Encre Nocturne
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 [SUJETS] CC n°68

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AuteurMessage
Phoenix
Piou grincheux accro au café
Phoenix

Féminin Gémeaux Messages : 1930
Date d'inscription : 06/01/2015
Localisation : Sur un cube
Humeur : "Life begins after coffee"

MessageSujet: [SUJETS] CC n°68   Sam 2 Fév - 21:30

Bonsoir bonsoir o/

Voilà le CC du jour :

1 - A cheval sur le destin
2 - Un mot grossier
3 - Je suis
4 - La mort d'une étoile

P'tite suggestion musicale :



Et bonne écriture o/



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Phoenix

*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier bois du café... C'est TOUJOURS l'heure du café ! Et le café c'est la vie !
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Horadere
Maître du Temps
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Horadere

Masculin Balance Messages : 42
Date d'inscription : 02/10/2016

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°68   Sam 2 Fév - 22:30

J'ai choisi uniquement le théme 4 et j'étais moyennement inspiré aujourd'hui ^^'
Donc c'est très court

Astre terre à terre



Pourquoi je ne fais que courir ?
Il faudrait que je pense à ralentir...
Et ce , avant que les choses ne s'empirent...
Bordel... je sens tout mon corps se mourir...

Pourquoi ? Pourquoi est ce que j'entends des rires ?
Comment je peux voir , tout ces gens sourire ?
Mais mince ! Je m'en fiche de leur avenir !
Exaucer un vœu ? Je préférais cuir !
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Tifani
Commentatrice détaillée et pro du CC
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Tifani

Féminin Poissons Messages : 235
Date d'inscription : 20/05/2015

MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°68   Sam 2 Fév - 22:43

Thème 2 mon capitaine (et 3 à la base mais finalement je l'ai pas exploité)!

Dans la cellule, Jon avait perdu la notion du temps. Il laissait ses bras pendre le long du mur, maintenus par les chaînes qu'il avait renoncé à briser. L'écran installé au plafond avait cessé depuis une éternité de lui diffuser des messages sarcastiques de ses geôliers, qui eux-mêmes semblaient s'être rendu à l'évidence. L'institut ne pouvait pas se permettre d'envoyer une équipe pour le secourir, occupés qu'ils étaient à reconstruire et à affronter leurs ennemis après leur dernière bataille. Il finirait ses jours dans cette cellule, avec pour seule compagnie l'humidité et ces repas qu'il s'obstinait à ignorer. Il n'était plus rien de l'homme brillant et enflammé qu'il avait été. Et bientôt, il ne le serait plus jamais.

Il releva à peine les yeux quand l'écran s'alluma dans le coin de sa vision, grésillant faiblement avant que l'image ne se stabilise. Ce ne fut quand un juron retentit dans les hauts parleurs qu'il finit par réagir. Sa tête se braqua sur l'écran si vite que son cou émit un craquement, et lorsque ses yeux fatigués finirent par s'accommoder à la luminosité de l'écran, il put y distinguer l'entrée par lequel on l'avait débarqué après sa capture. Au milieu des voitures, des soldats et de la poussière, une silhouette apparut une fraction de secondes, et son cœur manqua un nouveau battement. Il aurait reconnu l'uniforme entre mille, même après tous ces mois. L'institut avait envoyé quelqu'un pour le secourir. Et cette personne avait piraté la cellule pour y diffuser des images des caméras de surveillance, et le son de sa voix.

Dans l'entrée, il n'avait fallu qu'une fraction de secondes après la première explosion pour que le chaos s'installe définitivement. Le silence était entrecoupé de brefs ordres des soldats, cherchant à localiser l'intrus par tous les moyens possibles. Ils avaient beau n'en avoir identifié qu'un seul, ils ne pouvaient pas se permettre la moindre erreur. Les soldats de l'institut étaient tous uniques, et beaucoup étaient capables de mettre à mal des armées entières. Et ce soir-là, ils étaient tombés sur le pire de tous.

Un gémissement étranglé leur parvint parmi la poussière, et aussitôt les armes furent rechargées machinalement, et les prises raffermies sur les crosses. Mais avant même qu'ils n'aient le temps de braquer leurs armes vers la source du bruit, d'autres cris étouffés et claquements furtifs se mirent à naître d'un peu partout, et ils se mirent à tirer au hasard en hurlant, pris de panique. Le silence retomba sur la pièce, et lorsque la porte se rouvrit, les renforts ne purent que constater les dégâts. Tous les agents gisaient au sol, inconscients dans l'atmosphère poussiéreuse.



Dans sa cellule, Jon retenait son souffle en observait la scène. Il pouvait voir ce que tous les autres semblaient faillir à voir. Une silhouette entièrement noire, qui se déplaçait comme une ombre entre les voitures et les corps des agents. Lorsqu'elle fut repérée, un juron retentit dans la cellule, suivi d'une multitude d'expressions plus variées les unes que les autres alors qu'elle esquivait les balles. Mais elle semblait être partout à la fois, et ils avaient beau tirer dans tous les sens, ils semblaient incapables de lui arracher un cri alors qu'eux tombaient les uns après les autres.

Très vite, l'ombre finit par trouver ce qu'elle cherchait sur leurs corps inanimés, et commença sa course dans les bâtiments. Personne ne semblait capable de l'arrêter, et pour cause. Elle leur était signalée partout à la fois, dans tous les étages, tous les couloirs, toutes les salles, et même l'homme dans la salle de contrôle semblait lutter contre cet agent mystérieux et cagoulé.

En un rien de temps, il finit par faire irruption dans la cellule, et Jon leva à peine les yeux vers l'individu. La silhouette crut d'abord qu'il était inconscient, quand elle vit le sourire faible qui ornait son visage. Alors Jon laissa échapper un rire presque rouillé par la soif. L'individu sembla presque offensé par sa réaction, et croisa les bras, pointant l'arme qu'il tenait vers le sol dans son geste.

"Ne devrais-tu pas t'inquiéter de ma présence? Je pourrais être venu pour t'éliminer.
- Je savais, je savais que ce serait toi...
- Quoi? Comment?
- Personne... en 10 ans de service, je n'ai jamais entendu qu'une personne jurer comme ça."

Un silence suivit ses paroles, puis la silhouette laissa échapper un lourd soupir exaspéré. Elle arracha aussitôt la cagoule pour laisser s'écouler de longues boucles noires, et fusilla du regard l'homme en piteux état qu'elle avait devant elle.

- Tu es encore pire que dans mes souvenirs.

Puis elle tira sans prévenir sur les chaînes qui le retenaient prisonnier, et il s'effondra en avant.

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Je suis plus ou moins absente en ce moment, comme je l'explique ici! M'en voulez pas trop si je suis lente à répondre ou que j'oublie des choses, et n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre si jamais, je ne mords pas Wink

Si vous voulez voir ce que j'ai écrit sur le forum, c'est ici! :)
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Ouppo
Fou du roi
Ouppo

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MessageSujet: Re: [SUJETS] CC n°68   Sam 2 Fév - 22:44

A l'infini un mur, à l'infini un champ de fleur séparé par cette structure pas plus grande qu'une enjambée. Cela faisait 12 ans, toute sa vie, que la jeune fille marchait sur cette structure large de deux mètres seulement. Le muret de pierre l'avait vu naître et pleurer sa mère, il y a longtemps un couple avait décidé de fuir les vagues qui engloutissaient leur île, un exode massif prit place. Tous les habitants s'étaient entassés sur des bateaux et avaient fuit pour rejoindre le continent, en tout cas c'est qu'ils auraient aimé croire.

Pourtant, au cœur des montagnes, dans l'ancien asile des nécessiteux, les malades et les sans-rien avaient dû rester. La flotte imposante de l'ancienne civilisation n'avait pas eu la place pour eux, ils avaient été laissé sur l'île, tous ceux trop faibles ou pas assez importants. Attendant leur destin ils s'étaient réunis sur un plateau, le plus haut qu'ils avaient put atteindre, des bougies et des prières illuminaient faiblement la nuit furieuse.
Leur seul futur était sombre, mais ces gens là riaient et décrivaient avec euphorie leurs familles qui avaient réussi à s'en sortir.

Si ils n'avaient pas tous été bon, aujourd'hui la mort leur donnait une occasion de se repentir en riant de tout ce qu'ils avaient fait.

Un dieu ou un ange sembla les entendre ce jour là et devant leurs yeux un escalier massif apparut, plein de mousse et d'âge, il était assez grand pour laisser tout le monde l'emprunter. Certains hésitèrent, une partie préféra rester sur l'île, les plus vieux et les plus malades notamment, mais les autres gravirent les marches jusqu'à que ce que les plus hautes montagnes elles-mêmes paraissent lointaines. Devant eux se dressa alors une porte, énorme et majestueuse, tous se sentaient plus humbles devant son apparence, quelque chose semblait rappeler à tous la porte d'une maison qu'ils n'avaient jamais connu mais regrettaient.

Dans un immense tonnerre et une bouffée d'air chaud le passage s'ouvrit, laissant voir le mur, le champ de fleur coupé en deux et un orbe de lumière flottant devant eux.

"Ceci est votre seconde chance, ceux que vous avez connu n'atteindront jamais le continent, ils disparaîtront tout comme la terre entière pour un temps. Devant vous s'étale une longue épreuve que personne n'a jamais réussi, peut-être serez-vous les premiers. Ce mur est le seul endroit sûr de mon jardin et à son confin se trouve une cité où nul ne connait la famine, ni le malheur, ni la maladie, ceux qui y parviendront y seront hébergés jusqu'à la fin des temps. Puisse les valeureux l'atteindre."

C'est ainsi que la centaine de parias et d'abandonnés fut offert une opportunité, parmi eux les parents de cette jeune fille, trapue et au regard intelligent, qui voyage maintenant seule.

Parmi tous ceux qui ont entamés le grand voyage une seule petite partie continue encore de marcher, nombreux sont ceux qui finissent leurs jours dans de petits retranchements où le mur est plus large. Ces petits camps vivent des champignons, des mousses, des lichens et des petits animaux qui parcourent le mur. Ces derniers y viennent principalement pour mourir, des cerfs, des crocodiles et même des choses qui n'existaient pas sur l'île d'origine et que personne ne connaît, sortent parfois du jardin pour se donner aux humains et mourir.
La plupart se montrent affectueux et semble exprimer une étrange gratitude lorsque l'on s'occupe d'eux, certains parfois vivent des années avec une personne avant de s'éteindre.

C'était le cas pour Azalée qui continuait encore et encore de marcher, accompagnée de Estelle, sa couleuvre qui s'amusait pendant le voyage à se faufiler dans les cheveux et le manteau de la jeune fille.

"Je me demande si il va bien. Non... je sais qu'il va bien, mais je me demande où il est. Depuis que maman est parti il était devenu triste, mais je ne pensais pas qu'il essaierait de la retrouver là-bas."

Elle s'arrêta, pour sourire et retenir ses larmes.

"J'espère qu'on tombera bientôt sur quelqu'un."
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