Encre Nocturne
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 CC DUO (SUJETS)

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Flopostrophe
Créature du Nord à la force tranquille et à l'humour un peu absurde
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MessageSujet: CC DUO (SUJETS)   Sam 17 Nov 2018 - 21:35

Hello les Noctus ! Voilà le fameux CC duo :vague:

On vous invite à choisir avec votre binôme un ou plusieurs des thèmes ci-dessous et de vous mettre d’accord sur qui commence à écrire et qui termine le texte. Le premier peut envoyer son début à son partenaire par message privé, et le second postera le tout dans le sujet ici présent. N’oubliez pas de gérer votre temps pour que votre binôme ne se retrouve pas à devoir se grouiller les quelques minutes restantes ^^

Le chrono démarre à 21h40, pour vous laisser le temps de vous concerter. Vous avez donc de 21h40 à 22h40 pour écrire. Bonne chance à tous !  :hola:

- L'extinction des dinosaures

- Premier essai

- "A partir de là, tout peut arriver"

- Sur la route des vacances

- La voisine d’en face

- Un meurtre à la fois

-

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“Chaque cerveau a son secret. Moi, c'est mon lit. Toi, c'est ton assiette. Mange avant de penser, ou tu penseras mal.”  - Timothée de Fombelle



Chasseresse de fautes  :superman:  Mon signe distinctif : §


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Tôle

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MessageSujet: Re: CC DUO (SUJETS)   Sam 17 Nov 2018 - 22:31

Ippa et Tôle

Un meurtre à la fois

TAP TAP TAP

Réglé comme une horloge ce son revenait, encore et encore. Dans la nuit noire, c’était un repère. Un rappel qu’il y avait un rythme, et que sans celui-ci il allait se perdre. Il le suivait juste gentiment, comme on suivrait une recette de cuisine. Premièrement bien choisir ses ingrédients. Un être de qualité était la base. Si possible talentueux dans son domaine. Peu importait qu’il soit jeune ou vieux, introvertie ou extravertie moment qu’il avait le talent. Deuxièmement, il fallait prendre son temps. Comme un alcool, il fallait en suivre la maturation, l’aider à se développer, à exprimer son plein potentiel. Et le récolter à son apogée, lorsqu’il exprime le plus son talent et son Art.

Et ce soir c’était l’heure de la récolte, au rythme des TAP TAP TAP.

C’est le bruit de la moisson. Le fruit de son labeur. Un son qui le réconforte et lui rappelle qu’il est en train de s’accomplir pleinement. Toutes ces règles et ces efforts pour les suivre lui assurait une routine qui l’empêchait de se détourner de la voie et de faire des erreurs. Il le fallait. Il devait le faire environ deux à trois fois par mois. Afin que la routine ne soit pas trop pesante Il changeait régulièrement la nature de son ingrédients principal. Chaque être étant unique à sa façon, c’était chose aisée. Tantôt il choisissait un étudiant prometteur, une femme originale, un enfant profondément désorienté. Mais, surtout, le plus important c’était de garder le rythme ni trop lent ni trop précipité des TAP TAP TAP.

“Je dois dire, Mr Spencer, que j’ai longuement douté avant de vous choisir. Vous n’êtes pas quelqu’un de constant dans votre vie. Un jour, vous êtes drôle, l’autre vous êtes triste. Un matin vous êtes en colère et le soir vous êtes joyeux. Vous ne vous levez jamais à la même heure et ne faites jamais les mêmes choses. C’est très déroutant pour quelqu’un comme moi qui aime avoir des habitudes et contempler celles des autres. Mais, voyez-vous, après deux semaines à vous observer, j’ai fini par trouver quelque chose de régulier chez vous. Vous allez sans doute trouver ça ironique, et ça l’est. Figurez-vous, Mr Spencer, que votre irrégularité chronique est la seule chose que vous répétez sans cesse.

- Vous n’êtes pas obligé de faire ça… J’ai… J’ai des enfant…

- Chuuuut. Je sais déjà tout ça mais je n’ai pas le choix. Je dois le faire.

- Vous êtes fou !

- Pensez ce que vous voulez, mon cher. Je n’ai pas envie de débattre avec vous de mon état mental. Voyons plutôt si vos liens sont bien serrés. Ce serait dommage que j’ai à m’y reprendre plusieurs fois parce que vous vous agitez beaucoup trop.

- Pourquoi vous faites ça ?! Pourquoi moi ?

- Pourquoi vous ? Parce que vous êtes un être à part, Mr Spencer. Pourquoi, je fais ça ? Par habitude. J’aime les habitudes. Et aussi parce que sans ça je déraillerais complètement et pratiquerait mon art de la pire des manières. Je serais désordonné et choisirais plusieurs personnes en même temps et ça, c’est une grave erreur. Mon père disait toujours “une seule chose à la fois”. Moi, j’ai tendance à dire “un meurtre à la fois”. Mais, assez causer. Tenez vous tranquille ce ne sera pas long.”

TAP TAP TAP, c’est le bruit du hachoir contre le bois de l’établi qui était installé dans son sous-sol

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Écrire et être lu, c'est se dévoiler au reste du monde.


Dernière édition par Tôle le Sam 17 Nov 2018 - 22:35, édité 1 fois
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Titi

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MessageSujet: Re: CC DUO (SUJETS)   Sam 17 Nov 2018 - 22:33

Titi et K



Noël 2050, tout se passait bien. Chacun avait ramené quelque chose à manger ou à boire. Une multitude de cadeaux était disposé en dessous du grand sapin. Ce dernier était superbement décoré. Des guirlandes aux couleurs de l’arc-en-ciel, des boules en chocolat suspendues à certaines branches, et une superbe étoile trônant fièrement au-dessus du défunt arbre. Autour de la grande table étaient répartie en deux groupes toute la famille : les adultes à un bout, les enfants à un autre. Etaient ainsi présents Papy Raymond et Mamy Gertrude, ainsi que leur fille, Martha, et son mari Francky, rigolant joyeusement aux blagues salaces ou racistes de Tonton Gilbert. Ils riaient à pleins poumons, à s’en décrocher la mâchoire. Si fort que cela exaspérait Pierre, Paul et Jacques, enfants aussi tristes de cette ambiance obscène que d’avoir eu des prénoms dignes d’une mauvaise et énième blague.

Les enfants très vite n’eurent plus faim. Non seulement les entrées eurent été trop copieuses pour eux, mais en plus les rires de cochons de leur oncle et de leur grand-père les exaspéraient. Ils eurent autorisation de sortir de table pour aller regarder un vieux DVD de Noël dans la chambre d’amis. Gertrude en profita pour amener ce qu’il manquait à une fête de Noël digne de ce nom : des chansons paillardes et du vin rouge. Beaucoup de vin rouge. Il ne fallut qu’un petit quart d’heure pour que se diffuse dans la pièce une forte odeur d’alcool, mélangée à un soupçon de vomi de Gilbert. Ce dernier, après s’être rincé la bouche avec un verre supplémentaire, se mit à crier avec son accent d’oncle raciste misogyne bourré :

Hey les p’tits gars ! Est-ce que je vous ai déjà raconté comment j’avais causé l’extinction des diso… disonaures… disaures… des dinosaures ! Voilà ! Dinosaures ! Il est pas encore sénile le tonton Giblert… Gil... Gilbert ! Voilà ! C’est comme ça que j’m’appelle. Bilgert ! Hey Martha, c’est moi où tu es aussi grosse que la dinde qu’on a dû fourrer ? Hey soeurette ! Fais pas cette gueule ! C’est Noël ! Faut faire la fête ! Alors voi… voilà. J’étais avec Raymond sur un vélociraptor. Le machin là, le bestiau, il était gros comme… comme toi soeurette ! Ah ah ! Mais rhooo ! Je rigooooole ! Fais pas la gueuuuuuuuuule ! J’étais sur le véçoliraptor là, une belle bête, on survolait les montagnes. On allait tellement plus haut que les montagnes, que les montagnes elles étaient jalouses. Elles nous vomissaient de la lave dessus. En parlant de vomi, je crois que j’ai encore un morceau autour de la bouche ! Les montagnes là, elles ont essayé de nous tuer. Mais nous avec Raymond, mon Rayray comment que je l’appelle, hein papounet, avec lui, on était plus malins que les montagnes ! On a imité le bruit de la pluie. Et la pluie là, elle a éteint la lave ! Si je te juuuuure ! J’avoue qu’on avait quand même un peu peur avec Rayray, car on a cru entendre un bruit énooooorme ! Sooooooooourd ! Et en plus, bah ça, bah ça puait les tripes, pires que des huîtres. Pire que la moule à mon ex-femme, la Jeannette là, cette saleté là ! Et en fait… bah j’avais juste lâché une caisse du diable !

Et le problème, c’est que le pet, ça fait du méthane. Vous voyez que le Biger, il est intelligent et il connait des mots savants. Surtout méthane parce que ça ressemble à la musique de merde qu’écoute les mômes. Hey le métal c’est de la merde mes gamins, préférez de la bonne musique comme Carlos ou Francky Vincent. Et le méthane quand il y a du feu, ça fait boom et la lave, c’est fait de feu pas vrai. Et alors boom. Plus de dinosaure, plus de Raymond, et moi qui tombe comme un con en me disant que vraiment, tout peut arriver.

Et je tombais, tombais, comme mes chances de toucher à nouveau les allocs après qu’on a fraudé avec Raymond. Mais si vous vous souvenez, on a fait croire que Jeannette était morte. Il voulait faire pareil avec sa femme mais je lui dis tout doux, un meurtre à la fois. Ce que j’avais pas prévu, c’est que lorsqu’il y a eu un mort mais pas de cadavre, ils ont cru à un meurtre et je me suis retrouvé au chnouf. C’est à se demander ce qu’ils auraient de mieux à faire ces policiers, m’arrêter ou virer les ara…, les zar…, les bougnoules là. Car non seulement ils volent, mais en plus ils discutent avec le patron et c’est pour ça que j’ai été viré. Bon, ça et aussi parce que j’ai emprunté du stock de ciment pour Raymond qui refaisait sa véranda.

Et c’est là que ma Jeannette, elle en a eu marre parce que si je picole, ça passe. Mais une fois que j’ai perdu mon travail j’avais plus de temps devant moi donc je rendais beaucoup visite à Roger, le Tavernier (et dites pas comme l’année dernière qu’il a un prénom à la con, il aurait pu s’appeler Bertrand). Et puis un jour il me proposa un alcool artisanal, fait essentiellement à base de pomme. Il voulait savoir si c’était bon. J’acceptais de tester parce que c’était un bon gars et que c’était gratuit et ben je peux vous dire que pour un premier essai, sa liqueur elle brûlait la gueule.

Alors j’ai dû courir chercher de l’eau à domicile parce que jamais Roger me servira de l’eau. Et là je suis tombé sur Jeannette et comme je suis bourré, je la trouve belle et j’essaye de lui faire la cour. Le problème c’est que je me suis trompé de prénom. Je l’ai appelée Paulette, comme la voisine d’en face qui s’entraîne à faire du sport en petite tenue et qu’a pas de rideau à ses fenêtres. Alors un soir j’avais gueulé « à l’épaulette. » et Jeannette a pas trouvé ça drôle.

C’est pour ça que ma femme elle m’a quitté pour aller sur la route des vacances, parce que Raymond a voulu monter un vélociraptor pour construire sa véranda avec des sacs de ciment d’arabes de sa femme morte et d’un alcool de pommes dégusté en pensant à ma voisine. Franchement quand tu vois ça, tu te dis que l’Univers il est vachement injuste avec ton Bilg…, Bilg… ton Bigdil…

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Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn: (ce n'est pas à jour hélas)

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

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"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

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MessageSujet: Re: CC DUO (SUJETS)   Sam 17 Nov 2018 - 22:46

L'extinction des dinosaures   (Lame37- flocon)

On disait que les dinosaures s'étaient éteints d'un seul coup et qu'après cette extinction de masse ne restait que les mammifères, les poisons, les végétaux, les insectes et reptiles. Mais il ne fallait pas oublier les oiseaux, car voilà ce qui restait des plus grandes créatures qui avaient jadis dominé la Terre. On disait aussi que l'on ne savait pas comment ça, c'était passé, raz-de-marée, intoxications, périodes glacières, éruptions... Après la vie s'était reconstruit et avait évoluée.
Maintenant qui était au sommet ? Les hommes grâce à leur "intelligence", leur technologie et leur développement ? Loin de là, ce n'est pas le fait de passé de quadrupède à bipède qui change la donne. Les dinosaures n'étaient sûrement pas le premier essai de lancer la vie, amis à y regarder de plus près, il y a plus d'espèces d'oiseau que d'êtres-humain. Certes les volatiles ne construisent pas à tort et à travers et ne se font pas la guerre pour oui ou pour un non.

Là où ils excellaient, c'était dans le respect de la nature et de leur environnement. L'homme était en avance sur son temps, mais au passage, il détruisait ce qu'il l'avait vu naître. On y allait droit vers une nouvelle extinction et on aurait dit que rien ne pouvait l'arrêter. Mère-nature devrait à nouveau frapper pour rétablir l'ordre.
Les individus "dominants", l'auraient bien cherché. S'ils venaient à devenir soudainement moins nombreux, peut-être que le monde se porterait mieux. Mais prenons l'hypothèse que ça venait à se passer et que l'homme comprenne son erreur, à partir de là, tout peut arriver. Car s'il est rabaissé peut-être qu'il prendra conscience de qui l'entoure. Il fut un temps où il priait les cieux. Mais maintenant, tout était révolus.
Admettons que tout s'inverse et que le premier essai d'être bipède laisse place à des espèces anthropomorphes plus respectueuses. Comment seraient considérés les prédécesseurs par leurs "remplaçants" ? Vaste question qui mérite réflexion.

Justement prenons une minute pour réfléchir. Si on observe le passé, on peut voir clairement que l’humain c’est tirer une balle dans le pied. La crise qui précipitât la chute des dinosaures n’était pas la première mais celle qui changeât le plus l’équilibre de la chaîne alimentaire. Elle nous a permis à nous mammifère de nous établir.
Il y a une chose commune à toutes ces crises, c’est le moment où elles sont intervenues. A ces périodes-là, la Terre comptait un très grand nombre d’espèces certainement beaucoup trop à tel point qu’il fallait les réguler. C’est une manière un peu expéditive mais cela fonctionne très peu d’espèces survivaient.
Aujourd’hui le schéma est différent, peu d’espèces se partagent la surface de la Terre mais une en particulier est très bien représenter. Tellement nombreuse qu’elle laisse des traces dans la nature. Si elle ne fait pas attention la nature pourrait très bien riposter, et sa solution contre over-population est l’éradication. Et si par bonheur certains arrivaient à s’en sortir, il y a peu de chance pour qu’il parviennent à qualifier une espèce qui a déclencher sa propre fin sans chercher à l’empêcher, d’intelligent.

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Je suis un flocon de quoi je ne sais pas. D'avoine ou peut être de glace.
Je préfère le flocon de neige, magnifique mais fragile et avant tout éphémère.

* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *


Dernière édition par flocon le Sam 17 Nov 2018 - 22:56, édité 1 fois
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Tifani
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MessageSujet: Re: CC DUO (SUJETS)   Sam 17 Nov 2018 - 22:47

Horadere et Tifani

Thèmes: Un meurtre à la fois, la voisine d'en face, premier essai, "a partir de là, tout peut arriver"

En ce mois de novembre très maussade, il était particulièrement difficile de sortir tranquillement dans la rue ces temps-ci. Non pas par le temps qui était surement une variable aléatoire avec laquelle les dieux s’amusaient pour faire passer le temps à tel point qu’on se retrouve avec un soleil fringuant se reflétant sur les feuilles d’arbres qui tombent.

Non, car tous les mois Rysky avait une mission au sein de la ville de Ctchoin : tuer une des personnes qui troublait la quiétude de sa mamie qui était non seulement la présidente du pays mais également sa voisine d’en face. Bien sûr, lien de parenté oblige, il ne prenait aucune commission sur elle, bien que cette dernière très râleuse, voulait tuer absolument tout le monde : Boulanger, Pâtissier et même la farine blanche elle voulait qu’il en fasse des pâtés.

Pour éviter de devoir faire de cette ville qu’il aime tant depuis qu’il y a emménagé une ville fantôme, il avait conclu un pacte avec celle-ci : un seul meurtre par mois, de toute manière couverte par la maréchaussée (mais aussi par la sécurité sociale), et tous d’un style différent afin d’éviter la monotonie qui pouvait le guetter et qui était présente depuis que sa grand-mère avait conquiert le pays.

En effet, tout avait commencé par une manifestation comme tous les autres, à cela près qu’il n’y avait que des vieux. Et comme aujourd’hui, ils n’arrêtaient pas de râler : pas assez de retraites par ci, pas assez d’assurance par là. Ce qu’ils ne savaient pas c’est que Gisèle après avoir longtemps prétendu n’être qu’une mamie comme tous les autres, été aussi la femme d’un destructeur de bâtiment qui avait comme outil un joli arsenal de bombe.

Ces bombes, elle avait passé 5 ans à tous les mettre en place dans le pays. Ce qui au regard de la taille du pays, qui est relativement très petit, est à la fois joli et minable. Cependant le plan fut efficace car la police, débordée, est tombée devant ceux qu’elle croyait incontinent. C’est ainsi que ces derniers instaurèrent une sorte d’état totalitaire qui, bizarrement, ne fut pas du tout pris au sérieux. A tel point que les opposants accoururent vers Ctchoin pour se moquer du nouveau gouvernement. C’est dans ce contexte que Rysky fut rappelé alors qu’il était sur une affaire importante et un peu plus « sympa » que les meurtres lambda.

Lorsque sa mamie lui avait proposé de l'aider à diriger son petit pays, Rysky n'avait pas hésité une seule seconde. Qui aurait été assez fou et cruel pour ignorer l'appel à l'aide de sa propre mamie? Pas lui, en tout cas. Pas quand la femme en question maniait les bombes à la perfection. Il avait d'ailleurs hérité de sa précision et de sa patience, qui lui était des plus utiles dans son métier. Son premier essai était toujours le dernier, et c'était dans cette efficacité qu'il s'était fait sa renommée.

Alors qu'il continuait de filer sa cible du mois, exaspéré par les passants qui profitait de ce soleil du mois de novembre, Rysky était pourtant sur le point de perdre patience, cette fois. La vieille femme qui avait écrasé sa mamie au scrabble il y a une semaine avait beau être un dinosaure vivant, elle était d'une vigueur stupéfiante, et avalait les pavés avec sa canne en bois. Mais au delà de cela, elle semblait bénéficier d'une chance incroyable, puisque même quand elle osait s'aventurer dans la nuit noire, passé 21h, les potentiels témoins semblaient abonder partout où elle se trouvait.

Et puis alors qu'elle traversait ce pont au milieu des couples, Rysky laissa finalement la frustration l'emporter. C'était la première règle de l'ordre des assassins qu'il brisait, alors que la vieille femme basculait de ce pont sous les regards horrifiés des passants. D'assassin émérite et professionnel, il passait à meurtrier. A partir de là, tout pouvait arriver. A moins qu'il ne le fasse passer pour un accident. Et quand il poussa un cri de désespoir et de panique, et plongea dans l'eau glacée pour tenter de la sauver, tous n'y virent que du feu.

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Je suis plus ou moins absente en ce moment, comme je l'explique ici! M'en voulez pas trop si je suis lente à répondre ou que j'oublie des choses, et n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre si jamais, je ne mords pas Wink

Si vous voulez voir ce que j'ai écrit sur le forum, c'est ici! :)
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Flopostrophe
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MessageSujet: Re: CC DUO (SUJETS)   Sam 17 Nov 2018 - 22:50

Sur la route des vacances - Hartsock et Flopostrophe


Sur la route des vacances, il fait toujours beau. Même quand il pleut, il fait soleil. Quand il fait froid, à défaut d'entourer mes épaules, la chaleur entoure mon cœur. Souvent vacances est synonyme de quiétude et de joie, de rires et de ronflements bienfaisants. J'aime ce moment où le train démarre, que le bruit des roues sur les rails berce mon esprit.

Mais ce qui me fait frissonner par dessus tout, c'est cette attente de l'arrivée, cette espérance de voir le sourire accueillant de mes proches sur le quai. Cette fois-ci encore, je rejoins ceux que j'aime. Sur la route menant à mon bonheur éphémère, se dressent les obstacles du voyage. La vieille dame qui tente de dormir à côté, le bébé qui pleure sur le siège d'en face et sa maman qui râle. Dit comme ça, on pourrait trouver difficile cette situation dans laquelle je me trouve, mais je crois que l'entourage devient facilement magnifique lorsqu'on s'attend à vivre la splendeur de l'amitié. Ces pleurs, ces cris et les regards accusateurs que la dame lance au bébé ; comme s'il était le responsable de toute la misère du monde. Cette dame, voyez-vous, ne part pas en vacances. Il y a au contraire toutes les chances pour qu'elle en revienne, ce qui expliquerait pourquoi elle est tant aigrie. Moi, tout me fait sourire, de l'énergie que dégage ce bébé, à la responsabilité qu'incarne sa génitrice et la patience que dévoile la dame à mes côtés. Tous ont des qualités, il suffit de ne pas s'attarder sur leurs défauts. Même les toilettes, beaucoup se plaignent de leur manque de propreté, mais l'on devrait se réjouir de leur présence sur le train. Et ce paysage, que dire de lui ! Ô belle nature, ô beau ciel bleu.
Le silence se fait dans le wagon. Nous traversons un grand pont suspendu au dessus d’un fleuve. Le bébé s’est calmé pour attarder son attention à ce décor merveilleux. Les feuilles des arbres s’envolent avec le vent pour se jeter dans le courant paisible de l’eau.

Je voudrais que ce trajet dure et dure encore, car la réjouissance qui s’est emparée de moi me berce. J’aime partir loin de ma maison, loin de mes problèmes quotidiens, loin de mes habitudes presque trop routinières. Les vacances m’offrent la joie de m’écarter des sentiers battus, de penser à tout ce que j’aime penser. Mes amis m’attendent, sans doute impatients, mais sans doute moins que moi.

Lentement, le train ralentit, la gare est en approche. Le bébé se remet à pleurer de plus belle, la mère range précipitamment les affaires étalées sur les tables en face de leur siège, et la femme à côté de moi relève la tête en lâchant un long soupir qui me fait penser qu’elle va sans doute retrouver tous les soucis de son quotidien, qu’elle abandonne une famille lointaine qui va lui manquer durant une année entière.
J’attends ce moment depuis mon retour de l’année précédente. Le quai est ensoleillé, je ne peux m’empêcher de sourire. Ce voyage en train, cette attente si euphorique… Comme un cadeau encore emballé qui nous attend sur la table… Il est magnifiquement bien emballé, et sans savoir ce qu’il contient, on sait que ça va être le plus beau des cadeaux car on l’a attendu avec une joie immense. C’est peut-être celui-là, le meilleur moment des vacances, celui où elles sont sur le point de commencer.

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