Encre Nocturne
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 CC 2.69 (sujets)

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Titi

Titi

Féminin Lion Messages : 903
Date d'inscription : 29/06/2016
Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Pépouze la pelouse

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MessageSujet: CC 2.69 (sujets)   CC 2.69 (sujets) EmptyMer 6 Fév 2019 - 21:29

Oyez oyez

Je vous rappelle que le samedi 9 février, le CC, organisé probablement par une de nos administratrices, se déroulera plus tôt que d'habitude : de 20h30 à 21h30 (avec les éventuels débordements des écrivains sur le temps imparti), car Ippa a prévu, à l'occasion du nouvel an chinois, un atelier en vocal sur le serveur discord.

Je vous informe également que je mettrai en place un CC mercredi prochain à 21h30 spécial Saint Valentin.
Vous aurez le choix de participer en solo ou en duo. A noter que pour le deuxième cas de figure, il n'y a pas d'inscription écrite à fournir, il vous suffit juste de trouver quelqu'un à temps (via la cb, les mp ou discord par exemple) et de vous arranger entre vous.

Place maintenant au CC :latourn:


Sortez vos plumes aguerries
Car voici le CC du mercredi ! AHDE

Une heure maximum à écrire ;
Cela va-t-il vous suffire ?

Vous pourrez choisir une ou plusieurs propositions,
Afin de fournir UN seul texte, fruit votre imagination.

Un poème ? Du théâtre ? Une nouvelle ? Un extrait de roman ?
Tellement de possibilités ! C'est formidable, c'est charmant !
Un texte long, ou d'une maigre mesure :
Ce n'est pas grave, je vous l'assure !

Pour aiguiller vos lecteurs et lectrices,
N'oubliez pas de préciser les sujets choisis.
Vous me verrez particulièrement ravie
Si vous pensez aux balises salvatrices.

@Flopostrophe a écrit:
Attention, il y a un petit changement discuté et décidé sur le discord d'EN. Je mets en bleu ce qui reste pareil, en rouge ce qui change :
- Lorsqu'on poste son texte en 1h00 ou moins, on reçoit deux points de participation.
- Lorsqu'on dépasse l'heure, même d'une minute, on ne gagne qu'un point.
- Lorsqu'on dépasse de plus de 15 minutes, on reçoit un point aussi
mais personne ne peut voter pour notre texte, il peut seulement être commenté.
Ainsi ça reste un CHRONOchallenge Wink
Je rappelle que voter rapporte un point, commenter en rapporte un autre et recevoir un vote de quelqu'un d'autre ajoute deux points.


---

Au menu de ce soir :
*  3 thèmes
*  1 consigne
*  2 musiques
*  1 image

1. Un endroit sinistre
2. Une main sur l'épaule
3. Les larmes du ciel
4. Vous vous rendez dans une salle de cinéma après avoir acheté votre billet. Une fois dans votre siège, et le film commencé, vous réalisez que ce n'était pas du tout la bonne salle...

5.

Lien direct de la musique : https://www.youtube.com/watch?v=wJBdnx70IKk

6.

Lien direct de la musique : https://www.youtube.com/watch?v=PJ7E40Ec5ec

7.
CC 2.69 (sujets) 8858653_imgp6822
Lien direct de la peinture de Nathalie MONTEL Liberté : https://www.artmajeur.com/medias/standard/m/o/montel/artwork/8858653_imgp6822.jpg

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Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn: (ce n'est pas à jour hélas)

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

"Ce n'est pas parce qu'on a les meilleurs intentions au monde, qu'on ne fait pas des dégâts." - https://youtu.be/pR3lqr7_KBY

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Lame37

Lame37

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Humeur : Loup Aventurier de la Magie Éternelle

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MessageSujet: Re: CC 2.69 (sujets)   CC 2.69 (sujets) EmptyMer 6 Fév 2019 - 22:35

Spoiler:
 

Express Ball of Space

La scène s'ouvre sur l'espace, l'infinie. Il n'y a presque rien si ce n'est des milliards d'étoiles. La voie lactée se dessine et une comète passe en une fraction de seconde. Une lueur brille au lion et objet en forme d'obus apparaît. Il est gris et comparable à une balle. Face à l'ensemble de l'univers, il semble minuscule. Et puis tout s’accélère, tout frémit autour du module. Un météore part s'écraser quelque part dans le néant. Une forme transparente se dessine à l'horizon et le bolide voyage très vite dans sa direction.
Un looping, un virage à gauche, il évite un débris de roche. Son réacteur est très actif et soudain, on entend comme de la glace qui se brise. L'objet flottant devant le vaisseau est maintenant traversé d'un seul coup. Ce mouvement est à peine perceptible et une répercussion se produit à l'autre bout du mystérieux OVNI. Il est d'apparence allongé avec un cercle en haut et un en bas. On voit au travers et ça ressemble étrangement un verre. La voie lacté s'étend aux alentours et il n'y a pas un bruit dans cette immensité. Il y a deux trous de passage fiché dans le récipient.
Le véhicule fait un tour sur lui et fonce cette fois en vrille de la base jusqu'à l'autre côté. Chaque parois se referme après fissure et bouche alors interstice créée plutôt. Le projectile continu sa course effrénée en passant et repassant à une vitesse folle au travers de l'objet spatial. Chaque coup se répètent inlassablement et on dirait que c'est sans fin. Il n'y a pas un instant de pause, quand soudain l'affaire se corse. Un liquide bleuté se forme à la base et remonte, un large trou est visible en haut. Le module grisâtre n'a pas de repos et s'élance vers la sortie. Lorsqu'il arrive hors de l'espèce de puits, l'élément commence à se déverser et menace de toucher le petit bolide.
Il n'y a que le néant, les étoiles et des astéroïdes autour d'eux. Les planètes sont trop loin pour être victime. La vue baisse, des rocher bloquent un passage. Le vaisseau-balle n'a plus le choix et repart dans l'autre sens. Il percute à nouveaux l'objet sans son contenu. Mais déjà, il surgit comme un monstre des profondeurs. Le verre est encore brisé, puis fracturé en plusieurs petits morceaux qui se reforment et se divisent autant de fois que le module les traverse. Le liquide devient visqueux et change de couleur. Il est désormais orange et il y a un nombre incalculable de récipients dans cet étrange espace.
Cet univers réserve bien des surprise, néanmoins l'étranger, le casseur à grande vitesse ne désespère pas de voir enfin l'issue. Celle-ci figure tout en d'un amas d'astéroïdes agglutinées en couronne. Le véhicule avait perdu notion de l'environnement tant il était concentré dans sa course. Pourtant, elle ressemblait au premier abords à un jeu et s'était révélé en fait être un énorme piège. L'intrus était presque fait comme un rat. La sortie se rétrécissait à vus d’œil. C'était chaud d'y aller, mais il tenu bon et une dernière fois envoya toute sa puissance dans une ultime poussé. Il fonce et heurte les parois rocheuse. L'élément liquide et vaseux est juste derrière lui et risque de lécher son réacteur. La fin se sent venir, il n'y a pas de répit, un soupçon de suspens et une explosion. Le module gris s'élève comme une balle, sort de la sorte de prison et disparaît sans laissé de trace. L'amas de roche se disloque et un grand "Finish" se dessine dans l'espace, l'écran du jeu : "Express Ball of Space"

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Loup breton parmi les hommes, rêveur, écrivain en herbe et critique amateur... 
"Les rêves sont une porte vers l'imaginaire et l'espoir où tout devient possible..."

Si un jour d’aventure,
Tu te retrouves dos au mur.
Si tu deviens solitaire...
Eh ! Tu n’es pas seul sur terre,
Il y a notre groupe,
Alors rejoins la troupe.
Tu peux réécrire ton destin
Pour plus tard mourir serein...

Envie de plonger dans le Wolfo Universe ? Prenez la peine de découvrir mon univers infini...
Il y a de tout : des écrits poétiques ; des "essais-romans" ; des recherches de style...
Liens : Page du créateur + L'antre du Wolfo + Mon drive...


Dernière édition par Lame37 le Dim 10 Fév 2019 - 13:17, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: CC 2.69 (sujets)   CC 2.69 (sujets) EmptyMer 6 Fév 2019 - 22:35

[Théme 4]

Film Hypnotisant

Je cours sous la fine pluie
Pour arriver à l'heure
Et voir ce film d'horreur
Appelé "À minuit"

Seulement, une fois assis
Avec une forte stupeur
Je réalise l'erreur
C'est le film "le sombre puits"

Me tromper.Quel ennui...
J'ai tant couru, mon cœur...
Pas envie d'avoir peur...
Je suis complétement cuit...

Personne.Pas un seul bruit.
Je suis seul spectateur
D'une séance de deux heures
D'un plan fixe ? Sur un fruit ?

Pour ce qu'ils ont produit
Je crois que l'employeur
Était le seul bosseur
Et....Oh ! C'est un biscuit !

Attends...mais aujourd'hui...
Oh  Voilà des couleurs !
Oh ! Mais pourquoi du beurre ?
Mais attends.... qui je suis ?


Dernière édition par Horadere le Mer 6 Fév 2019 - 22:43, édité 1 fois
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Ouppo
Fou du roi
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MessageSujet: Re: CC 2.69 (sujets)   CC 2.69 (sujets) EmptyMer 6 Fév 2019 - 22:36

Un endroit sinistre :

Attention, violence psychique et physique,
précision rajoutée par Titi:
 
ne regardez pas les spoilers si ça vous dérange.


Tu regardes autour de toi et les murs te regardent, quelque chose cloche ici, quelque chose cloche. Des fissures apparaissent sur le sol, des insectes et des araignées en sortent.

...

Tu les évites ?

...

D'accord, d'un bon, tu passes par dessus.

...

Les murs continuent de te regarder.

...

Très bien. Tu avances de plus en plus dans cette maison, pour le moment rien ne te reviens, rien.

...

Ton nom ? Oui. Oui. OUI. Ton nom ! C'est... non. Tu ne t'en souviens pas. La bonne nouvelle c'est que tu peux t'appeler comme tu le souhaites maintenant.

Tu continus de marcher, depuis le début tu marches dans ce couloir vide, finalement tu arrives à trouver une porte en regardant bien, elle se détache des murs crèmes et moussues.

Que fais-tu ?

Ouvrir la porte:
 

ou

Se coucher par terre:
 

Tu finis par te remettre à marcher, par terre tu trouves une lame de rasoir, elle a l'air rouillée et émoussée.

Tu la prends ?

Oui:
 

Non:
 

Un homme en blouse blanche et sans pantalon marche droit vers toi.

Il te regarde et crie un jargon incompréhensible. Il s'approche de plus en plus près.

Encore.

Encore.

Encore un peu.

Il est à deux pas de toi, il tend sa main.

Tu...

Attaque avec ma lame, si ramassée:
 

Attaque avec mes poings:
 

Le laisse:
 

Si tu as attaqué :

Avec la lame:
 

Avec tes poings:
 


Si tu n'as pas attaqué :

Une grande salle s'ouvre devant toi, d'autres gens y parlent, certaines personnes y semblent normales et tu arrives à les comprendre.

Quelqu'un te salue et te sourit, il est beau.

Quelqu'un d'autre te dit bonjour, elle semble bien te connaître et elle s'excuse, elle doit aller voir un docteur. Elle te donne rendez-vous ici plus tard.

Une personne te remarques et te donnes un verre avec des pilules colorées, tu ne comprends pas exactement ce qu'il dit.

Prendre les pilules ?

Oui:
 

Non:
 

Tu t'assois.

Les heures passent.

Dans la salle, les gens parlent toujours, d'autres non, personne ne fait vraiment attention à toi.

La jeune femme que tu avais vu plus tôt te redis bonjour et vous discutez un moment de littérature, elle a écrit une nouvelle récemment et tu la lis.

Elle te demande si tu as écris ?

Non. Toujours pas.

Tu t'en veux.

Finalement la nuit tombe, on te raccompagne jusqu'à ta chambre et tu n'as pas put revoir l'homme qui t'avais saluer.

Tu t'assois dans ton lit et écris quelques lignes.

"Bonjour, j'espère que tu vas bien aujourd'hui. Je suppose que non. Je suppose que non. J'aimerais que tu ailles bien."

Tu t'endort.

Retour au début du texte.
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Tifani
Commentatrice détaillée et pro du CC
Tifani

Féminin Poissons Messages : 245
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MessageSujet: Re: CC 2.69 (sujets)   CC 2.69 (sujets) EmptyMer 6 Fév 2019 - 22:43

Bonsoir! Du coup j'ai choisi les thèmes 1 et 3 et la première musique! :)


Lorsque mes pas se mirent à résonner sur les trottoirs pavés, toute ma culpabilité s'évanouit d'elle-même. Les rues étaient désertes, et je profitais de cet instant que la nuit m'offrait pour déambuler là où mes souvenirs me menaient. La lumière des lampadaires éclairait encore mes longs cheveux blancs qu'il me faudrait teindre au petit matin pour pouvoir sortir de nouveau. Je ne pouvais pas me permettre de trancher autant avec les humains.
A cette pensée, je frissonnai légèrement dans ma lourde veste, et marquai une pause à l'intersection. Je n'avais pas réellement pris le temps d'y penser. J'allais devoir interagir avec de vrais êtres humains, et j'avais beau avoir passé ces longues années à les étudier, comment savoir si j'en serais réellement capable? Personne ne pouvait dire si mon travail suffirait à contrebalancer le traumatisme que j'avais vécu par la faute d'un seul d'entre eux.

Repérant un passage piéton du coin de l'oeil, je regardai soigneusement à gauche et à droite, puis traversai pour continuer mon chemin. Les bâtiments étaient plus petits que dans mes souvenirs, mais je reconnaissais chacun d'entre eux comme si leurs plus infimes détails avaient été gravés dans ma mémoire. Un seule déchirure dans ma vie avait suffi à ce que cette petite ville devienne une partie intégrante de moi. Pourtant, j'avais beau être plus près de mon passé que je ne l'avais jamais été, tout semblait distant, comme si je ne faisais qu'évoluer dans un de mes trop nombreux cauchemars.

Alors que je passais devant une ruelle sans grand intérêt, mon regard fut pratiquement happée par cette dernière, et je sentis mon cœur manquer un battement quand mon regard se posa sur lui. Un bâtiment visiblement abandonné, identique à tous les autres, et devant lequel je m'étais pourtant figée. C'était ici qu'il avait vécu. L'homme qui avait hanté mes cauchemars. L'homme responsable du massacre dont j'étais la seule survivante. Je restai un instant immobile, comme paralysée, jusqu'à ce qu'un vent froid ne vienne soulever les pans de ma veste et me faire frissonner. Aussitôt, profitant de cet élan inespéré, je m'empressai de m'éloigner de cet endroit maudit.

Il me fallut un moment pour réaliser que je ne m'étais pas tout à fait perdue. J'étais à la périphérie de la ville, sur un parcours que je n'avais pas effectué lorsque j'avais fui l'homme. Mais les bâtiments et les pavés m'étaient curieusement familiers. Ce n'est que lorsque j'arrivai aux abords d'un petit parc que la mémoire me revint brusquement. C'était vrai, je ne m'étais pas enfuie qu'une fois. Longtemps avant tout cela, je m'étais enfuie de l'école, si loin que je m'étais perdue dans la foule des hommes. Puis j'avais échoué ici.

Une vieille femme vivait juste à côté de ce parc, et passait tout son temps assise sur le vieux banc juste devant la pelouse. Elle s'était adressée à moi avec des mots d'humain que je ne pouvais pas comprendre, mais quelque chose dans son ton et son sourire m'avaient persuadée que je n'avais pas de raison de la craindre. Elle avait chassé les larmes de mes yeux avec une tendresse inattendue, et à travers ses petites lunettes ovales, m'avait regardée avec une curiosité naturelle, d'un regard qui m'avait marquée à jamais. C'était elle qui m'avait ramenée auprès des gardiens, dans le petit commissariat où ils vivaient en couverture. Elle s'était plus inquiétée de savoir si je mangeais correctement que de savoir pourquoi les cheveux d'une enfant étaient blancs comme la neige, ou pourquoi je ne semblais comprendre aucune des langues qu'elle pouvait connaître.

Alors que je m'approchais de l'entrée du parc, je laissais dériver mes pensées vers cette femme. C'était dans cette lueur bienveillante dans son regard qu'étaient nés ma curiosité et mon intérêt pour les humains. Et en avançant, je me surpris à espérer de toutes mes forces. Je priai silencieusement pour qu'elle soit encore en vie, malgré les années qui avaient séparé notre rencontre. Et le cœur encore battant d'avoir affronté la maison de celui qui avait détruit tout ce que j'aimais, je priai pour pouvoir la revoir, assise sur son banc, une dernière fois.

Mes pas s'interrompirent finalement lorsque je me retrouvai face au banc. Elle se trouvait là comme dans mon souvenir. Des rides s'étaient tracées entre ses yeux et ses joues, et ses cheveux gris à l'époque étaient désormais aussi blancs que les miens. Dans la lumière du lampadaire, elle lisait un livre, ses lunettes ovales descendues sur son nez. Elle les remonta lorsqu'elle finit par remarquer ma présence, et alors que je commençais à réaliser que l'aborder en pleine nuit n'était pas une très bonne idée, son regard s'illumina. Je cillai, incapable d'esquisser le moindre geste alors qu'elle se relevait brusquement. Le son du livre qui était tombé sur les pavés me parvint avant celui de sa voix.

- Mon dieu, tu as tellement grandi! Tu es une belle et grande jeune femme!

Aussitôt, elle vint réajuster ma veste sur mes épaules, époussetant une poussière imaginaire, et je la laissai faire comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde. Quand elle eut fini, elle plongea son regard ravi dans le mien, et m'adressa un sourire presque complice. Je m'empourprai instantanément, comme si j'étais redevenue l'enfant que j'étais, et je bredouillai tant bien que mal quelques mots humains à son adresse.

- Vous... Vous me reconnaissez.
- Ce n'est pas tous les jours que je croise une jeune fille avec des cheveux plus blancs que les miens!

Son rire doux me laissa à la fois perplexe et curieusement sereine. Pour la première fois depuis mon arrivée, je sentis un sourire sincère naître sur mes lèvres, et mon regard s'emplit de tendresse envers cette vieille femme. Non seulement elle ne m'avait pas oubliée après toutes ces années, mais l'excitation qui brillait dans son regard me laissait voir toute la joie qu'elle éprouvait à me revoir. Une joie qui m'envahissait à mon tour, comme une douce chaleur se répandant dans tous mon corps.

- Je savais bien que tu finirais par revenir un jour. Bienvenue chez toi, ma chérie.

Et avec toute la délicatesse et l'affection dont elle savait faire preuve, elle me serra dans ses bras fragiles. Je la serrai contre moi à mon tour, et aussitôt, je sentis les larmes me monter aux yeux. Elle s'était mis à chuchoter des mots d'une douceur dont je ne me souvenais qu'à peine, et malgré les sanglots qui m'agitaient, un sourire s'était installé sur mon visage. J'étais enfin chez moi. J'étais rentrée. Et je restai ainsi dans ses bras, ignorant la pluie qui s'était mise à tomber sur la ville.

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Je suis plus ou moins absente en ce moment, comme je l'explique ici! M'en voulez pas trop si je suis lente à répondre ou que j'oublie des choses, et n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre si jamais, je ne mords pas Wink

Si vous voulez voir ce que j'ai écrit sur le forum, c'est ici! :)
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