Encre Nocturne
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Encre Nocturne
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 CC 4.26

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AuteurMessage
Titi

Titi

Lion Messages : 1097
Date d'inscription : 29/06/2016
Localisation : Dans la région de la cancoillotte
Humeur : Miaou

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MessageSujet: CC 4.26   CC 4.26 EmptySam 31 Oct 2020 - 21:30

Bonsoir ami•e•s nocturnien•ne•s, voici le CC du samedi AHDE
Imaginez, créez, mais surtout, amusez-vous o/


1. Tentation
2. Bulles de soda
3. Douceur trompeuse
4.

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Si tu as un souci, n'hésite pas à me MP Wink

Hey, pssst, Invité , j'ai répertorié tous les textes que j'ai postés sur le forum ~ici~ Fais-y un tour si le coeur t'en dis :latourn:

Les mercredis, 21h30 environ (heure française), je lance le CC. Vous pouvez d'ailleurs m'envoyer vos suggestions par mp (ou discord).

CDF (Poésies, Chansons, Chamarrés) :la: , mon signe distinctif est ♫

-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

"Ce n'est pas parce qu'on a les meilleurs intentions au monde, qu'on ne fait pas des dégâts." - https://youtu.be/pR3lqr7_KBY

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus

Je te juge:
 
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http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
Horadere

Horadere

Balance Messages : 150
Date d'inscription : 02/10/2016

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MessageSujet: Re: CC 4.26   CC 4.26 EmptySam 31 Oct 2020 - 22:06

On va dire que j'ai choisis entre la 1 et la 3

La tentation de la peur est trompeuse...

Tout les jours sur cette île
Paraissent être des années
Depuis que nous sommes divisés
Je peux le sentir dans l’âme de mes filles

Plus personne n'est en sécurité
La peur est en train de les ronger
Il y a aucun moyen de revenir en arrière
Je sais exactement ce que je dois faire

Il faut que je transforme cette forêt
Que cette dernière ce recroqueville
Afin de faire en sorte que le moindre être fébrile
Ne puisse pas être , de l'extérieur, blessée


Il est temps de reconstruire notre tanière
D'en refaire un havre de paix
Pour tous ceux qui ne peuvent rien faire
Tel que nos bébés...
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Bims
Maître du Temps
Maître du Temps
Bims

Balance Messages : 203
Date d'inscription : 27/04/2020

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MessageSujet: Re: CC 4.26   CC 4.26 EmptySam 31 Oct 2020 - 22:27

Hello, j'ai choisi tentation.

                       Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de papa. Maman prépare son gâteau. Déjà, hier, elle a préparé la ganache au chocolat. Sentir l'odeur du chocolat fondu au bain-marie me mettais l'eau à la bouche. Puis elle a ajouté une partie de la crème chaude en trois fois, ensuite le reste de la crème froide. Bien mélanger, laisser refroidir un peu avant de laisser reposer au frigo jusqu'au lendemain pour le montage. Ensuite, l'odeur du caramel a envahi la cuisine.... Ah! cette odeur... je m'en lèche déjà les babines... peut-être pourrais-je lécher la casserole?  Le caramel prêt, elle ajoute la crème chaude puis le beurre salé. Hmmmm.... ça promet... Je me suis endormie hier soir avec les bonnes odeurs de la cuisine.  
               Ce matin, je suis réveillée par le bruit du batteur dans le saladier. Je descends les escaliers quatre à quatre pour regarder maman préparer le biscuit. Elle a déjà blanchit les jaunes d'œufs avec le sucre, ajouté la farine et la fécule. Elle est en train de battre les blancs en neige fermes. Maman ajoute un peu de sucre pour serrer les blancs et les ajoutes à la première préparation. Un peu de vanille, et hop ! dans les moules, direction le four. En attendant que le biscuit cuise, elle prépare le sirop pour imbiber le gâteau. Un peu d'eau, du sucre, de la vanille, on laisse bouillir.
                Pendant ce temps, je me régale en léchant le saladier , après autorisation de maman bien sûr. Ah ! Ce plaisir ! Au début je prends la maryse (*) pour récupérer le maximum de pâte, puis je n'y tiens plus, je prends le saladier à pleine main et le lèche goulument. Ma mère se met à rire en me voyant faire. Elle me voit au travers du bol transparent, visiblement, ça me donne une tête étrange.  
                Le minuteur sonne, c'est l'heure de regarder si le biscuit est cuit. Maman prend un couteau et plante la pointe dans le gâteau doré. Il ressort aussi propre qu'il est entré. La cuisson est parfaite. Elle sort les plaques du four, démoule les préparations sur des grilles pour les faire refroidir.
              Oh ! Cette odeur... Je me régale à l'avance. Maman profite que ce soit encore chaud et imbibe les biscuits avec le sirop préparé pendant la cuisson. Il va falloir prendre son mal en patience et attendre que tout cela refroidisse. Je quitte la cuisine à contre-coeur.

                 Une bonne heure plus tard, me voici de retour, les biscuits ont refroidi et maman monte les ganaches. Pour cela elle utilise de nouveau le petit batteur électrique pour celle au chocolat et a  mis celle au caramel dans le robot pâtissier. Ainsi, les deux seront prêtes en même temps pour l'assemblage du gâteau.
              Tout est prêt, je reste sagement sur ma chaise devant le plan de travail et regarde maman faire avec des yeux gourmands. Une assiette, une première couche de biscuit puis la ganache chocolat pour commencer. Bien étalée de manière uniforme sur toute la surface. Puis une deuxième couche de biscuit. La ganache caramel cette fois. De même, bien étalée sur toute la surface. Rebelotte avec le troisième biscuit, la crème au chocolat puis la quatrième et dernière couche de biscuit. Place ensuite pour recouvrir le gâteau avec le reste de la crème au caramel. Maman a mis les crèmes dans des poches à douille, elle fait un joli décor avec les reste de ganaches. Elle fait de petit points cannelés, alternant chocolat et caramel. Quelques petites boules de sucres argentées et voici le gâteau terminé.
               Encore un peu de patience, ce n'est pas encore  l'heure du goûter et la préparation a encore besoin de prise au froid.  Pour me faire attendre, ma mère m'autorise à lécher les saladiers de crèmes. Quel bonheur !

             Je retourne ensuite à mes occupations, surveillant l'heure du coin de l'œil. Je n'ai que le gâteau en tête, la tentation est grande d'aller ouvrir le frigo et d'y mettre ne serait-ce que le bout du doigt... Mais maman veille au grain et m'éconduit à chaque tentative.
           
              Enfin, la délivrance ! L'heure du goûter sonne !  Papa rentre du travail. A table ! Je suis tellement pressée que j'ai déjà tout préparé : le café de papa, le thé de maman et les verres de mes frères et sœurs. Les petites assiettes  et les petites cuillères bien évidemment.
            Encore quelques instants, papa souffle ses bougies et ouvre ses cadeaux. Et enfin je peux plonger goulûment ma cuillère dans la part qui me tend les bras. Ah ! Ce gâteau ! Quel plaisir !

* maryse: ustensile de pâtisserie, sorte de spatule plate, généralement en silicone pour bien racler les saladiers. Wink

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If you have a dream go chase it, ( si tu as un rêve, poursuis-le)
If you feel hope, Don't waste it,  (si tu ressens d l'espoir, ne le gâche pas)
If you find love, embrace it    (si tu trouves l'amour, garde le bien)
And never take a single breath for granted  ( et ne considère pas une seule respiration comme garantie)
The story's yours, go write it   ( c'est ton histoire, vas-y, écris-la!)

Extrait "Granted" Josh Groban


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Lunny

Lunny

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MessageSujet: Re: CC 4.26   CC 4.26 EmptySam 31 Oct 2020 - 22:29

La petite fille et l'écharpe
Tentation (bulles de savon, douceur trompeuse), début à 21h49 fin à 22h29, 1068 mots


La douce brise de printemps soufflait délicatement sur les cheveux de la petite fille et les ébouriffait doucement. Blonds et bouclés, presque blancs, et d’une finesse extrême ces derniers voletaient autour de son visage fin et androgyne. Elle se tenait debout derrière la fenêtre, ses bras croisés sur le rebord et le menton posé dessus ; devant elle se déroulait le paysage paisible d’une campagne tranquille.
De doux et moutonneux nuages blancs flottaient dans le ciel d’azur et lui dissimulaient parfois le soleil. Chaque fois que cela se produisait, le visage de l’enfant se fermait et son nez délicat se fronçait en une grimace de mécontentement. Le reste du temps, ses yeux ambrés, d’une pâleur presque translucide, suivaient la course des nuages et en extrayaient des formes et des images. Ici, un lion, là un chat ou encore dans celui-là, un dragon la gueule béante près à dévorer des bulles de savon.
Le temps se défilait lentement : à son âge, l’enfant n’avait pas de devoirs pour remplir ses jours de relâche et aucun frère ni aucune sœur pour empêcher ses heures de se remplir de solitude. Peut-être cela aurait été plus agréable si elle avait un chien, un chat ou un quelconque animal pour lui tenir compagnie et se rouler à terre avec elle, mais elle n’en connaissait aucun. Ses jours – et parfois ses nuits – étaient donc fait d’attente et d’espoirs souvent déçus, de promesses rompues.
Cette journée ne dérogeait pas à la règle : on lui avait juré que quelqu’un prendrait le temps de jouer avec elle aujourd’hui, mais quand elle avait demandé pour un peu de compagnie, personne n’était libre. Alors elle se tenait là, derrière cette fenêtre, avec l’envie irrésistible de la franchir et d’aller se rouler dans l’herbe et les fleurs fraîches et de courir sur les bords du lac et d’aller voir les animaux de la forêt. Oh ! Comme elle avait envie de sortir ! Mais même ce bonheur-là lui était interdit ! et pour une obscure et mystérieuse raison que ne semblait comprendre que les adultes ! Non, décidément, ce n’était pas juste.
Un soupir échappa à la petite qui leva son menton d’entre ses mains. L’odeur de l’herbe et du printemps lui emplissait les narines et lui donnait encore plus l’envie de braver les ordres de ses parents, mais alors elle serait punie… Non, décidément, ce n’était pas une bonne idée. Et si elle lisait un livre ? Son regard se porta sur le tas de livres d’image qui trônait dans un coin de la pièce avant de retourner se fixer sur la vue extérieure. Non, pas de livres aujourd’hui : il faisait bien trop beau pour ça !
Elle se dit qu’ils avaient mangé peu de temps auparavant ce qui lui laissait amplement le temps de se lancer dans un dessin ou une construction… à moins que… oui, cela pouvait marcher. En étant suffisamment discrète et en prenant garde à revenir que le soleil ne soit trop bas dans le ciel, elle avait largement le temps de sortir et d’aller se promener, peut-être même d’aller jusqu’au bois pour chercher son écharpe. Oui, c’était possible.
La petite fille se pencha par la fenêtre aussi loin que sa petite taille lui permettait, en dessous de l’ouverture, elle pouvait voir un buisson à l’apparence douce et duveteuse. Il était bien touffu et ses feuilles, d’un beau vert sombre, se balançaient doucement dans le vent. Mais elle était trop petite pour se hisser ainsi par la fenêtre alors elle se laissa retomber sur ses pieds et chercha un tabouret ou n’importe qu’elle autre support autour d’elle. Elle finit par découvrir une petite chaise dans un coin de la pièce et alla la chercher. Ce n’est qu’une fois debout sur le siège, qu’elle se dit que son idée n’était peut-être pas si bonne qu’elle le croyait : et si on la voyait ? Elle voulait à tout prix éviter d’être punie.
A l’issue d’une brève hésitation, elle pris sa décision : ni une, ni deux, elle plongea en avant et s’assit à califourchon sur le rebord de la fenêtre et se laissa tomber dans le buisson. Elle l’avait cru touffu et bien moelleux, mais son apparence extérieure était d’une douceur trompeuse : les branches étaient en réalités peu nombreuses et écartées, ornées d’épines acérées qui lui lacérèrent sa peau pâle et firent poindre le sang d’une multitude de petites coupures. Un sanglot lui échappa.
Cela faisait mal, si mal ! Quelle idiote elle était ! La colère monta et enfla en elle, et sous le coup de la frustration, elle cassa les branches du buisson qui lui avait fait mal et les jeta au loin. Puis, les larmes aux yeux et une moue boudeuse sur son visage, elle s’en fut en direction du bois dans lequel elle pénétra sans un regard en arrière : il lui fallait trouver son écharpe ou tout cela n’aurait servit à rien. Alors elle la chercha. Elle alla à tous les endroits qui lui était coutumier : le ru, la clairière du feu, la cabane de bois et même la vieille tanière du renard, mais son écharpe n’était nulle part.
Il commença à faire sombre et froid. Le vent forcit et sa plainte geignante emplissait ses oreilles jusqu’à lui en donner la migraine. Ses plaies lui faisaient mal et certaines d’entre elles saignaient encore parce qu’elle ne pouvait s’empêcher de gratter les croûtes déjà en formation. Ses pieds, enfin, ses pieds lui faisaient mal à force de marcher et ses yeux s’étaient asséchés à force de parcourir les ombres du bois.
Au bout d’un moment, elle s’arrêta et regarda partout autour d’elle : elle ne reconnaissait rien. La peur la prit. Une peur violente et brutale, qui fit battre son cœur à toute vitesse et lui couler de la sueur dans le dos, alors même qu’elle avait froid. Perdue. Elle était perdue. Elle se recroquevilla contre la souche d’un vieil arbre alors que la nuit tombait et que des larmes salées et chaudes commençaient à couler sur ses joues. Elle avait peur, froid et faim, mais surtout elle était encolère. Furieuse contre son écharpe qui avait osé disparaître et ce buisson qui lui avait fait mal. Mais surtout, elle était en colère contre elle-même d’être sortie sans rien dire et d’avoir cédé à l’appel de cette journée de printemps.
Au bout d’un long, très long moment, elle s’endormit, épuisée.

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