Encre Nocturne
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 [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...

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Ilya
mord-sith démoniaque
mord-sith démoniaque
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Féminin Messages : 754
Date d'inscription : 19/09/2012

MessageSujet: [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...   Lun 21 Jan - 21:43

Voici le début d'un roman que j'écris, cependant, j'aimerai savoir si l'introduction est nécessaire, et surtout comment l'améliorer. Merci d'avance.

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, mais elle n'arrivait pas à dormir, il n'y avait rien à faire, et malgré tout l'ennui qu'elle éprouvait, elle ne parvenait pas à dormir. Ce n'était certainement pas faute de bonne volonté. Pourtant, dès qu'elle ouvrait les yeux sur la pénombre ambiante, Maëlys n'avait qu'une envie, se rendormir.

Finalement, elle fit son choix. Elle alluma sa lampe de chevet avant de se rendre à un bureau, où traînait encore sa rédaction : « Racontez un de vos premiers souvenirs, réel ou imaginaire ». Elle avait d'abord fait un souvenir heureux, d'une petite fille qu'elle n'était pas, et qu'elle n'avait jamais été. Et alors, avec une acuité étonnante, elle se rappela de son premier souvenir, nébuleux comme celui d'un rêve matinal. Alors elle déchira la feuille sans la moindre trace de pitié et écrivit la vérité :

Elle a quatre ans. Elle marche dans une rue sale et puante. L'odeur la prend à la gorge. Une odeur d'égout, de manque d'hygiène et d'entretien, une trace d'essence et d'alcool, de tabac aussi peut-être. Elle a un peu peur, seule dans cette endroit glauque. Seule, pas tout à fait. Un homme l'accompagne, le compagnon de la gentille dame qui l'a (quel est le mot déjà?) adoptée. Il est brun, pas spécialement frêle, mais pas musclé non plus. Il s'approche de la trentaine, mais cela se voit à peine. Son visage géométrique porte les marques de ses sourires francs. Pas ceux qu'il lui a adressés, mais ceux qu'il destine à sa nouvelle maman et aux autres. Mais, avec lui pour venir avec elle, c'est comme si elle est seule au fond. Seule avec son appréhension et des questions qui se pressent dans sa tête. D'ailleurs, elle se demande ce que ca fait quand on ouvre son corps. Est-ce qu'elle va mourir? Comment se fait-il qu'elle mourra pas, vu la gravité du bobo? Un rien peut la rassurer, un peu de chaleur humaine, mais, il semble ne pas la voir. Il la croit naïve, après ce qu'elle a vécu!!! Mais au fait, qu'est-ce-qu'elle a vécu? Elle ne s'en souvient pas... pourtant, elle a bien dû vivre quelque chose avant la dame et son homme. Une de ses nouvelles amies a déclaré fièrement que les premiers souvenirs se forment à l'âge de trois ans. Elle hausse les épaules. Aucune importance. Un an de différence, c'est pas beaucoup. Elle a froid, et elle est fatiguée. Ils ont dû partir tôt pour arriver à l'heure, et, en cette matinée d'hiver, le soleil commence à peine briller. La fée Soleil a commencé son travail, comme dans le conte que la gentille dame lui a raconté hier. Elle se souvient d'être passée devant un nombre inimaginable de boutiques diverses et variées. Elle a cessé de s'y intéresser à la troisième. C'est des boutiques ennuyeuses de grands, elle a pas mis longtemps à le comprendre. Elle a mal partout, surtout aux jambes. Il faut dire que le monsieur marche comme un grand, à grandes enjambées, en faisant une là où elle en fait trois. Elle trottine ainsi derrière lui depuis ce qui lui semble être une éternité, et elle se demande combien de temps elle pourra encore tenir. Enfin, il s'arrête, rêvassant devant une vitrine quelconque. Elle le rattrape et tant pis si il est pas content, elle le force à lui donner la main pour pouvoir le ralentir. Il la regarde étonné puis l'oublie aussi sec de nouveau. Elle n'aime pas cette indifférence. Pourquoi tente-t-il de lui cacher ce qu'elle sait déjà? Il la considère comme le symbole de son échec à faire un enfant. Sinon, ils ne l'auraient pas adopter, et elle en est consciente, mais il pourrait au moins lui parler. La haïr ou l'aimer. Peu importe. Pas l'ignorer comme il le fait.

Elle leva le nez de son manuscrit, un vague sourire aux lèvres. Heureusement que ses relations avec son beau père s'était améliorées C'était souvent lui qui prenait sa défense maintenant face à sa belle-mère, moins flexible que son époux. Elle chassa cette pensée, Bien consciente que si elle voulait la finir un jour, elle devait se remettre à sa rédaction.

Enfin, elle sent qu'ils arrivent. Elle voit bientôt un immense bloc blanc. « La clinique » il a dit. Alors, la boule de peur qu'elle a mis au fond de son ventre est de nouveau propulsée, plus grosse à chacun de ses pas. Ils descendent un escalier tordu et elle devient un petit animal terrifié. Elle veut se débattre, crier, pleurer. Elle se souvient que c'est là qu'on a emmené sa mère. Sa mère? Impossible, elle ne se rappelle de rien, avant le bureau de l'homme et le couple venu la prendre. Et pas de maman dans sa mémoire. Pas de visage, pas d'odeur. Même pas une vague sensation pour la lui évoquer. À cette pensée, elle a mal. Pas dans son corps, mais dans son cœur, dans sa tête. Une solitude plus vaste que le vide de l'espace comme celui dont elle avait entendu parler hier. Le vide. Le néant. Elle a entendu dire qu'elle est « amniséque », ou un mot comme celui-là. Elle ne sait pas ce que cela veut dire, sûrement pour désigner les gens qui ont du néant dans leurs souvenirs, comme elle. Mais, ce qu'elle supporte le moins, c'est d'avoir pour seules connaissances la parole, les mots, rien sur le fonctionnement des choses. Elle sait les désigner, mais pas s'en servir ou établir des liens entre-elles. Alors elle est sans cesse obliger de regarder les autres avant, et ne peut rien faire toute seule. Elle a peur. La clinique doit être aussi grande que les châteaux des contes de la dame. Pourtant, l'image les montre différents. Sans doute que les jolis châteaux de la fin ne ressemblent pas à ceux des méchants. C'est cela, elle va entrer dans un château de méchants. Après tout, qui s'amuse à ouvrir les gens sauf les méchants? Elle veut fuir, se débattre, mais la main, chaude et indifférente à la fois, la retient. Prison dans laquelle elle s'est jetée d'elle même. Une foule se presse. Des hommes, des femmes, à l'air soulagé, désespéré, inquiet, fatigué, heureux, embêté, toute une palette d'émotion. Beaucoup de blouses blanches aussi. Elle en a peur. Elle n'aime pas quand il y a tant de personnes. Enfilade de couloirs, brillant d'une lumière artificielle, presque irréelle. Elle n'aime pas les ampoules, elle en a jamais vues dans sa vie d'avant. Quelle vie d'avant? Elle se sent seule, isolée, dans un monde inconnu depuis son entrée dans l' « hôpital », comme une femme vient de dire d'une voix anxieuse à une boîte plate et rectangulaire collée à son oreille. La fillette voit une autre arriver, avec l'habit blanc qui semble être de coutume ici. Sa respiration s'accélère. Elle est à moitié tétanisée, elle n'aligne plus la mojndre pensée cohérente. Irrationnelle. Angoisse irrationnelle. Illogique. Elle reconnaît la femme, elle en est certaine. Mais...non, c'est une inconnue, elle a dû se tromper. Encore. Une « infirmière » (homme en noir à droite, à côté de la porte) se dirige vers elle. Elle est jeune, 25 ans maximum. Elle a des cheveux noirs bouclés qui lui arrivent à mi-dos. Elle a deux grands yeux bleus et elle semble gentille, avec ses traits tout jolis et fins.
« Monsieur EilYare* je présume? Vous venez pour l'opération de... »
Elle a cessé d'écouter. Elle va mourir, elle n'a plus que quelques précieuses minutes. Elle doit fuir. Mais elle ne peut pas. Ses muscles la prennent en traîtres. Ils refusent de la porter vers la sortie, mais quand il s'agit de suivre la dame blanche.... Elle a envie de pleurer, mais elle ne peut pas. La dame est plutôt sympathique. Elle tente même de la rassurer.
« Tu verras, tu ne sentiras rien, voix douce et chaude,et si tu es sage et courageuse, tu auras même un bonbon ou deux. Tu seras un peu fatiguée après, mais ce... »
Elle lui fait confiance, avant de se raviser. Une fois, la méchante reine s'était fait passée pour une bonne vieille dame pour mieux réussir. Et la pomme peut être remplacer par des bonbons. Elle est donc sur ses gardes. On l'allonge sur une couchette inconfortable. Un second infirmier rejoint la première. Quinquagénaire, il est vigoureux et elle aime ses sourcils broussailleux, ainsi que son air faussement sévère. On dirait un grand-père. Elle se débat un peu, mais elle s'empêtre dans les draps.
« Chut... Ce n'est rien, ne t'inquiète pas, ça passera en un éclair ma puce »
Une main passe dans ses cheveux noirs comme de la suie. Elle déteste ça, c'est comme un adieu sans retour, comme la dernière fois... Quelle dernière fois? Peu importe. Du coin de l'œil, elle voit deux hommes, avec un masque sur la bouche. L'un des deux s'approche. L'autre s'enfonce dans un autre couloir. Reflet métallique dans la poche du premier. Vieil homme, il a des yeux noirs terrifiants surmontés de sourcils épais. Il ne ressemble pas à l'autre qui l'accompagne. Ses traits semblent ceux d'un tyran. Grimace des deux compères derrière elle. Ils n'aiment pas le chirurgien. Un assassin maléfique, sans aucun doute. Maëlys a alors peur. Rien par rapport à ce qu'elle a ressenti avant. C'est à peine une goutte d'eau dans l'océan dans lequel elle se noie à présent. Elle veut hurler. Mais des mains solides la retiennent..
« Tiens-toi tranquille à la fin! Je te dis que tu ne sentiras rien, fais-moi confiance à la fin! » La voix n'a plus rien d'amical. Sévère et sèche. Un mur de pierres auquel sa panique se heurte violemment, l'affolant encore plus. Elle veut fuir. On la fait entrer dans une salle à la lumière bleutée. L'homme l'y attend, une lame à la main. Elle n'arrive plus à respirer, du moins, elle en a l'impression. On lui plaque de force un masque sur la bouche et le nez, alors qu'elle vient de se relever à moitié. La dernière image qu'elle emporte est celle d'un chirurgien s'apprêtant à la tâche et d'une femme, étendue, une tâche rouge dans le dos. Une femme qui n'est jamais revenue.


*remerciements spéciaux à Kawet pour ce nom :)
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Dernière édition par Ilya le Jeu 4 Avr - 21:51, édité 2 fois (Raison : Balises oubliées)
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Yggdarsil
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Localisation : Dans le doute. Ou l'ignorance. Surement l'un des deux.
Humeur : Pourvu que ça dure !

MessageSujet: Re: [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...   Mar 22 Jan - 19:12

Simplement sublissime.
Ça me fait penser à mon appendicite, sauf que le chirurgien était plus gentil...
Mais ça reflète bien la vision de l'enfant, et le mystère meurtrier qui plane derrière est particulièrement entraînant.
J'ai rien d'autre à dire, j'ai déjà lut des histoires traîtant de souvenirs, et bien, parmi les histoires inventées (elle est inventée j'espère?) c'est la meilleure!
Bravo!

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

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orgie de .-.
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Ilya
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MessageSujet: Re: [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...   Mar 22 Jan - 19:19

Inventée en effet, et je suis contente que cela t'es plu :)
C'est un début d'un de mes romans, tant mieux s'il est accrocheur Wink

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Kawet

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Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...   Mer 23 Jan - 1:53

Super ! La.suite est pour quand ? :P

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Merci Maw' :D:
 



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Ilya
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MessageSujet: Re: [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...   Mer 23 Jan - 17:46

Pour le plus tôt possible ^^

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MessageSujet: Re: [TP (tout public)]Souvenirs... Souvenirs...   

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