Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [SUJETS] CC 2.30

Aller en bas 
AuteurMessage
Phoenix
Piou grincheux accro au café
avatar

Féminin Gémeaux Messages : 1892
Date d'inscription : 06/01/2015
Localisation : Sur tous les fronts
Humeur : Cafééééééééé :bave:

MessageSujet: [SUJETS] CC 2.30   Sam 1 Sep - 21:30

Bonsoir bonsoir !!

Vous connaissez le principe, des thèmes (et des bonus facultatif) et vous avez une heure pour poster votre texte Wink

Thèmes de ce soir :

1 - Repas de famille
2 - Strike
3 - Deux secondes plus tard
4 - Des tréfonds de ton âme

Bonus phrase : adaptez la phrase à votre convenance et commencez ou terminez votre texte avec :

Je le savais pourtant, mais je n'en fit rien...

Bonus : musique


------------------------------------------------------------------------------------------------
Phoenix - Kemenyx


Toujours la petite étincelle sera là !
"A single dream is more powerful than a thousand realities" J.R.R. Tolkien
"On ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il faut courir derrière avec une massue." Jack London




*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier bois du café... C'est TOUJOURS l'heure du café ! Et le café c'est la vie !


Dernière édition par Phoenix le Sam 1 Sep - 23:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://kemnyx.wordpress.com/
Alton
Casseur de forum depuis 2005
avatar

Masculin Lion Messages : 556
Date d'inscription : 12/04/2015
Localisation : La taverne la Pomme de Pin
Humeur : Eh Chaussette !

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.30   Sam 1 Sep - 22:30

Ouf, je suis pressque à la ramasse !

désolé pour la mise en page foireuse et l'absence de relecture mais je suis hyper juste.
Allez zou, le repas de famille :

Chère Tati,

Je me permet de vous envoyer cette petite lettre pour vous donner de mes nouvelles. Il est vrai que comme vous me l’avez fait remarquer dans votre petite carte de cet été, je m’évertue peu à vous tenir au courant de la trépidante avancée de ma vie qui l’est tout autant. Raison pour laquelle je suppose, vous m’avez invité à un repas en tête à tête avec votre illustre personne et Tonton. Un sorte de repas des grands de ce monde, mais en plus officiel et avec votre charmante maison d’hôte dans le pittoresque village de Verre-A-Ballon-Sur-Picrate en guise de palais ministériel.

Déjà ô combien intimidé par cette perspective et écrasé par l’enjeu de cette rencontre au sommet, je me voyait déjà hésitant et craignant le moindre faux pas sur la longueur de ma cravate, l’usure de ma chemise ou le cirage de mes chaussures. Il était hors de question de choquer en aucune façon votre légendaire bon goût. Et puis quelle bouteille de vin emmener pour passer pour l’invité idéal et révéler au grand jour mon coté gentlemen et mon érudition alcoolique ? Et puis cravate rose ou cravate mauve ? Que d’épineuses questions.

Mais c’est alors la terrible vérité c’est écrasé sur moi, lourde comme un quart d’éléphant haltérophile sous EPO. Chère Tati vous avez essayé de me rouler.

Et oui, j’en suis terriblement touché, au moins comme la fois ou mon guppy à eut une grosse bosse en se cognant contre le bord de son bocal.

Voyez vous, j’ai découvert sur un réseau social dont nous tairons le nom, que quasiment tout les autres fruits de notre prolifique mais néanmoins tordu arbre généalogique étaient invités le même jour que moi, à la même adresse, à ce que vous avez présenté comme un repas de famille géant. C’est fou ces coïncidences, non ?

Je comprends votre raisonnement, vous aviez, je pense, des doutes quand à ma présence à votre petite fête, et comment vous en blâmer ? Il est vrai que je n’aurais sans doute plus venir, car taper le nom de votre patelin sur mon GPS m’aurait sans doute pris la moitié de la journée. Mais de là à me faire croire que j’allais passer un repas avec deux vielles chouettes pour me retrouver au milieux de toute une volière, c’était fourbe, mon pauvre cœur aurait put me lâcher.

Je ne tient pas à subir vos réflexions et celle de vos harpies de sœurs sur « ma vie dissolue », « A ton age lui était déjà banquier », « Quel manque de goût, quand comprendra tu ? » et autre « Tu es la honte de la famille » je sais déjà tout cela. De plus, cette invitation sonnant un peu comme un contrôle de technique de ma vie pour savoir si je suis la grande histoire familiale, je vais vous épargner le travail que demande la préparation d’une trente-huitième part de terrine de volaille en vous fournissant un petit rapport qui nous fera gagner à tout les deux un temps précieux.

Je suis à ce jour (1/09/2018) ni chef d’entreprise, ni banquier, ni avocat mais je sais garder la banque au monopoly sans perdre de billet ni tricher. Comme vous le voyez, rien n’est perdu.

Pour finir cette petite lettre, je tiens à vous faire remarquer, mais je pense que cela n’a pas échappé à votre finesse et votre vivacité d’esprit que j’ai gardé cette gouaille moqueuse de petit con qui vous faisait dire, je cite « qu’elle petit con, on ne fera rien de toi, je pense que tu fait pas partie de la famille, que les berceau ont été échangés». Alors que moi j’ignore toujours si vous avez encore ce gros nez en patate, ces lunettes affreuses et ces boutons sur le front qui me faisait dire je cite une fois de plus « Oh non j’ai pas envie d’aller chez la tata si moche qu’elle ferait même peur à Carabosse ». Vous excuserez j’en suis sûr la faiblesse de phrase ainsi que la piètre référence littéraire, j’avais six ans à époque.

Et après c’est moi qu’on accuse de ne pas donner de nouvelles.

Bien mais pas trop non plus cordialement,
Alton
Revenir en haut Aller en bas
Ouppo
Fou du roi
avatar

Masculin Lion Messages : 444
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.30   Sam 1 Sep - 22:31

Repas de famille :

-Du coup comment ça va se passer ?

-Bah, ils vont... m'ouvrir là et puis là et...

-Tu seras endormie quand même ?

-Ouais, j'srais sous anesthésie générale, pas de problème.

Au milieu de toutes ces généralités j’interromps, je brise le dialogue en détournant le regard, mon regard si épais, plein à craquer d'expériences intéressantes. Je sais pas où je les emmènerais mais tout ces voyages et leurs lots de rencontres... ils doivent compter pour quelque chose, non ?
Je fixe un petit bout, une benjamine dans la famille, je l'ai vu combien voyons... disons... plusieurs fois mais pas tant que ça.

Je suis l'oncle-cousin toujours parti, toujours en baroude dans le fin fond d'un pays qui parle pas comme nous, ça fait que j'ai pas beaucoup l'occasion de venir aux repas de famille et aux mariages. Ce qui est bien dommage parce que j'ai raté de beaux moments et surtout les moins bon, ceux qui soudent une famille dans l'adversité.

C'était un risque que j'étais content de prendre il y a plusieurs années, j'étais étouffé par tous ces gens qui parlent fort et pensent bas. J'étais un petit con, je crois.

Et ma nièce est entré au collège sans que je m'en aperçoive.

Et elle a changé.

Et je n'étais pas là.

Et je crois bien que je le regrette plus que je ne le pensais quand je la vois là, à lire ce livre que je lui ai offert en arrivant, engoncé dans mon camouflage de famille et de fête, elle est tellement plus grande, tellement plus belle. Changée.

Oui, elle a changé...

Je me lève et je sort avec elle dans la nuit, il faisait trop chaud, trop bruyant. Elle me dit des banalités et sourit. Je ne souris pas. Je la regarde et je nage dans ses yeux, ceux de sa mère et les miens. Pendant un instant je dérive dans mon esprit, accablé par la nostalgie.

On me donne pas long, c'est ce que je lui dit, je lui annonce et j'essaye moi-même de comprendre ce que je suis en train de dire.

Elle hoche la tête et je vois qu'elle a déjà compris, elle a eu le temps d'y réfléchir pendant que moi je courais sautant de trou en trou pour ne rien voir.

Je lui demande si elle a un copain, elle secoue la tête.

Une copine ?

Je sais pas pourquoi je demande ça.

Si, la mienne va me lâcher. Elle en a pas parler mais je sais que c'est finit. Je lui dit ça et ma nièce comprend, je lui dit que c'est pas grave et je le pense vraiment. Je me sens pas triste, pas en colère, je n'ai pas mal, rien. Je sais que ça doit arriver, maintenant j'essaye juste de mettre ma vie en ordre.

Je laisse le vent voler mes pensées, ma nièce me parle de sa musique et de ses cours de chant. Nous marchons et la nuit sourit, son père a accepté de me laisser passer quelques semaines avec eux. Je sais pas, je me sens bien... je sais pas, je crois que j'ai envie de pleurer et surtout je souris.
Revenir en haut Aller en bas
Phoenix
Piou grincheux accro au café
avatar

Féminin Gémeaux Messages : 1892
Date d'inscription : 06/01/2015
Localisation : Sur tous les fronts
Humeur : Cafééééééééé :bave:

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.30   Sam 1 Sep - 22:32

Alors. Texte multi-thèmes expérimental AHDE. Bonne lecture
----------

[-18]
/!\ Avertissement /!\:
 

Texte de Pho:
 

------------------------------------------------------------------------------------------------
Phoenix - Kemenyx


Toujours la petite étincelle sera là !
"A single dream is more powerful than a thousand realities" J.R.R. Tolkien
"On ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il faut courir derrière avec une massue." Jack London




*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier bois du café... C'est TOUJOURS l'heure du café ! Et le café c'est la vie !
Revenir en haut Aller en bas
https://kemnyx.wordpress.com/
Flopostrophe
Créature du Nord à la force tranquille et à l'humour un peu absurde
avatar

Féminin Scorpion Messages : 498
Date d'inscription : 19/01/2017
Localisation : Sur le toit
Humeur : Le temps passe trop vite

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.30   Sam 1 Sep - 22:34

(texte inspiré d'un travail de français réalisé il y a 5 ans ^^ )


Le repas de famille


Nous sommes tous installés autour de la table. La nappe choisie par ma mère est orange et verte et bizarrement, elle me coupe l’appétit. Sans doute parce que mon vomis de ce matin avait sensiblement la même couleur…

J’avais vomis à cause du stress qui me retournait le ventre. Ce soir, je devais annoncer à toute la famille la terrible nouvelle qui allait certainement mener à des débats interminables, des haussements de voix inutiles, des bêtises et des bêtises. Mais je l’avais décidé. Enfin. Et je ne referai pas machine arrière. Il fallait absolument que je les tienne au courant de mes projets d’avenir et que je les convainque que ma décision était la bonne. Cette décision me venait d’un rêve. J’avais rêvé de l’Islande. Au cours de la journée qui avait suivi ce rêve, le projet de partir y vivre s’était doucement imposé comme une évidence. C’est un peu comme si j’avais signé un contrat. Et sur ce contrat était inscrit que je partirais le 17 février 2020, le jour de mes vingt ans, à 07h14 exactement.

J’ai conscience que partir seule dans un pays froid ne se prépare pas d’un claquement de doigts. Il faut que j’apprenne à me débrouiller seule et à devenir indépendante. Pour commencer, demander à ma mère comment fonctionne la machine à laver me rendrait service, étant donné que je l’avais toujours laissée faire sans m’en préoccuper. Il serait utile également de savoir un minimum cuisiner… Je me doutais que des crêpes chaque jour n’étaient sans doute pas la solution pour rester en bonne santé. En parlant de ça, tenter de retenir les médicaments de base en Islandais serait peut-être une bonne chose, histoire de ne pas avaler du sirop pour la toux quand j’ai mal au ventre. Mon père pourrait aussi m’expliquer comment allumer le moteur d’une tondeuse, on ne sait jamais. Ainsi j’aurai moins de mal à réaliser les tâches quotidiennes… Enfin j’espère.

Une fois que je serai arrivée en Islande, je me lancerai dans une carrière de photographie. C’est si beau, l’Islande ! Alors évidemment, je m’achèterai un appareil photo hyper perfectionné. La voiture et l’appartement suivront vite dans les prochains achats. Mais j’y pense… Comment vais-je payer tout ça ? Je n’aurai jamais assez avec le peu d’argent de poche que je reçois ! Ces parents radins… Il va falloir que je me trouve un petit job avant de partir. Et je m’y mettrai à fond ! Quitte à ne pas manger ! Je travaillerai 7 jours sur 7 et mes nuits seront courtes. On ne me reconnaitra plus tellement j’aurai l’air épuisée ! Mes proches me diront d’arrêter, mais moi je ne lâcherai rien ! Je me forgerai un moral d’acier et… Mince. Je ne dois pas oublier que l’Islande est un pays froid, et si je ne mange pas beaucoup, je vais avoir la peau sur les os. Du coup, je gèlerai tous les jours. C’est logique, comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Donc encore une chose à changer avant de partir : je vais m’engraisser, me durcir le corps pour affronter correctement ce froid polaire. Avant de partir, je serai devenue forte physiquement et moralement. Ma sensibilité aura disparu ! Ce sera d’autant plus facile de quitter mes proches le jour J.

Ayant attendu que tout le monde soit servi, je prends enfin la parole, le cœur battant mais la voix déterminée.
-Je dois vous annoncer quelque chose de très important. En février 2020, je pars vivre seule en Islande.
Ils se regardent tous entre eux avant d’éclater de rire. Je me vexe devant leur réaction et je rougis.

- Bah quoi ? Vous ne me croyez pas ?

Ma mère se penche vers moi, attendrie.

-On te croit ma puce, mais c’est la quatrième fois que tu nous fais le coup cette année.

Papa prend le relais :

-Il y a eu le Chili, l’Angola, le Japon, et maintenant l’Islande ! Tu es formidable Louise ! Tant de projets en tête, mais ta motivation ne dure jamais plus d’une semaine, on le sait tous. N’est-ce pas Louise ?

Ils ne me prenaient pas au sérieux. Mais moi je savais que cette fois-ci, c’était la bonne.


Trois semaines plus tard

Cette nuit, j’ai rêvé de la Grèce.

------------------------------------------------------------------------------------------------
“Chaque cerveau a son secret. Moi, c'est mon lit. Toi, c'est ton assiette. Mange avant de penser, ou tu penseras mal.”  - Timothée de Fombelle



Chasseresse de fautes  :superman:  Mon signe distinctif : §


Revenir en haut Aller en bas
Hartsock
Vieux cerf dalleux invincible face à Timmy
avatar

Masculin Bélier Messages : 1650
Date d'inscription : 19/11/2015
Localisation : À table, comme toujours.
Humeur : J'ai la dalle!

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.30   Sam 1 Sep - 22:43

Repas de famille

PERSONNAGES :
P, (beau) père de famille
M, mère de famille
F, grand frère
V, petit frère
S, fils de P

P et M rentrent tranquillement du boulot de M. N'ayant pas envie de marcher dix minutes après son travail, elle a demandé à P d'aller la chercher en voiture. C'est chose faite. Les portes claquent, une autre s'ouvre : celle de la maison.

P (sur un ton enthousiaste) : On s'en fume une avant de manger ?

M : Euuuh ouais, ils ont fait quoi ?
P : Ah, je sais pas.

M (se dirigeant vers la cuisinière) : Euuh (ouvrant le couvercle d'une casserole vide) C'est pas vrai ! Ils ont pas fait.

P : Peut-être qu'ils ont mis au frigo ?

M (contrariée) : Bah non !

P (sifflant comme pour appeler un chien) : Oh ! Les gosses !

S (accourant vers eux) : Salut ! Ca va ?

P : Vous avez rien fait ? Vous faites chier.

M : Vous le savez que je travaille et que j'ai pas le temps de faire…

P : Ils sont où les deux autres ? Va les chercher.

S : (parlant à V) Ils t'appellent. (toquant à la porte de F) Il faut que tu viennes à la cuisine.

F : Il faut ?

S : Bah c'est les vieux qui l'ont dit.

F (de mauvaise humeur devant sa dissertation) : Ils peuvent pas attendre cinq minutes que je finisse ?

V : (enthousiaste) Salut, ça va ? (faisant un bisou à M) Qu'est-ce qu'on mange ?

P (méchamment) : De la merde. On va manger et vous allez vous démerder.

V (offusqué) : Oh, je demandais juste. Pas la peine de s'énerver.

M (accusatrice) Tu faisais quoi ?

P (croyant deviner) : Il jouait encore, comme d'habitude.

V (vexé) : Non !

M : Je vais te l'enlever et je vais la jeter cette putain de machine. T'as d'autres choses à faire que de jouer !

V : Mais je jouais pas !

P : Bien-sûr. Et mon cul c'est du poulet ?

V : Vous me croyez même pas ? Vous avez même pas confiance en moi, super.

P : On peut pas te faire confiance, tu mens tout le temps.

V : Ah oui, j'oubliais. Je suis un menteur…

F (soupirant) : Salut, j'ai le temps de prendre ma douche avant qu'on mange ou je la prends après ?

M : T'aurais pas pu faire à manger ?

F (essayant de garder son calme) : J'ai des devoirs à faire, moi. L'école c'est pas à mi-temps.

P : Laisse tomber chérie, on va se démerder et eux ils vont se faire foutre. Ils boufferont tous seuls.

F : Voilà, faites ça. Bon appétit.

Un temps passe, F prend sa douche, P et M se font à manger et S fait à manger pour les autres. V met la table.

S, V et F sont à table. Leurs parents sur le canapé.


S (s'adressant à eux) : Et du coup ça s'est bien passé votre journée ?

M : Non, j'suis crevée et la directrice a pas voulu me déplacer mon jour de repos.

V (innocemment) : Mais pourquoi tu fais pas un travail moins fatiguant et qui te plaît plus ?

P : Toi mêle toi de ton cul.

V : Mais c'est elle qui en parle…

P : Tu sais que t'es casse couilles quand même ?

V : Mais j'ai rien dit de méchant…

P : Tais-toi un peu.

V (boudeur) : J'ai plus le droit de parler maintenant…

P : Ta gueule !

Un temps

V (voyant que F a mal à la tête) : Euuuh vous pouvez baisser le son de la télé ? F a mal à la tête.

M : Eh bah il a qu'à prendre un cachet.

F (exaspéré) : C'est déjà fait, maman.

P : Bah va te coucher alors.

F : Bah avant j'aimerais bien pouvoir écrire un peu.

M : Je te préviens, tu te couches pas à minuit. Après tu vas encore arriver en retard.

F (fermement) : Je me coucherai quand j'aurai envie de dormir. Et j'y suis pour rien si mon bus est en retard un peu trop souvent.

M : C'est facile d'accuser le bus juste parce que tu veux pas aller en cours.

F : Pense ce que tu veux, quand j'ai pas envie d'aller en cours je n'y vais
pas, j'ai pas besoin du bus pour ça.

V (regardant la télé en mangeant) : Oh, c'est classe ce ballon de foot !

P : Mange au lieu de regarder la télé !

M : Il est rose, tu veux pas un ballon rose quand même ?

V : Bah pourquoi pas ?

M : C'est pour les filles…

V (agacé) : N'importe quoi !

P (très sérieusement, à M) : Peut-être qu'il est gay…

M : Mais non ! Arrête de raconter des conneries.

V (marmonnant à F) : Ils m'énervent…

F : Les écoute pas, plus vite t'auras fini de manger et plus vite tu pourras sortir de table.

Un autre temps passe, pendant lequel F et S ont fini de manger et quittent la table après avoir débarrassé.

P : Et voilà, les colocataires sont de retour…

V : Bah c'est juste qu'ils sont fatigués et ils ont rien à faire au salon. Ils préfèrent leurs chambre.

P : Toi mange !

M : Bah ils pourraient au moins participer à la vie de famille, je sais pas, regarder la télé avec nous.

P : S le fait parfois.

M : Oui, mais F est toujours dans sa chambre, à l'école ou à la bibliothèque. Il parle jamais.

P : On dirait qu'on le fait chier, qu'il est malheureux ici.

V : Normal, vous gueulez tout le temps.

P (gueulant) : Toi mange au lieu de nous casser les couilles !


Une dispute se déclenche. Dans la pièce à côté, F augmente le son de la musique dans ses écouteurs. La musique se termine et il entend une porte se refermer fortement, il devine que c'est V qui a quitté la table énervé. Il entend P crier "La prochaine fois que tu claques la porte c'est moi qui te claque !"
Deux ans, c'est le temps minimum que doit supporter F avant de pouvoir dire adieu à ces repas quotidiens et de pouvoir vivre chez lui.
Tandis qu'il reste au moins six ans à V, et que le plus dur pour lui est à venir.
Le lendemain, ils feront tout pour avoir un prétexte pour éviter un énième repas de famille.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Hart, le cerf à chaussettes. Pour vous servir

Signe distinctif de chasseur de fautes: µ
------------------------------------------------------------------------
"Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d'une femme a guéri bien des maux." VICTOR HUGO

Eh, venez voir ce que j'écris :p
http://www.encre-nocturne.com/t1576p30-pages-jaunes-nocturniennes#60288
Revenir en haut Aller en bas
https://bloghartsock.wordpress.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.30   

Revenir en haut Aller en bas
 
[SUJETS] CC 2.30
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Défis et Concours :: Les chronochallenges-
Sauter vers: