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 La Maison Finn /!\ -8

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Yggdarsil
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MessageSujet: La Maison Finn /! -8   Ven 21 Déc 2012 - 19:01

Fermez la porte de la salle où vous êtes, éteignez la lumière, tirez les rideaux, fermez les volets... Installez vous confortablement et....
Commençons....
La maison Finn

Il y avait vingts ans que je n'avais pas remis les pieds dans mon village natal.
Presque tout avait changé.
Mais il restait la maison Finn, comme si la terreur de ce lieu avait éloigné les promoteurs comme elle m'éloignait quand j'étais jeune, ainsi que tout les gamins du coin.
Je ne sais pas trop pourquoi, mais à ce souvenir, je décidais soudainement d'aller la visiter. Après tout, il s'agissait d'une maison abandonnée, rien d'autre.
Je franchissais le vieux panneau « Ne pas entrer, propriété privée » couché sur le sol boueux, où quelqu'un s'était amusé à ajouter, à la bombe à peinture rouge : « Ou alor vous alé mourir ». Je prenais donc le sentier qui menait à la maison.   
Arrivé à sa porte, elle avait un air menaçant, imposant. Composée à l'origine de deux étages, on en avait ajouté deux autres, mais apparemment, le plus élevé s'était effondré, il n'en restait plus que trois. Le dernier grinçait et bougeait dans le vent comme une brindille molle, en émettant des chuintements abominables.
J'appréciais particulièrement les petites aventures, alors je me décidais à entrer dedans :
Au rez-de-chaussée, qui semblait avoir déjà été exploré, un désordre incroyable (un vase cassé, des tableaux tombés et des poutres pourries jonchaient le sol) était agrémenté d'une inscription du même drôle qui avait laissé sa remarque sur le panneau à l'entrée du domaine: « Fete demitour avan qu'il ne soi tro tar, vou n'avé pas respecter mon avertismen ». J'ignorais cette inscription répugnante relevant de l'irrespect des lieux, et remarquais des empreintes de pas dans la poussière. Il n'y avait qu'une rangée, qui se dirigeait vers la cuisine, puis qui empruntait l'escalier, au fond à droite. « Sûrement la même personne qui a écrit cette inscription », me dis-je, sans me soucier de la manière dont l'intrus avait pût sortir de la maison.
Le rez-de-chaussée n'était pas très intéressant : dans la cuisine, quelqu'un avait sorti tout les couteaux sur l'évier. « Si ce badeau veut effrayer quelqu'un, il est tombé sur le mauvais numéro », me dis-je, pour me donner du courage. Au fond du halle, une porte à double battant donnait sur un vieux salon.
Les meubles et les fauteuils étaient recouverts de poussière, et, apparemment, le gosse ne l'avait pas visité. Le sentiment d'être le premier être humain à venir en cette pièce depuis une centaine d'années me mit mal à l'aise un instant, puis je repris mes esprits et décidais de découvrir le premier étage. Je montai donc l'escalier.
Le sol était en parquet, et, à droite, en face et à gauche de l'escalier, des salles étaient présentées par des portes en verre flou, sur lesquelles était représenté deux angelots. En y regardant de plus prêt, on pouvait remarquer un sourire cruel, des sourcils froncés. Je sursautai quand je remarquai que chaque couple d'anges était en train de torturer un rat. Il y avait aussi gravé sur chaque porte une inscription latine : « Es nihil prius nobem » mais n'ayant jamais poussé trop loin mes études latinistes, il m'était impossible de la traduire. On entendait déjà faiblement les chuintements du troisième étage. Les empruntes, elles, montaient directement au deuxième.
J'allais donc dans la première salle, à ma droite .
A en voir l'aménagement, composé du reste d'un lit, d'un tapis mité et d'une vieille armoire au portes cassées, il devait s'agire d'une chambre. On pouvait voir, au fond de la salle, un cadre renversé d'où la peinture avait presque disparue. Je m'approchais et remarquai alors l'esquisse de l’œuvre d'origine : un crâne en train de brûler. Je me lassai vite de cette salle et visitai donc celle du milieu.
Elle n'était pas grande, et trois pupitres étaient étroitement disposés. Il y avait dessus des morceaux de journaux. Je lût une date : Le 13 Septembre 1859. La maison était donc beaucoup plus ancienne que je ne le pensait. La une de chaque morceaux traitait de crimes, de vols, d'assassinats... « Le propriétaire de cette demeure devait aimer les annonces lugubres » me dis-je. Le plus étrange, c'est que certains mots avaient été raturés, on ne distinguait plus rien, et cela donnait par exemple : « Le célèbre ------ a été tué hier, vers d------------, autours de ---- Les ------------------------------------------- mystère de l'assassinat reste entier. Cependant, les ----------------------- ont déclaré qu'il pouvait s'agir d'une ------. » Un certain auteur du pseudonyme de Yack Rivais était friant de ce genre de jeu de mots, mais comparé à lui, ce n'était aucunement drôle. Comme j'en avais fini avec cette pièce, je visitai la dernière.
Une autre chambre, exactement pareille à l'autre. Je découvris cependant l'entrée d'une salle de bain communicante. J'ouvrais la porte, et tombai sur un tas de morceaux de marbre à petits points rouges, qui ont dût appartenir à la baignoire ou à la cuvette, ainsi que sur de vieux tuyaux. Il me sembla alors entendre quelque chose, depuis l'un d'eux. On aurait dit une voix humaine, étouffée, enfantine... Je me dits que c'était le vent, et je sortit de la salle pour monter au deuxième étage.
Les chuintements du troisième étaient beaucoup plus forts, et je ne trouvais qu'une chose en face de l'escalier : un couloir. Au fond du couloir, un mur de brique. Une pancarte était accrochée, il était écrit dessus « CONDAMNE ». Je m’avançais et perçut comme un léger ronflement de poêle. Je tentai de casser le mur : sans résultat. Je renonçai donc, un peu déçu.
Quand aux traces de pas, elle montaient toujours par l'escalier.
Je prenais l'escalier pour monter au troisième.
Les chuintements était très forts, à en faire mal aux oreilles. Le vent sifflait entre les planches J'étais encadré par deux armoires cassées. Je fouillai dedans, et ne trouvai que les restes d'un vase en porcelaine. Les traces de pas continuaient vers une pièce adjacente.
A mon grand bonheur, j'y trouvais un piano demi-queue. Au fond, deux étagères exposaient des bocaux, dans lesquels flottaient d'étranges boules marron.
Je me dirigeai vers le piano et, curieux de connaître son son, je tapai un la.
A mon grand étonnement, il jouait juste. Je me demandai comment un piano n'avait pût souffrir de plus d'un siècle.
En face, une chaise se trouvait. Je la pris, et plaquai un accord en Do mineur.
Le son était pur, magnifique. Je commençai à jouer un requiem de Mozart. On aurait dit que c'était un orchestre, avec des chœurs qui chantaient, on entendait presque les paroles. Je ne connaissais hélas qu'à moitié ce morceau, mais quand vint l'endroit où il me fallait une partition pour me rafraîchir la mémoire, mes mains continuèrent à jouer. Je m’étonnais moi même, et, pris dans un élan de transe, je jouai jusqu'à la fin du morceau.
Le dernier accord joué, je remarquai que les chuintement s'étaient arrêtés. Puis je décidais, pour me réveiller, de jouer un bel accord majeur.
A ce moment là, il me sembla que le piano grinça. J'aperçut une fissure que je n'avais pourtant pas remarquée à mon arrivée. Je commençai à jouer un air guilleret, une polka de Tchaïkovski.
Mais rapidement, les notes devinrent fausses, et les sons se désaccordaient. Les chuintements et les soufflements du vent reprirent.
Effrayé, je me levai.
Je vît les empruntes que j'avais aperçu en entrant. Elles se dirigeaient vers une trappe dans le sol. Je l'ouvrit.
Il s'y trouvait une échelle, et mût par l'envie de découvrir, je l'empruntai.
J'arrivai dans un salle sombre. Mes yeux s’accommodèrent et je vit un mur de brique au fond.
J'étais donc au deuxième étage, derrière le mur !
Mais une autre surprise m'attendais.
Au bout d'une minute, je trouvais une lampe à huile. Ayant des allumettes dans ma poches, je l'allumai.
Je faillit vomir. Des cadavres en décomposition jonchaient le sol. Au fond, sur une chaise, de dos, un squelette propre, avec un grand couteau à pain dans la cage thoracique, était penché sur une table. Soudain, la lampe s'éteignit. Je cherchai l'échelle, je ne la trouvai pas.
J'entendis un léger cliquetis.
Mon cœur n'y résista pas.


La Gazette d'Imes

DES CADAVRES RETROUVES AU COUR D'UNE DÉMOLITION

Dans le petit village de Dîmes-le-bois, un promoteur immobilier entamait la destruction d'une vieille maison lorsqu'il remarqua quelque chose tomber d'un étage :
il s'agissait de cadavres, pour la plus part « Morts de crise cardiaque », selon le docteur Denshik, appelé sur les lieux. Il s'y trouvais trois morts « frais », « dont un datant de la veille » (Ibid), quatre en décomposition et un squelette. D’après les archives, la demeure aurait appartenu à un certain Denis Finn, célèbre pour ses crimes, et qui devrait être le squelette retrouvé, selon les analyses.
Deux des trois morts reconnaissables ont pût être identifiés...

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   Ven 21 Déc 2012 - 19:25

Brrr ... J'en ai des frissons dans le dos . Sympa comme histoire d'épouvante . Twisted Evil Twisted Evil

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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   Ven 21 Déc 2012 - 22:43

prochain halloween on la pubie sur le blog de nos partenaires :D genial!
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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   Sam 22 Déc 2012 - 11:53

Merci pour ces encouragements.
Je ne sais pas si vous avez remarqué combien mon héro est bête....
Comme quoi un assassin s'amuserait à faire des jeux de mots... J'adore énerver le lecteur, je sais pas si c'est bien réussi. Le pire, c'est que j'avais peur rien qu'en l'écrivant.

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Tiunterof
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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   Sam 22 Déc 2012 - 14:01

J'aurais pu trouver cette nouvelle trés bien et effrayante mais malheureusement je suis d'une stupidité affligente. Je me suis rendu compte que cette nouvelle ne faisait pas peur quand on la lit en plein jour et que sa petite soeur écoute de la musique jute à côté.
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Yggdarsil
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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   Dim 23 Déc 2012 - 21:00

Je ne connais aucune histoire d'horreur qui fait peur en plein jour, en présence d'une autre personne, et c'est pourquoi j'ai mît des instructions avant le texte.

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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   Lun 24 Déc 2012 - 10:03

Je sais et c'est pour cela que je dit que je suis d'une stupidité affligente
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MessageSujet: Re: La Maison Finn /!\ -8   

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