Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Partagez
 

 [SUJETS] CC 2.83

Aller en bas 
AuteurMessage
Phoenix
Piou grincheux accro au café
Phoenix

Féminin Gémeaux Messages : 1939
Date d'inscription : 06/01/2015
Localisation : Sur un cube
Humeur : "Life begins after coffee"

[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 EmptySam 6 Avr - 21:29

C'est soir de CC ! Comme d'habitude, choisissez un ou plusieurs sujets dans ceux proposés et vous avez une heure pour écrire votre texte et le poster en réponse dans ce topic !

Bonne écriture à tous et voici les sujets :

1 - La barrière
2 - En noir et blanc
3 - Foutu bout de papier
4 - Il était un petit... [A compléter selon vos envies !]

------------------------------------------------------------------------------------------------
Phoenix

*L'oiseau cramé s'approche de Invité et se demande si ce dernier bois du café... C'est TOUJOURS l'heure du café ! Et le café c'est la vie !
Revenir en haut Aller en bas
https://kemnyx.wordpress.com/
Seyek
Maître du Temps
Maître du Temps
Seyek

Masculin Vierge Messages : 51
Date d'inscription : 27/10/2018
Localisation : Belgique
Humeur : Perdu entre le poivre et le sel

[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 EmptySam 6 Avr - 22:13

Bon bah, j'ai essayer d'intégrer tout les thèmes dans mon texte ^^

Il était un petit garçon courant dans les Rues de Paris. Il devait avoir 6 ans. Portant des Haillons et pieds nus, il zigzaguait entre les charrettes et les marchands en ce jour de marché. Ne pensant à rien, seulement à courir le plus loin possible. Toujours plus loin, toujours vers l’inconnu. Il n’avait jamais su lequel des nombreux monsieur qui venait voir sa maman était son papa. Sa mère n’aura jamais su lui dire de son vivant. Volant par ci, glanant par-là, le jeune garçon vivait d’aventures et de liberté. Ses longs cheveux flottants sous le fort vent de cette après-midi. Toujours plus loin, il courrait sans se retourner. Souriant aux dames de toutes ces dents et en fronçant gentiment les sourcils si elles ne répondaient pas, il arrivait toujours à trouver un toit pour la nuit.

Mais là, il était 15h, d’après la grande Eglise . Arrivant sur un des ponts, son œil fut attiré par un monsieur avec une sorte de caisse. Peinant à avancer en faisant face au vent, une feuille s’envola hors de la boite. L’homme essaya de l’attraper mais en vain. Le petit garçon, se doutant qu’il aurait quelques pièces s’il le rendait, commença à courir. Mais le vent soufflait et le papier s’envola vers le petit palais. Le petit gars ne le lâcha pas des yeux. Courant, bousculant, rien ne l’empêcherait de ramener ce papier.

Lorsque la route du papier failli frôla celle de la main du garçon, il remonta d’un coup en l’air.

« Foutu Bout de papier, Vl’a qui n’veut pas qu’le ramasse » cria le garçonnet, ce qui étonna les nombreux passants.

La feuille de papier passa au-dessus des murets du jardin du Petit Palais. Petit gars essaya de passer en rampant mais une énorme barrière lui bloqua la route. A travers les barreaux, on ne percevait pas grand-chose de l’intérieur du jardin néanmoins il vit la feuille se poser enfin dans un petit amas brin, ressemblant à du crottin de cheval. N’écoutant que son courage, il s’agrippa aux branches de l’arbuste et se mit à escalader la haie. Arrivé au sommet de l’arbuste, il enjamba le dessus de la clôture, entre deux picots et sauta à l’intérieur. Lorsqu’il se relava de son saut, il releva la tête. Il y avait maintenant une barrière devant et derrière lui. Il était enfermé dans un enclos. Il allait rester enfermer là toute sa vie... Ne pensant plus au papier, il se mit à courir dans ce qui lui semblait un enclos à cheval mais avec de drôles de barrière. Au détour d’une énième haie, il hurla ! Il voyait devant lui un cheval blanc mais chose inhabituelle, il avait de longues lignes noires. Sa maman lui avait raconter des histoires sur un certain Jésus et des cavaliers qui montaient des chevaux horribles. C’était l’un deux, encore plus paniqué il fît demi-tour. Pleurant et Hurlant, un garde le remarqua vite. Il entra dans l’enclos à toute vitesse. D’abord énervé, il ne pu s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en voyant le petit garçon s’accrocher à sa jambe, les joues noyées de larmes.

« J’ai vu un cheval du Diable là-bas, c’est un fantôme ! »

Le garde rigola, un petit rire, celui toujours accompagné d’un sourire bienveillant.

« C’est pas un cheval, mon petit, c’est un zèbre. »

« C’était un cheval ! pas un zébreuuuuh ! » Rétorqua le garçon entre deux reniflements.

« C’est comme un cheval mais qui vient de très loin »

« De Marseille ? »

Le garde se remit à rire. « Non ,non, de plus loin encore, là où les gens sont noirs comme le charbon, brûlés comme le soleil et où d’immenses lézards guettent de grosses vaches. »

Interloqué, le petit gars se calma petit à petit et ils partirent tous deux vers la sortie. Le jouvenceau se retourna une dernière fois avant de quitter le drôle de jardin. Il vit le zèbre courir, comme lui ...
Il sourit au garde avant de prendre congé, courant encore une fois toujours plus loin. ll ne put s’empêcher d’imiter ce drôle d’animal pendant les heures qui suivirent à chaque pas. Il n'avait qu'une chose en tête maintenant, il n'oublia surtout pas de le dire dans sa prière du soir. A l'abri sous une caisse en bois, il raconta toute sa journée à sa maman. Et s'endormit au fur et à mesure que ses pensées s'envolaient vers sa mère chérie.

------------------------------------------------------------------------------------------------
"Regarde au loin ce que tu peux y trouver... Une pensée, un rêve ou une rencontre ?  Le lointain est invisible mais pas inatteignable "

[SUJETS] CC 2.83 Tumblr10
Revenir en haut Aller en bas
toast

toast

Masculin Cancer Messages : 44
Date d'inscription : 23/03/2019

[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 EmptySam 6 Avr - 22:20

(en noir et blanc)

Le vent souffle, aujourd'hui. Il fait froid, ça s'infiltre dans ses vêtements, faisant frissonner sa peau. Peut-être qu'il va neiger. Soan n'aimerait pas ça. La neige apporte avec elle encore pus de froid. Ca fait plusieurs jours que le vieux parle de ça, la mort blanche comme il dit. Le vieux, il vient de la montagne. Celle qui est haute, là-bas, celle qu'on voit de loin. Il fait un peu peur avec ses yeux clair et sa peau sombre. Soan s'imagine parfois son passé. Il l'imagine tueur de roi, héritier d'une quête épique. Il a l'air d'avoir tout vu et tout connu, le vieux. Tous les soirs, on peut le retrouver à la taverne. Blotti dans ses fourrures, il raconte ses histoires, happant tout le monde par son art oratoire.
Mais ce soir, Soan ne peut pas y assister. Ca l'agace, ça l'énerve. Pourquoi c'est lui qui doit rester dehors par ce froid, à arpenter chaque hectare appartenant à la tribu ? Parce que si la bête vient, ce n'est pas ses soixante kilos tout mouillés qui vont faire quoi que ce soit. Il a beau leur expliquer ça, à tous, personne ne veut l'écouter. C'est son tour, point.
Et puis il y a ce satané vent qui souffle, qui le fait frissonner à chaque pas. Soan déteste l'hiver, trop froid, on peut mourir de froid. Personne ne meurt de chaud en été, il suffit de boire et de bander sa tête de tissus pour que le soleil ne nous cogne pas. Mais en hiver, on a beau enveloppé son corps de tous les tissus possible, il y a toujours un endroit où on a froid. Dans un soupire givré, Soan s'assoit sur le bord du monde, sur le bord de la falaise. Le vent le fait toujours frissonner mais cette fois, il a une odeur de sel et de voyage. Comme tous les enfants, Soan aimerait savoir ce qu'il y a au bout de cette étendue d'eau. Le vieux parle d'un désert sans rien, ses histoires prêchent le contraire.
Mais l'inconnu effraie Soan. Les changements effraient Soan. Il aimerait vivre dans une routine cotonneuse. Une routine sans bête qui rôde, sans ombre qui fait peur.
Et le vent retombe, d'un coup. Une présence passe, une présence enveloppe le garçon. La bête est là ! Il ouvre la bouche pour crier, pour prévenir les autres, mais sa gorge reste muette. Rien de sort. La courte panique fait alors place au rien. Plus rien, Soan ne ressent plus rien. Il se sent... bien. Quelle sensation étrange. Lorsqu'il ouvre finalement les yeux, la bête est là, à l'observer. Elle n'a plus rien de monstrueuse, elle est presque humaine. Sa peau est noire, charbonneuse, mais sa peau est aussi blanche, comme le duvet d'une petite oie. Soan essaye de trouver une signification à cela, essayant de chercher des formes sur les tâches sur la peau de la bête. Son visage est doux, paternel, un sourire étire ses lèvres bicolores.
- Ô mon enfant, murmure-t-elle d'une langue que Soan ne comprend pas, que t-ont-ils fait ?
L'enfant la fixe sans trop comprendre, les yeux écarquillés. Une main douce vient se poser sur sa joue et tout disparait. Tout les tracas, toutes les douleurs, tout le froid qui avait empli ses os. Doucement, il le laisse aller contre le torse de la bête, s'y sentant bien et en sécurité. Il n'a plus l'impression d'être en trop, il se sent valide, normal.

Et soudain, brusque, violent, le vent revient. L'enfant se tord de douleurs, soudainement pris de spasmes. Il a l'impression qu'on lui arrache la peau du dos, qu'on lui arrache chaque centimètre de peau ! Mais Soan ne crie pas, la douleur a beau être intense, elle ne fait pas mal. C'est comme naître de nouveau : un choc. Et il y a un crac, les os craquent, Soan se redresse d'un coup. Dans son dos, derrière lui deux grandes ailes sont tendues vers le ciel.
Soan se sent alors complet.
Ses yeux s'ouvrent grand et il voit. Il voit la beauté de la bête, il voit son humanité, il voit ses ailes bicolores. Le blanc et le noir se contrebalancent parfaitement. Elle est un tout, elle est le tout. Doucement, la bête se redresse, souriante.
- Te voilà éveillé, mon enfant, tu peux maintenant voler si tu le désires.
Et cette fois, l'enfant comprend. Il accueille ces mots dans un apaisement, se hissant sur ses jambes. Le vent est doux dans ses plumes, dans ses ailes. Voler ne semble pas grand chose alors il les déploie, se jetant de la falaise. Les craintes futiles de la tribu ne sont plus rien de son esprit : il a d'autres choses plus grandes à accomplir.

Revenir en haut Aller en bas
Horadere

Horadere

Masculin Balance Messages : 96
Date d'inscription : 02/10/2016

[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 EmptySam 6 Avr - 22:20

J'ai choisi le théme 3

Feuille Blanche

Sur ce tout petit canapé
Sur ce foutu bout de papier
Que je tâche avec l'encrier
Je fais passer toutes mes pensées

Je pense à une belle épopée
À une aventure insensé
Mêlant des ambiances bien variées
Du solennel à la mêlée

Devant la table , je me tiens prêt
À écrire ou à dessiner
Donner forme à toutes mes idées
Pour pouvoir toutes les raconter

Mais je n'arrive pas à bouger
Face à la feuille , paralysée
Je me met alors à pleurer
Je manque de créativité
Revenir en haut Aller en bas
Stella

Stella

Féminin Poissons Messages : 93
Date d'inscription : 30/06/2016
Localisation : Je me suis perdue quelque part dans l'océan

[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 EmptySam 6 Avr - 22:30

J'ai choisi le thème 2.
Je sais pas quand mon texte se postera, vu comment mon wifi déconne, mais en tout cas, là il est 22h23.

Il est minuit passé quand mon insomnie commence à vraiment m'ennuyer.
Je repousse ma couverture lentement puis je me lève en bâillant, la bouche grande ouverte
Je retire mon soutient gorge parce qu'il me gêne, et j'enfile un gros pull en laine noir. Gardant mon pantalon de pyjama, je traîne les pieds jusqu'à la fenêtre.
Dehors, il neige. J'ai toujours aimé les nuits d'hiver. Les flocons blancs et les ombres de minuit. Tout ça forme un beau monde en noir et blanc.
J'attrape une pair de chaussettes et mes bottes, et je décroche un manteau épais de mon armoire.
Une fois entièrement habillée, je glisse une clef dans ma poche et je sors dans le grand froid.
Des flocons s'accroche immédiatement dans mes cheveux et sur mes épaules, et je regrette de ne pas avoir mis d'écharpe.
Un coup de vent glacé me coupe le souffle et me pique les yeux. Un regard sur mon poignet me confirme que j'arriverai à plus de deux heures. Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd'hui j'ai envie de marcher. Je passe à côté de ma voiture, dessinant des cercles sur la neige qui y est posée.
La route est longue, mais je finis par arriver. Je m'approche de la porte, et je lève la main jusqu'à la sonnette. Mes doigts sont tellement gelés que je ne la sens pas sous mes doigts.
Quelques secondes après, je la vois arriver, belle comme toujours. Elle tient dans ses mains un livre que je ne connais pas, et pourtant, j'ai lu tous ceux qu'elle a chez elle. Je la vois frissonner, et c'est normal, parce qu'elle est en débardeur face au froid glacial de dehors. Elle se décale un peu pour me laisser passer, et la chaleur de sa maison me brûle bientôt les doigts. Elle ferme vite la porte pour que la température reste agréable.
"T'es venue à pied ? Tes cheveux sont trempés."
Je hoche la tête, et elle s'en va dans la salle d'eau. J'en profite pour retirer mes bottes et pour aller dans le salon.
Sa grande bibliothèque est encore plus remplie qu'avant, elle a dû aller acheter des livres à la brocante d'hier. J'en prends un au hasard, et comme d'habitude, c'est un vieux policier.
Quand elle revient, elle a une serviette verte posée sur son bras. Elle me fait signe d'approcher, alors je pose le bouquin et je marche jusqu'à elle. Je sais ce qui suis, alors je penche ma tête en avant et je ferme les yeux. Elle déplie la serviette et la met sur mes cheveux mouillés.
Quelques minutes passent, jusqu'à ce qu'elle me fasse une petite tape sur le crâne, ce qui veut dire qu'elle a fini. Elle me tend un élastique que j'utilise pour me faire une chignon tout raté.
"Viens, je suis fatiguée moi aussi."
C'est tout ce qu'elle me dit avant de commencer à monter les escaliers. Je la suis, plus lentement, et quand j'arrive dans sa chambre, elle est déjà allongée dans son lit. Elle écarte les bras dans une invitation que je connais.
Je saute sur les couvertures, et me roule en boule à côté d'elle. Son bras entoure mes épaules, et je sais que ici, tout contre son cœur, je n'aurai jamais aucun problème à m'endormir.
Revenir en haut Aller en bas
Ouppo
Fou du roi
Ouppo

Masculin Lion Messages : 524
Date d'inscription : 04/01/2016

[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 EmptySam 6 Avr - 22:33

Violence, déconseillé aux personnes sensibles.

Thème 1 :

Il était une fois, un charpentier et un mineur qui vivaient au cœur de la forêt des harpies. Chaque jour le petit charpentier regardait par la fenêtre pour contempler les morts volantes avides de chairs qu'étaient les harpies. C'étaient des créatures au visage et à la poitrine de vieille femme et le reste du corps se composait d'ailes et de serres d'oiseaux.

Chaque jour le vieux magicien venait pour maintenir en place la barrière avec des incantations, le vieux magicien était extrêmement vieux et il toussait beaucoup tout le temps. Ceci effrayait beaucoup le mineur et le charpentier car sans la barrière magique rien ne pourrait retenir les harpies d'envahir leur maison.

Les deux compères n'avaient bien sûr pas choisi d'habiter ici, mais la terrible compagnie minière n'avait rien voulu entendre. Le mineur avait des enfants à nourrir et le charpentier était terriblement pauvre, alors ils avaient tous deux acceptés le contrat. Tous leurs proches leur avait dit qu'ils avaient fait une terrible erreur mais ils ne pouvaient plus reculer.

Bien avant le début du jour ils se levaient aux chants des harpies, dans la forêt obscure où le soleil ne se montrait jamais la visite du magicien et les cris matinaux rythmaient leurs vies.
La mission qui leur avait été confié était d'explorer la grotte au fond de la forêt qui regorgeait de pierres et de métaux précieux. L'exploration avait malheureusement été fructueuse, la compagnie leur avait accordé un bonus et six mois de plus à passer ici.

Ce jour là, le mineur était perdu dans son esprit, il regardait fixement le chemin qu'empruntait le magicien comme tous les jours. Néanmoins, il regardait ses percevoir, c'était ses pensées qui l'accaparaient entièrement, ce fut quand le charpentier vint lui parler qu'il se rendit compte du malheur qui approchait.

"Tu as vu le magicien ?"

"Hein ?"

"Deux. Il est venu ou pas ?"

"Oh non..."

"Il est pas venu ?"

"Je crois pas."

Le visage du mineur tourna cire fondue, le magicien n'était pas venu. Ce qu'ils craignaient tous deux était arrivé. Sans attendre ils coururent jusqu'à leur maison et se vêtirent des toutes les protections possibles, des couches de vêtements épaisses et des casques. Ils s'étaient aussi armés avec des ustensiles de cuisine.

Le silence avait continué de régner sans interruption jusqu'à ce point, même les harpies s'étaient tût, les premiers coups de leurs serres sur la vitre brisèrent le silence et annoncèrent le début.

A toute allure le mineur et le charpentier s'étaient mis à courir et courir et courir encore ! La forêt était interminablement longue, un cauchemar sinueux de noirceur et d'ombres vivantes, volantes, affamées. Le chemin magique lui aussi ne fonctionnait plus, rien ne pouvait arrêter les harpies et leurs yeux blancs de dormeuses. Elles déchiraient et mordaient et lacéraient le tissus et le métal sans s'arrêter. Le mineur et le charpentier, tant bien que mal, rendaient les coups mais quand l'une fuyait deux autres venaient.

Ni l'un ni l'autre ne pensaient à leurs familles, leurs amis, le futur, la douleur et la peur brûlaient et se frayaient un chemin à travers leurs poumons et leurs blessures. Ils se rendaient compte à quel point ils ne voulaient pas mourir et rien d'autre ne comptait.

La course avait duré deux longues heures, ils en avaient rendu leur repas et des larmes avaient séchées sur leurs visages. La lumière du jour perça enfin, les poursuivantes poussèrent des cris abominables qui fit penser au mineur qu'il allait perdre alors qu'il avait trouvé de l'espoir. Mais non, elles avaient reculés, mais leurs regards perçaient, leurs hurlements aussi, ils consumaient la raison même du mineur.

Il recula, face à la forêt, les yeux dans le vide et s'assit là. Ce n'est que quand la nuit tomba et que des ouvriers de la compagnie le trouvèrent qu'il comprit enfin qu'il était sorti seul.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




[SUJETS] CC 2.83 Empty
MessageSujet: Re: [SUJETS] CC 2.83   [SUJETS] CC 2.83 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
[SUJETS] CC 2.83
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Défis et Concours :: Les chronochallenges-
Sauter vers: