temps suspendu. Tout tourne au ralenti pour Raven qui voit bien le poing partir sans pouvoir le contrer. Une fine couche d'électricité statique se forme, le poing du jeune est violent et inarrêtable. C'est l'étonnement général, Raven traverse les cieux dans un cri de désarrois. Le mot : « Impossible ! » se fait entendre. À la suite, il n'est plus qu'un mirage de vent et plumes.

Il n'y a pas de cris de victoire ou de bravoure, Weego est à bout de souffle. Il redescendant sur terre, tandis que la mer est secouée par un énorme plongeon de volatile. Le garçon souffle bruyamment, ce n'est que le début. Combien d'autres viendront ? Sera-t-il seul à se retourner contre les maîtres ? Pourquoi lui et ses semblables ne peuvent-ils pas mener une vie ordinaire ? L'espèce humaine est déjà grandement réduite depuis la domination de la nature et l'élévation des grands oiseaux. Pourquoi les persécuter davantage ? À part voler, il possède une légère décharge de foudre autour des poings et une vitesse hors norme. Apparemment, même les dominants se trompent. Il doit bien y avoir une explication.

*

J'ai beau fouiller dans les recoins sombres de la bibliothèque et dans les anciennes archives. Il n'y a apparemment nulle trace de cas comme Weego. Ce n'est pas possible ! À moins que les maîtres oiseaux aient volontairement fait effacer toutes trace. Je ne vois que ça. Il ne peut pas être le premier tout de même. Allez ressaisit toi, Sirca, la solution doit bien être là quelque part. Il ne faut pas désespérer.
Je commence à en avoir marre de chercher sans rien trouver. Je ne peux aller demander au responsable, il pourrait soit ne pas me croire ou pire en informer les maîtres. Et pour peu qu'il le prenne au mot, il ne faut courir aucun risque. Mais bon sans, où puis-je obtenir mes réponses si ce n'est ici. Weego doit déjà en train de tout expérimenter sur la côte. J'ignore si un oiseau ira voir ce qui s'y passe.

Soudain de derrière une rangée, une voix amicale et conciliante s'élève : « Je crois que la solution n'est pas ici. Peut-être que je peux vous aider en échange d'une autre information. Je suis Red et vous n'avez rien à craindre de moi. »

L'espace d'un instant, je crois avoir rêvé quand apparaît un homme tout vêtu de rouge sombre hormis sa tête. Il est grand et roux avec comme des ailes dessinées sur les épaules. Il est jeune et musclé, mais seul Weego compte pour moi. Cet étranger est bien curieux, il porte un insigne très brillant sur un de ses poignets, les initiales SoS sont gravées dessus.

« Des ailes dans le dos, la capacité de voler et une apparence partielle d'oiseau. Voilà tout ce qu'il faut retenir pour Weego, si ce n'est un petit quelque chose en plus. Un de mes compatriotes l'a vu en rêve avec ses semblables. Ma présence est donc normale.
Dites-moi, où puis-je le rencontrer et je pourrais sûrement vous aider tout les deux. Construire une famille avec une telle particularité n'est peut-être pas simple. Si vos descendants pouvaient choisir de devenir ou non comme Weego, ce serait moins compliqué. Vous pouvez avoir confiance, nous en avons la possibilité. »

Je ne pense pas qu'il mente. Que vient-il faire ici, tout ça à cause d'une vision ? Je crois que je lui dois le respect et la vérité. S'il est vraiment ce qu'il prétend, alors nul besoin de cacher la vérité.

De son côté, Weego se promet d'aller libérer les siens et de trouver un endroit où ils pourront vivre sans crainte. Les montagnes lointaines seraient parfaites pour construire une communauté d'un nouveau genre pour les humains-ailés. Cependant, comment y parvenir ? Seul, il n'y arrivera pas et encore faudra-t'il que les autres entendent raison. La paix doit-être possible. Espérons juste que les potentiels alliés ne tarderont pas trop. Qui sait, peut-être veillent-ils déjà et vont bientôt intervenir ? Cela dit, ceci est une autre histoire, celle d'un aigle brillant au soleil. « Lorsque Gold-Eagle surgira du profond de Weego, alors la foudre frappera plus deux fois. »


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