Encre Nocturne
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 Sujets du CC 120

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Titi

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Féminin Lion Messages : 814
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Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Tire sur mon doigt, non, l'autre doigt

MessageSujet: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 21:30

Hellow :la:

Des sujets. Une heure pour écrire. C'est le cc 120

Comme d'habitude, vous avez maximum 1 h pour poster votre écrit en choisissant un thème (ou plusieurs pour les plus fous fou ).
Un poème ? Du théâtre ? Une nouvelle ? Un extrait de roman ? Ou encore un texte court ? Pas de problème. Faites fonctionner votre imagination. AHDE

N'oubliez pas les balises et ses indications (visibles, ou en spoiler pour garder le suspens).
Si vous avez un doute, n'oubliez pas de consulter ce topic : http://www.encre-nocturne.com/t1101-balises
---

1. Les larmes de la lune
2. Promesse intenable
3. Mon corps, mes choix
4. La journée où rien ne va
5. Le droit à l'erreur AHDE
6. Derrière ton masque

7. Placer où vous voulez dans le texte (temps et/ou pronom modifiable si besoin) : "Ivre, il claqua la porte et partit en courant" (mix de deux sujets proposés par Darmichou)
8.

Source : Trouvée sur le site de l'artiste au lien suivant http://www.morjers-art.de/pic36.html

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Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn: (ce n'est pas à jour hélas)

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
K
Emmerdeur officiel
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Masculin Taureau Messages : 227
Date d'inscription : 13/11/2017

MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:03

Au-delà

Cela fait 128 jours que je suis en l’air.
Le lever de soleil a beau être magnifique
La routine corrompt même l’extraordinaire
Je détourne les yeux du spectacle mirifique

Je vois bien que Youri commence à craquer
Six mois sans voir sa femme cela créer un fossé
Du moins c’est ce que j’imagine, quand on le voit pleurer
Quand dans son historique, il y a écrit bukkake

On a beau faire les fiers, en visioconférence
Le doute a largement fait chavirer notre espérance
On a beau avoir donné notre vie à la science
Devant cet infini, je ne vois que notre impuissance

Mon œil se dirige vers Vénus qui nous fait un signe
Comme si la vieille déesse, essaye d’attirer un dernier client
Mais de celle qui fit tomber Paris je préfère la vigne
De ma Bourgogne natale qu’enfant j’abhorrais tant

Les glaciers ont beau fondre, ma planète reste belle
Couverte de nuage, comme un voile de satin
Dommage que des connards la transforment en poubelle
Au grand dam de l’amoureux de la nature germanopratin

Ironie de devoir dépenser autant de carburant, pour prendre du recul
Pour que ma conscience atteigne enfin ce point de bascule
A l’heure actuel je ne vois pas de frontières
Ligne gribouillée sur une carte par des fous suicidaires

Attends-moi Youri, on va boire ce rouge carmin.
Est-ce qu’ils nous méritent tous ces gens importants.
Même si ce sera drôle le titre des journaux demains
« Ivre, il claqua la porte et partit en courant. »
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Alwine
Sage des Esprits Codeurs et Graphistes
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Féminin Scorpion Messages : 304
Date d'inscription : 25/05/2016

MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:24







Derrière ton masque



La première fois que nous nous sommes rencontrés, j’ai oublié ton prénom juste après que mon meilleur ami l’ait prononcé.

Ce ne fut qu’à notre quatrième rencontre que ma mémoire a accepté d’enregistrer ton prénom. Plutôt joli lorsque j’y repense.

Au bout de la dixième fois, comme mon meilleur ami t’invitait souvent à déjeuner avec nous, je commençais à en savoir davantage sur toi : le plat que tu préférais au restaurant japonais, ta manie bizarre de tout ordonner à la perfection en cas de stress, ton rire si particulier… Cependant, tu restais un mystère. Impossible de te tirer un mot sur tes centres d’intérêt ou tes cours favoris. Tu étais si timide que tu ne supportais aucun contact physique.

De fil en aiguille, j’ai commencé à me rapprocher de toi. J’ai fini par apprendre que tu détestais les soirées étudiantes dans lesquelles mon meilleur ami te forçait à venir de temps à autre, que tu tenais très mal l’alcool et que tu n’hésitais pas à aider quelqu’un dans des situations difficiles. Un jour où j’avais oublié un devoir très important à rendre, tu m’as passé le tien pour que je puisse recopier. Une autre fois, tu m’a tiré des griffes acérées d’un prof qui m’enguirlandait car j’avais séché ses contrôles par deux fois alors que j’avais selon lui un excellent potentiel.

Puis petit à petit, tes défenses naturelles qui rendaient mal à l’aise les gens autour de toi se sont levées pour me laisser passer. J’ai découvert une personne aux goûts très particuliers, une personne telle que je n’en avais encore jamais rencontré, mais qui était bien plus passionnante que toutes celles et ceux que j’avais pu croisé jusqu’alors. Une fois, tu m’a confié que tu avais peur de montrer ta véritable personnalité aux autres, de peur qu’ils ne t’abandonnent ou qu’ils ne te fassent du mal. Tu m’as raconté les moqueries incessantes que tu subissais au collège et au lycée, les surnoms idiots, les menaces, le harcèlement permanent. Tu m’as montré les cicatrices presque invisibles qui ornaient tes poignets, ultimes preuves de l’enfer vécu et de tes efforts pour y échapper. Mon cœur se serre rien qu’aux souvenirs de ces longues soirées et nuits où nous parlions pendant des heures au téléphone, de tes larmes que tu contenais à grand peine, de ta souffrance si visible.

Tu m’as fais entrer dans ton monde, montrer ta façon de voir les choses maintenant que tu étais libre de tout jugement, des couleurs avec lesquelles tu peignais ton monde. Au cours des longues discussions dont nous étions friands, tu m’as interpellé sur des sujets cruciaux mais qui n’intéressaient que toi, montré un système de valeurs que j’ai adopté aujourd’hui, fait participé à des événements auxquels je repense aujourd’hui avec encore beaucoup de fierté.

Certains m’ont dit que je perdais mon temps avec toi, que tu étais une anomalie et que tu ne serais jamais capable de t’insérer dans la société. Cependant, discuter avec toi m’a fait voir les choses si différemment que leurs remarques acerbes ne me touchaient plus. Ils ne te connaissaient pas, ils n’ont jamais vu à quel point tu étais une personne formidable, intelligente et courageuse.

Tes différence et ton unicité sont tes plus grandes forces. Aie confiance en toi, les gens viendront à toi, attirés par la flamme et la fougue qui t’animent lorsque tu parles des sujets qui te passionnent. Je serais toujours là pour te soutenir. Merci de m’avoir fais confiance et laissé voir derrière ton masque.



Chanson à l’origine de ce texte : https://www.youtube.com/watch?v=5lZGhh41W9k

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Pour retrouver mes textes : #TextesDAlwine


Dernière édition par Alwine le Mer 4 Avr 2018 - 22:25, édité 1 fois
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Kobial

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MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:25

Voici ma participation, finalement pas très en forme ce soir...
- 13 mention de décès violent

thème - Le droit à l'erreur:
 

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"Si tous nos amis se ressemblaient, on serait tous pareils"
>> Présentation <<

Par ici!:
 



Dernière édition par Kobial le Mer 4 Avr 2018 - 22:57, édité 1 fois
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flocon
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MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:26

Aujourd’hui en faisant du rangement tu ne devineras jamais ce que j'ai trouvé. Je faisais du ménage dans le grenier quand j'ai aperçu tes affaires dans un coin. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris, peut être le besoin de me replonger dans le passé. En tout cas je me suis retrouvé à fouiller tes affaires, à la recherche de je ne sais pas quoi.
Je suis resté un moment à ressasser le passé. Jusqu’à ce que la faim me rappelle le présent. Et c'est justement à ce moment que je l'ai trouvé ton journal. Ce fameux journal que tu emportais partout avec toi. J’espère que tu ne m'en voudras pas trop, je sais que ça ne se fait pas de lire le journal des autres mais c'est le seul moyen pour moi aujourd'hui de te comprendre.
Je me souviens bien de ce carnet. Il te servait d’intermédiaire avec le monde. Tu avais tellement peur du monde qui t'entoure que tu refusais d'être le centre de quelque forme d'attention que ce soit. Alors tu te confiais à lui, tu lui raconter tous. Et j'ai même trouver des dessins de ce qui te passer par la tête. Je considérais ce cahier comme une porte sur ton âme, et j'avais envie de voir ce qui se cacher derrière ton masque. J’ai eu du mal à découvrir pourquoi tu appelais ton cahier comme ça, pourtant j'avais la réponse sous les yeux depuis le début. Tout cette histoire juste parce qu'il y avait une photo d'un masque du carnaval de Venise sur la couverture. Mais c'était bien trouvé car il faut bien reconnaitre qu'au début de notre rencontre, tu avais le nez plongé dans ton journal tellement souvent qu'on ne voyait que très rarement tes yeux, on peut considérer que ton journal jouait bien un rôle de masque pour te cacher du monde.
Mais c'était inutile, je t'ai vu et je ne t'ai plus jamais lâché. Et peu à peu je t'ai sorti de ton monde imaginaire pour te plonger dans la vraie vie.
Et aujourd'hui je le regrette car tu as rejoint le monde dans lequel je vivais mais tu as laissé ce faisant ton journal derrière toi. Tu n'as plus jamais confié tes pensées à un cahier et maintenant je le regrette car j'ignore ce qui t'ai passé par la tête avant ton départ. J’aurai peut-être pu t'aider ou au moins essayer mais tu ne m'en à pas laisser l'occasion.

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Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *
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Liam Lyre



Masculin Poissons Messages : 7
Date d'inscription : 04/04/2018

MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:28

Derrière ton masque

Je me demandais comment tout cela avait commencé, la tête appuyé sur la vitre de la fenêtre de ma chambre. La pluie battante venait s’écraser avec violence sur la paroi en verre et j’observais les goutes ruisseler tour à tour. Dans le même temps, je scrutai le reflet de mon réveil. Je suis là à attendre depuis ce matin alors j’ai pris l’habitude de lire l’heure à l’envers. Mais cette fois-ci, j’étais plus concentré sur les goutes, je n’osais plus regarder…

Il m’a dit 20h09, je jetai un vif regard vers le reflet. Je n’avais pas le courage pourtant il fallait que je s ache. 20h08… Je revérifiai, moins rapidement cette-fois. Je n’arrivais pas à y croire … Cette attente longue et insupportable d’un condamné qui attend la mort touche à sa fin. Je restai fixé sur l’heure quand elle passa à 20h09. Mon cœur se mis à battre comme s’il s’était économisé toute sa vie pour tout donner en ce moment précis, je pouvais sentir chaque expiration se saccader, mes lèvres tremblaient tandis que je scrutais la rue, les toits, les voitures,… Il m’avait dit 20h09… Un dernier rayon de soleil vint percer les nuages - peut-être est-ce ma situation actuelle mais j’eus le sentiment d’un appel à l’aide de la part du soleil.- C’est là que je le vis, sur le toit juste en face de moi, il surgi de nulle part au moment où le rayon disparaissait derrière les montagnes.
   
Il était là, droit et menaçant. Comme si l’ambiance n’était pas déjà assez pesante, un orage se mit à gronder. Le fracas d’un éclair me fit sursauter et je le perdis de vue.  Un réflex idiot me fit me retourner mais bien sûr, … personne. Quand mon regard se tourna à nouveau vers la rue, il s’était retrouvé plus près. Dans l’arbre, juste en face de ma fenêtre. Je l’observai sans oser bouger, je ne respirais plus, j’étais totalement tétanisé. Un éclair révéla le masque de l’homme derrière lequel deux yeux mi-clos, presque blasé, cachant à moitié un regard glacial me fixaient. La seule chose que je me demandais, c’était comment j’en étais arrivé là. Tout autour de moi se ralenti, et je me plongeais dans des souvenirs. Apparemment, on revoit bien sa vie défilé devant ses yeux. Pour finalement arrivé aux quelques jours qui m’ont conduit à ce moment précis.

Voilà où tout a commencé, rien ne semblait pourtant indiqué qu’il s’agirait là d’une journée spéciale. Nous sommes mercredi, 20h, je m’occupe de la meilleure manière qui soit et cela se résume en un mot : Playstation. Je sais ce que vous allez dire mais avant toute chose, j’ai dix-neuf ans, merci. J’aurais peut-être mieux fait de continuer à jouer, en y repensant, mais un ami m’a appelé pour faire de l’urbex. Et, bien-sûr, il ne s’agit pas là d’une petite partie d’exploration de parfait touriste. Nous, parfait jeune inconscient, préférons mêlé alcool et danger.  L’expérience nous apprends que quantité de choses ne paraissent réellement dangereuse qu’après qu’un accident soit survenu. Malheureusement, nous n’avons pas d’expérience.

Mon ami, c’est Anthony, je le connais depuis que je suis à la maternelle. On partage tout, on est comme des frères. Je le connais par-cœur et lui aussi. Un autre gars nous accompagne, je crois qu’il s’appelle George ou Josh, je sais plus. J’ai un vrai problème avec les noms. C’est un ami d’Anthony, il le connait pas depuis très longtemps apparemment et moi, c’est la première fois que je le vois mais il nous accompagne car il a déjà été une fois là où on va. C’est ancien hôpital psychiatrique situé à quarante kilomètres de chez nous. – Par chez nous, j’entends chez Anthony et moi puisque nous sommes voisins, George ( appelons-le George ), lui, je ne sais pas d’où il vient.


Je suis trop déçu, je savais que je finirais pas mais je pensais arrivé plus loin quand même. Dans l'espoir que ça vous plaise quand même !


Dernière édition par Liam Lyre le Mer 4 Avr 2018 - 22:56, édité 1 fois
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Ouppo
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MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:30

Mon corps, mes choix :

L'homme marchait, pendant qu'il marchait il pensait à la manière dont il, lui et le monde, courait.

Il portait un t-shirt aux manches courtes, ses longs cheveux tombaient sur son visage, les passeurs marchaient vite, il neigeait en effet.

Lui lentement, regarda les gens qui riaient et les gens qui parlaient et certains qui même gueulaient presque quand il avançait vers eux. Quelques fois, souvent, un œil amusé venait le regardé de plus près et lui demandé si il n'avait pas froid comme ça.

Il souriait et leur répondait que non.

Il regarda les gens qui le touchaient, qui lui tendait la main ou la joue, et lui s'excusait parce qu'il n'aimait pas toucher les gens.

Et on lui souriait et on lui disait que c'était pas grave, qu'on comprenait.

Il continuait de marcher et de neiger.

L'homme regarda ceux qui pensaient que les cheveux longs ne correspondaient pas à son sexe, puis il regarda ceux qui lui déconseillait de porter une robe ou une jupe dans la rue.

L'homme marchait encore.

Il regarda les gens qui le trouvait sale, il n'avait pas prit de douche depuis longtemps, il ne s'en cachait pas non plus.

L'homme regarda ceux qui trouvaient son alimentation déplorable.

Sa peau mangé sur ses doigts rouges, à vifs.

Tous ces gens qui le comprenaient en souriant, il en était fatigué.

Tous ces gens qui pensaient qu'il était un clown en quête d'attention, il les soupirait. Il ne pouvait pas les nier, c'était sans doute une vérité, mais ce n'était pas la seule, pas la sienne.

Ses choix, il ne les avait pas choisi, être différent il aimait en jouer, en rire, s'en vanter, n'être pas dans la norme, anomable.

Il ne l'avait pas cherché, il pouvait l'aimer, mais voulait juste être, aussi. Quelqu'un, un passant, dans la rue, qu'on ne voit pas, qui n'a pas besoin de s'excuser d'être car il n'est pas au pluriel, quelqu'un qu'on ne pas besoin de comprendre ou de tolérer. Etre un et pas celui.

Et tous ces choix qui ne plaisait pas, il ne les avaient pas vu, et donc il n'avait pas pu, sa vie les avaient entrepris pour lui.

L'homme marchait et souriait à tous ces gens qui lui souriaient.

Qui le comprenaient.

Qui lui interdisaient.

Qui l'engueulaient.

Qui étaient plus qu'il ne serait.

L'homme se tourna en arrière.

Il n'y avait personne.

Et au-delà, les sourires.

Lui ne comprenait pas et ne voyait pas. Il marchait aveugle entouré d'ombres familières qui le hantaient.











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Darkmichou

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Date d'inscription : 11/11/2017
Localisation : Nantes

MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 22:36

22h46 : ça y est, j'entends le gros ronfler dans la chambre d'à côté. Cette fois, tout le monde s'est endormi. D'un grand geste, je fais valser ma couverture et m'assois sur le bord du lit dans la foulée. En trois petits pas légers, je rejoins la fenêtre, et observe la nuit. Dehors, tout est calme. Seuls quelques nuages viennent parfois voiler la lune, dont l'éclat est particulièrement fort ce soir.

22h46 : Tout en soulevant le loquet du mieux que je peux de ma main gauche pour en limiter au maximum les grincements, j'actionne la poignée de la main droite et entrouvre la fenêtre. Aucun bruit. C'est un succès ! Je frissonne. Il ne fait pas si chaud que ça, j'aurais mieux fait de mettre un pull... Mais impossible d'aller prendre un manteau ou des chaussures : mes affaires sont restées en bas et la grande asperge, qui dort au rez-de-chaussée, a le sommeil particulièrement léger. Je peste (presque) en silence : « Quelle imbécile ! ». Et puis tant pis ! Ce n'est pas le moment de faire du chichi. Je m'assois sur le rebord de la fenêtre, prends une longue inspiration, et saute. Aïe. J'aurais pas dû arrêter la GRS en CM2... Les chaussettes pleines de terre et ma robe de nuit ondulant dans la brise du soir, je souris comme une enfant. A moi la liberté !

23h02 : Enfin ! Je reprends peu à peu mon souffle. L'arche qui se dresse devant moi ne paye vraiment pas de mine, au beau milieu de la plaine. Je suis sûre que tous les agriculteurs du coin ne rêvent que de le détruire depuis que cette zone protégée leur a été cédée, la semaine dernière... Ce n'est sans doute plus qu'une question de jours ou de semaines... Tout en me penchant vers l'un des pieds de l'arche, je soupire, affligée par cette idée. S'ils savaient comme j'ai eu chaud... Soulevant une trappe dissimulée dans les hautes herbes, je farfouille à tâtons dans l'espace grossièrement creusé. J'en ressors deux torches, un briquet, et un ongle cassé. Aïe.

23h07 : ça y est, tout est en place ! Deux belles flammes entourent désormais l'arche. Ignorant les brûlures sur mes doigts et l'allure désastreuse que je dois avoir après avoir accidentellement mis le feu au bas de ma robe de nuit, je me dresse devant l'arche (après tout je commence à avoir l'habitude, je suis une éternelle maladroite). Et j'attends.

23h09 : J'attends.

23h12 : J'attends j'ai dit !!

23h15 : Je prie en silence pour ne pas m'être trompée de jour.

23h22 : Je commence à perdre patience et crie à voix haute : « Bon faudrait voir à pas se foutre de ma gueule non plus!! » A l'instant même où je termine ma phrase, un faisceau lumineux partant de la lune vient éclairer mon visage à travers l'arche. Je marmonne : « Ah ben quand même... », un peu gênée par mon éclat de voix. Je ferme les yeux sous la puissance du faisceau.

23h23 : Lorsque je sens qu'elle faiblit, j'entrouvre l’œil gauche. En un instant, l'arche a laissé place à un passage vers un monde nouveau. Mon monde. Un magnifique soleil ambré du soir éclaire le ciel d'une teinte rouge pastel. Un chemin pavé m'invite vers un saule pleureur. Je m'élance. Adieu monde cruel.

23h25 : Près du saule, je retrouve ma mère, qui me sourit tendrement.
« Ma chérie, je suis tellement heureuse de te voir !
_ Moi aussi, maman.
Je la serre dans mes bras. Elle a tout de même l'air un peu perturbée en me voyant.
_ Tu as « étonnamment » évolué dis donc. Drôle de monde.
_ Monde de merde surtout oui ! Tu as vu où tu m'as envoyé ? Encore quelques jours et ils avaient détruit le portail ces bouffons ! Et heureusement que vous m'avez envoyé dans la pampa. Ils sont tous avec leurs smartphones sur internet là. Ça me gave mais ça me gave. Putain dix ans là-dedans ! C'était un enfer ! Ils sont complètement irrécupérables ! Et puis merde quoi ! L'air pue, les gens puent, ils versent du pétrole sur le sol ! Ils laissent crever leurs pauvres et leurs anciens, ils élèvent et butent les animaux pour se nourrir ! Franchement tu pouvais pas m'envoyer à un meilleur endroit maman ? Dix ans !!
_ Du calme ma chérie, répond ma mère paisiblement. Tu es encore sous le choc, je ne comprends rien à ce que tu dis. Souffle lentement. Rappelle-toi qui tu es. Regarde ! Ton corps se retransforme déjà.

Je m'exécute et observe mes pieds changer de taille. Bientôt je flotte dans mes chaussettes et celles-ci se rapprochent curieusement de mon visage. Ou peut-être est-ce l'inverse. Peu à peu je me calme et redécouvre les joies de vivre dans un monde paisible.

23h28 : J'ai retrouvé mon corps de petite fille, tel qu'il était il y a dix ans, quand j'ai été envoyée sur Terre. Tous les souvenirs restent. Mes familles d'accueil arrogantes voire violentes, l'école, les crachats... Tout. Mais désormais tout cela est lointain. Ce n'est qu'une expérience parmi les dizaines que j'ai déjà vécues, mais certainement une des plus éprouvantes. Je n'en reviens pas d'avoir pu devenir une personne aussi malpolie et nerveuse dans ce monde, moi qui croyais pouvoir garder mon sang froid en toutes circonstances.

_ Ma chérie, reprend ma mère, une larme à l’œil. Là je te reconnais vraiment.
_ Oui. Je crois que j'ai encore du travail avant de devenir une personne modèle comme toi, maman.
_ On peut toujours devenir une meilleure personne, ma chérie. Et un jour, quand tu seras grande, tu pourras régner sur ces royaumes à l'âme perdue, et les purifier en toute connaissance de cause. Tu es toujours partante ?
_ Oui maman.
_ C'est bien ma chérie. Tu as bien mérité un peu de repos.
Les deux femmes se mettent en marche sur le sentier, en direction d'un magnifique bosquet.
_ Dans une semaine, ma chérie,  je te conduis à ce nouveau portail, que tu vois là-bas pour un test d'un an. Tu verras, promis, ça devrait être un peu plus simple cette fois-ci ! Par contre, il va falloir t'habituer à avoir la peau bleue !
_ Oh noooon, pas la peau bleue...
_ Eh si ! Ah, et papa ne va pas tarder à rentrer du travail. Il vient de passer deux mois sur une planète végétale. J'espère qu'il ne s'est pas trop ennuyé...
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Titi

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MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   Mer 4 Avr 2018 - 23:17

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MessageSujet: Re: Sujets du CC 120   

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