Encre Nocturne
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 CC 2.2 - Sujets

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Phoenix
Piaf cramé complètement timbré
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Féminin Gémeaux Messages : 1747
Date d'inscription : 06/01/2015
Localisation : Sur tous les fronts
Humeur : Combative

MessageSujet: CC 2.2 - Sujets   Sam 5 Mai 2018 - 21:30

Bonsoir o/

Comme d'habitude, vous avez une heure à partir du post de ce sujet pour écrire un texte avec un ou plusieurs des sujets suivant :

-L'arbre monde.
-La folie des grandeurs.
-Lettre de guerre.
-Premier pas sur un monde inconnu.

Bonus phrase pour FINIR votre texte :

Avec un dernier regard, il s'élance ------- [vous avez le droit de terminer cette phrase avec ce qu'il vous plait (mais ne pas trop l'allonger )]

Bonus musical :


------------------------------------------------------------------------------------------------

Lire le phoenix--------> Mes textes o/

Demandez les services de CommandoSuperPho :corn5: :
Bidouillages, test et codage[DISPO]
Beta-lecture [DISPO - TEXTES COURTS UNIQUEMENTS]

*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier est comestible... Le piaf enflammé a faim...
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Darkmichou

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Masculin Balance Messages : 63
Date d'inscription : 11/11/2017
Localisation : Nantes

MessageSujet: Re: CC 2.2 - Sujets   Sam 5 Mai 2018 - 22:10

L’arbre monde.
_ _ _

Tu vois mon petit, cet arbre est un monde à part entière. Il vit et évolue au fil des saisons, passant d’une nudité glaciale à un couvert foisonnant et florissant au gré des températures. Sur ses branches, les oiseaux peuvent se reposer et parader. En ses replis se blottissent les animaux terrestres, parfois un poil décontenancés par l’altitude. Sur son écorce luit l’urine des plus pressés, qui ne tiennent pas le voyage, et, entre deux fientes, on peut encore distinguer quelques gravures au couteau, comme ce « M + T », le tout entouré d’un cœur symbolique, juste ici, là, sous la branche, vestiges d’une civilisation primitive qui se croyait autrefois toute puissante. Sous ses racines, le ciel s’étend à perte de vue, une épaisse couche de nuages empêchant de distinguer ce qu’il reste du sol. Dans une heure environ, nous aurons rejoint l’autre côté du rift, et mes passagers pourront alors choisir leur prochain vaisseau, l’arbre qui les accueillera pour les prochains jours, et je pourrai profiter quelques instants d’un repos bien mérité avec mes collègues les guides sylvestres.

Tu sais petit, nous commençons tous à être à bout de force. Cela doit déjà faire quatre années depuis que le grand désastre a eu lieu. Quatre années que nous avons choisi de sortir de notre léthargie pour sauver ce qui pouvait encore être sauvé, quitte à nous dévoiler au grand jour, quitte à en mourir. Peu à peu, notre magie s’épuise. Certains arbres mondes s’écroulent dans le rift, leurs guides étant incapables de mener à terme le voyage d’une rive à l’autre. Oui. Mes amis disparaissent peu à peu... Les animaux avec... Et la nourriture se fait de plus en plus rare. Petit à petit, tout s’efface et seuls subsistent le vent et la radioactivité... Quand toi aussi tu seras guide, mon petit, j’espère que tu auras plus de chances que moi. Deviens guide des déserts ou guide des déchetteries, ça c’est un métier d’avenir ! Nous, on est morts.


Dernière édition par Darkmichou le Sam 5 Mai 2018 - 22:24, édité 1 fois
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K
Comptable Officiel du forum


Masculin Taureau Messages : 151
Date d'inscription : 13/11/2017

MessageSujet: Re: CC 2.2 - Sujets   Sam 5 Mai 2018 - 22:17

L’Arbre Monde

Comme tous les matins, le soleil se leva. Comme tous les matins, Frère Antoine fit de même. Il enfila sa tunique, mis à son doigt son anneau d’or, grogna moins par conviction que pour entretenir sa légendaire mauvaise humeur, chaussa ses sandales et parti en direction de l’antique chapelle. Le sol autour du bâtiment n’était qu’une terre desséché orné de crevasse et la tour du clocher menaçait à tout moment de tomber en ruine mais le moine, comme à son habitude, n’y prêta pas attention. Il poussa la lourde porte, s’avança dans la nef, pris un arrosoir et humidia la terre d’un jeune bonsaï posé sur l’autel, avant de se mettre en prière.

C’était une mélopée sans parole, un peu triste malgré son infinie douceur, une simple phrase que Frère Antoine récitait encore et encore, en une harmonique monocorde. Parfois il levait les yeux vers la plante, d’autres fois il les gardait baissés, mais jamais son chant ne s’arrêtait. Pour sûr, la pluie qui s’engouffra par une vitre brisée ne le réduirait pas au silence, ni d’ailleurs l’ouverture de la porte manquant claire d’huile. Même quand le nouveau visiteur commença à parler, il ne broncha pas :

« Monsieur Antoine Pirard ? C’est David Faujas. Je venais vous parler de la mise en viager du terrain dite de la Chapelle de l’Arbre Primordial. »

Père Antoine haussa les épaules et fit un geste comme si cela n’avait pas d’importances, tout en continuant de prier.

« Mon Père, insista l’importun, c’est très important. Votre Eglise n’a plus d’argent et je peux vous assurer une retraite confortable. D’autant plus que comme vous n’avez pas d’héritier, le terrain risque de revenir à l’Etat. »

Nouveau silence de l’homme de Dieu. L’agent immobilier se demanda un instant s’il ne serait pas plus sage de laisser sa carte de visite et de s’en aller mais une question lui brûlait les lèvres, une question qui n’était pas dans le programme de vente qu’il devrait laisser à la lettre.

« Mon Père, pardonnez-moi cette dernière interruption mais pourquoi vous obstinez vous ? Vous êtes le dernier membre de votre Eglise - si l’on peut encore l’appeler ainsi. Quand vous partirez, il n’y aura plus rien.

- David, répondit le moine en regardant son interlocuteur pour la première fois dans les yeux. Je ne peux pas laisser disparaître ce qui a été accompli par des centaines de génération sans détruire quelque chose de très profond et difficilement visible pour les yeux. Alors certes le bonsaï n’est pas l’Arbre Primordial, mais c’est la dernière vision d’une idée que la science a déclaré invalide, mais dont le simple fait d’espérer rendrait le monde plus beau.

Le moine mourra ; l’arbre l’avait sans doute prédit. David l’enterra en dehors de l’Eglise. Dans quelques mois, il aura la surprise de voir un buisson sortir de là où le corps avait été entreposé. La nature a réponse à tout mais c’est déjà une autre histoire. Pour l’heure David poussa à son tour la lourde porte, s’avança dans la nef, pris un arrosoir, humidifia la terre du bonsaï et se mit à prier. Le clocher s’effondrera, les engins de chantiers détruiront dans quelques années l’antique église mais le plus important avait été sauvé : l’arbre monde avait trouvé un nouveau disciple pour le louer
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Titi

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Féminin Lion Messages : 691
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Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Je vais bien

MessageSujet: Re: CC 2.2 - Sujets   Sam 5 Mai 2018 - 22:29

Premier pas sur un monde inconnu + la phrase

Michel, un homme à la vingtaine d’années, se réveille en sursaut, allongé sur la pelouse d’un parc. Il a le visage trempé. Des rires l’interpellent. Face à lui, deux femmes gloussent, des bouteilles à la main.

- Alors on fait bronzette ? Lance la première. Faudrait pas oublier d’enlever votre gazon sous les bras, c’est pas sexy !
- Mais… balbutie-t-il. Vous aussi vous avez...
- Nous on a le droit, on est des femmes. Répondent-elles à l’unisson.
- C’est ridicule ! Proteste-t-il.
- On ne t’a pas demandé ton avis ! Réplique la seconde.
- Mais c’est vous qui...
- Oh on ne peut plus rien leur dire à ses hommes hystériques en mal d’attention.

Les deux femmes partent en riant. L’une d’elle lance sa bouteille, vide, à la figure de Michel, encore sous le choc. Il enlève son marcel partiellement imbibé d’eau.

- Alors, on s’exhibe ? Entend-il derrière lui. Joli boule !

Il se retourne et aperçoit une femme, dans la quarantaine.

- Non, je ne fais que…
- Je ne t’ai pas autorisé à répondre. A défaut d’avoir une belle gueule, tu pourrais être silencieux. Dommage, t’as un fessier de folie !
- Je n’ai pas besoin de votre avis sur mon physique. C’est déplacé.
- Tu devrais accepter les compliments ! Quand tu auras la trentaine, tu n’intéresseras plus personne.

Michel remet son marcel, et s’en va, recevant dans la foulée une main aux fesses de la quarantenaire.
Il décide d’aller dans un bar se changer les idées. La barwoman a l’air sympathique. Il commande une bière. Pendant qu’il la boit, il observe le lieu. Une majorité de femmes, de tous les âges, toutes les ethnies. En revanche, il y a peu d’hommes. Reclus au fond à la même table, le regard baissé. Quelque chose cloche. Mais Michel ne parvient pas à dire quoi.
Une fois la bière consommée, il sort son porte-monnaie, quand une main glisse la somme exacte devant lui.

- Ca ne va pas recommencer ? Se dit-il.
- Je vous offre le verre. Je peux vous en payer un autre si vous voulez.
- Merci, c’est gentil, répond-il timidement à la jeune femme qui se tient face à lui.
- Pas de soucis, mon mignon. Je peux avoir un baiser en compensation ?
- Je vous demande pardon ? Demande-t-il interloqué.
- Quoi, t’as pas compris ?! Je dois être plus claire ?! Demande-t-elle sur un ton légèrement agacé, tout en glissant une main sur sa cuisse.
- N...non. Je ne suis pas intéressé.
- Comment ?!
- Je ne suis pas intéressé.
- Tu dis quoi ? J’entends rien ! Ca doit être l’alcool. J’entends rien quand on me refuse ce que je veux. Sache que j’obtiens les faveurs de tous les mecs que je veux ! Tu vois les trois clampins au fond de la salle ? Ils n’osent plus me regarder depuis qu’ils ont refusé mes avances. Tu sais ce que je leur ai fait ?
- …
- J’ai forcé les choses. Fais pas ce regard choqué ! Au fond, vous en avez tous envie. Vous kiffez qu’on vous y oblige ! Ca vous excite comme des salauds. En même temps, ils l’ont cherché ! Ils avaient envie de ça. Sinon, pourquoi est-ce qu’ils auraient porté un marcel et un short. C’était un appel au sexe violent ! Eh ! T’en vas pas ! Je peux t’accompagner jusqu’à chez toi ? C’est loin ?! J'ai une grosse voiture ! Hey ! Hey ! Réponds-moi ! De toute façon t’es trop laid, même si t'étais le dernier mec sur Terre, je voudrais pas de toi !

Michel court à vive allure, sans se retourner, apeuré, jusqu’à être suffisamment loin. L’effort inhabituel le force à s’arrêter, pour souffler. Il n’en est pas sûr, mais il pense avoir perçu un «t’as vu ce gros porc, il pourrait faire un effort pour nous plaire ». Il pensait souffler un peu plus longtemps, mais un groupe de cinq femmes approchant, le pointant du doigt, le pousse à changer d'itinéraire. Avec un dernier regard, il s’élance dans une rue au hasard, jusqu’à un bar non-mixte, où il sera écouté, en sécurité, au milieu d’hommes qui comme lui ont fait leur premier pas dans une nouvelle ère, leur premier pas sur un monde inconnu, la montée du matriarcat.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Quand j'ai un doute sur quelle balise utiliser, maintenant, je regarde ~ce post~
Ca aide hein ? AHDE


Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~
Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn:


Les mercredis, 21h30 environ (heure française), j'anime le CC.
Vous pouvez m'envoyer vos suggestions par mp (ou sms, ou messenger).


CDF :la:
Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus


Dernière édition par Titi le Sam 5 Mai 2018 - 22:41, édité 2 fois
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Ouppo
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Masculin Lion Messages : 421
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: Re: CC 2.2 - Sujets   Sam 5 Mai 2018 - 22:30

Attention mention de suicide.

Lettre de guerre :

Mon amour,

Je suis seul, j'ai peur, je côtoie la mort tous les jours.

Ce sera ma dernière lettre.

J'ai décidé de ne pas laisser le choix à la vie, je décide de prendre ma mort en main. Une lutte sans fin et si vaine s'achève, j'ai oublier le goût de la joie depuis bien plus longtemps que ton départ. Je suis désolé, ma grisaille commençait à t'emporter aussi à la fin. C'est une bonne chose que les circonstances nous ai séparés.

Je ne sais pas si je t'aime, je regarde longuement ton image et je fouille mon cœur, mais il n'est qu'un débris froid et injuste. Je doute même de ton amour, un an est si long. Je sais que comme les autres tu aurais finis par me haïr, prenant toi aussi exemple sur moi.

Je suis un trou trop profond qui ne sera jamais rempli, ni par l'amour, ni par l'affection, m'embrasser c'est se jeter dans le vide. Je n'ai jamais put t'apporter le soutien que tu m'as apporté, ces heures à me rassurer, à me regarder d'un œil inquiet, à te demander si je n'allais pas faire l'ultime "bêtise".  

Tu m'as sortis la tête de la liqueur et j'ai vu en toi mon dernier espoir, j'ai eu tort, tu mérites bien plus que d'être une solution à mes erreurs.

Et je me rappelle maintenant, que je suis sûr de t'aimer ou de t'avoir aimé du moins. Je me rappelle de toi quand je ne te connaissais pas, quand il n'y avait rien, et je me rappelle maintenant de toi en ce moment et je ne je je



Le papier est tâché de gouttes.

Pardon.

Je continue à me rappeler. Je me souviens de notre premier sourire.

Je voulais t'embrasser et tu m'as demandé "où". C'était notre première sourire, sans convention, un vrai sourire partagé. Je sens tes lèvres, je goûte ton odeur si douce et suave, ta main me manque,celle que tu mettais toujours sur ma joue.

Je t'aime.

Et je crois que tu m'as aimé et cette pensée me remplit de bonheur avant de partir. Ma dernière pensée t'appartiens.

Au revoir.

***

Un soldat tiens un morceau de papier dans sa main, l'autre devant ses yeux, il pleure et n'essaye pas d'empêcher ses larmes.

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