Encre Nocturne
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 Terreur.

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AuteurMessage
Stella

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Féminin Poissons Messages : 83
Date d'inscription : 30/06/2016
Localisation : Je me suis perdue quelque part dans l'océan

MessageSujet: Terreur.   Jeu 10 Mai - 15:44

Alors alors ! Me voilà après une histoire qui m'a mise vraiment mal à l'aise, mais qui m'a inspirée. Je n'aime pas comment j'ai formulé la chute, m'enfin, on verra bien.

Terreur.


Quelque chose me fait peur.

Il y a une présence.

Ce n'est pas le genre à faire un léger bruit, ou à ouvrir des portes pour les claquer. Non.

Plutôt à t'embrouiller, à te perdre entre réalité et imagination.

J'ouvre mes paupières sur mon plafond blanc. Il y a une respiration, proche de mon oreille.

Réveille-toi. Réveille-toi. Réveille-toi.

Je ferme les yeux, fort, fort, essayant d'oublier la présence à mes côtés.

Un contact sur mon cou, une brûlure glaciale. Des griffes qui dessinent le contour de ma mâchoire. Je déglutis, j'essaye de contrôler mon pouls. Impossible. Alors...

J'essaye d'oublier.

Je pense aux cours ennuyeux de la veille, à la dernière chanson que j'ai écoutée, au jeu-vidéo que mon meilleur ami m'a conseillé la semaine dernière, au bon risotto que ma mère m'a préparé pour ce soir.

Et ça ne marche pas.

Alors je laisse couler, je me permets de libérer ma peur. Je me débats, je le sens planter ses serres dans ma gorge, je le sens s'amuser à me faire mal, à me faire peur. Et je ferme les yeux.

Encore.

J'ouvre mes paupières sur mon plafond blanc.

Encore.

Cette respiration, ce contact sur ma peau.

Encore.

Cette fois, je n'y prête pas attention, je me lève doucement, ignorant la chose invisible. Je me prépare. Je fais mon sac, je m'habille, et je pars.

Et je la sens.
Cette présence.

Arrivé en cours, je m'installe à ma place, j'essaye de suivre ce que raconte le professeur.

Un contact.

Toujours.

Un frisson traverse mon dos sous la caresse de sa griffe sur mon épaule. La nausée me vient. Je me lève soudain, faisant grincer la chaise contre le sol. Je m'enfuis sous le regard curieux des autres élèves. Je cours le long des murs, les yeux écarquillés de terreur, les poils dressés sur ma nuque.

Je ne fais pas attention aux quelques personnes que je bouscule, jusqu'à ce qu'une main m'attrape le poignet. Mon ami me regarde étrangement, il ne comprend pas.

Il ne sait pas que mon cauchemar lui frôle la jugulaire, comme une promesse de mort. Il ne sait pas ce que je vois.
Alors, je dégage sa main brusquement, tournant les talons et je me remets à courir. J'arrive devant la fontaine, m'asperge le visage d'eau froide et ferme les yeux une seconde.

Lorsque je les rouvre, cadeau, de nouveau mon ami, je ne sais pas si j'ai couru, sa main toujours sur mon bras me disant que non. Pas de présence. Je soupire de soulagement et clos de nouveau mes paupières. L'instant d'après, je suis dans ma chambre, avec mon regard planté dans la peinture de mon plafond.

Encore.

Il me fixe. Je le sens.

Je tourne doucement ma tête, de façon à le voir, à voir son ombre se découper dans le blanc de mes murs.
Je n'ai jamais osé affronter son regard, effrayé de ce à quoi cela mènerait.

Je regarde d'abord sa bouche ensanglantée, puis ses dents grises, trop longues. Puis je remonte, lentement, à ses yeux.

Je suis immédiatement happée par leur couleur hypnotique, du rouge, du noir. Des flammes. Celles de l'enfer. Et je ne peux résister. Je tombe dans un sommeil profond. Un sommeil duquel je ne suis pas sûr de me réveiller.

J'ouvre les yeux sur un plafond blanc. Pas le mien. Des bruits de machines perçant le silence de la salle. Une aiguille est piquée dans le creux de mon coude.

Je me sens émerger, doucement. Je suis fatigué, mes membres sont lourds, mes yeux semblent se fermer tout seuls. Alors je me bats contre eux. Une femme dont le visage ne me dit rien entre sans frapper dans ma chambre, sans voir que je suis conscient. J'essaye de me faire remarquer d'un raclement de gorge qui ressemble plus à un grognement. Elle sursaute et se tourne vers moi, avant de me dévisager. Le choc se peint sur son visage, et elle accourt vers moi.

Elle commence à me parler à toute allure, et les seuls mots que j'entends sont "ton coma a duré trois mois".

Je n'écoute plus rien, ne vois plus rien, je perds mes sensations une à une, et pourtant, je sais que je pleure. Je comprends maintenant. Ce n'était rien d'autre qu'un rêve. Je n'ai fait qu'imaginer toute cette histoire. Le cauchemar prend fin, maintenant que je suis conscient.

Joie.
Liberté.

Plus de présence, plus de peur.

Les amis défilent les jours qui suivent, la famille aussi.

Mais il manque quelqu'un.

Où est donc mon meilleur ami ? Celui qui m'avait attrapé par le bras, lors des derniers instants de mon cauchemar ?

Celui que...
Que la chose avait menacé...


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Le bia dominera le mondeeeeeuh!
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Ragne



Masculin Sagittaire Messages : 654
Date d'inscription : 02/04/2017

MessageSujet: Re: Terreur.   Ven 11 Mai - 22:39

Entre le shaky cam et le found footage ta nouvelle est très cinématographique, on suit des plans qui sont poisseux de réalisme mais qui ne laissent pas le temps à l'ambiance de s'installer.
De fait, c'est pas ma cam, l'horreur et l'angoisse sont des genre qui me repousse plus qu'autre chose, alors sans surprise, je n'ai pas vraiment apprécié de part ma réticence native. Mais je n'ai pas vraiment eu de crainte à la lecture, justement parce que le récit était trop shakycam peut-être, parce qu'il n'y avait pas d'ambiance vraiment posé et que paradoxalement à ton style très cinématographique, tu dis plus que tu montre, ce qui ne permet pas au ton de s'installer, ce qui ne permet pas l'immersion.

Donc, bon, je crois que factuellement c'est réussi, c'est bien écrit, la mécanique stylistique est maitrisé, la narratologie est à revoir, mais je suis pas rentré dedans
Entraine toi, pose tes ambiances et ce sera vraiment bon :)
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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 444
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: Re: Terreur.   Ven 18 Mai - 21:39

Content de voir des écrits plus longs, continue comme ça, j'ai bien aimé le style. ^^
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Tôle

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Masculin Cancer Messages : 242
Date d'inscription : 12/01/2016

MessageSujet: Re: Terreur.   Lun 4 Juin - 22:20

Les deux avis au dessus s'oppose. Moi je vais être au milieu en étant d'accord avec les deux. J'aime beaucoup le style horrifique mais comme Ragne l'a si bien dit, tu ne laisse pas le temps à l'ambiance de s'installer. Du coup, j'ai perdu un peu le fil par moment. J'ai du relire certaine phrase parce que tout s’enchaîne très rapidement, on a vraiment l'impression de lire du "shakycam".Par contre j'aime beaucoup l'idée. Même si le coup du "en fait il est dans le coma depuis le début de l'histoire" a été vu vu et revu, tu l'exploites très bien. Au début je pensais plus à une terreur nocturne pendant le sommeil ou un truc du genre. Donc, pour une fois le coma m'a surpris, bravo !

Dans l'ensemble, c'est bien écrit. j'ai bien aimé le sens que tu y as apporté même si le ryhtme est trop rapide. Essayes de ralentir l'action par moment avec un peu plus de description des personnages, le temps qu'il fait (la météo joue beaucoup pour donner une ambiance glauque).

Voilà, c'est tout pour moi :)

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Écrire et être lu, c'est se dévoiler au reste du monde.
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MessageSujet: Re: Terreur.   

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Terreur.
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