Encre Nocturne
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 Devant les cavaliers

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AuteurMessage
Ragne



Masculin Sagittaire Messages : 654
Date d'inscription : 02/04/2017

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MessageSujet: Devant les cavaliers   Devant les cavaliers EmptyLun 18 Juin 2018 - 19:03


Demain, quand sonnera le soir de l’apocalypse,
Quand Guerre et Conquête se succéderont dans la fin des temps,
Quand Mort et Disette définiront le présent,
Quand nous ne connaîtrons plus que la nuit sous les éclipses
J’observerai la lave ronger le sol et les cœurs.
Je viendrai et verrai mourir le verbe et la terre.
Et malgré le sang, la violence, les tombes, la colère
Je marcherai loin, digne et fier, sans peur.
J’aurai ton souvenir chevronné à l’âme
J’aurai ton sourire en boussole, défini en infini
J’aurai tes soupirs en hymne de la décennie
J’aurai cent espoirs dressés en oriflamme
Qui craindrait de prendre un train dans la plaine ?
Pour affronter le monde et la tristesse des érables
Comment craindre d’être à nouveau vulnérable ?
Quand tes bras bienveillants bannissent la peine
Qu’importe quand viendra le vertige des vestiges
Qu’importe quand il n’y aura que ruine dans mes rimes
Même lorsqu’il pleuvra des cendres des vies victimes
Je ne me souviendrai que de nos lèvres liées en voltige
Sur l’estrade, j’invoquerai un astéroïde austral
Strident le ciel strié de ton absence
Et je suivrai sa course, songe de notre naissance
Sous le soleil et dans la nuit, jusqu’aux cimes de l’Oural
Je traverserai les villes en holocauste
Je trouverai les foules en décombres
Je n’aurai de regard pour leurs rêves qui sombrent
Je briserai l’horizon, argonaute qui accoste.
Je marcherai en solitaire
Sans m’arrêter aux pieds des ginkos
Sans arracher le dernier coquelicot
Errant dans un silence salutaire
Aucun cadran ne compte les heures
Qui s’égrènent, essaimées loin de toi
Croquées sur mon corps comtois
Qui chemine pour retrouver ta chaleur
Demain, quand sonnera la fin des temps
Je traverserai le monde, la mort, l’abîme
Il n’y aura de déclin, de départ, d’adieux sublimes
Mais nos corps réunis pour tuer l’instant.


Ancienne version avant correction du cerf en chaussettes:
 

corrections supplémentaires ♫:
 
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Lame37

Lame37

Masculin Vierge Messages : 1024
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MessageSujet: Re: Devant les cavaliers   Devant les cavaliers EmptyLun 18 Juin 2018 - 21:57

Je n'ai qu'un mot à dire Whaouh.
Vraiment bon texte, vraiment impeccable. J'avais l'impression que c'était infinie; On aurait dit une marche macabre. Très agréable à lire.
Je me suis surpris à chantonner ton poème jusqu'à la fin tant il est bien. Je n'ai pas grand chose à dire, mais sache que c'est très probablement le meilleur que j'ai lu jusqu'ici.
Continue à nous transporter.

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Ragne



Masculin Sagittaire Messages : 654
Date d'inscription : 02/04/2017

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MessageSujet: Re: Devant les cavaliers   Devant les cavaliers EmptyLun 18 Juin 2018 - 22:08

Merci de ce gentil retour :)
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Hartsock
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Masculin Bélier Messages : 1729
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MessageSujet: Re: Devant les cavaliers   Devant les cavaliers EmptyLun 18 Juin 2018 - 23:27

Bon, je ne sais que dire sur ce poème. Mon ressenti est mitigé. On va commencer par la forme, j'ai corrigé les quelques fautes que j'ai trouvées. Nota bene: tu rajoutes souvent un S aux verbes conjugués au futur à "je" et "il/elle".
Ensuite pourquoi passer du futur au passé simple ici ? "Quand tes bras bienveillants bannirent la peine"
Ou alors c'est juste une faute et tu voulais mettre à l'infinitif ? Mais même là c'est bizarre O_o
Sinon je n'ai pas trouvé de rythme auquel me raccrocher, c'est pas dramatique en soi puisque tu parles d'apocalypse on ressent que c'est le foutoir même dans tes vers :rire:

Au niveau du fond je n'ai pas grand chose à dire. On sent la détermination et la puissance de la passion qui t'anime. Mais même là ça suffit pas pour que j'accroche totalement. Il y a de jolies choses que j'ai beaucoup appréciées et d'autres choses moins bien tournées. Si je trouve le temps et la motivation je te ferai un commentaire détaillé un de ces jours. Mais pour moi, le bilan est mitigé sur ce poème. Tu es capable de bien mieux et j'ai cette horrible sensation que celui-ci a été écrit juste pour être écrit (je sais que c'est pas le cas). Bref, améliore-le si tu sens que tu en as envie, sinon tu peux toujours le laisser de côté. Tout n'est pas à jeter, tu t'en doutes Wink

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MessageSujet: Re: Devant les cavaliers   Devant les cavaliers EmptyLun 18 Juin 2018 - 23:38

Hello Ragnou, si je puis me permettre ce joli surnom tout mignon :') Lame a plutôt raison je dois dire :3 C'est pas mal ton affaire !


J'adore la structure de ton texte, surtout au début, elle semble réfléchie et soignée et ça rend le texte très agréable à lire.
De nombreux vers m'ont beaucoup plu, par exemple celui-là: "J’aurais ton sourire en boussole, défini en infini", c'est waouh!
Par contre je n'ai pas compris "Pour affronter le monde et la tristesse des érables", les érables? Ils sont tristes? Y a une référence à comprendre que je ne connais pas?
"Quand tes bras bienveillants bannirent la peine", pourquoi soudain un verbe au passé simple? Sinon j'adore cette phrase aussi à part ce détail.

"Qu’importe quand viendra le vertige des vestiges
Qu’importe quand il n’y aura que ruine dans mes rimes" Niaaaargh que c'est joli ces mots ensemble !

Voilà, je pense un peu comme Hart que tu as surtout écrit ce poème pour jouer avec les mots (parce que le sens me parait parfois difficilement compréhensible pour un petit cerveau comme le mien :3), et le jeu des mots est bien réussi, là c'est sûr :') A plus Ragnou le poétique !

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Ragne



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MessageSujet: Re: Devant les cavaliers   Devant les cavaliers EmptyJeu 21 Juin 2018 - 19:53

@Hartsock a écrit:
Bon, je ne sais que dire sur ce poème. Mon ressenti est mitigé. On va commencer par la forme, j'ai corrigé les quelques fautes que j'ai trouvées. Nota bene: tu rajoutes souvent un S aux verbes conjugués au futur à "je" et "il/elle".
Ensuite pourquoi passer du futur au passé simple ici ? "Quand tes bras bienveillants bannirent la peine"
Ou alors c'est juste une faute et tu voulais mettre à l'infinitif ? Mais même là c'est bizarre O_o
Sinon je n'ai pas trouvé de rythme auquel me raccrocher, c'est pas dramatique en soi puisque tu parles d'apocalypse on ressent que c'est le foutoir même dans tes vers :rire:

Au niveau du fond je n'ai pas grand chose à dire. On sent la détermination et la puissance de la passion qui t'anime. Mais même là ça suffit pas pour que j'accroche totalement. Il y a de jolies choses que j'ai beaucoup appréciées et d'autres choses moins bien tournées. Si je trouve le temps et la motivation je te ferai un commentaire détaillé un de ces jours. Mais pour moi, le bilan est mitigé sur ce poème. Tu es capable de bien mieux et j'ai cette horrible sensation que celui-ci a été écrit juste pour être écrit (je sais que c'est pas le cas). Bref, améliore-le si tu sens que tu en as envie, sinon tu peux toujours le laisser de côté. Tout n'est pas à jeter, tu t'en doutes Wink

Bonjouuuuuuuuuur je réponds en retaaaard. Ca va vous?

Pour le passé simple, je sais pas, j'ai pas réfléchi, un passé composé serait plus logique ?

Pour le rythme, oui, je voulais le supprimer, enlever sa cohérence, comme on l'enlève au monde.

Pour le coup, il n'a pas été écrit juste pour être écrit, mais en fait, il a coagulé deux idées qui m'intéressaient en même temps et donne probablement un côté hybride étrange à la lecture.

Merci pour ce gentil retour :)

@Flopostrophe a écrit:
Hello Ragnou, si je puis me permettre ce joli surnom tout mignon :') Lame a plutôt raison je dois dire :3 C'est pas mal ton affaire !


J'adore la structure de ton texte, surtout au début, elle semble réfléchie et soignée et ça rend le texte très agréable à lire.
De nombreux vers m'ont beaucoup plu, par exemple celui-là: "J’aurais ton sourire en boussole, défini en infini", c'est waouh!
Par contre je n'ai pas compris "Pour affronter le monde et la tristesse des érables", les érables? Ils sont tristes? Y a une référence à comprendre que je ne connais pas?
"Quand tes bras bienveillants bannirent la peine", pourquoi soudain un verbe au passé simple? Sinon j'adore cette phrase aussi à part ce détail.

"Qu’importe quand viendra le vertige des vestiges
Qu’importe quand il n’y aura que ruine dans mes rimes" Niaaaargh que c'est joli ces mots ensemble !

Voilà, je pense un peu comme Hart que tu as surtout écrit ce poème pour jouer avec les mots (parce que le sens me parait parfois difficilement compréhensible pour un petit cerveau comme le mien :3), et le jeu des mots est bien réussi, là c'est sûr :') A plus Ragnou le poétique !

Coucou flopouuuu
Alors d'abords merci pour ta lecture et ton retour.

En ce qui concerne les érable, je ne sais pas, je trouve que c'est un arbre fait de mélancolie.

Quand aux jeux de mots, ils sont venu avec l'écriture et non avant

Merci encore et au plaisir de vous lire les deux
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