Encre Nocturne
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Encre Nocturne
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 CC 3.84 - SUJETS

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Titi

Titi

Lion Messages : 1084
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MessageSujet: CC 3.84 - SUJETS   CC 3.84 - SUJETS EmptySam 6 Juin 2020 - 21:32

Bonsoir, mon pc étant capricieux, je vais me contenter de donner directement les sujets :

1. Ennui
2. Le zèbre sans rayure
3. La partie de cartes

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Si tu as un souci, n'hésite pas à me MP Wink

Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn:

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

"Ce n'est pas parce qu'on a les meilleurs intentions au monde, qu'on ne fait pas des dégâts." - https://youtu.be/pR3lqr7_KBY

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus

Je te juge:
 
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Bims
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MessageSujet: Re: CC 3.84 - SUJETS   CC 3.84 - SUJETS EmptySam 6 Juin 2020 - 22:23

Hello, j'ai choisi la partie de carte


               L'homme poussa la porte battante du saloon et entra. Les habitués levèrent à peine le nez vers l'inconnu. Ils étaient concentré sur la table de jeu. Seul, un vieil homme au regard perçant l'observa en détail. Il était accoudé au bout du bar, dans la pénombre. L'étranger s'adressa au barman:
"Un whisky, sec!"
Celui-ci le servit sans un mot. Le nouveau venu jeta deux pièces sur le comptoir, s'assit à une table près de la porte. D'où il était, il pouvait embrasser la scène d'un regard. Le cow-boy observa la salle.
             Il y avait quelques gars buvant leurs chopes, discutant à voix basse. Sur une autre table, un monsieur tout de noir habillé, le croque-mort du quartier sans doute. Dans un coin, un ivrogne cuvait.
              Le silence venant de la table de jeu l'intriguait. Dans les autres saloons, les parties étaient plus animées. Ces joueurs-là, ne devaient pas être des amateurs. Autour de la table, quatre personnes: un jeune loup au dents longues, qui allait se faire pourtant plumer comme un pigeon par son voisin de droite. Celui-ci, plus âgé, n'était pas né de la dernière pluie, il avait vite repéré le tic du jeune. Il le laissait faire pour l'instant, qu'il prenne confiance. Mais au moment opportun, il raflerai sa mise. En face de lui, un personnage impassible. Il sera plus difficile de berner celui-ci. Quelque soit les cartes qu'il avait entre les mains, rien dans son visage, son attitude ne laissait deviner son jeu. Cette armoire à glace avait l'habitude de jouer. Le quatrième joueur était une joueuse. Une robe de soirée aguicheuse, minaudant quasiment à chaque main, mais redoutable menteuse. Les joueurs ne la connaissant pas se faisait allègrement ruiner.
              La tension des joueurs se faisait palpable, ce jeu était décisif pour remporter le tapis. Chacun observait ses adversaires. Essayant de deviner les cartes, les intentions, décryptant chaque gestes, chaque mimique, chaque goutte de sueur qui perlait.
          L'électricité avait gagné la salle entière, l'inconnu avait senti l'ambiance changer. Le vieil homme au bout du bar aussi, son sourire s'était crispé. Tout le monde attendait, figé. Le temps semblait s'être arrêté. Pourtant la pendule continuait son tic-tac inlassablement. On n'entendait plus que ça. TIC- TAC ,TIC-TAC, TIC-TAC.

Puis…..

" COUPEZ!"

"C'est bon les gars, c'est dans la boîte. On reprendra demain."
Les acteurs se levèrent pour se dégourdirent les jambes, ça faisait au moins deux heures qu'ils jouaient et rejouaient cette scène. Ils n'étaient pas fâchés que ce soit enfin terminé.

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If you have a dream go chase it, ( si tu as un rêve, poursuis-le)
If you feel hope, Don't waste it,  (si tu ressens d l'espoir, ne le gâche pas)
If you find love, embrace it    (si tu trouves l'amour, garde le bien)
And never take a single breath for granted  ( et ne considère pas une seule respiration comme garantie)
The story's yours, go write it   ( c'est ton histoire, vas-y, écris-la!)

Extrait "Granted" Josh Groban


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Flopostrophe
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MessageSujet: Re: CC 3.84 - SUJETS   CC 3.84 - SUJETS EmptySam 6 Juin 2020 - 22:30

L’ennui.

Allongée sur mon lit, je regarde le plafond blanc de ma chambre. Je ressens comme un genre de mal de ventre… Ce mal qui survient lorsque l’ennui me fait transpirer, qu’il me prend aux tripes… Comme si j’en avais trop mangé, comme si j’avais besoin de vomir du vide…

Ce vide… Mon esprit est aussi vide qu’un grand lac asséché. Et je m’imagine marcher dans cette étendue à deux mètres en dessous du sol. La terre est jaune, les algues ressemblent à de la paille. Des cadavres d’amphibiens, de petits poissons et de larves d’insectes recouvrent le sol. Comme si l’eau était partie d’un coup. C’est vrai, ce matin, l’eau abondait dans le grand lac. Mon copain n’était pas encore parti, le déjeuner était copieusement délicieux, j’avais des projets… Mais soudain, j’avais perdu toute ambition. Le silence venait de prendre une place trop importante dans l’appartement.

Ce silence… Digne d’une immense cathédrale vide. Où les pas résonnent timidement, où les murmures se dissipent dans le calme divin… Je m’imagine assise sur une des chaises inconfortables de cette grande bâtisse, mes yeux se promenant sur chaque fresque et chaque monument. Je ne me sens pas à l’aise… Le silence s’installe et se prolonge à l’infini, il ouvre la porte à des milliers de mauvaises pensées qui entrent sans gêne et se fracassent aux murs sans un bruit.

Ces pensées… Elles ne s’arrêtent pas de tourner autour de moi, comme des mouches autour d’un cadavre. J’essaie de les chasser… Mais je m’imagine couchée  au milieu d’une route déserte et je ne peux pas les faire partir. Je m’imagine morte. Incapable du moindre mouvement. Coupée dans mon souffle par une force plus forte que tout. Je ne peux que me rendre compte que les mouches sont de plus en plus nombreuses, à me voler des bouts de chair. Je suis seule et j’ai peur. Ma mère me manque profondément et mon copain est parti. Je sais que je devrais trouver une occupation pour que mon cerveau arrête de se perdre, mais je n’y arrive pas, je n’ai envie de rien. La mauvaise humeur et le chagrin me clouent aux draps.

Ce chagrin… Il me ballote dans tous les sens, il bouscule mon petit bateau fragile. Je m’imagine face à ces vagues au milieu de l’océan agité, je donne de la force pour manœuvrer ma barque sans qu’elle se retourne face à la force du vent. Mais je tombe à l’eau et je tente de me maintenir à la surface malgré le fait que mes membres s’engourdissent à cause du froid. Je ne peux pas me noyer, ma vie est pourtant belle, je n’arrive pas à comprendre d’où vient ce mal-être si profond.
Je laisse le chagrin m’emporter loin, vers une plage inexplorée peut-être. Je me lève de mon lit et je hurle toutes ces pensées qui me tordent la tête. Je brise ce silence si oppressant pour moi, et tant pis pour les voisins. J’ouvre la fenêtre pour m’aérer l’esprit, et l’air frais m’apaise quelque peu. Une odeur d’après pluie me fait penser à ces doux matins pluvieux à la mer avec ma mère. Et elle me transporte.

Cette odeur…

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Hope if everybody runs, you choose to stay”  
One Republic - I Lived



Chasseresse de fautes  :superman:  Mon signe distinctif : §



Dernière édition par Flopostrophe le Mer 24 Juin 2020 - 22:48, édité 2 fois
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MarieRaphaello

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MessageSujet: Re: CC 3.84 - SUJETS   CC 3.84 - SUJETS EmptySam 6 Juin 2020 - 22:31

J'ai choisi La partie de carte
Balise -12 à -15 suivant les sensibilités : langage grossier

— Je pense que tu aurais dû balancer ton roi. Sérieusement, s’il y a bien un moment où le balancer, c’est bien maintenant.
—  T’es fou toi. Qu’est-ce qui te dit que j’ai un roi ?
— On n’est pas débile Arthur, tu fais tellement d’appels à coeur que c’est limite si tu ne te fous pas au milieu de la table en mode strip-tease.
— Ouais, j’imagine déjà ton joli p’tit cul tout blanc !
— Quoiii ? Mais c’est n’imp’ les gars. Vous êtes pas sérieux ? Je croyais qu’il n’y avait pas le droit de jouer à la parlotte ?
— T’inquiètes Arthi, joues comme tu veux. C'est juste pour lire dans ton jeu. Te laisse pas abuser.
— Facile à dire pour toi, Jon. Ça t’arrange bien de savoir avec qui tu joues.
— Rien à foutre, tant que j’ai pas le roi de cœur qui tombe, il est dans le chien.
—  C’est toi le chien.
— Sérieux on est obligé de se la jouer mecs ? Sans rire, on joue aux cartes. On balance des petits rectangles en papier avec des petits dessins dessus.
—  Ouais, mais perso, je les balance de manière super virile. Tu as vu ce mouvement de poignet. Regarde celui de Jon en comparaison. Sans rire, rien qu’à mon mouvement de poignet on sent que je suis un meilleur coup.
— Ou alors que tu n’as que ton poignet pour te donner du plaisir.
— Sérieux Lola, décoince-toi du cul. Tu es terriblement chiante comme meuf.
— Répond pas bébé, ça vaut pas la peine.
— Si vous voulez, je peux vous envoyer une photo de mon organe. C’est un joli dessin.
— Nan
— Nan, merci.
— Garde-la pour les plans Tinder
— Et toi, Lola, tu dis rien.
— Je suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à dire… Arthi, ne lance pas avec une tête tant que tu sais pas qui est avec Jon, ou ce que les autres ont. Il y a déjà eu un tour à trèfles, tu peux te faire couper par n’importe qui.
— Quoi ? Mais je lance quoi ?
— Ce que tu veux.
— Mais pas une tête
— …. Évite de commencer par de l’atout la prochaine fois.
— Mais pourquoi ?
— Tu vas faire monter tes partenaires
— Mais tu sais, la plupart de tes partenaires aiment monter
— Nan Arthi, c’était pour rire, ‘faut pas la prendre au sérieux. On t’a dit de ne pas commencer à l’atout.
— Sauf si tu cherches le petit.
— Ou que tu veux faire tomber le vingt-et-un, mais là… Rah non ! Mais t’es pas sérieux là ! Tu veux nous foutre dedans ou quoi ?
— Lola, je sais qu’il nous manquait une cinquième personne, mais c’est pas la peine de ramasser tous les types qui trainent au fin fond de ton répertoire
— Fermez vos gueules, j’arrive pas à me concentrer
— Je cherche un jeu de mot dégeu’ avec gueule et concentrer, mais je ne trouve pas …
—  Sans déc’, j’ai rarement vu des meufs aussi grasses !
— C’est parce que tu ne connais pas ma sœur ! Nan, bon, elle était facile celle-là.
— Bon, visiblement c’est Lætitia qui est avec Johanna. Arthi, évite de lancer à l’atout mon chou, tu vas te faire découper. On te l’a déjà dit, essaye de suivre.
— Là j’avoue que c’est un peu tard. Vous êtes déjà minables.
— Tu aurais dû partir sur une garde sans Jon, tu serais passé large devant Lola.
— Sans bouts et avec deux atouts ? T’es pas un peu malade toi ?
— Une autre partie Arthi ?
— Regarde sa tête, je suis pas sûre qu’il soit prêt à recommencer l’expérience.
— Non merci. Jouer avec vous, c’est pas ce que je croyais….
— Tu veux dire quoi ?
— Ben… Quand Lola m’a dit que vous faisiez du tarot entre copines, je m’imaginais pas ça…
— Quoi ? Qu’on était aussi grasses que des mecs ?
— Hein ? Non, ça, ça ne me surprend pas, tu crois que c’est parce que je suis un mec que je vis au Moyen-âge? Non, c’est juste que je pensais que c’était un jeu de vieux. Je pensais pas que c’était aussi agressif le tarot ! Je comprends rien, vous me gueulez toutes dessus !  Personne n’est prêt à ça !


Dernière édition par MarieRaphaello le Sam 6 Juin 2020 - 22:44, édité 2 fois
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Ourson Maladroit

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MessageSujet: Re: CC 3.84 - SUJETS   CC 3.84 - SUJETS EmptySam 6 Juin 2020 - 22:33

Le zèbre sans rayures



Dans sa chambre au huitième étage de l'Olympe, Épiméthée jouait à dessiner les créatures qui peupleraient la Terre, tout juste modelée. Ils avait totalement délaissé les colonnes à empiler, les puzzles à l'effigie de Zeus et les sucettes à l'ambroisie. Ses parents, Clymène et Japet, avaient beau l'appeler pour manger ou pour prendre son bain, il ne décrochait jamais ses yeux des divers animaux qu'il traçait avec ses doigts. Un jour, sa mère frappa à la porte de sa chambre et passa la tête dans l’entrebâillement de la porte :

- Pipim ? Mon pipounet, tu ne voudrais pas venir manger avec nous ? Tu n'as pas fini avec la création des animaux ? Tu sais bien que la télé n'a pas encore été inventée, alors ta présence à table mettrait un peu d'animation. Si je dois encore supporter d'écouter pendant deux heures ton père qui m'explique ses plans avec Cronos pour capturer et châtrer son père, je vais devenir com-plè-t'ment folle.
- J'arrive maman, deux minutes.
- Deux minutes, je te connais mon Poupout, tu dis toujours ça, et après..
- Mamaaaaaan.
- Très bien, très bien, on va t'attendre.

Clymène allait s'en aller, quand elle se tourna pour voir un peu mieux ce que faisait son fils.

- Oooh il est joli cet oiseau, comment tu vas l'appeler ?
- Un Flamant. Parce que j'en suis à la lettre F.
- Et pourquoi il est tout rose ?
- J'ai pas encore fait cette couleur.

La jeune femme appela son mari pour qu'il voit l’œuvre de son fils. Japet arriva en se grattant les fesse. De grosses touffes de poils dépassaient de sa toge.

- Regarde Japy, Pipoum a créé un oiseau tout rose.
- Euuuh ouai. Hum, ça fait pas un peu euuuh.
- Un peu quoi mon chéri ?
- Bah un peuuu, youpi tralala, tu vois bien, un peuuu... Enfin ma Climounette,  Épiméthée est un garçon, il ne devrait pas colorier ses animaux en rose.
- Roh mais laisse le donc s'amuser.
- Ouai, ben si il se met à porter des robes faudra pas s'plaindre.
- Papaaaaa, mamaaaaan, allez-vous en, j'arrive pas à me concentrer.
- Oui oui mon Epimounet, mais n'oublie pas de garder quelques qualités à offrir aux humain mon choupinet. Tu as déjà distribué les carapaces, les griffes rétractables, l'intelligence, les écailles, les ailes, et même les sortes de glandes puantes là.
- Mais oui mamaaaaan, rholalaaaa.

La porte se referma, et le jeune Épiméthée se mit en tête de créer un animal qui ressemblerait au cheval, un animal au quel il avait déjà donné vie il y a quelques jours et qu'il affectionnait particulièrement. Et comme il en était à la lettre G, il décida de l'appeler : le gèbre. Il traça les contours de l'animal, avec diverses annotations et flèches, puis le modela avec de la boue blanche. Comme il le faisait pour chaque animal, il le dota également de la parole. Il s'adressa au nouvel être qui allait habiter la Terre :

- Bonjour et bienvenue à la vie, ton nom sera le gèbre ! Dis le : « Je suis un gèbre »
- Ze suis un zèbre !
- Non, un gèbre
- Un zèbre
- Gèbre
- Zèbre.
- Tu te moques de moi ?
- Mais non ze ne me moque zamais de personne !

Tous les animaux qu'Épiméthée avait créé éclatèrent d'un rire communicatif, et tous y allèrent de leur commentaire. Une véritable cacophonie envahit la petite chambre du garçon.

- Côa Côa, un animal qui ne sait pas prononcer son nom ?
- Je Crrrrrrrôôôaaaaa que c'est l'animal le plus stupide que j'ai vu !
- Hou ? Hou hou ?
- Sssssssss'est ssssssssssssi bête un gèbre, ssssssssi sssssssstupide !

Paniqué, le jeune créateur de la faune éclata en sanglot, et retira la parole à tous les animaux.  Pour punir le gèbre, il décide de le colorier en rose. Il se saisit de son feutre, mais celui-ci ne marchait pas. Il prit alors un sceau de peinture noire et le jeta, enragé, sur les animaux. La plupart purent s'abriter, sauf le corbeaux, le gorille, et quelques autres bestioles. Le Gèbre, qui n'était pas bien malin, c'était abrité derrière les volets, et se retrouva donc rayé de blanc et de noir.
 
*

Devant l'enclos dans le quel courait leur cheval blanc, Pierre racontait cette histoire à son fils Nicolas. Son fils lui tenait la main et l'écoutait attentivement.

- Tu comprends Nico, Petitvent n'est pas un zèbre sans rayure, il s'agit bien d'un cheval. C'est peut-être moins original, mais il ne faut pas avoir honte de lui. Il était l'animal préféré d'Épiméthée, tandis que le zèbre était plus ridicule.

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"La haine n'est qu'une défaite de l'imagination" Graham Greene


"Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal." Robert Sheckley


Dernière édition par Ourson Maladroit le Sam 6 Juin 2020 - 22:42, édité 4 fois
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Lukiaamagi

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MessageSujet: Re: CC 3.84 - SUJETS   CC 3.84 - SUJETS EmptySam 6 Juin 2020 - 22:34

Il entra d’un coup dans le bar, ouvrant la porte d’un grand coup de pied, en hurlant : « Ou qu’il est le Teigneux ?! ». Cinq hommes qui se tenaient là, tous autour d’une petite table ronde, se retournèrent vers lui. Aucun n’avait daigné se lever, ni même éteindre leur cigare ou poser leur whisky on the rocks. Il avait du mal à les distinguer dans la pénombre ambiante. Le temps que ses yeux s’accoutument, il entreprit d’essayer de distinguer le lieu qui l’entourait. Des murs composés de simples planches de bois, un comptoir en chêne massif, une grande table de billard américain, et pleins d’autres meubles usuels pour un bar à l’ancienne. Une odeur de fumée planait dans l’air, mais pas de ce genre de p’tite fumette qu’on trouve partout. Non, non, non. Non, c’était cette odeur de fumée qu’on trouve dans les lieux ou des types bien sapés passent leurs accords. Le genre d’accord qui vaut des millions, que ce soit en dollars ou en vies. Finalement son regard revînt se poser sur les cinq types.

Ses iris rétrécies, il pouvait enfin les discerner. Sur la toute gauche se trouvais un homme chauve, quelques kilos en trop, petite chemise hawaïenne en short, bref le mec riche à la retraite. Puis y’avais un moustachu, le genre de type qui ressemble à Sancho Panza, mais en bien plus intelligent et dangereux. Les deux qui suivait se ressemblaient, grands, maigres, avec un costard à la cravate bien serrée. Et enfin sur la droite, celui qui imposait. Le genre de gaillard avec qui ont fait pas le malin, car on sait que les embrouilles avec lui c’est pas juste un ou deux os. Et on sait aussi qu’on perd toujours. Bref, toute une clique de durs à cuire qui le fixait, impassibles et calmes.

Il savait qu’il avait merdé, en entrant de cette façon. Son pote Brebin l’avait prévenu de pas chercher des noises au pauvre type qu’avais bousculé sa fille. Mais quand il s’agissait de sa fille, rien n’y faisait. Personne n’avait le droit de la toucher. Pas même le pire des enfoirés qu’on évite à tout prix. Un des cinq hommes, le type qui impose, pris alors la parole : « Bon espèce de bougre, si t’es venu jusqu’ici y’a qu’une raison et la connait tout. On n’a pas toute la journée, alors vient au fait, est-ce que tu penses oser aller jusqu’au bout de c’que t’avances ? ». Il déglutit difficilement, sentait sa gorge se nouer face à la pression des regards. Après tout ce qu’il avait dû faire pour venir jusqu’ici, après toute cette merde qu’il avait dû endurer, il allait flancher ? Il rassembla toutes les miettes de courage et de colère qui lui restait, et répondit : « Tu me prends pour qui hein ? Des types comme vous j’en ai déjà vu plein, et moi je suis là pour une bonne raison. Alors arrêtez de faire vos gros caïds, parce qu’avec moi vous allez vite arrêtez de sourire. ».
Le moustachu le regarda intensément : « On a l’air de sourire nous ? Hein ? Tu nous prends pour des amateurs c’est ça ? Des grandes gueules comme toi on en à déjà fris des centaines p’tit gas, alors arrête ton chahut. T’as pas ta place ici, retourne chez toi et fait toi une grande tasse de chocolat chaud, tu veux ?». Chemise hawaïenne pris alors la parole : « Mais laisse-lui une chance le pauvre, il vient d’arriver et regarde-le il est dans tout ses états. Allez petit, essaye t’as rien à perdre au point ou t’en es. ». Il s’avança, les regardant l’un après l’autre avant de leur demander : « Très bien. Je suis ici car je cherche un type surnommé Teigneux, c’est lequel d’entres vous bandes d’enflures ? ». Les cinq hommes se dévisagèrent l’un après l’autre relativement surpris. Puis chemise hawaïenne s’exclama : « Bah y’a bien mon chien qui s’appelle Teigneux, m’enfin il est mort y’a deux semaines ? ». Déconcerté, il posa la main sur la chaise du chauve : « Mais bon sang, y’en a vraiment aucun d’entre vous qui se rappelle avoir traumatisé ma pauvre Dolly ?! ». Avec un gros rire gras, chemise hawaïenne le regarda lui disant : « La seule Dolly que j’connais, c’est la Dolly Parton que j’ai dans ma main p’tit bonhomme. ». Blême, il demanda alors : « Mais pourquoi m’avoir menacé si vous n’avez rien à voir avec cette affaire ? ». Le type imposant le regarda, haussant un sourcil : « Au poke, mon p’tit, faut jouer le dur à cuire pour gagner. C’est pas ça qu’t’es ici ? Au célèbre Cactus Soyeux Poker lounge ? ».

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