Encre Nocturne
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 [SUJETS] CC n°2.38

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Phoenix
Piou grincheux accro au café
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Féminin Gémeaux Messages : 1908
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MessageSujet: [SUJETS] CC n°2.38   Sam 29 Sep - 21:30

Bonsoir à tous ! Ce soir c'est le CC !

Vous connaissez le principe, voici donc les thèmes de ce soir et deux bonus (facultatifs) !

Thèmes :

1 - Un cheveux sur la langue
2 - Une femme, un vieil homme et un chat
3 - Il est déjà trop tard
4 - Coeur de pierre

Bonus

Mots à placer dans votre texte : parapluie, enfer, récurrent, cartes, menacer.

Qu'elle tuile, votre touche "i" est cassée et vous ne pouvez pas l'utiliser !

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Phoenix - Kemenyx


Toujours la petite étincelle sera là !
"A single dream is more powerful than a thousand realities" J.R.R. Tolkien
"On ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il faut courir derrière avec une massue." Jack London




*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier bois du café... C'est TOUJOURS l'heure du café ! Et le café c'est la vie !
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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 444
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MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°2.38   Sam 29 Sep - 22:05

Un cheveux sur la langue

J'ouvre la bouche
Rougis des sourires
Haïs ma langue
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flocon
L'admin venue du froid et fan de l'hiver
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Féminin Taureau Messages : 255
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MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°2.38   Sam 29 Sep - 22:29

Il est déjà trop tard


Je voulais faire le cc. Mais je n'ai pas fait attention à l'heure et je suis arrivé en retard.
Du coup je temps de trouver de l'inspiration il était déjà trop tard.

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Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *
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Phoenix
Piou grincheux accro au café
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Féminin Gémeaux Messages : 1908
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MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°2.38   Sam 29 Sep - 22:30

Mon cœur bat la chamade, je me sens glisser, je me sens partir. Comment vais-je faire ? Comment puis-je me rattraper. Je ne veux pas mourir, mais le vide m'appelle. Mes pieds se dérobent et je glisse inexorablement vers le bord de la falaise. Mes mains tentent de s'agripper à tout ce qu'elles trouvent, à griffer la terre. Ma bouche lâche un flots de gémissements et de hurlements. Je ne veux pas mourir !

Mais il est déjà trop tard. Mes pieds basculent de la falaise, emportant le reste de mon corps, ma main arrachant la dernière touffe d'herbe à ma portée.

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Phoenix - Kemenyx


Toujours la petite étincelle sera là !
"A single dream is more powerful than a thousand realities" J.R.R. Tolkien
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Monsieur K

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Féminin Verseau Messages : 162
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MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°2.38   Sam 29 Sep - 22:41

Désolée, je suis en retard... je me suis laissée prendre par l'écriture et j'ai pas vu passer l'heure... (ce qui est comique vu le thème choisis -_- )




Il est déjà trop tard.


« … J’ai gâché ma vie … »









«…Je l’ai souvent constaté, refusant toujours plus obstinément de regarder cette vérité bien en face…»








«…Quelle est cette nuit étrange ? Quel silence inquiétant…»





« …Non … il ne fait pas nuit ! J’aperçois un paysage brumeux, sa forme se précise … »





"Non … ce n’était pas du silence ! J’entends le chant des oiseaux et le bruit du vent dans les feuilles…"

"Et ce bruissement ?... on dirait... un essaim d'abeille tout autour d'une ruche..."



" … J’ai gâché ma vie …"





"…Je l’ai souvent constaté, refusant toujours plus obstinément de regarder cette vérité bien en face…"

"…Humm... cette bonne odeur de fruit … des fraises peut-être ?... et... des pêches…"

"Le réveil sonne !... Non ! Je veux dormir encore !"



"…Dormir ? Et pourquoi faire ?... Rêver peut-être ?"
"La brume … sa forme se précise ! C’est immense et minuscule !"




"… La nuit est à nouveau là … Quel est ce vide ?"
"Non ! Il faut rêver ! Quelles jolies couleurs... j’arrive, attendez-moi !"

"… J’ai gâché ma vie … je l’ai souvent constaté, refusant toujours de…

— ASSEZ ! PAR TOUT LES CATACLYSMES, VAS-TU TE TAIRE !!!

"… Hum ? … Qui parle ?"

Maudites énergies radoteuses ! Vous pullulez comme une éclosion de cafards ! Milles ans ! Juste milles petites années de tranquillité, est-ce donc trop demander ?

La voix en colère me sembla être proche tout en même temps que lointaine... provenir de partout et de nulle part à la fois. Cette sensation disloquait ma compréhension de l’espace et du temps, comme la représentation vaporeuse de soi-même dans un rêve ou l'éternel instant perdure sans trêve.

— … Ou suis-je ?

— Enfin ! Quinze-milles quatorze années pour te reconstituer ! Quelle lenteur d’esprit !

Après quelques instants, la noirceur de la nuit sembla s’évaporer doucement. Des points lumineux apparurent ci et là, de plus en plus rapidement.  

"…. Des étoiles ?"

Cette alors que mon regard put enfin percevoir la personne s'adressant à moi depuis quelques instants.
Une personne ? A vrai dire il ne s'agissait que d'une sombre silhouette faite d'une brume constellée dont un noyau éclairant le centre de sa poitrine semblait être à l'origine de la force attractive maintenant la forme immatériel de cet être.

— Qui es-tu ?

A cette question qu'il jugea de saugrenue, un léger agacement pu se lire sur l'inconsistance de son visage.

— Qui je suis n’a pas la moindre importance ! Grogna-t-il. Mais si tu y tiens, tu peux m’appeler Sonio !

— Sonio ?... Murmurais-je en le contemplant un long moment et à son plus grand déplaisir.

Mon regard attiré par l'espace ténébreux nous environnant, je le perdais longuement dans ce qui fut l'infinité de l'univers ou nous flottions telles deux minuscules poussières.

— Mais... ou sommes-nous ? Que ce passe t-il ?

— Tu n’as pas encore compris ? Tu n’es pas du genre futée n’est ce pas ?

— Ce n’est pas la peine d’être insultant ! Dis-moi plutôt quel sens peut-il y avoir à tout ceci à part les élucubrations d’un songe ?

Il porta sa main de gaz à son front, exprimant sarcastiquement sa pitié. Les traits de son visage brumeux se déformèrent à son passage avant de reprendre à nouveau forme.

— Tu es morte, idiote !

Cette révélation me frappa de plein fouet.

"Morte ?... Non... comment pourrais-je être..."

Soudain, une explosion phénoménale dont le souffle se propulsa depuis l'abîme enténébrée trônant sous nos pieds, glaça tout mon être soudainement tétanisé.

— Il se réveil à nouveau ! Soupira-t-il, insensible au hurlement de cette monstruosité que notre immobilité nous faisait surplomber.

— Qui ça, "il" ?

— Le Black-hole ! Comme tu peux le voir l’activité tout en bas de l'Univers est instable. A nouveau, son cœur englouti va se remettre à battre et une fois encore, tout va être être aspiré pour être digéré !

Je ne pouvais croire ce que j’entendais.

"Déjà ? Si vite ?"

— C’est impossible ! Les savants de mon monde ne prévoyaient pas un tel événement avant plusieurs millions d’années ! Ça ne peut pas se produire aussi vite !

Son visage reprit les traits de la colère, expression qui semblait maintenant résulter de tout mes commentaires.

— Oublies donc ton monde ! Tu ne lui appartiens plus à présent et de ce fait, tu n’es plus soumise à ses lois ! Ce que ton esprit semble percevoir comme le temps n’a plus aucun sens maintenant ! Regarde autour de toi ! Combien de fois avons-nous fait le tour complet du soleil depuis que nous parlons ?

— … Je ne sais pas... je n’y ai pas prêté attention...

Il éclatât de rire.

— Oh ! A peine trois-milles six-cent quarante-quatre fois !

Face a mon hébétement qui vint à l'irrité davantage, il poursuivit de toujours plus m'y induire.  

— Oui ! Un million trois-cent trente-milles soixante jours ! Trente-et-un million neuf-cent vingt-et-un milles quatre-cent quarante heures ! Un milliard neuf-cent quinze millions …

— Ça va ! J’ai compris l’idée !!!

L'agacement m'ayant gagné à mon tour, je me serais probablement résolue a ne plus adresser la parole à cet énergumène, si je ne fus soudainement saisie par une étrange sensation de vertige.

Comme une illusion d'optique s'inversant en une fraction de seconde, ma compréhension de mon environnement m'apparaissait enfin clairement.

Les étoiles n'étaient pas lointaines mais toute proche... une infinité de noyaux gardant soudés cet amas de corps brumeux entremêlés.
Je me retrouvais dans l'horreur la plus complète, entourée par un aggloméra d'autres êtres semblable à moi.
Cette toile impensable s'esquissant sous mon regard médusé, j'y reconnu ce que mon ancien monde avait de nombreuse fois utiliser pour illustrer cet enfer ou l'âme égarée se perd.

"Étais-ce cela... les Limbes ?"

— Mais... que pouvons-nous faire ? Implorais-je à mon compagnon silencieux, sentant le petit morceau d'âme s'agiter frénétiquement au-dedans de moi.

— Que faire ? Il est déjà trop tard, idiote !

Ces paroles m'induisant à l'effroi, toute vie en moi se rétracta d'épouvante tandis que s’agglutinèrent tout contre la parois de brume confinant et délimitant mon être, les milliers d'autres errants dont les murmures et gémissement bourdonnaient comme un gigantesque essaim d'abeilles.  

— Trop tard ?... non, c'est impossible !

— C'est triste ma chère voisine ! S'exclama-t-il, les bras toujours plus obstinément croisés et le sourire acéré. Tu fais comme tout le monde maintenant et tu attends !

— Attendre ? Attendre quoi ? Lui demandais-je, sentant naître en mon cœur une lueur d'espoir.

Il soupira longuement, expulsant de lui la lassitude et l'ennui de sa presque éternité.

— La fin de toute chose !


Dernière édition par Monsieur K le Sam 29 Sep - 23:15, édité 2 fois
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Tifani
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Féminin Poissons Messages : 186
Date d'inscription : 20/05/2015

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°2.38   Sam 29 Sep - 22:55

EDIT: Ca aurait dû être posté à 45, mais ma co internet en a décidé autrement... Rip

Bonjour, désolé du retard, je savais pas comment finir... Vous pouvez ne pas le compter du coup, mais vu que je l'ai fait, je le poste quand même.

Il est déjà trop tard, [-12] car description de blessure et évocation de sang

Le claquement de ses pas résonnait sur le sol bitumé à peine éclairé par la lumière blafarde de la sortie au loin devant elle. Ignorant les grognements qui s'élevaient sur son passage, et sa respiration rendue haletante par l'effort qu'elle produisait, Flo avançait sans ralentir. Ses doigts étaient refermés sur le pantalon de l'enfant qu'elle tenait dans ses bras, et sur le bras de l'homme inconscient qu'elle tirait sur son dos, avec une force dont elle n'avait pas conscience. Elle avait l'impression qu'à chaque seconde, son coeur battant avec vigueur dans son crâne allait arracher le peu de conscience qu'il lui restait, ou que ses jambes engourdies allaient se dérober sous elle.

Lorsque la lumière brutale du jour l'aveugla finalement, Flo continua sur quelques mètres presque machinalement, comme un engrenage emporté par l'élan de sa machine. Ce ne fut que quand d'autres survivants de la traversée s'empressèrent de venir à sa rencontre pour la délester de son fardeau qu'elle réalisa qu'elle était sortie de l'horrible souterrain. Elle hésita un peu avant de les laisser recueillir dans leur bras l'enfant qui s'était si désespérément accroché à elle lors de sa course folle. Reprenant son souffle, elle les regarda avec une certaine inquiétude inspecter l'homme, et la plaie sur son front qui marquait l'impact de son crâne avec une des poutres métalliques du souterrain. Puis alors qu'elle scrutait le groupe de survivants, Flo sentit son coeur manquer un battement, et son regard plonger de nouveau vers l'obscurité absolue du souterrain. Dorine n'était pas encore arrivée de l'autre côté...

Les survivants eurent beau lui crier de revenir, Flo s'empressa de récupérer un tuyau abandonné à l'entrée du tunnel, avant de s'y engouffrer de nouveau. Très vite, le silence et le bruit de ses pas attira quelques grognements au loin, mais elle n'en tint pas compte, et prenant la torche qui marquait la sortie du souterrain, elle éclaira son chemin, à la recherche de survivants. Ces monstres qu'ils appelaient zombies semblaient attirés par la faible lumière et le bruit de ses pas comme des papillons de nuit par une lampe, et pourtant, ils étaient trop lents pour l'inquiéter, tant qu'ils étaient dispersés comme c'était le cas. Puis alors qu'elle passait un des nombreux embranchements, elle reconnut le t-shirt à capuche de son amie, et elle se précipita vers elle. Puis son élan finit par s'essouffler, alors qu'elle se trouvait face à la silhouette recroquevillée.

Dorine sembla finalement par remarquer sa présence, et se retournant, releva les yeux vers la lumière vacillante de la torche. Flosentit son coeur se serrer, et les larmes couler lentement sur ses joues devant le regard vide de son amie. Pourtant, une lueur s'alluma dans les yeux de Dorine alors qu'elle se relevait, et lorsqu'elle tendit la main pour toucher la joue du bout des doigts, Flo ne recula pas. Les larmes coulaient désormais sur la main pâle et écorchée de son amie, qui semblait fascinée par ces dernières. Mais Flo n'arrivait pas à quitter les yeux la large morsure qui déchirait le t-shirt maculé de sang séché de son amie. Elle n'était plus humaine, désormais. Elle était arrivée trop tard.

Les échos des survivants lui parvenaient à peine de là où elle se trouvait, lui criant de revenir de l'entrée du tunnel. Mais elle ne pouvait détacher son regard de celui de Dorine, et le doux sourire qui la gagnait alors qu'elle tenait son visage entre ses mains. Ses mains tremblaient autour de la barre en fer qui aurait dû lui servir à se délivrer de son emprise. Elle voyait la même expression que celle de la femme qui l'avait tenue dans ses bras quand elle avait perdu foi en la vie, et de cette femme qui l'avait poussée à effectuer elle aussi cette traversée, à la recherche d'une vie meilleure et plus sûre. Elle n'avait jamais pu lui dire qu'elle n'avait accepté que par la perspective de passer cette vie à côté d'elle.

Le bruit métallique résonna dans les environs quand la barre en métal rebondit sur le sol. Lorsque les survivants établirent le camp à la nuit tombée, la jeune femme qui avait sauvé près d'une demi dizaine d'entre eux manquait toujours à l'appel. Et ils finirent par se rendre à l'évidence, tremblants autour du feu vacillant. Il était trop tard pour elle.

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Je suis plus ou moins absente en ce moment, comme je l'explique ici! M'en voulez pas trop si je suis lente à répondre ou que j'oublie des choses, et n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre si jamais, je ne mords pas Wink

Si vous voulez voir ce que j'ai écrit sur le forum, c'est ici! :)
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MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°2.38   

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