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 J'aime la mode, mais c'est tout ce que je déteste, Loïc Pringent

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Masculin Taureau Messages : 157
Date d'inscription : 13/11/2017

MessageSujet: J'aime la mode, mais c'est tout ce que je déteste, Loïc Pringent   Sam 7 Juil 2018 - 16:55

    study
.     Il y a quelques années, un camarade qui m’avait vu lire un epub acquis de manière bien peu honnête durant un cours magistral particulièrement soporifique m’a passé une version tout aussi légale d’un livre qui l’avait marqué : American Psycho de Brest Easton Ellis. Ce livre était connu pour être particulièrement gore, au point de l’avoir empêché de dormir durant plusieurs nuits. De fait, il m’a été très difficile de le terminer, mais pour une autre raison. Durant les 150 premières pages, l’auteur raconte la vie tout aussi parfaite que superficielle de son héros Richard Bachman au point que les tortures et meurtres qu’il se met à commettre apporte presque un sentiment de libération. Une théorie, suggéré mais pas confirmé par le roman que ces actions ne sont que des fantasmes d’un employé d’une boite financière devenant schizophrène.

.    En fait, je ne m’attendais pas du tout à finir penser à ce roman en commençant J’aime la mode, mais c’est tout ce que je déteste de Loïc Prigent. Le livre est une série de citations entendu par un journalistes de mode, insider dans le milieu des créateurs nous délivrant d’une série de perles que n’aurait pas renié l’éditeur des best of des grosses têtes ou des différents dictionnaires, cadeau prétexte pour les anniversaires du bon copain un peu beauf qui ne lit jamais mais balance quand même de bonnes blagues sur les arabes (« sacré Gégé ! »). Le bouquin a d’ailleurs de fortes chances de finir par traîner aux chiottes pendant quelques mois.

.     Il s’agit d’un livre picorage où l’on saute des pages, s’accorder une phrase, puis l’autre avant de s’apercevoir que l’on a fini l’ouvrage en moins d’une heure. Clairement, la durée de vie du truc n’est pas son point fort. Dès lors, doit-on vraiment parler de littérature devant un produit résolument bas de gamme ?

.     Et c’est là que nous revenons à American Psycho car sans totalement s’en rendre compte, J’aime la mode utilise la même méthode. La première chose qui choque dans la majorité des répliques, c’est la vacuité des propos. Culte de la beauté physique, fautes culturelles et mépris des livres apparaissent ainsi affiché comme dans les recueils de perles du bac. Il n’y a ainsi pas beaucoup de différence entre le bachelier moyen et la mannequin.
Mais derrière cette bêtise parfois hallucinante se cache une vraie cruauté, souvent banaliser. On retiendra ainsi les comparaisons parfois violentes entres les mannequins, l’admiration de la cruauté des chefs s’en prenant à ses assistantes ou une vision de l’amour tout à fait mécanique où l’on enchaîne les plans culs en demandant parfois juste à son partenaire de se « casser sans rien dire le lendemain matin. »

.     Et puis il y a les remarques des quelques personnes réalistes sur leur métier, dont l’ironie apporte à une page creuse une pointe d’amertume étonnante. Comme cette personne affirmant en 2016 que telle mannequin dont la carrière commençait à décliner depuis le début de la Fashion-Week était insouciante comme un 12 novembre. Quelques traits marquants donc, dans un ensemble relativement fade.
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