Encre Nocturne
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 CC 118 - SUJETS

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Titi

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Féminin Lion Messages : 726
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Humeur : .

MessageSujet: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 21:30

Hellow :la:

Des sujets. Une heure pour écrire. C'est le cc

Comme d'habitude, vous avez maximum 1 h pour poster votre écrit en choisissant un thème (ou plusieurs pour les plus fous fou ).
Un poème ? Du théâtre ? Une nouvelle ? Un extrait de roman ? Ou encore un texte court ? Pas de problème Faites fonctionner votre imagination. AHDE

N'oubliez pas les balises et ses indications (visibles ou en spoiler).
Si vous avez un doute, n'oubliez pas de consulter ce topic : http://www.encre-nocturne.com/t1101-balises
---

1. Les ongles de glace
2. Un appétit insatiable
3. Le secrétariat des anges (proposé par Darkmichou)
4. Insérez n'importe où dans le texte "Un regard si intense, qu'il reste gravé à jamais dans la mémoire" (vous pouvez changer le temps si nécessaire)
5.

Source : https://arbrealettres.wordpress.com

------------------------------------------------------------------------------------------------
Quand j'ai un doute sur quelle balise utiliser, maintenant, je regarde ~ce post~
Ca aide hein ? AHDE


Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~
Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn:


Les mercredis, 21h30 environ (heure française), j'anime le CC.
Vous pouvez m'envoyer vos suggestions par mp (ou sms, ou messenger).


CDF :la:
Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Phoenix
Piou grincheux accro au café
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Localisation : Sur tous les fronts
Humeur : Cafééééééééé :bave:

MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:16

Voici mon texte. Il est peut être un peu différent de ce que j'ai l'habitude de faire. Les mots sont jetés sur le clavier en suivant ce que m'a évoqué l'image. Bonne lecture !

[-13/15]
avertissement:
 
____________________________________________________


Un instant d'éternité. Un moment ou le temps semble s'être arrêté, suspendu entre deux mondes. Une étreinte charnelle, quelques baisers. Des corps qui se touchent dans l'ombre de la nuit. A l’abri des regards, un instant volé dans cet univers impitoyable. Deux êtres que rien n'unit si ce n'est l'amour et la passion. Ils sont opposés, ennemis mais qu'importe la distance et les tourments, le cœur a ses raisons. Mais viendra le moment où la bulle éclatera. Le voile tombera et il sera l'heure de la séparation. Le temps s'égrène, cruel. L'éternité ne dur qu'un instant et la réalité est éternelle. Et que ce passera t'-il au moment de l'adieu. A la vie à la mort et les deux ne peuvent rester. L'un continuera sa marche vers la lumière tandis que l'autre descendra dans les entrailles de la terre. Amour impossible comme le jour et la nuit ne peuvent se rencontrer. L’éclat argenté d’une lame acérée. La détonation d’une arme et l’odeur de la poudre. Quelques éclaboussures aux reflets carmin. Un dernier souffle à l’unisson. Le passé retourne au néant et le futur n’est plus. Les ténèbres pour linceul. Le silence pour oraison funèbre. Les ravages des éléments en guise d’épitaphe. Réunit pour l’infini.

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Phoenix - Kemenyx


Toujours la petite étincelle sera là !
"A single dream is more powerful than a thousand realities" J.R.R. Tolkien
"On ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il faut courir derrière avec une massue." Jack London

*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier bois du café... C'est TOUJOURS l'heure du café ! Et le café c'est la vie !


Dernière édition par Phoenix le Mer 28 Mar - 22:18, édité 1 fois
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Masculin Taureau Messages : 195
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MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:17

Conte pour Enfant [TP]

Il était une fois une princesse du nom de Loana. Elle vivait dans un grand appartement et rêvait tous les jours du bonheur de son peuple. Le problème est que son peuple ne savait pas la chance qu’elle avait de l’avoir comme princesse. Son peuple préférait, Laura, une brune espiègle mais qui avait une hideuse coupe à la garçonne. Loana, elle ne comprenait pas qu’on puisse s’occuper aussi mal de ses cheveux et sa maman lui avait toujours dit que c’était les goudous qui portaient la coupe garçonne et ça non pas question.

Comme il y a un mot un peu compliqué, je vais te l’expliquer mon enfant : les goudous, ce sont des poissons et tout le monde les trouve moches, les poissons. D’ailleurs si Nadine Morano continue à parler comme une poissonnière elle va [T’avais dit que tu faisais un texte TP]

Alors la jolie princesse demanda à son miroir ce qu’il fallait faire. Je dis le miroir, mais en fait le miroir pouvait coulisser pour arriver dans une autre pièce où il y avait une caméra appelé le confessionnal, sauf qu’à la place du prêtre il y avait à l’intérieur un méchant sorcier nommé Production qui vous poussait à faire de grosses bêtises.

Mais en même temps il faut pas blâmer la Production les enfants car sinon il n’y aurait pas d’histoire. J’ai d’ailleurs connu un magicien nommé l’Administration qui ne faisait aucun sortilège relou, voir aucun sortilège tout court, voir rien du tout, même pas répondre aux messages et bien le royaume dans lequel il se trouvait était vide de héros.

Enfin bref la princesse demanda : « Que dois-je faire pour que mon peuple m’aime et que Laura n’ait plus rien d’autres à faire que des interviews sur Teva ?

- C’est simple, il te suffit qu’un prince explore tes courbes pour que celles de l’audience augmente mon enfant. »

Alors les enfants, par explorer les courbes il faut comprendre dessiner ensemble sur le même dessin comme le font tous les amoureux. Et ne t’inquiète pas si tu dépasses, les garçons amoureux savent toujours se servir de leur crayon, même si parfois il y a quelques taches autours du cercle.

Mais restait à trouver un prince et Loana voulait qu’il soit très beau parce que c’est la seule chose qui compte chez un prince. Elle voulut trouver le prince Jean-Edouard mais elle eut peur de la déranger car il était parti à la chasse à la volaille. Mais quand elle le vit, Jean-Edouard se dit que la princesse elle ferait bien l’affaire.

Il lui dit « Je vous aime. » Elle répondu « Moi aussi. Tu me propose un rendez-vous. » Il répondit « Je te laisse le choix dans les dates. » Il s’emmêlait dans ses mots et elle trouva ça trop mignon. « Ce soir dans la piscine ? – Va pour ce soir dans la piscine » Ah la magie de la séduction quand on n’a que 400 mots de vocabulaire.

Elle avait chaud alors elle enleva sa robe de princesse mais elle s’exclama : « Aïe, je me suis piqué en enlevant ma robe. » Alors le prince dégaina son épée. Mais elle lui dit : « C’est comme les serpents, un baiser la blessure. – Peut être que l’eau froide… proposa le prince – Oh oui, fit le sorcier la production – Fap fap, font les spectateurs (cela veut dire qu’ils applaudissent).

Mais la princesse était maintenant étonnée de l’accoutrement du prince. « Pourquoi laisser ta lame à nu, rentre l’épée dans son fourreau. »

2 mois plus tard, Laura quitta l’appartement et Loana devint Reine. Cela ne l’empêcha pas de tenter plusieurs fois de mourir et, chose atroce, de prendre du poids mais comme le dit la fée Prozac, les princesses sont toujours heureuses.
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flocon
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Féminin Taureau Messages : 214
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MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:18

Le secrétariat des anges

Pour certains la mort c’est la fin de tout. Tout s’achevé à ce moment-là. On est vivant est la seconde qui suit tout est fini.
Pourtant de nombreuses croyance et religions ont décrit la vie après la mort. Quel drôle d’expression d’ailleurs. Une fois mort vous restez mort. Mais je comprends que vous alliez besoin d’une réponse à cette éternelle question, que ce passe-t-il après la mort ?
Tu peux t’estimer heureux tu vas avoir le privilège de le découvrir. Tu peux voir sa comme de la chance. Bienvenue au secrétariat des anges. Ici on s’occupe des amés qui mérite le paradis comme vous dites. Mais on se contente plus de leur offrir de reposer en paix. Le bureau d’à côté se charge des mauvaises âmes, celle qui n’ont accompli que des bonnes actions pendant leur vie passée. C’est un peu une sorte de tribunal en faite ils jugent leurs actions et les condamnent à un repos de souffrance en fonction de leur crime.
Mais ce n’est pas ton problème. Toi tu as été affecté aux archives. On a des siècles de dossiers qui s’entasse qu’il faut les trier avant de les stocker. Estime toi heureux, on n’est pas encore passé à l’ère de l’informatique sinon il aurait fallu que tu entre tous les dossiers mais sait-on jamais.
Oh si jamais tu te demandais pourquoi tu te retrouve là au lieu de profiter d’un repos que tu penses bien mériter. Et bien c’est simple, tu n’as rien fait pour le mériter et rien pour en être exclus. On ne savait pas te placer et on avait besoin de main d’œuvre du coup te voilà. Parfois j’en vient à regretter qu’il n’y soit pas de troisième bureau pour les amés comme toi, mais qu’est qu’on ferait de vous.
Voilà la visite est terminée, je te laisse tu as du travail. Mais pas la peine de te presser tu as l’infini devant toi et dernièrement on a moins de cas à traiter. Et l’éternité c’est long quand on n’a rien à faire. Sur ce bienvenu au Paradis.



PS: pour ceux qui ont lu mon texte du dernier cc, je me doutais bien que vous n'auriez pas les connaissances du sujet. Et c'était justement la l'intérêt de l'exercice. Je voulais essayer d'écrire un texte simple qui se lise facilement et que tout le monde pourrait comprendre. Et dans l'idéal interressé certaine personne au sujet. :)

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *


Dernière édition par flocon le Jeu 29 Mar - 6:39, édité 1 fois
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Arwen
Commentateur sérieux
Commentateur sérieux
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Masculin Bélier Messages : 135
Date d'inscription : 05/03/2018

MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:26

Je n'écris, ni ne lis, de poésie. Pourtant c'est le genre qui s'est imposé ce soir ; ne soyez pas pour autant indulgent face à ma maladresse ^^

Les ongles de glace :

Vous souvenez-vous, madame, d’un temps ancien,
Où l’insouciance régnait en maître ?
S’écoulait alors le temps sans une ride,
Deux amoureux sous un hêtre.

Oh ! jours heureux et appréciés,
De ta main au creux de ma main,
Et des milliers d’histoires dessinées
Comme autant d’étoiles au petit matin.

Mais, tout comme l’hiver chasse les oiseaux,
L’occasion nous a échappée.
Sans un cri, sans un murmure, pianissimo
Elle a pris la route et s’en est allée.

Mais je bénis le jour enchanté
De nos retrouvailles enjouées.
Le temps n’avait en rien altéré,
Ni ton sourire, ni ta beauté.

Ta main serre toujours ma main,
Agrippant de ses dernières forces
Le mince fil qui nous maintient
Amour inaltérable, puissant et féroce !

Une dernière fois, je contemple avec effroi
Ton sourire fané et tes yeux éteints,
Lorsque l’Ankou frappera seul restera,
Tes ongles de glace dans ma main.
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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 433
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:30

Les ongles de glace :

La femme enleva ses gants, des doigts fins et longs, comme sculpté dans du marbre en émergèrent et au bout, formant deux ellipses, dix ongles aux couleurs de fruits, de plante et de saisons.

Il faisait de nouveau chaud, le printemps revenait les terrasses des cafés étaient presque remplies et le soleil brillait généreusement.

L'homme s'étira et attendit.

Elle regarda les trous, où le ciel dansait, qu'évitaient consciencieusement les passants, par peur de tomber, de tomber très haut dans le ciel.

Elle attendit.

Elle vit un garçon sauter juste au dessus d'un immense trou et des pigeons s'envoler à l'intérieur.

La femme baillait quand l'homme qu'elle attendait arriva.

Il pencha la tête pour s'excuser, mais la femme lui fit un sourire.

L'homme s'agenouilla près d'elle sur le sol encore humide et amena doucement l'annulaire jaune, au goût de citron, de la femme, à sa bouche.

Puis, les deux se sourirent.
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Flopostrophe
Créature du Nord à la force tranquille et à l'humour un peu absurde
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Humeur : Le temps passe trop vite

MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:31







Les ongles de glace

(+ la phrase à placer n'importe où)


14h00, quatorzième jour du mois de juin. Je transpirais devant ma piscine, sur mon transat bleu. J'avais mis de la crème solaire 50+ et pourtant les rayons du soleil frappaient à la porte de chaque pores de ma peau. Aucun mouvement ne se montraient dans mes cheveux, le vent avait décidé de s'absenter lorsqu'on avait le plus besoin de lui. Mais pourtant...

Pourtant, je crevais de froid. Un froid venant de l'intérieur de mon être. Un froid qui ne se voit pas, qui s'insinue partout sans pitié et qui rend malade. Je sentais les glaçons se répandre jusqu'à mes ongles, en partant du cœur bien sûr. Cet organe si fragile. Parce que j'étais une fille fragile apparemment. Et je m'en voulais d'avoir si froid, devant cette piscine si propre et ce jardin si vert. J'avais tout. Et pourtant...

Un homme était entré dans ma vie sans prévenir et avait tout chamboulé.
Je l'ai rencontré dans la bibliothèque universitaire. J'étais assise en face de lui, il étudiait de la biologie je crois, pendant que je jouais sur mon téléphone à "l'attaque des vaches", un bête jeu qui me rendait complètement accro. Je regardais cet homme du coin de l’œil. Il me semblait de beauté moyenne, mais possédait quelque chose de très attirant, à me faire imaginer des scénarios romantiques. Peut-être était-ce sa façon d'écrire la main de travers ou la manière dont il remontait légèrement ses lunettes tombantes. Il avait une tête à s'appeler Léon. Un nom sérieux, mais assez classe.
Alors que j'étais dans mes rêveries, Léon s'est levé, a rangé ses affaires, s'est avancé vers moi et a posé sur moi son regard. Un regard si intense, qui reste gravé à jamais dans la mémoire. J'ai soutenu ce regard tant bien que mal, attendant qu'il me dise quelque chose. Il m'a simplement pris mon téléphone des mains et a chipoté avec. J'ai simplement bégayé "Hé, qu'est-ce que tu... Mais...", puis il me l'a rendu. Restant bouche bée, j'ai attendu que la porte de la bibliothèque se referme derrière lui pour inspecter ce qu'il venait de faire. Je ne voyais pas de nouveau numéro, pas de nouveau fond d'écran... Il n'avait donc rien changé? Ce n'était pas possible... C'est après plusieurs minutes que j'ai abandonné, me disant que ce drôle de type avait simplement voulu observer le contenu de mon téléphone. Je me sentais furieuse de l'avoir laissé faire sans riposter. Ma colère est montée d'un coup et je dû sortir pour m'aérer l'esprit. Je ne savais pas ce que Léon me voulait, et cela m'intriguait mille fois de trop ! Il fallait que je rentre, que je me pose sur mon transat bleu et que je joue au moins une demi heure à l'attaque des vaches ! Mais pourtant...

Pourtant, en m'installant confortablement face au soleil brûlant, je remarquai que l'attaque des vaches avait disparu. Désinstallé. Je restai au moins vingt secondes immobile, les yeux ronds, l'estomac retourné. Léon avait donc enlevé mon jeu préféré de mon téléphone. Je n'en revenais pas. Pourquoi avait-il fait une chose aussi absurde? Voulait-il ma mort sur la conscience? Non, j'exagérais. Peut-être voulait-il simplement que je me concentre davantage sur mes études. Il avait employé la manière forte pour essayer de m'éduquer un peu, le brave homme. Ou bien... Ou bien il voulait que je passe plus de temps à le regarder qu'à jouer la tête penchée sur mon jeu... Je ne savais pas et cela me glaçait le sang. Et le mojito que je buvais à petite gorgée ne m'aidait pas à me réchauffer, mes ongles en étaient presque mauves.



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“Chaque cerveau a son secret. Moi, c'est mon lit. Toi, c'est ton assiette. Mange avant de penser, ou tu penseras mal.”  - Timothée de Fombelle



Chasseresse de fautes  :superman:  Mon signe distinctif : §


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Alwine
Sage des Esprits Codeurs et Graphistes
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Féminin Scorpion Messages : 304
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MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Mer 28 Mar - 22:34







Le secrétariat des Anges

Il ne lui manquait plus que quelques pas avant d’arriver à sa destination tant rêvée. Pourtant, Joseph ralentit le pas, hésitant. Après avoir passé autant de temps dans la rue et à être isolé des gens “normaux”, la simple idée de se retrouver confronté à d’autres personnes potentiellement méprisantes l’effrayait bien plus qu’il ne l’avait imaginé. A deux pas de l’entrée, Joseph s’arrêta. La peur de se faire rejeter une fois de plus avait pris possession de la moindre parcelle de son cerveau. Il n’arrivait plus à avancer.

Soudain, il vit une mère et sa petite fille arriver dans l’autre sens. Ni l’une ni l’autre était très propres et les traits tirés de la femme montraient son immense fatigue. Cependant, la petite fille gazouillait joyeusement, sautillant à côté de sa mère. Elles entrèrent sans hésitation dans le centre, laissant Joseph seul dehors. Si elles y arrivaient, pourquoi ne rentrerait-il pas ? Après une grande inspiration pour se donner du courage, l’homme saisit ses sacs qu’il avait déposé au sol puis entra.

Il avait oublié à quel point cela faisait du bien d’être au chaud. L’automne était là depuis plusieurs semaines, apportant son lot de températures basses et de pluies glaciales. Joseph avait joué de malchance à plusieurs reprises, se faisant chasser des rares endroits où il pouvait être à l’abri.  Aujourd’hui, une bruine n’avait pas cessé de tomber, mouillant son manteau élimé jusqu’à la trame. Joseph détestait être mouillé, mais en l’absence de la moindre protection, devait se résoudre à se laisser tremper. A l’intérieur du bâtiment, tout était d’une blancheur immaculée où tranchaient quelques touches de couleur. Ça et là se trouvaient des chaises aux tons gais, de beaux tableaux et surtout plusieurs radiateurs à la chaleur réconfortante. Joseph du se faire violence pour ne pas aller se réchauffer tout de suite et se dirigea vers le comptoir.

Le secrétariat des Anges était populaire parmi tous les SDFs du coin. Le service d’aide aux personnes sans domicile fixe se nommait CSAPA de Rambouillet à l’origine, mais la gentillesse et l’accueil chaleureux dont les secrétaires faisaient preuve les avait fait gagner le surnom d’Anges. L’air sentait bon, comme si on avait parfumé l’atmosphère peu de temps auparavant. Presque honteux de venir là alors qu’il sentait si mauvais, Joseph s’approcha du comptoir d’un pas timide. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, l’une des femmes à l’accueil leva la tête et lui fit un sourire éblouissant. L’étiquette accrochée à sa veste en jean indiquait qu’elle s’appelait Marta.
– Bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?
– Je souhaiterai faire une demande d’hébergement, bredouilla Joseph d’un ton hésitant.
– Bien sûr, dit la femme avant de reporter ses yeux sur l’écran de son ordinateur. Vous êtes déjà venus chez nous ?
– Non.
– Nous allons prendre quelques informations avant de vous faire rencontrer quelqu’un de chez nous.
Joseph répondit docilement à toutes les questions que Marta lui posa. Il éprouva un sentiment de culpabilité en avouant qu’il buvait beaucoup. L’alcool était le dernier rempart contre le désespoir et surtout le moins cher. Il avait vu d’autres gens dans la rue bien plus miséreux que lui parce qu’ils se droguaient. L’interrogatoire fini, Marta passa ensuite quelques coups de fil avant de se retourner vers lui toujours aussi souriante.
– Marc, un de nos assistants sociaux, va vous recevoir d’ici une demi-heure. En attendant, n’hésitez pas à vous réchauffer près d’un radiateur. Il y a du thé et du café sur la table là bas. Les toilettes sont à votre disposition si vous souhaitez faire un brin de toilettes.
Quelque chose se dénoua dans l’estomac de Joseph et il se surprit à respirer plus profondément.

La demi-heure d’attente passa très vite entre la toilette sommaire, le café et réchauffer ses orteils gelés près du radiateur. Cependant, son entrevue avec Marc ne fut pas aussi agréable que sa discussion avec Marta. Dès son entrée dans le bureau, l’assistant social fronça le nez sous l’odeur que Joseph dégageait avant de lui poser une série de questions d’un air méprisant. Le SDF fit de son mieux pour répondre, mais comprit rapidement que Marc le prenait pour un idiot. Il ne fallut que dix minutes pour se faire renvoyer de là avec pour information qu’il n’était pas possible de faire quoique ce soit à part revenir un autre jour en espérant que les centres d’accueil seraient moins pleins

Joseph sortit du CSAPA, la rage le faisant trembler comme rarement il avait été. Comme il le craignait, rien ne pouvait l’aider à sortir de sa situation délicate. Il ressentit une nouvelle bouffée de colère en songeant à son entretien avec l’éducateur. Il n’y avait guère que le secrétariat qui pouvait être véritablement qualifié d’Anges. Le reste n’en valait décidément pas la peine.


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Pour retrouver mes textes : #TextesDAlwine
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Féminin Lion Messages : 726
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MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   Jeu 29 Mar - 12:59

Le topic de commentaires et votes : http://www.encre-nocturne.com/t5733-cc-118-votes#65889

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MessageSujet: Re: CC 118 - SUJETS   

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