Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La vie devant soi [TP]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 15:17

Voilà le texte que j'ai écrit pour un concours, en Janvier (résultats mi-mars...) ; on avait le choix entre deux débuts de texte écrit par l'auteur de "un coeur cousu", il fallait imaginer une suite de 2 à 4 pages. Le début imposé est en italique.
Bonne lecture ! cute


La vie devant soi


Kasim n’est plus qu’à quelques mètres de la Grèce.
Là-bas, de l’autre côté du fleuve, se dresse cette Europe dont il a tant rêvé.
Sur la rive où il attend, on nomme le large ruban d’eau Meriç, mais, quand il l’aura passé, il pourra l’appeler Evros. Voilà le doux nom qu’on lui donne, là où il va.
Le passeur lui a dit de ne pas bouger, qu’il reviendrait avec un autre bateau, qu’il lui suffisait d’attendre. Alors, depuis plusieurs heures, Kasim attend, tranquillement, assis dans la neige. Il a enfilé ses trois tee-shirts, ses deux pantalons, son pull et son anorak. Tout ce que contenait son sac. Mais ce n’est pas assez pour résister au vent glacial qui s’est mis à souffler et ses baskets de toile sont trempées.
Il n’avait jamais vu la neige. Il a eu tort de voyager durant cette saison. Il n’imaginait pas l’hiver si rude sur cette terre de cocagne.
Il observe le fleuve, ses reflets d’argent, ses remous, sa violence, les troncs d’arbres qu’il charrie et il attend.
L’eau a gelé par endroits, tout contre la berge. Sur l’autre rive, l’Europe. Le monde des vivants.
Il n’est pas seul à attendre. Un jeune couple a déplié une tente de fortune pour s’abriter. Ils sont quatre là dedans, les parents et deux fillettes. La plus petite a pleuré longtemps avant de s’endormir. Kasim est content de ne pas avoir d’enfant encore. De ne souffrir que dans sa peau à lui.
Deux autres hommes l’ont salué, puis se sont installés à quelques mètres en amont. Il ne comprend pas leur langue. Ils ont la peau claire et un beau sourire doux, mais il n’a pas saisi d’où ils viennent. L’important, c’est qu’ils sont costauds ! _ Cela rassure un peu Kasim de savoir qu’ils seront là pour pagayer à ses côtés. Car le passeur ne prend pas de risque, il se contente de vendre à prix d’or un petit bateau gonflable jaune à ceux qui veulent s’y entasser et braver les flots glacés pour gagner l’Europe.
Kasim a vu partir le groupe précédent et il a tremblé. Combien étaient-ils dans cette minuscule embarcation à moitié gonflée ? Dix ? Quinze ? Il faisait nuit encore. _ Ils se sont enfoncés dans les ténèbres.
Depuis, le vent a redoublé de force.
Les deux hommes en amont ont arrêté de sourire. Enfoncés dans l’eau jusqu’aux mollets, ils tentent de récupérer quelque chose dans le fleuve. Ils crient dans leur langue et Kasim comprend qu’ils ont besoin d’aide.
Il se dirige vers eux, quand une nouvelle rafale de vent l'oblige à attendre, courbé en deux. Devant, les appels se muent en cris d'horreur. Quand Kasim parvient enfin à leur hauteur, la stupéfaction et l'angoisse le forcent de nouveau à s'arrêter. C'est un cadavre que les deux hommes ont sorti du fleuve.
Malgré sa pâleur, et bien qu'il soit gorgé d'eau, le mort est encore reconnaissable. C'est un des gamins du groupe précédent.
Pourquoi est-il mort ? Est-ce toute l'embarcation qui a chaviré par accident, ou uniquement lui qui est tombé ? A moins qu'il n'ait sauté pour échapper aux garde-frontières... Impossible de le savoir.
Dans un silence de recueillement et d'angoisse, les trois hommes ensevelissent péniblement l'enfant sous la neige. Ils regardent sans la voir la côte qui s'étend devant eux et l'eau qui tourbillonne à côté, refusant chacun de croiser les yeux du mort dans la crainte d'y lire leur destin, et n'osant regarder leurs compagnons de peur d'y voir la même terreur que celle qui s'agite dans leur esprit.
Et ils recommencent à attendre. Longtemps. Suffisamment pour que leur peur et leurs doutes les étreignent à nouveau, de plus en plus fort.
Kasim observe encore le fleuve. Ses vagues infatigables, sa puissance silencieuse, sa force contenue. Un rayon de lune sur une crête. L'éclat scintillant d'une étoile venant troubler la noirceur de l'eau. A force de fixer les vagues, il a la sensation de se balancer avec elles, de danser comme elles dans une inlassable ondulation.
Dans le lointain, une vague plus grosse apparaît.
Non. Pas une vague. Un bateau.
Se redressant d'un bond, il s'apprête à crier la nouvelle à ses compagnons : « Il arrive ! Le passeur est là ! ». Mais les mots s'étranglent dans sa gorge. Le petit bateau à moteur qui file à toute allure vers la côte n'est pas le canot tant attendu.
Gris. Il est gris. La couleur des gardes-frontières.
Kasim se retourne vers les autres fugitifs. Ils fixent le point qui grandit toujours dans le lointain. Sur leurs visages, la Peur. Celle avec un grand P. Celle qui ordonne de fuir à toutes jambes et pourtant paralyse les membres. Celle qui hypnotise et condamne.
Un hurlement de loup déchire soudain le silence oppressant. Comme s'ils se réveillaient enfin, les parents, saisissant les fillettes, se mettent à courir vers la forêt qui étend ses sinistres ombres à quelques centaines de pas de là.
Kasim regarde les deux hommes, qui lui jettent en retour un regard indéchiffrable. Le point grandit encore, et Kasim parvient à distinguer les minuscules silhouettes qui s'agitent sur le pont du bateau.  Quand il reporte de nouveau son regard sur ses compagnons, l'éclat glacé de leurs yeux le fait frissonner. D'un geste sans appel, ils lui ordonnent de fuir.
Tremblant, Kasim reste un instant encore immobile, puis, après un dernier regard sur le bateau, à présent tout près, et sur les deux hommes qui ne font plus attention à lui, il s'enfuit. Court, droit vers la forêt que la nuit rend étrange. Sans paraître remarquer la neige dans laquelle il s'enfonce et le vent qui semble s'acharner sur lui, sans prêter attention aux rugissements du bateau et aux éclats de voix qui retentissent derrière lui. Il court. Et ce n'est que face à l'étendue sombre de la forêt qu'il hésite. Ralentit. S'arrête. Jette un regard en arrière. A ce moment, une déflagration le fait sursauter. Un des deux hommes est à terre. Une flaque rouge s'étend sur la neige blanche.
Un frisson d'horreur parcourt Kasim, qui se met à courir comme un fou, électrifié. Sans plus aucune hésitation, il entre dans la forêt. Autour de lui, des rayons lunaires dansent entre les chênes, pâles comme des morts. La forêt craque de partout, pareil à un vieil homme. Un hurlement lugubre s'élève comme un sombre présage, hommage d'un loup à la lune. Kasim court toujours.

Dans le lointain, une chouette lance son hululement solitaire dans la nuit. Le calme est retombé sur les arbres centenaires, mais bientôt l'aube va se lever. Kasim sait qu'il ne peut pas rester plus longtemps blotti contre un arbre : avec le jour, les gardes-frontières recommenceront à patrouiller sur les deux rives du fleuve. Un craquement de branches à proximité du chêne le fait soudain sursauter. Priant pour que ce ne soit pas déjà un policier, Kasim lève les yeux.
Deux yeux glacials le fixent.
Deux yeux brûlant de froideur, deux yeux bleus comme la glace. Deux yeux, et une toison argentée. Un corps nerveux, des muscles frémissants.
Loup.
Les yeux noirs écarquillés par la peur plongés dans les yeux bleus et sereins de l'animal, Kasim retient son souffle. Bête sanguinaire. Seigneur de la forêt. Traqueur solitaire. Animal somptueux et effrayant.
Loup.
Brusquement, il se détourne, et, d'un bond souple, disparaît dans la forêt.
Kasim n'hésite qu'une fraction de seconde, se lève, et se met à courir dans la direction prise par le loup, mû par un sombre pressentiment.
Quelque part dans la forêt, près du chêne-liège contre lequel s'était abrité Kasim, trois hommes s'arrêtent un instant, avant de s'élancer à leur tour.


Le soleil est à peine levé que la forêt vibre déjà de vie.
Au sommet d'un arbre, une tourterelle lance orgueilleusement son roucoulement à la forêt. Outré, un sanglier grogne dans son coin, interrompu par une chouette insomniaque. Dans l'ombre, deux loups guettent. Soudain, ils dressent les oreilles, et s'enfuient. Le sanglier les suit dans un fourré, et la chouette se hâte. Les trois hommes en uniforme traversent bruyamment la clairière, sans même se douter de la scène qu'ils ont interrompue.

Kasim ralentit. Il est à la lisière de la forêt. Au même endroit qu'il y a quelques heures. Mais la neige tachée de sang relate l'horreur de ce qui s'est passé entre temps. Les corps de ses deux compagnons ne sont plus là : leurs dépouilles déchiquetées errent sûrement dans le fleuve. Kasim l'observe ce fleuve, plein de rancœur : comment a t-il pu ne pas se rendre compte des sombres histoires que traîne cette eau dont il rêvait ? L’Europe, monde des vivants. Peut-être. Mais pas pour ceux qui veulent l'atteindre. Il aurait dû savoir, pourtant, que le bonheur n'est accessible qu'à ceux qui y sont nés. Pour les autres, sa recherche ne peut entraîner que la mort.
La mort.
Pourtant, Kasim ne veut pas continuer à vivre ici. Vivre de mendicité, le ventre tordu par la faim, en sachant que le lendemain la douleur sera encore plus forte. Vivre une vie qui ne vaut pas le coup d'être vécue. Vivre en espérant la mort sans oser l'accueillir. Vivre sans but, puis mourir.
D'un pas lent, il s'avance vers le ruban d'eau. Les rayons du soleil percent timidement les nuages. Il sait maintenant ce qu'il veut faire. Il a quinze ans, et la vie devant lui.
Les reflets du soleil dansent sur les remous du fleuve argenté, et au loin se dressent les contours flous de la Grèce. La neige tombe doucement, plongeant la scène dans un  brouillard, les flocons virevoltent dans l'air glacial. Les plus hauts chênes, maîtres de la forêt, étirent paisiblement leurs longues branches sous le soleil timide.
Kasim marche vers le fleuve.
Trois hommes sortent en courant de la forêt. Ils portent l'uniforme gris des gardes-frontières. Apercevant le garçon qui avance vers la rive, ils tirent leurs armes, et, d'une voix forte, l'interpellent. Sans marquer la moindre hésitation, le garçon continue à marcher. Les policiers réitèrent l'appel. Sans succès.
Kasim sait que les gardes-frontières l'ont retrouvé. Mais il n'a pas peur. Pour la première fois, il sait ce qu'il fait. La sagesse et la tranquillité du vieux loup brûlent encore dans ses yeux et dans son esprit. Il marche vers son destin.
Les hommes en gris hurlent que c'est la dernière sommation. Le garçon ne paraît même pas les entendre. Ils pointent leurs armes, et visent.
Kasim aspire profondément l'air, et s’enivre de la senteur du bois au réveil, de la fraîcheur de l'air dans ses poumons, de la caresse du vent et de la neige sur sa peau. S'enivre des cris des oiseaux, de la beauté du paysage enneigé, de l'immensité de la Terre. S'enivre de la vie.
Il a quinze ans, et la vie devant lui.
Sans ralentir, il rentre dans l'eau glaciale. Le vent joue dans ses cheveux, fait voler ses boucles brunes, siffle dans ses oreilles, fait tourbillonner la neige autour de lui.
L'eau lui arrive aux genoux.
Le soleil émerge derrière les nuages, inondant de lumière le paysage blanc. Un poisson saute hors de l'eau, ses écailles d'argent captent un instant un reflet éblouissant, puis, faisant jaillir des gouttelettes dorées, il replonge.
L'eau atteint ses reins.
L'air lui-même vibre de vie. Soudain, une détonation. Suivie d'un long silence. Dans l'eau flotte une masse sombre autour de laquelle s'étend une flaque rouge. Un long cri monte vers le ciel. Le cri d'un animal blessé. Blessé dans son âme. Le hurlement d'un loup aux yeux bleu glacial et à la fourrure grise.
La masse s'enfonce doucement dans l'eau.
Il avait quinze ans, et la vie devant lui.
Il avait quinze ans, et a décidé de son destin.
Il avait quinze ans.
Il est mort.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 


Dernière édition par Meredith Epiolari le Jeu 10 Juil - 16:21, édité 2 fois (Raison : aux garde-frontières => aux gardes-frontières, aurait du => aurait dû)
Revenir en haut Aller en bas
Tiunterof
Gardien grincheux de la CB
avatar

Masculin Bélier Messages : 1796
Date d'inscription : 24/10/2012
Localisation : Sur la CB, comme toujours.
Humeur : sss

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 15:32

J'adore ! Ce texte est magnifique. (y)
Revenir en haut Aller en bas
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 15:41

merci cute

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 
Revenir en haut Aller en bas
Fantaisie

avatar

Féminin Bélier Messages : 633
Date d'inscription : 10/10/2012
Localisation : ???
Humeur : … !!!

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 16:35

Très très beau. Je trouve juste que les gardes qui tuent sur des réfugiés, c'est un peu exagéré, non ? Enfin j'ose espérer qu'on en est pas encore là, qu'il reste encore un peu d'humanité…
En tout cas, bravo, je vois que j'ai une concurrente sérieuse en ta personne : je participe aussi !!! Mais j'ai choisi l'autre incipit…

------------------------------------------------------------------------------------------------
"Mieux vaut s'enfoncer dans la nuit qu'un clou dans la fesse gauche."
(Pierre Dac)
Revenir en haut Aller en bas
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 16:48

:P Tu poste ton texte ?
et merci... Oui, c'est un eu exagéré, mais bon... Ce n'est qu'une fiction après tout !

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 
Revenir en haut Aller en bas
Mephisto

avatar

Masculin Bélier Messages : 8
Date d'inscription : 16/02/2013
Localisation : Angers
Humeur : Massacrante

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 17:21

Pas mal du tout!
Le texte m'a vite plongé dans l'ambiance de ton histoire, même si la fin, je trouve ne colle pas trop avec l'histoire en elle même, sa casse un peut la lecture.
Mais enfin bon, ce n'est qu'un détail minime.
Revenir en haut Aller en bas
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Sam 16 Fév - 23:21

Merci !
Ne colle pas dans le sens de l'histoire ou de l'écriture ? Paske si c'est de l'histoire... ça a été décidé au tout début :P Et j'essaye de donner de faux espoirs a la fin, jusqu'au dernières lignes...

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 
Revenir en haut Aller en bas
Ilya
mord-sith démoniaque
mord-sith démoniaque
avatar

Féminin Messages : 754
Date d'inscription : 19/09/2012

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Dim 17 Fév - 21:29

J'aime beaucoup, cependant, je trouve que ca finit en queue de poisson.

------------------------------------------------------------------------------------------------
REJOIGNEZ LE MOUVEMENT OFFICIEL DES LAPINS ROSES FONDE PAR ILYA, REINE DES MORD SITHS AMOUREUSE DE SON LIT!!!
Revenir en haut Aller en bas
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Dim 10 Mar - 22:47

"que ça finit en queue de poisson"... Parce que Kasim meurt ?
Je ne voulais pas qu'il traverse le fleuve avec un gentil passeur, qu'il tombe en même temps sur l'amour de sa vie, qu'ils s'installe en Europe, qu'ils gagnent au loto, et qu'ils vivent heureux avec beaucoup d'enfants !
(même si c'est un peu exagéré... mais si peu...) :P

(A la place de "gentil passeur" j'avais écrit "gentil masseur"... Ça marche aussi, remarque cool)

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Lun 11 Mar - 10:21

c'est très bien écrit et captivant du début à la fin :) cependant je trouve étrange qu'il dise vouloir vivre une vie valant la peine d'être vécu et se tue quelques lignes plus tard Wink
Revenir en haut Aller en bas
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Mar 12 Mar - 1:53

Merci :)
C'est marque "vivre une vie qui ne vaut pas le coup d'être vécu", avec une négation...

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Mar 12 Mar - 11:28

je voulais dire que c'est ce qui ressort de ton texte jusqu'au moment où il décide de mourir ce qui m'a un peu prise au dépourvu :)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Mar 12 Mar - 12:12

Moi j'aime beaucoup! Je ne trouve pas la fin dérangeante, c'est vrai qu'elle donne des espoirs jusqu'à la fin, et il meurt d'une belle mort, avec fierté, au lieu de s'enfuir ou de se faire tirer comme un lapin. Et ça montre un rêve inaccessible... Bon, faut que j'arrête là, parce que sinon, je pourrais encore continuer longtemps!
Le seul détail que je n'ai pas trop compris pourquoi les deux étrangers restent, alors qu'ils n'ont absolument aucune chance contre les gardes-frontières?

Sinon, c'est magnifique cute (okay, tout le monde avait compris)
Revenir en haut Aller en bas
Kawet

avatar

Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Mer 13 Mar - 0:44

endis> Merci !!
carohandendis> les faux espoirs... Montrer à quel point la Terre est belle avant de l'oublier, à quel point la vie est merveilleuse avant de la quitter.. En tout cas c'est ce que j'ai essayé de faire ! Deux hommes menacent de le tuer, il se dirige vers le fleuve, il a dit que sa vie ne vaut pas le coup d'être vécu et qu'il veut la mort... Mais je veux faire espérer jusqu'au bout coeur (Oui, j'adore ce texte)

Endis> Je voulais continuer sur l'image que j'avais d'eux au début, mais en l'accentuant... Deux hommes à l'air sympa, mais parlant une langue inconnue... Et qui se sacrifient pour offrir à un enfant qu'ils ne connaissent pas le temps de s'enfuir... Inutile, au final... ou pas totalement, puisqu'il n'est pas mort "tiré comme un lapin", mais de son choix, après avoir vu la beauté.... enfin bref....


Résultats régionaux le 20 !! cute *sors*

------------------------------------------------------------------------------------------------
Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
LPBCRQA :la: 
MawPowaaaaaa :la: 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   Mer 13 Mar - 10:18

d'accord Kawet si c'était l'effet recherché je n'ai plus rien à dire Wink en tout cas tu écris très bien :)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La vie devant soi [TP]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La vie devant soi [TP]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Écrits courts :: Nouvelles-
Sauter vers: