Encre Nocturne
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 CC 2.98

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Ouppo
Fou du roi
Ouppo

Masculin Lion Messages : 545
Date d'inscription : 04/01/2016

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MessageSujet: CC 2.98    CC 2.98  EmptySam 1 Juin 2019 - 21:29

Bonjour et bienvenu pour ce chronochallenge, les règles sont comme toujours :

-Vous écrivez sur un thème qui ne doit PAS être une contrainte mais une source d'inspiration. Pas grave si ça ne correspond pas exactement au sujet.

-Vous avez une (1) heure pour composer, comme la rédaction au collège, et vous pouvez déborder de 15 minutes. Plus et vous n'apparaitrez pas dans les votes.

-J'enchaîne sur les votes du coup. Vous pouvez et êtes encouragés à voter, juste un petit vote, juste un petit mot et si vous avez l'âme généreuse, faites-nous un commentaire détaillé. Les votes se feront dans le sujet adapté.

Et le thème du jour est un gif !


CC 2.98  Tumblr_npkgxqV7PZ1qze3hdo1_r2_500

Artiste : https://1041uuu.tumblr.com/

Amusez-vous bien.
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toast

toast

Masculin Cancer Messages : 81
Date d'inscription : 23/03/2019

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MessageSujet: Re: CC 2.98    CC 2.98  EmptySam 1 Juin 2019 - 21:55

- Ça va aller ?
C'est un couinement qui lui répond. Bran soupire, retirant la théière du gaz.
- Tu vas encore me mordre ? Je te frapperai.
Il se sert une tasse avant de se rasseoir sur le canapé défoncé, observant l'autre. Nicolaï est étendu au sol, recroquevillé, les fers aux pieds arrières. Il est nu, la peau sur les os, des ecchymoses sur le corps. Bran n'y est pour rien, lui, il balance juste des mots. Ce sont les gars, ils pensent que la violence dévoilera le secret de l'homme-loup. Bran, il parle, il pose des questions sans réellement attendre de réponses. Il boit du thé, les yeux dans le vague.
- Tu veux que je te décrives les montagnes ?
Le visage de Nicolaï se redresse. Oui, les montagnes. Lui, il se souvient de la montagne. De la pierre millénaire sous ses pattes. Du vent mythique dans ses poils. Des gouffres qui accueillent ses hurlements. Mais ceux comme lui ne sont plus. Son peuple a été chassé pour être mis dans les zoo, pour être exposés comme des objets. Nicolaï en a tué des humains pour rendre de la liberté.
Mais rien ne s'est passé comme prévu. Les Hommes ont sorti les armes. Un oeil pour un oeil. Tous morts. Et lui, il reste là, enchaîné, étudié, battu, à écouter l'un de ses tortionnaires lui raconter des histoires. Sa tête retombe sur ses bras. Nicolaï se sent faible, il n'est même plus capable de redevenir loup. Mais Bran lui décrit les montagnes et son coeur s'apaise doucement. Ses yeux se ferme. Son coeur se calme. Il s'y croirait presque. La pierre est là. Le vent est là. Les gouffres sont là. Nicolaï est bien, il se laisse aller.
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K
Emmerdeur officiel
K

Masculin Taureau Messages : 398
Date d'inscription : 13/11/2017

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MessageSujet: Re: CC 2.98    CC 2.98  EmptySam 1 Juin 2019 - 21:58

Le matin il se levait, se douchait, et se brossait les dents.
Il ne prenait pas de petits déjeuner, culpabilisait, et promettait de ne pas faire la même erreur le lendemain.
Il mettait son costumer, lassait ses chaussures, et quittait la maison.
Il prenait les transports en commun, baissait les yeux quand le mendiant arrivait, et dans le doute serrait un peu plus contre lui son attaché-case.
Il appelait l'ascenseur, attendait l'ascenseur, et se disait qu'il aurait dû prendre l'escalier.
Il entrait consciencieusement les données dans on poste de travail, s'arrêtait vers 10 heures pour prendre un café, et entrait de nouveau les données dans l'informatique.
Il descendait manger au self, prenait un steak-frite, et se disait qu'il devrait faire plus attention à sa ligne.

Dans le doute, je la saute pour lui.

L'après midi il rappelait l'ascenseur, attendait l'ascenseur, et se disait qu'il aurait dû prendre l'escalier.
Il entrait consciencieusement les données dans on poste de travail, s'arrêtait vers 15 heures pour prendre un café, et entrait de nouveau les données dans l'informatique.
Il prenait les transports en commun, baissait les yeux quand le mendiant arrivait, et dans le doute serrait un peu plus contre lui son attaché-case.
Il rentrait à la maison, quittait son costume et laissait ses chaussures
Il prenait un plat préparer pour dîner, culpabilisait, et promettait de faire la cuisine le lendemain
Il se brossait les dents, se mis en pyjama, et se coucha.

Cette même routine recommença près de 300 jours par an, pendant près de 40 ans. 12 000 fois la même rengaine mécanique.
Et un jour il mourut, d'une crise cardiaque, dans le métro. Son chef fut surpris de ne pas le voir, mais n'en fit pas grand cas.
Ses collègues l'oublièrent, ses amis l'oublièrent. Il n'y eut personne pour le pleurer ce gardien muet, chien de garde qui à son échelle, avait fait tourner l'entreprise pendant tant d'années.

Mis à part un vieux loup solitaire.

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2ème de la Chasse aux Œufs 2019
1er du Concours Théâtre 2019
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Ouppo
Fou du roi
Ouppo

Masculin Lion Messages : 545
Date d'inscription : 04/01/2016

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MessageSujet: Re: CC 2.98    CC 2.98  EmptySam 1 Juin 2019 - 22:24

Un gaz empoisonné à la toxine de tristesse se répand chez moi, je le respire. Je me brise d'un coup alors que je me faisais du thé. Je me brise comme une petite chose fragile cachée sous une fourrure de mensonge, d'intimidation.

Le téléphone sonne.

Je ne contrôle plus ma respiration, je ne contrôle plus rien. Je suis par terre à genoux et je chute à travers les étages.

Mon cœur s'affole alors que je tombe à travers l'appartement du bruyant du bas, de la lycéenne qui habite seule du troisième, je chute à travers deux autres étages d'ombres aux visages vides. Je m'écrase violemment et je reviens.

Le téléphone sonne.

-Oui ?

-Il faudrait que tu viennes en fait y a...

Je viens. J'enfile ma veste, j'éteins tout, plus rien ne luis, pas même la musique. Dans mon appartement c'est silence noir. Le froid d'hiver empoisse tout avec de la nuit qui colle et dégouline. J'essuie mes larmes, je plisse mes yeux en pensant que ça aidera à ne pas voir.

Ma gorge est rauque, attaquée par l'heure tardive de décembre, il gèle. On me salue à plusieurs reprises, des débiteurs et des voisins. Le ciel me regarde, gris, il juge tout ces gens qui marchent, qui vont travailler à cet heure. Le ciel est nuageux et jaunâtre, mais il se permet de juger.

La clochette du bureau sonne.

Dling

Je lève la tête, à l'arrière les autres téléphonent. Je m'installe et me verse un café, le boss me fait un signe et j'approche.

-Faut que tu ailles voir à l'appartement de ce type sur l'avenue. Mik' est pas revenu. Encore désolé pour ta nuit, je t'en dois une.

Je hoche la tête et avale le café froid, le type a une sacrée dette je me doute qu'il ne doit pas être content.

L'avenue est à cinq minutes en bus, je descend. Mik' aurait déjà dût être rentré si il y est parti il y a une heure. Je toque à la porte.

Elle s'ouvre.

-Mince...

Faute d'autre mots, je me répète.

-MINCE MINCE MINCE...
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Titi

Titi

Féminin Lion Messages : 975
Date d'inscription : 29/06/2016
Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Pépouze la pelouse

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MessageSujet: Re: CC 2.98    CC 2.98  EmptySam 1 Juin 2019 - 22:29

Samedi 1er juin 2019. Cela faisait depuis quelques jours que la cousine de Judith, Elisabeth, avait cessé de lui donner des nouvelles. A bord de sa voiture, elle avait décidé de prendre le chemin jusqu’à la maison de cette dernière.

Arrivée devant la grande demeure perdue au milieu de la forêt, elle constata que la porte était grande ouvert. Sans même prendre le temps de couper le contact, elle se précipita vers la maison. Ne parvenant pas à allumer la lumière de l’entrée, elle utilisa la lampe torche de son téléphone. Elle se dirigeait à présent lentement dans la maison, cherchant la moindre trace d’une présence. En entrant dans le salon, elle chercha quelques secondes l’interrupteur, qu’elle parvint à enclencher.
Elle sentit une étrange texture sous ses doigts. En regardant de plus près, cela ressemblait à des poils de chiens, mélangés à du blanc d’œuf. Dégoûtée par cette étrange forme visqueuse, elle se frotta immédiatement la main contre le pantalon au niveau de sa cuisse. Elle se tourna ensuite vers la pièce. Elle était impeccablement rangée. Seule quelques traces de pattes de chien ici et là étaient visibles sur le sol. Sur la table, Judith constata la présence d’un livre. A première vue, il avait subi quelques coups de griffes, de crocs, et il dégageait une odeur inconnue. Prise de curiosité, la jeune femme l’ouvrit, et l’ouvrit à une page au hasard :

Dimanche 26 mai 2019
Nous avons trouvé un nouveau cobaye pour notre expérience scientifique.
Il s’agit d’un homme âgé de 35 ans. Il mesure 1,75 m pour 70 kg. Il est en bonne santé. Il ne fume pas mais boit deux fois par semaine de l’alcool. Il est sans emploi depuis trois mois.


Lundi 27 mai 2019
Le patient, immatriculé à présent M-146 a lu les conditions du contrat, soigneusement, avant de les signer. Il devra garder sous silence nos activités pendant un délai d’au moins sept ans. Il s’engage à ne pas porter plainte en cas d’effets indésirables.

Un repas complet à nos frais a été servi à notre cobaye. Nous lui avons fourni une chambre dans nos locaux privés.


Mardi 28 mai 2019
Après avoir passé la nuit chez nous, le cobaye M-146 a dû, sur notre demande, prendre une douche, et se raser. Nos assistants Marc et Nancy l’ont ensuite dirigé dans le laboratoire du sous-sol.

M-146 s’est allongé dans la machine C.D.L.A. Nous avons pu transporter sans encombre dans la seconde machine L-512, qui s’était montré docile, contrairement à son frère L-510. Nous pensons que la mort de L-511 l’a beaucoup affecté.

Nous avons procédé à l’expérience comme prévu, mais...


De nombreuses taches de sang, et des marques de griffures rendent la suite du texte illisible. En tournant plusieurs pages, Judith constate qu’il n’y a rien après ce fameux mardi 28 mai 2019. Date où sa cousine Elisabeth semblait avoir disparu.
Elle referma le livre, et continua l’exploration de la maison. Un hurlement soudain lui fit tomber le journal de bord. Tout en se baissant pour le ramasser, elle constate une faible lumière émaner de l’interstice du bas d’une porte. Elle approcha de celle-ci.

La porte était recouverte de griffures. Judith commença à se questionner quant à la provenance de ces marques. Elle posa sa main en tremblant sur la poignée, et l’abaissa doucement. Le grincement de la porte qui suivi la mit davantage mal à l’aise. Elle se trouvait alors face à des escaliers en bois en colimaçon.
Après avoir descendu l’intégralité des marches, Judith entendit un bruit sourd. Le bruit était répétitif, ressemblant à un animal grattant les murs. Elle hésita un moment à faire demi-tour et à appeler la police, mais l’envie de savoir ce qu’il était advenu de sa cousine était plus forte. Elle apercevait au loin dans cette cave une lumière : c’était le laboratoire privé d’Elisabeth ! A mesure qu’elle approchait, les grattements se faisaient de plus en plus fort. « Il y a quelqu’un ? » cria-t-elle. Le silence se fit brusquement.

Alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la porte du laboratoire, des pleurs lui glacèrent le sang. « Je vais ouvrir » annonça-t-elle. Elle ouvrit doucement la porte, et fut face à un étrange spectacle : elle vit trois loups dans une cuisine. Le premier se tenait face à une bouilloire, le second dormait dans un panier, un chien en peluche entre ses pattes, quant à au troisième, il pleurait à grosses larmes devant elle, les yeux aussi bleus que ceux de sa cousine. Sur la table se tenait un calepin. L'écriture y était illisible. On distinguait grossièrement les quelques mots en haut de la première page : Compréhension Du Langage Animalier.

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Si tu as un souci, n'hésite pas à me MP Wink

Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn:

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

"Ce n'est pas parce qu'on a les meilleurs intentions au monde, qu'on ne fait pas des dégâts." - https://youtu.be/pR3lqr7_KBY

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Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus

Je te juge:
 
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
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