Encre Nocturne
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Encre Nocturne
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 CC 4.19 Sujets

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AuteurMessage
Titi

Titi

Lion Messages : 1097
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Localisation : Dans la région de la cancoillotte
Humeur : Miaou

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MessageSujet: CC 4.19 Sujets   CC 4.19 Sujets EmptyMer 7 Oct 2020 - 21:30

Bonsoir et bienvenu pour ce CC

Voici les sujets de ce soir :

1. Une nuit inoubliable
2. Batterie de secours
3. Cadeau surprise
4.

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Si tu as un souci, n'hésite pas à me MP Wink

Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn:

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

"Ce n'est pas parce qu'on a les meilleurs intentions au monde, qu'on ne fait pas des dégâts." - https://youtu.be/pR3lqr7_KBY

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus

Je te juge:
 
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Spangle

Spangle

Vierge Messages : 281
Date d'inscription : 30/03/2020
Localisation : Bzak

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MessageSujet: Re: CC 4.19 Sujets   CC 4.19 Sujets EmptyMer 7 Oct 2020 - 22:04

Une nuit inoubliable



Ce client-là était très sympa. Dans l’ensemble ils sont tous plutôt sympa, le but est de passer un bon moment, n’est-ce pas ? Mais lui, il avait un petit quelque chose en plus. Et il jouait d’une façon qui me plaisait, le courant passait bien. C’était simple, fluide, prenant et suffisamment original pour que je ne m’ennuie jamais.

Alors quand il m’a parlé d’une nuit entière, j’ai dressé l’oreille. D’abord, j’ai tout de suite su qu’il était sérieux. Les autres en parlaient parfois mais ça ne se concrétisait jamais. Ensuite, il avait son petit projet de jeu. Il avait envie de me réveiller, de voir quelle mine ensommeillée je ferais. Il voulait que je dorme avec un grand t-shirt blanc pour créer une atmosphère différente de nos rencontres habituelles, une atmosphère faite d’oreillers froissés et d’yeux frottés à la hâte. Bref, ça tenait la route et ça promettait même d’être amusant. J’ai adhéré sans réserve à ce projet.

Ce soir-là, j’ai sonné à sa porte avec dans mon sac quelques affaires pour la nuit : brosse à dents et tutti quanti. Nous avons pris un verre et bavardé un peu, puis nous avons joué comme à l’habitude. Nous sommes allés nous coucher peu après, et j’ai sombré comme une souche dans les bras de Morphée.

Mais quand il a secoué doucement mon épaule pour entamer la partie nocturne de notre plan, mon hébétude était un peu plus grande que prévue. J’ai tenté de suivre ses indications, faisant n’importe quoi. Il a voulu comprendre ce que j’essayais de faire, m’a demandé :
— Qu’est-ce que tu veux faire ?
Ce à quoi j’ai répondu la première chose qui me passait par la tête :
— Fumer une cigarette.

Il a capitulé, m’a accordé le droit d’aller fumer puis m’a dit que je pouvais me rendormir. Pour couronner ce petit fiasco, j’ai commencé à ronfler si fort qu’il a terminé la nuit sur le canapé. D’une courtoisie inébranlable, il a préparé du café pour mon réveil. Nous avons fait le bilan de cette nuit, définitivement piteux. Il ne m’en a pas tenu rigueur et nous avons continué à nous voir, mais seulement pour la soirée.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Utilisez le pronom iel et les accords neutres ou masculins pour parler de moi, merci.
Je chasse les fautes dans les sections romans, théâtre et fanfictions, n'hésitez pas à demander un coup d’œil. Mon signe est &.
Voici la liste de mes textes, merci d'avance pour vos commentaires !
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Bims
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Bims

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MessageSujet: Re: CC 4.19 Sujets   CC 4.19 Sujets EmptyMer 7 Oct 2020 - 22:27

Hello, j'ai choisi batterie de secours, c'est d'actualité.. :rire:

                  Mon mari m'appelle ce samedi-là, il est au travail et la voiture ne démarre pas. Déjà au moment de sa pause l'après-midi. Il est allé chez un ami. Mais je suis au travail et ne finis qu'à 18h30.  Retour au travail pour lui pour le service du soir.  A la fin de sa journée, vers 1h du matin, je suis allée le rejoindre pour essayer de démarrer la voiture avec les câbles. Mais la voiture ne veut rien savoir. Pourtant le démarreur fonctionne sans soucis, c'est après que ça se gâte, le moteur ne part pas. Nous décidons de laisser la voiture dans le parking et nous sommes rentrés à la maison.
                 Le lendemain, nous sommes retournés réessayer mais même les câbles branchés, toujours pareil. Nous sommes passés au garage le lundi suivant. Pris rendez-vous le mardi pour que le garagiste regarde pourquoi la voiture ne démarre pas. Il démonte un peu le moteur et s'aperçoit que l'essence n'arrive pas. La pompe à essence probablement hors service. Plus qu'à remorquer la voiture au garage, mais difficulté supplémentaire, celle-ci est dans un parking souterrain, le camion de dépannage ne passe pas...  Je retourne au garage avec le mécanicien qui fait son rapport au chef. Celui-ci me dit qu'ils vont se débrouiller pour la sortir de là le soir-même ou le lendemain.

                  Pendant ce temps, la patronne de mon mari lui prête sa voiture gentiment, elle ne s'en sert que rarement son mari en ayant une aussi. Mais la voiture ne démarre pas non plus, la batterie est à plat. Du coup, re-belotte, les câbles, et la voiture démarre. Impeccable. Mais l'aventure ne s'arrête pas là... mon mari roule sans soucis, va chercher un de nos garçons au collège, revient à la maison, et repart pour le service du soir. Mais après le service... la voiture ne démarre plus. Je retourne le voir, démarrage aux câbles, encore. Je lui dis de rouler un peu avec la voiture pour recharger la batterie pour être tranquille le jour suivant. Las! Il a roulé pendant une cinquantaine de kilomètres, mais au matin la batterie de nouveau vide. Redémarrage aux câbles pour pouvoir aller travailler, j'ai besoin de l'autre voiture pour travailler aussi.   Le patron a dit à mon mari d'acheter une batterie neuve et de la changer mais pour aller en chercher une il faut une voiture. C'est bête...  Mon mari a finalement appelé un des fils du patron qui est garagiste pour avoir une batterie.  Mais il ne l'aura pas avant demain 10h. Ce soir, j'irai le chercher et le ramènerai demain matin.
En espérant que la batterie de secours fonctionne, et que ce n'est pas un soucis d'alternateur.


Je vous mettrai le fin de cette aventure dans mes commentaires Wink

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If you have a dream go chase it, ( si tu as un rêve, poursuis-le)
If you feel hope, Don't waste it,  (si tu ressens d l'espoir, ne le gâche pas)
If you find love, embrace it    (si tu trouves l'amour, garde le bien)
And never take a single breath for granted  ( et ne considère pas une seule respiration comme garantie)
The story's yours, go write it   ( c'est ton histoire, vas-y, écris-la!)

Extrait "Granted" Josh Groban


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Lunny

Lunny

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MessageSujet: Re: CC 4.19 Sujets   CC 4.19 Sujets EmptyMer 7 Oct 2020 - 22:30

SUJET : Batterie de secours
1h, 968 mots

Un rayon de soleil traverse les volets et tombe sur l’oreiller à côté de moi ; l’oreiller que j’ai chassé dans mon sommeil sans repos. Le même cycle qui se répète, encore et encore. Des jours sans joie et des nuits sans trêve ; un soleil sans chaleur et une lune moqueuse. Chaque matin la même bataille perdue d’avance.
Mon regard délaisse la tâche de lumière et se pose sur le réveil : 8h00. Il est largement temps de se lever sinon je vais être en retard. Mais à quoi bon ? Pourquoi quitter la chaleur réconfortante lit alors que seul le froid m’attend dehors ? Je ne veux pas. Debout. Juste encore un peu… une demi-heure et je me lève, promis. Debout ! Non, encore un peu… Il fait si bon… DEBOUT !
Un grognement m’échappe et je me lève ou plutôt, je tombe. Je m’évade de ma gangue de couvertures et me laisse choir sur le parquet de ma chambre. Le froid me saisit aussitôt et je tremble. Alors, pour le contrer, j’enfile un gilet qui traîne par terre et me précipite dans la cuisine pour mettre de l’eau à chauffer.
Pendant que la bouilloire remplit son office, je sors une banane et une tasse dans laquelle je pose un carré de sucre qui est aussitôt recouvert pas une couche de café instantané. Je me perds dans la contemplation du paysage que je regarde sans le voir et ce n’est que lorsque la bouilloire se met à siffler que je reviens à la réalité. Je verse l’eau sur le café et touille distraitement pendant que j’entame ma banane. Je n’ai pas faim. Je n’en veux pas. Pourquoi manger si on a pas faim ? D’ailleurs, pourquoi n’ai-je jamais faim ? Mange.
Je croque dans le fruit, mais le cœur n’y est pas. Un haut-le-cœur me parcourt, laissant mes flancs douloureux et un goût de bile dans le fond de la gorge. Si l’aliment solide ne passe pas, autant essayer le liquide. J’aspire délicatement une gorgée, mais le breuvage n’a pas le goût de café, à la place c’est une saveur de cendre qui se dépose sur ma langue. Boit. Je n’en veux plus, ce n’est pas bon. Quelle horreur.
Je laisse tout en plan et quitte la pièce. En passant devant le four l’horloge de celui-ci capte mon regard : 8h45. Le temps a filé. Il s’est enfui si vite… Bien trop vite. Si je n’y prends pas garde je vais être en retard. Froid. Un frisson me parcourt. Il faut que je prenne une douche, ça me réchauffera.
Je gagne la salle de bain et me déshabille avant d’entrer dans la cabine et, d’une main tremblotante, tourne les boutons pour faire couler l’eau. Et elle coule ! Chaud. Mais pas comme je l’attendais. Froid ! Au lieu d’un déferlement de chaleur, c’est une cascade glacée qui s’affale sur moi. Je laisse échapper un cri aigu, coupe l’eau et sort de la douche pour m’enrouler dans ma serviette. Je frémis et je tremble, et je me balance. Et j’ai froid, si froid. Mon nez, mes mains, mes pieds, mon torse, tout est si froid. Des sanglots éclatent soudainement avant que j’ai le temps de les réfréner et mon regard, embué par les larmes, se tourne vers la montre étanche posée sur l’évier, juste sous le miroir : 9h30. Encore une fois le temps s’est enfuit. Dépêche-toi.
Les tremblements et les sanglots finissent par cesser sans m’avoir réchauffée. Il faut que je m’habille. Un pantalon, des chaussettes, un débardeur, un t-shirt à manche longue et un sweat à capuche, ça devrait suffire à me réchauffer. Je les enfile un à un et, peu à peu, le froid s’estompe. Un nouveau cadran attire mon attention : 9h57. Ça y est, je suis en retard. Définitivement et irrémédiablement en retard. Vite.
Avec un soupir je me saisis maladroitement de mon sac et quitte l’appartement pour prendre la direction de l’arrêt de bus. Evidemment, le bus tarde. Il se met à pleuvoir et la maigre chaleur fournie par mes vêtements s’efface sous la froideur de l’humidité. Je tremble à nouveau. Froid. Soudain, le bus est là. Il est bondé. Je veux monter, mais je ne peux pas. Trop de monde. Des cris et des discussions assourdissant s’en échappent et il reprend sa course avant que j’ai le temps d’esquisser le moindre mouvement. Je le regarde disparaître dans le lointain sans réagir, l’esprit aussi vide que le creux dans mon cœur. Vide.
Je ne serai pas à l’heure. Quoiqu’il arrive il est trop tard désormais. Je pourrais courir ou essayer le stop, mais je n’en ai pas l’envie. Je n’ai plus envie de rien. Rien. Je me lève tous les matins et tous les matins c’est la même chose. J’ai froid, je tremble, le temps s’enfuit et je ne veux rien, ou alors je veux mais je n’y arrive pas. Rien ne se passe : je vois la vie qui file mais rien ne m’y raccroche.
Il pleut de plus en plus fort alors je prends le chemin du retour et regagne mon appartement puis ma chambre. Arrivée là je me glisse dans mon lit et mon attention se concentre de nouveau sur la tâche de lumière – à peine visible à cause de la pluie – qui se détache sur mes draps. Beau.
Avant j’arrivais à faire semblant, à lutter contre le vide qui grandit en moi, bien au chaud dans ma poitrine. Avant, quand je vivais avec d’autres, j’étais capable de mentir, de sourire, même si je ne le pensais pas. Leur présence me donnait l’énergie de feindre, de prétendre que je voulais agir même si c’était faux. Menteuse. Mais maintenant que je suis seule, à quoi bon faire semblant ? A quoi bon prétendre ? Autant être honnête. Autant laisser le temps filer. Cesser.
Spoiler:
 

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Home is people. Not a place.
Robin Hobb - The Realm of the Elderlings


Dernière édition par Lunny le Mer 7 Oct 2020 - 22:44, édité 3 fois
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MarieRaphaello

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MessageSujet: Re: CC 4.19 Sujets   CC 4.19 Sujets EmptyMer 7 Oct 2020 - 22:31

J'ai choisi "batterie de secours"

Rue sale. Froide. Six heures du matin. 27 janvier.
La brume s’échappe de sa bouche pour se fondre dans le brouillard ambiant. Il frotte ses mains (pourtant gantées) les unes contre les autres, les colle sous ses aisselles pour les réchauffer. Il sautille sur place, comme si ses pieds refusaient tour à tour de rentrer en contact avec le bitume gelé.

- ‘tin de pays de merde, grogne-t-il.

Il regarde d’un côté puis d’un autre. Il n’y a pas âme qui vive, le bourgeois est dans son lit et la rue est devenue la propriété des chats, qui traversent tranquillement, d’un pas souple.

- ‘tin de royaume des chats de mes deux.

Il rentrerait bien se réfugier dans la voiture, mettre le contact pour pousser le chauffage à fond, mais, oui, vous avez bien compris le problème, inutile de vous faire un dessin : la vitre est fracturée. Ça ne servirait à rien d’autre qu’à réchauffer les chats _qui ont l’air de parfaitement s’en sortir tout seul.
Il aimerait bien dire que c’est un connard de mec qui lui a défoncé au pied-de-biche. Ouais, ça serait bien, ça, un connard de gamin qui voulait se la jouer comme un homme, et qui lui a fait ça de nuit, comme un lâche.
Sauf que non, en fait ça s’est pas du tout passé comme ça. C’était le soir où il était avec son pote Niko _celui avec un « k », le Nico avec un « c », il l’aime pas trop en fait. Mais sa femme fait un super rôti de porc le dimanche, et ils aiment bien inviter des gens le dimanche, et lui aime bien la bonne compagnie et la bouffe gratuite ; enfin bref, il était avec Niko, c’était le soir de la finale de la coupe d’Europe de foot, 2 juillet 2000. La France est championne d’Europe ! Sauf qu’ils sont bourrés avec Niko, et pas franchement pour la même équipe. Bref, il ouvre trop sa gueule et Niko finit par lui briser la vitre à coup de pied de chaise. Honnêtement, il l’avait bien cherché.
Et voilà, presque sept mois qu’il roule avec une vitre rafistolée au scotch ! Ça marche pour la pluie, mais ça caille sa mère.
Normalement, il aura une voiture de fonction dans son prochain job. Une voiture de fonction. Ça pète comme mot ! De quoi se refaire en quelques mois !
Il attend en dansant que l’heure veuille bien tourner. Que le rideau de fer qu’il a en face de lui veuille se soulever. Il veut repartir, mais pas moyen sans passer par la case boutique. Impossible de redémarrer maintenant.
Et il a un sacré paquet de route à faire pour relier Clermont-Ferrand
Enfin la grille de fer s’ébroue dans une longue complainte métallique. La lumière blanche apparaît peu à peu, comme une photo sur Internet, avec les anciens modems tout pourris. Bande Par Bande.
Il range son bonnet et ses gants dans sa bagnole, il ne veut pas paraître trop miteux. Et traverse la rue qui le sépare du commerce.
Quand il rentre, il fait chaud, ça sent bon. Il se sent un peu penaud, un peu timide, un peu démoralisé.

- J’te sers un café ?

La voix d’Angeline, toujours sèche, et qui ne peut pourtant pas s’empêcher d’être sympa.

- Ouais, un grand s’il te plaît. De quoi tenir les cinq heures de route.
- Il te fallait bien ça, alors.

Elle ricane à moitié, mais prend quand même pitié de lui, comme au bon vieux temps. Il a l’air tellement perdu. L’éclat blanc des néons de la boulangerie lui donne un teint blafard. Il a l'air tout près de gerber, oui.

- Je vais te préparer un thermos.
- Oh ! C’est sympa, ça. Je te le rendrais quand je reviendrais.
- T’en fais pas pour ça, va.

Elle hausse les épaules, et ajoute un pain au chocolat avec le thermos.

- Tu tiens le coup ?
- Ouais, ouais. C’est pour le mieux. Je suis content d’avoir trouvé du travail, même si c’est loin. Si tout se passe bien, ils me feront revenir dans le coin rapidement.
- C’est bien ça.
- C’est sympa de ta part de me laisser venir ici une dernière fois avant de partir. Sans ça, je n’aurais jamais eu assez de jus pour me lancer.
- Pas de quoi.

**blanc** Il cherche ce qu’il pourrait bien ajouter.

- Je vais les chercher, fini par dire Angeline.

Elle passe en arrière-boutique. Il l’imagine ouvrir la porte de derrière, celle que lui-même franchissait tous les matins et tous soirs, des années auparavant.

- Maël, Sonia, venez faire un bisou à papa avant qu’il s’en aille !
- OUAAAAIS !

Entend-il. Et des petits pas qui descendent les escaliers malgré les plaintes de leur mère. Sonia lui a fait un dessin, une batterie de secours pour les jours où ça n’irait pas.
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Lukiaamagi

Lukiaamagi

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MessageSujet: Re: CC 4.19 Sujets   CC 4.19 Sujets EmptyMer 7 Oct 2020 - 22:36

Une nuit inoubliable

Mon histoire ? C’est à moi que vous vous adressez ? Ah oui, eh bien… Comment vous racontez l’histoire d’une vie en quelques minutes seulement. Un fort dilemme que vous me présentez, très cher. Si mon existence devait se résumer à une médiocre centaine de phrases… Hiver, douce nuit de nonante-cinq, quatre tableaux, deux battements de cœur, découverte... Si ma vie était une histoire alors oui, ce serait celle-là. Cette nuit si impromptue, qu’elle en fut inoubliable…

Comme toute histoire banale, je me promenais tranquillement dans la rue afin de m’aérer l’esprit. Après des heures passées sur ce satané chapitre, qui non seulement refusait de s’écrire seul mais en plus avait l’audace de soutenir mon regard courroucé, j’étais à bout. Oui bout, comme de la boue visqueuse qui s’accroche à vos vêtements, ou une casserole qui boue. Bref, de l’air, du vent, de la fraicheur et de la liberté ! Voilà ce qu’il me fallait pour me requinquer.
C’est pourquoi j’étais hors de mon refuge douillet, ici dans le froid givré qui me léchait avec sa grosse langue humide. Mes jambes se mouvaient seules, avec l’habitude des esprits rêveurs qui se laissent aller. Si l’environnement présent affaiblissait mon corps, et augmentait la cadence des passants, il n’avait pas le moindre pouvoir sur mon être intérieur. Car celui-ci était à des milliers de kilomètres de là, imaginant une vie en Asie, dans la grande métropole bouillonnante de Tokyo. Jusqu’à ce qu’un reflet de lumière vienne transpercer ma rétine, envoyant un flot immense d’informations droit dans mon cerveau, m’arrachant à mes merveilles.
Fichue voiture avec leur phare éblouissant, en plus celles-ci étaient accompagnés par toute une fanfare cacophonique de moteurs. Pas toujours merveilleux la technologie… En plus, maintenant que j’étais de retour dans mon corps, ma gorge m’enquiquinait à pleurer de ses grosses larmes sèches. Par conséquent, je pris la décision de partir en quête d’un café ou non seulement m’abreuvoir, mais aussi me réchauffer. Et droit devant moi, un chemin se dessina seul entre les passants : le Tournant.

Comment ça c’est trop lent ? Eh vous m’avez demandé ma vie, alors respectez quand même qu’elle prenne un peu de place. Vous pensiez que j’allais vous dire « Veni, vidi, vici » ? Ahlala, enfin bon, retournons à nos moutons. Du café, de la chaleur, des clients, bref, le Tournant.

Je poussais à peine la porte d’entrée, qu’une douce chaleur épousa mon corps. Des petits frissons traversèrent mon circuit nerveux de part et d’autre, sauf au niveau des doigts. Très durs à réchauffer ces petits gas là. La tenante me salua d’une voix forte, avec un arrière-ton de maternité. Après un coup d’œil efficace, il avait été décidé que mon refuge temporaire serait la table tout au fond, dans un petit coin à l’abri des regards. Presque caché j’oserais dire. Car à l’époque voyez-vous, si je me sentais plus grand que le monde entier, eh bien je me faisais plus petit que le plus fébrile d’entre nous tous. Manteau, écharpe, veste, installation rapide. Je n’attendais plus qu’à commander.
Et c’est à ce moment qu’elle arriva. Chevelure noire, corps svelte à la silhouette agile, un jean bleu classique, un t-shirt noir avec le nom du bar imprimé en caractères blancs. Si ma description s’arrêtait ici, je l’aurais catégorisé comme une jolie fille, sans plus. Mais le tatouage qui s’enroulait autour de son biceps, tel un serpent, et les intenses traits finement dessinés de son visage, contribuait à lui donner une merveilleuse aura couleur basalte. J’étais charmé, ou plutôt, envouté. Captivé par elle et tout ce qu’elle était. Indépendamment, chaque engrenage qui la constituait était commun. Ensemble, il n’était plus engrenage mais un entremêlement d’émotions et de sensations.

J’en fais trop selon vous ? Ahahah, il se pourrait qu’effectivement je choisisse mes mots avec attention. Mais la vérité est présente, jamais je n’ai été aussi épris par l’aura d’une personne, qu’avec la sienne. Jamais cette couleur basalte ne m’est apparue à nouveau.
Malheureusement manque de temps pour les deux "tableaux" suivants rire2 . Mais si je les avait ajouté, ils seraient venu avec une balise [-18 - contenu adulte] (serait-ce un spoil ? Laughing ). En dernière note, comme toujours tristesse pour la suppression des magnifiques alinéas sniff .

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Just a wandering soul, lost in an open world.
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