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 L'arnaque du siècle

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Tôle

Tôle

Masculin Cancer Messages : 256
Date d'inscription : 12/01/2016

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MessageSujet: L'arnaque du siècle   L'arnaque du siècle EmptyLun 1 Juil 2019 - 13:23

[-15]:
 




Bonjour M. Joël Marchal. Je suis navré que nous ne puissions pas mener cet entretien face à face. Mais au vu de votre dossier, c’est une mesure de sécurité qui s’impose. Je me trouve juste derrière la vitre sans teint sur votre gauche. Je vous parle via un micro et un modificateur de voix. C’est la procédure à suivre dans votre cas. Comme vous avez dû le remarquer, il y a dans cette pièce, trois caméras braquées sur vous. Ces enregistrements feront office de déposition et serviront pour nos archives. Est-ce que vous comprenez ? Dites le clairement à la caméra face à vous.

Oui, je comprends.

Très bien. Maintenant, Monsieur Marchal, vous allez devoir nous éclairer un peu quand à votre déclaration. Je vais récapituler ce que nous savons pour le moment afin que vous puissiez être clair et cohérent par la suite : vous nous avez appelé pour déclarer quatre homicides que vous auriez vous-même commis. Trois de nos agents sont arrivés chez vous pour vous emmener au poste et vous vous êtes montré violent. D’où la raison de nos précautions. Pour finir, vous aviez vos vêtements tachés de sang mais votre appartement était en ordre et aucun cadavre n’a été retrouvé chez vous. J’aimerais donc savoir ce qu’il s’est passé. Essayez d’être le plus clair possible. Je vous écoute.

Je ne sais pas par où commencer.

Commencez par le début. C’est ce qu’il y a de plus simple à faire.

D’accord… Pffff… Tout est si confus. Je dirais que ça a commencé il y a six mois environ. Je croulais sous les dettes et mes missions d’intérim à l’usine ne suffisaient pas pour m’en sortir. J’ai dû trouver d’autres moyens pour me faire de l’argent. J’ai essayé diverses choses telles que l’achat et la revente d’objets sur leboncoin, revendre mes peintures ou encore faire du dépannage informatique au black. Etant informaticien de métier, c’était l’activité qui me correspondait le mieux et qui me rapportait le plus. Mais ce n’était toujours pas suffisant. J’étais en panne d’idée. Il me fallait beaucoup plus d’argent. Un soir, je suis tombé sur un reportage qui parlait de gens qui se faisaient arnaqués sur internet. Bien souvent, les personnes ayant un manque affectif tombaient facilement dans la vieille arnaque de la jolie fille qui a besoin d’argent pour prendre l’avion dans le but de les rejoindre pour vivre avec eux et vivre le parfait amour… Cela m’a paru évident qu’en créant de multiples faux comptes Facebook et en faisant transiter mon adresse IP sur un serveur Russe, j’allais pouvoir faire moi aussi ce genre de choses. Mes premières tentatives n’étaient pas fructueuses. Je ne visais visiblement pas les bonnes poires. Certains découvraient vite la supercherie mais ça n’était pas bien grave et sans conséquence. Puis, petit à petit, j’ai eu de bonnes prises. 100 euros par-ci, 50 euros par là. C’était fabuleux.

Je ne vois pas en quoi c’est fabuleux de profiter de la faiblesse des gens Monsieur Marchal.

Vous… Vous avez raison… Mais sur le coup, j’étais heureux d’avoir plus d’argent pour vivre confortablement le temps que je termine d’éponger mes dettes.

Je vois. Au final, comment en êtes-vous venu à tuer ?

J’y viens, justement. En l’espace de 6 mois, j’ai arnaqué une cinquantaine de personnes pour un total de 5000 euros. Une somme plus que dérisoire quand on doit dix fois plus à l’état. Mais c’était suffisant pour vivre correctement. Puis, un soir, j’ai ferré un gros poisson. Enfin, plus gros que ce que je pensais. Je voulais en finir avec ces arnaques alors j’ai voulu frapper un grand coup une dernière fois. J’ai eu les yeux plus gros que le ventre. Ce type, il s’appelle John Schneider, si c’est bien son vrai nom. Je l’avais hameçonné avec un de mes faux comptes en me faisant passer pour une jeune femme très jolie coincée à l’étranger depuis quelques temps et qui souhaitait rentrer en France pour revoir sa famille. Il semblait croire à tout mon baratin. J’ai fini par aborder le sujet délicat de mes dettes. Toujours sous couvert de ma “fausse identité” bien entendu. Je ne lui avais donc pas entièrement menti. Je lui ai dit, qu’il fallait d’abord que je rembourse mes dettes contractées dans le pays étranger pour qu’il me laisse refaire mon visa et pouvoir partir et que ça allait prendre du temps. Figurez-vous que ce fameux John était plein aux as… Il m’a proposé de lui-même de rembourser mes dettes à une condition : que je l’épouse. J’ai évidemment accepté. C’était une occasion en or.

L’arnaque parfaite. Il vous aurait vraiment donné cet argent de son plein gré. J’imagine que c’est lors de cette arnaque que tout a dérapé, non ?

Oui… J’ai fait une grave erreur. Je lui ai demandé 50 000€ et pour une telle somme, un envoi par Western Union n’était pas possible. Je lui ai proposé de me faire un virement sur mon compte bancaire en prétextant que c’était celui d’un ami.

Attendez, vous lui avez demandé de faire ça sur votre compte personnel ? C’est en effet très risqué. Vous auriez pu vous faire prendre facilement. Ceci dit, je ne vois pas le rapport avec les meurtres.

C’est justement parce qu’il a eu mon nom, que ça a dégénéré. J’ai bien eu le virement sur mon compte. J’ai continué à lui faire croire que cette belle jeune femme allait pouvoir revenir en France pour l’épouser pendant une semaine. Puis, je n’ai plus donné de nouvelles. J’ai évidemment remboursé mes dettes auprès de l’état avec un très gros chèque… On m’a demandé comment j’ai eu cet argent… J’ai dit qu’on me l’avait donné pour m’aider. C’était pas vraiment un mensonge au final. Enfin bref, vous avez sans doute remarqué que j’ai diverses blessures plus ou moins superficielles… Celle que j’ai à la tête m’a été faite il y a deux jours sur le seuil de ma maison alors que je cherchais mes clefs dans ma poche, on m’a assommé. Je me suis réveillé dans un immense manoir, au milieu d’une forêt. Je ne comprenais pas ce qui m’était arrivé. En reprenant mes esprits, j’ai fouillé mes poches pour prendre mon téléphone… Evidemment, il n’y était pas. Mais, j’y ai trouvé un dictaphone à la place, avec une petite note qui disait “lis-moi”. J’avais d’ailleurs deux dictaphones sur moi, quand vos collègues m’ont arrêté. Il y a le chiffre 1 écrit au marqueur sur celui qui nous intéresse pour l’instant. L’enregistrement qu’il contient m’a donné froid dans le dos...

En effet, je l’ai ici avec moi. Monsieur Marchal, cela vous dérange si nous l’écoutons ensemble ?

Je ne sais pas si je suis prêt à le réentendre, mais allez-y, je vous en prie.

Très bien.

Enregistrement 1 :

Ma chère Betty, ou plutôt devrais-je dire Joël Marchal. Tu pensais t’en tirer sans subir les conséquences de tes actes ? Tu vois, j’ai été énormément déçu quand j’ai compris que la magnifique Betty que j’ai aidé, à qui j’ai donné beaucoup d’argent et que j’étais censé épouser n’était qu’une supercherie. Ce n’est pas temps le fait d’avoir perdu de l’argent qui me chagrine. J’ai beaucoup d’argent, je n’en manque pas. Mais les sentiments que j’avais pour Betty… Tous les espoirs d’une vie heureuse que j’avais… Réduits à néant par un arnaqueur de pacotille comme toi. J’espère que tu apprécieras l’épreuve que je te réserve. Je te laisse aller dans la pièce d’à côté.

Salle d’interrogatoire :

Qu’est-ce qu’il y avait dans la pièce d’à côté, Joël ?

Il… Il y avait des gens… Ils étaient attachés sur des chaises.

Vous connaissiez ces personnes ?

Oui… Il y avait Kevin, un vieil ami à moi, sa femme Laetitia, Bertrand, l’ex petit ami de mon ex femme et… mon petit frère, Pierre.

Qu’est-ce que vous avez fait en les voyant ?

Je les ai aidés bien entendu. Je les ai détachés immédiatement en m’excusant. C’était de ma faute s’ils se retrouvaient là. J’ai pris mon frère dans mes bras. Il tremblait et ne comprenait pas ce qu’il se passait.

Ce ne sont donc pas eux que vous avez tués ?

Après les avoir libérés, Kevin a sorti un dictaphone de sa poche et me l’a tendu. Ils avaient tous l’air perdu… Il m’a alors dit : “L’homme qui nous a amenés ici m’a dit qu’on devait écouter ça ensemble”.

J’imagine que c’est l’autre dictaphone, c’est ça ?

Tout à fait… Allez-y, appuyez sur play.

Enregistrement 2 :

Chers amis et proches plus ou moins proches de Joël Marchal, je me doute que vous devez vous demander pourquoi vous êtes là. Eh bien, dites-vous que c’est grâce à notre ami commun ou plutôt par sa faute que vous vous retrouvez ensemble. Quelle joyeuse réunion de famille ! Ah ah ah. Avant toute chose, sachez que cet endroit est truffé de micros et de minis caméras. Je vous observe en direct en ce moment même. Voici comment je vois la chose : vous allez participer à l’escape game le plus dangereux de la création. Au lieu de travailler en équipe pour pouvoir sortir d’ici, vous allez devoir vous… entretuer. Avant de commencer notre petite fête, sachez que chacun d’entre vous est équipé d’un système de contrôle de fréquence cardiaque sous cutanée. Je saurais donc quand vous serez mort ou non. Toutes les issues sont verrouillées, et personne ne vous entendra hurler. Pas la peine d’essayer de casser une fenêtre pour sortir, elles sont blindées et à l’épreuve des balles. Il en est de même pour les portes. Elles s’ouvriront que lorsqu’il ne restera plus que l’un ou l’une d’entre vous en vie. J’ai également mis à votre disposition toutes sortes d’armes dans de nombreuses pièces de la maison… Mais un meurtre à main nue est tout aussi spectaculaire qu’un coup de fusil. Oh, et une dernière chose : vous avez dû remarquer qu’il y a un coffre fort encastré dans le mur du fond de la pièce où vous vous trouvez… Il contient la coquette somme d’un million de dollar… Le dernier survivant aura accès à son contenu. Je vous souhaite bonne chance.

Salle d’interrogatoire :

Mon dieu, c’est terrible monsieur Marchal. J’y vois déjà beaucoup plus clair. Continuez.

Après avoir entendu ça, on a tous commencé à paniquer. Sauf Bertrand, l’ex de mon ex… Je ne l’ai jamais porté dans mon cœur et sa réaction ne m’a pas surpris au final. Il s’est précipité vers une autre pièce en hurlant “je repartirai avec cet argent”. J’ai regardé Kevin, il réconfortait Laetitia du mieux qu’il pouvait. J’étais désolé pour eux… Vraiment. Je leur ai souhaité bonne chance avant de m’en aller avec mon frère dans une autre pièce en quête d’une arme. On avait pas d’autre choix, malheureusement. Nous sommes arrivés dans ce grand salon très lumineux… c'était limite apaisant. Sur le canapé, il y avait un pistolet, des chargeurs vides et une boite de balles. Je n’avais jamais utilisé d’arme à feu avant ça mais avec tous les films que j’avais vus et les jeux vidéos auxquels j’avais joué, j’ai vite compris comment mettre les balles dans les chargeurs. J’en avais deux complets. J’avais pris la peine de compter : 7 balles par chargeur. Cela m’a bien été utile.

Et votre frère, il n’a pas tenté de vous prendre cette arme pour vous tuer ?

Il était terrorisé… Il a bien essayé de me menacer avec un couteau de combat qu’il avait trouvé sur un des buffets du salon mais j’avais bien vu qu’il ne pouvait pas me faire du mal. On a alors passé un marché : comme tout était de ma faute, je lui ai promis de tout faire pour le faire sortir d’ici. Mais on devait d’abord s’occuper des autres… concurrents…

Qui avez-vous tué en premier, Joël ?

Je ne pouvais pas me résoudre à tuer mon vieil ami, ni même sa femme. Pierre et moi sommes allés dans la pièce où était parti Bertrand. C’est terrible, mais je me suis dit que quitte à tuer pour la première fois, autant que ce soit un connard…

Donc, vous l’avez abattu avec le pistolet ?

J’aurais préféré… ça aurait été plus simple. Je dois avouer, que je me suis fait avoir comme un bleu. La porte était ouverte, je suis entré arme au poing… J’aurais dû me douter que ce fourbe de Bertrand allait surgir de derrière la porte pour m’attaquer en traître… Mais sur le moment, on ne pense pas à tout. Il m’a désarmé en frappant ma main avec un tisonnier. Heureusement que Pierre était là, il l’a poussé avant qu’il ne me frappe à la tête avec la pointe de son arme de fortune. Le pistolet avait glissé trop loin pour que je puisse le récupérer. On s’est donc battu… J’ai fini par réussir à le désarmer à son tour. Pierre m’encourageait, et intervenait de temps pour le distraire. Je ne suis pas doué pour me battre. Je ne l'ai jamais été. C’était la première fois que je devais faire ça pour de vrai… Comment vous expliquer la suite… J’ai pris un mauvais coup. Il m’avait sonné et s’était mis sur moi pour m’étrangler. Ça m’a paru une éternité. Je sentais mes yeux s’écarquiller, comme s’ils allaient sortir de leurs orbites. Ses mains, qui lentement me broyaient la trachées et me coupaient le souffle semblaient peser une tonne. J’essayais de me débattre. Je le frappais dans les côtes, mais je manquais de force. Surement parce que je n'avais pas assez d’oxygène. Je me sentais partir, je me suis dit que c’était foutu. J’ai tourné mon regard vers mon frère. Il hurlait. Je n’ai pas entendu ce qu’il me disait. Les vaisseaux sanguins qui éclataient dans ma tête me faisaient bourdonner les oreilles, mais j’ai vu qu’il me montrait quelque chose. J’ai regardé au niveau de mon flanc droit et il y avait ce couteau de combat… Je n’ai pas hésité une seule seconde.

Vous l’avez poignardé ?

Oui… Je l’ai poignardé dans le bras. La douleur l’a fait relâcher la pression sur ma gorge. J'ai pu reprendre un peu mon souffle avant de le planter une seconde fois dans le cou et me libérer de sa prise. C’était horrible… Tout ce sang qui s’était littéralement déversé sur moi. J’en ai eu dans la bouche… J’en ai encore le goût et l’odeur en mémoire…

Gardez votre calme Monsieur Marchal. Pierre vous a donc sauvé la vie.

Oui, je lui en suis très reconnaissant.

Je comprends. Que s’est-il passé ensuite ?

Ensuite, j’ai évidemment récupéré le pistolet et ne trouvant pas Kevin ni Laetitia au rez-de chaussée, on a cherché à l’étage. Je n’avais pas envie de les tuer. Je n’avais pas eu envie de tuer Bertrand non plus et je n’ai pas pris plaisir à le faire. C’était affreux. J’ai alors eu envie de leur proposer de réfléchir tous ensemble à une solution pour sortir sans s’entretuer et tant pis pour le million.

Ils vous ont écouté ?

Non. Bien sûr que non. On a fini par les retrouver dans une des chambres. Laetitia était terrorisée et Kevin sur les nerfs parce qu’il voulait survivre lui aussi. Quoi de plus normal après tout… Pierre et moi sommes restés à la porte de la chambre. Nous ne savions pas quelles armes ils pouvaient avoir...Après leur avoir proposé l’entraide, Laetitia a dégainé un pistolet, le même modèle que le mien, et Kevin un fusil de chasse qu’il avait dans le dos, attaché en bandoulière. Et, ils ont ouvert le feu. On s’est mis immédiatement à couvert de chaque côté de la porte. J’ai fait signe à Pierre de partir plus loin. Il n’avait qu’un pauvre couteau. J’étais vraiment stressé. Mes amis ne tiraient plus alors je leur ai proposé encore une fois mon aide sans me montrer et ils ont tiré dans le mur. Les balles ayant traversé ne sont pas passées loin de moi d’ailleurs. Puis, je me suis mis à tirer moi aussi. En passant devant le cadre en bois de la porte, j’ai vu que Kevin rechargeait son fusil, j’ai pointé l’arme vers lui et lui ai tiré deux balles avant de me coller dos contre le mur d’en face. Je l’ai entendu s'écrouler dans un râle atroce… Je l’avais touché à la gorge et dans la poitrine… Laetitia, de rage a vidé son chargeur aléatoirement. Une des balles a traversé mon avant bras gauche. Je ne savais pas que c'était douloureux à ce point. Ça m'a carrément fait tituber.

Les armes à feu sont vraiment redoutables, Joël. C’est un miracle que vous ayez survécu à cette fusillade à deux contre un.

J'imagine, qu'ils étaient tout aussi inexpérimenté que moi et que j'ai eu beaucoup de chance. Je suis alors entré dans la chambre et lui ai proposé à nouveau mon aide… Elle pleurait sur le corps sans vie de Kevin… C’était abominable… Tout ce sang à terre. Puis, elle m’a regardé, s’est mise à genou, a écarté les bras et m’a dit “vas-y. Fais ce que t’as à faire, Joël. J’espère que tu sauras vivre avec ce que t’as fait”. C’était trop dur ! Les pauvres. Mais je… Je l’ai fait. Je lui ai tiré dessus. A deux reprises. Une balle dans le ventre et une dans le cœur. Elle s’est écroulée. Raide morte. Comme un morceau de viande que l’on fait tombé sur le sol. Le bruit résonne encore dans ma tête.

Je ne sais pas quoi vous dire Monsieur Marchal. Vous avez fait des choses horribles, mais je ne suis pas là pour juger. Je suis là pour récolter les faits et comprendre votre histoire. Je vous en prie, terminez.

Merci de ne pas me juger. Ensuite, on s’est reposé un peu Pierre et moi. On réfléchissait à un moyen de s’en sortir sans se tuer. On a eu beau chercher, retourner le problème dans tous les sens, aucune solution ne s’offrait à nous. Puis, mon petit frère a eu cette idée : trouver un de nos deux dispositifs sous cutané et le retirer pour faire croire au système que l’un de nous deux était mort lui aussi. On pensait pouvoir sortir et se partager le million à deux.

Et, ça a marché ?

Eh bien, comme je vous l’ai dit, j’ai tué 4 personnes… Notre ruse n’a pas fonctionné malheureusement. Je suis sorti seul et je n’ai pas pris le million. Je n’avais pas le cœur à ça.

Comment avez-vous tué votre frère ?

Je… Je lui ai tiré une balle dans la tête.

Dans ce cas, comment pouvez-vous m’expliquer que mes collègues me rapportent à l’instant qu’ils n’ont retrouvé que trois cadavres dans cette maison abandonné et qu’il n’y a aucune trace du million d’euros.

Ça c'est un mystère.

Hum hum… Comment expliquez-vous dans ce cas que votre frère nous a raconté la même version, à l’exception près que, d’après ses dires, il vous a mis une balle dans la tête et s’en est allé sans le million.

Hum… je vois. Vous m’avez eu sur ce coup-là.

Donc vous admettez que vous avez pris le million ?

Oui, mais je ne peux pas vous dire où l’argent se trouve.

D’accord. Pourquoi avoir dissimulé que votre frère était en vie ? Parce que ça change tout. Cela fait trois meurtres et non quatre.

La raison semble évidente, non ? Par contre, comme je vous le disais, j’ai fait quatre victimes ce soir là. Laetitia était enceinte…



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MessageSujet: Re: L'arnaque du siècle   L'arnaque du siècle EmptySam 14 Sep 2019 - 17:15

Coucou Tôle ! Je suis passée corriger tes petites fautes d'orthographe, il y en avait quelques unes.
C'est fort dark, je me permets d'ajouter une balise -15.
Bon, ce qui m'a un peu perturbée, c'est peut-être le manque de naturel des paroles des deux personnages qui parlent, c'est pas assez oral à mon goût.

A part ça, l'ambiance y est ! Ton texte était bien construit, j'ai bien aimé découvrir au fur et à mesure comment il en est venu à tuer 4 personnes, et le coup de la femme enceinte est bien trouvé, même si je trouve que c'est un peu cliché. La forme que tu as choisi, le fait qu'il raconte l'histoire à un interrogatoire rend bien je trouve.

Et par rapport à ton enregistrement youtube, bravo, c'est stylé, tu lis bien ! Les trois personnages qui parlent au cours de la vidéo sont très différents l'un de l'autre, bien joué. Je suis abonnée à ta chaîne d'ailleurs Wink
Continue Tôle, tu fais de bons trucs !

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