Encre Nocturne
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8 résultats trouvés pour Humour

AuteurMessage
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: Clac la claque [-12]
philibert

Réponses: 4
Vues: 161

Rechercher dans: Poésies   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: Clac la claque [-12]    Tag humour sur Encre Nocturne EmptyDim 28 Avr 2019 - 12:18
Langage familier et un peu grossier [-12]. À prendre avec #Humour et légèreté.


Clac la claque
___________

La porte claque
Tu prends en bloc
Tes cliques tes claques
C'est ça le hic
Que tu me plaques
Pour ce trouduc
Vas-y explique
Je reste en vrac
Et sous le choc
'Faut un déclic
Que tu rappliques
J'ai pas le truc
Amour caduc
Mon coeur qui pique

sniff  Evil or Very Mad  snif
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: La vieille dame du bout de la rue (humour - fantastique) [TP]
La Lapine Cornue

Réponses: 11
Vues: 976

Rechercher dans: Nouvelles   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: La vieille dame du bout de la rue (humour - fantastique) [TP]    Tag humour sur Encre Nocturne EmptySam 14 Avr 2018 - 14:55
#Amitié-Famille #Surnaturel #Humour

BONJOUR AHDE
Pour la petite histoire :
 


Bref, c'est un gros délire, un test qui n'a pas pour vocation de produire un texte de qualité, mais de me sortir de mes automatismes (perso foncièrement bon, descriptions poussés, etc) AHDE Donc je recherche pas particulièrement des coms détaillés, vous êtes prévenus héhé.



J'ai écrit que le début pour l'instant. J'ai quelques idées pour la suite, mais je sais pas si je le continuerai ; c'est amusant à écrire mais j'ai l'impression que ça ne vaut rien. Donc c'est pas hyper motivant. À voir selon vos retours x)



Partie 1
https://docs.google.com/document/d/1Wp3N1ZtzhDeyu7a22YRY2tM7nY-3Fn-ixwbVzrDRDG4/edit?usp=sharing

Partie 2
https://docs.google.com/document/d/1JqOl0pMV1VCQDrbIibWBUZaiYZBfPM1sr8Ipqp06DNo/edit?usp=sharing

Partie 3 (fin) :
https://docs.google.com/document/d/1W1bEFv0Cpowa6FqaAQ6n6aEP79H8DYjmxy6Jz4SnMz4/edit?usp=sharing
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: Événement festif Halloween - Vos textes
Hartsock

Réponses: 11
Vues: 1105

Rechercher dans: Vos Défis   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: Événement festif Halloween - Vos textes    Tag humour sur Encre Nocturne EmptyMar 31 Oct 2017 - 11:52
Voici mon petit poème écrit à l'arrache. L'important c'est de participer AHDE

#Humour - #Epouvante-Horreur


Halloween:
 
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: [ANCIEN]Notes de Patch que personne ne lit
Alton

Réponses: 339
Vues: 11039

Rechercher dans: Vie administrative   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: [ANCIEN]Notes de Patch que personne ne lit    Tag humour sur Encre Nocturne EmptySam 16 Sep 2017 - 9:08
Mes salutations les plus clinquantes !

A mon tours de spammer ici comme un sauvage !

Comme vous l'avez sans doute déjà remarqué, une nouvelle liste de genre (sans raton-laveur est apparu) chacun des items de cette listes est un lien vers les sujet appartenant à la liste (au moment ou j'écris seul quelques genres son occupés, mais le peuplement ne saurai tarder Vent) et puis ça donne une idée de a qui ça sert !

Hee ... T'est gentil Alton ... mais Cooment on apparaît dans la liste ? Hein Hein ... Comment je fais hein !!!! :révolution: :révolution:

C'est simple bon ami nocturniens, il suffit de taguer vos texte comme indiquéhttp://www.encre-nocturne.com/t4283-convention-du-forum#46961

La liste de tag pour éviter de se promener à chaque fois là bas

Genre(s) au choix (minimum 1) : #Aventures - #Action - #Fantasy - #Science-fiction-Anticipation - #Romance - #Réaliste - #Amitié-Famille - #Surnaturel - #Policier-Thriller - #Drame-Tragédie - #Epouvante-Horreur - #Humour - #Spirituel-Philosophie

Juste une petite précision : Les tag, en plus d'être assez rigolo pour taguer n'importe quoi #Voilà #Utilité, sont un peu capricieux, du coup si vous votre etiquette n'est pas exactement celle attendue, l'annuaire improvisé ne les reconnaîtra pas (ça compte pour les majuscules)

Ah oui, et si un admin pase dans le coin, il pourra modifier la charte pour virer les accents des tags qui ne sont pas reconnu ?

Comme d'habitude n'hésitez pas à râler si ça ne marche pas, (sinon là c'est un peu moche, je viendrai peaufiner dans la journée là je dois vraiment y aller ... :unjournormal: )

Bonne journée à vous !
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: Vend simili-ficus sur peau d'éléphant
La Lapine Cornue

Réponses: 14
Vues: 1426

Rechercher dans: Nouvelles   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: Vend simili-ficus sur peau d'éléphant    Tag humour sur Encre Nocturne EmptyJeu 19 Jan 2017 - 20:06
SUR CE. Voici la bestiole du jour. AHDE AHDE
(ne vous faites pas avoir par la """"longueur""" du truc, ça se lit extrêmement vite)


 #Science-fiction-Anticipation - #Drame-Tragédie  #Humour


Les autres Bêtes de l'Apocalypse :

Par delà les rails et la nuit
Un simple chien dans le désert
Gourmet de plastique
Ce que pensent les chauve-souris





   



   
Vend simili-ficus sur peau d'éléphant
   

   

           

   
   


                 Cette foutue plante verte commence à me casser sérieusement les bonbons.

                 C'est la faute de cette pouffiasse qui me sert de propriétaire, aussi. Faut vraiment être con pour planter un truc pareil sur le dessus de mon crâne. Ailleurs, d'accord, genre sur ma colonne vertébrale, ok. Mais là, j'ai l'impression d'être Marilyn Monroe. En version verte.                 Vous vous demandez ce que je suis, comme bestiau ? Imaginez un éléphant nain avec un palmier planté sur la tête. Voilà. De rien.

                 Non, allez, j'exagère. C'est pas un palmier. C'est plus un genre de ficus. Un simili-ficus qui consomme cinq fois plus de CO2 que son copain naturel.

                 Et qui se balance bêtement dès que je bouge la tête.

                 Dites, moi, je veux bien être conçu pour faire carpette moussue dans un coin, mais pas affublé d'une frange aussi ridicule. Par pitié.
                 
                 Vous voulez savoir pourquoi je me trimballe un simili-ficus sur la tronche, un bébé érable sur le dos et une centaine de mousses différentes sur tout le reste de la surface disponible ? Hein ? Accrochez-vous.

                 En gros, je suis la bonbonne d'oxygène de ma propriétaire. Enfin, l'une des bonbonnes d'oxygène. Moi, je suis destiné à l'intérieur. (Et si vous vous demandez ce que fiche un éléphant dans un salon luxueux, allez demander réparation aux scientifiques qui m'ont conçu, ils avaient l'air de trouver ça logique, eux.)

                 Ça va, jusque-là, vous suivez ? Ok, on continue.

                 Je suis aussi un aspirateur à déchets organiques. Ouais, je nettoie l'eau du bassin aux poissons, je mange les crottes du chien de ma propriétaire, je mange les crottes du chat de ma propriétaire, je mange les crottes de ma propriétaire, je mange même ma propre merde, si vous voulez savoir. Et faites pas cette tête dégoûtée, hé ho. Je vais pas mettre des paillettes roses là où y'en a pas. Je digère tout ça et tous les nutriments passent dans ma peau et mes organes. Permettant d'y faire pousser toute une smala de plantes. Pas besoin de terre, ni même d'eau. Je suis un pot de fleur rempli de terreau. Voilà.

                 Du coup, je transforme des déchets en dioxygène. C'est tout bénef, je nettoie la maison et en plus je purifie l'air que respire ma proprio.

                 Et au niveau de l'eau ? Bah, vous savez, elle a pas trop de problèmes avec l'eau, elle. Vu tout son fric, elle sait même plus quoi en faire. Elle a des fontaines dans son jardin, des ruisseaux artificiels, des bassins à poissons – non mais sérieusement. Des bassins à poissons quoi. Et aussi des mares avec de faux nénuphars en plastique et de fausses grenouilles aux yeux de verre. Charmant, hein.

                 Oh, je suis pas le seul à végéter chez elle. (Haha. Végéter.)Enfin je veux dire, je suis pas seul avec ces satanées figurines qui me donnent des cauchemars. Y'a aussi plein de limaces porte-graines qui laissent leur bave partout, une dizaine de tortues géantes qui se baladent dans le jardin – pour y trouver quoi, sérieusement ? C'est un jardin en béton.

                 Ouais, c'est la mode du minéral. En même temps, la seule terre qui reste, sur cette putain de planète, elle est éclatée par le soleil, lézardée par la chaleur, plus stérile qu'un plat en terre cuite. Et puis soyons honnêtes, entre les nappes phréatiques contaminées (caca) et les pluies acides (très gros caca) , c'est pas la peine d'espérer faire pousser son petit bonzaï ou son petit massif de pâquerettes. Même les cactus, ils ont arrêté de tenir le coup. Du coup, pour avoir un beau jardin, ben les gens le coulent sous une tonne ou deux de béton, font de jolies spirales, de jolies marches, de jolies sculptures contemporaines. Et puis après ils posent trois gros cailloux au milieu et l'intitulent "Jardin de méditation". Kof kof kof.

                 Enfin moi, après tout, je m'en fous. Je m'en tire plutôt bien. Pas comme la tortue qui est sous le séquoia, là-bas au fond du jardin. Ben ouais, ces crétines de tortues, elles se laissent ensemencer avec n'importe quoi. Du coup la moitié d'entre elles se trimballent des chênes, des frênes, des sapins, des peupliers. Sauf que ces saletés, ça développe des racines de ouf, et ça finit par peser très, très lourd sur la carapace. Bon, moi, avec mon bébé érable, c'est pas terrible non plus, mais je le trouvais mignon, je me suis dit que j'allais le garder. Et puis avec un peu de chance, ça empêchera ma proprio de me planter un autre arbre sur le dos.

                 Bref, cette pauvre tortue, faudrait p't'être  que j'aille la voir un de ces jours, vérifier qu'elle est pas morte, se taper un peu la discute, tout ça tout ça. Ça fait un bail que j'y suis pas retourné, au fond du jardin. En même temps, c'pas de ma faute, j'ai pas été créé pour parcourir des distances pareilles. Moi, je suis fait pour piétiner d'un bout à l'autre du salon. Voilà.

                 M'enfin bref, je commence à m'emmerder ferme sur le canapé. Normalement, j'ai pas le droit d'y aller, mais ma propriétaire est partie à un repas mondain, niark niark.
                 
                 Ni une ni deux, je descends de mon tas de coussins et vais me dégourdir les pattes dans le jardin.

                 …

                 Oups. Je viens de scalper méchamment mon palmier en passant sous le linteau de porte. Enfin, mon ficus. Enfin, mon truc qui ressemble à un ficus. Enfin bref on s'en fout, c'est bien fait pour sa gueule.

                 …

                 Putain mais ce jardin est vraiment hyper long, en fait. Je rigole pas, il fait au moins vingt mètres. Non, en vrai, il en fait quarante. J'avance à une allure d'escargot. Et puis je sue comme un bœuf, c'est génial. Enfin bref.

                 …

                 Ce séquoia est réellement gigantesque. Je me choppe le vertige rien qu'en levant la tête.

                 …

                 Mais dites donc. J'hallucine. Elle est kaput, cette vieille tortue. Même ses paupières sont recouvertes de mousse.

                 …

                 Ouaip, après avoir testé du bout de la trompe, je confirme. Elle est morte. Pouf.

                 En même temps, elle a quelque chose comme une tonne de séquoia sur le dos, alors bon, fallait s'y attendre.

                 …

                 Houlà là, mais c'est carrément flippant de près. On voit les énormes racines de l'arbre qui éclatent sa carapace, s'enfoncent dans son corps et ses organes avant de jaillir de son ventre pour ramper sur le béton.

                 Ouais non, mon pote, le béton c'est peut-être pas une bonne idée. Bon courage si tu veux pomper là-dedans, hein.

                 Pff. Et voilà ce qui arrive quand on prend pas garde à ce que cette satanée proprio nous plante sur le bulbe. Cette meuf, je vous jure, elle s'en fout si ses tortues crèvent comme des mouches et que ses limaces se décomposent vivantes. Tant qu'il y a trois bourgeons qui percent ou encore mieux, un gros arbre pour lui produire de l'air et lui climatiser sa maison, vogue la galère, on continue.

                 Tsss.

                 Heureusement, ça risque pas de m'arriver. Enfin, tant qu'il y a mon pote diplo' pour me surveiller la peau.

                 Oui, allez, je vais vous le présenter, il est juste à côté. Plus qu'à retraverser le jardin. Ce qui va me prendre environ une demi-heure. Haut les cœurs.

                 …

                 Voilàààà. On y est preeeesque. Donc, je vous explique en marchant à mon allure de limace arthritique. En gros, ma proprio a tellement de sous qu'elle s'est même offert un diplodocus. Ouais, un bon vieux dino. Y'a plein d'avantages, pour elle. Il peut bouffer des kilos et des kilos de merde par jour. Ça, c'est cool. On lui apporte une brouette le matin, une autre le soir, et pouf, il fait place nette. Ensuite, il est si énorme qu'on peut lui planter une ligne de peupliers sur l'échine, ou bien un ou deux séquoias sans problème. En voilà un qui risque pas de tomber en miettes, pas avant de ressembler à un bout de forêt.

                 Sauf qu'évidemment, ce genre de bestiau est un peu encombrant. Et s'il a envie de se dégourdir les pattes, il fera bien plus de dégâts qu'un petit éléphant de salon. (Même si, entre nous, il n'y a pas grand-chose à casser dans un jardin en pierre. Ah si, suis-je bête. Il ne faudrait pas faire tomber les gros cailloux dédiés à la méditation.) Mais bonne nouvelle ! Les scientifiques ont résolu le problème.

                 Ils se sont dit : "Ben, on n'a qu'à pas lui mettre de pattes, comme ça, il risque pas de bouger."

                 Ça, c'est de la logique. Moi aussi, j'aurais pu faire Bac +9, hein.

                 Clique sur J'aime pour sauver un dino cul-de-jatte. Rt si c trist.
                 …

                 Ben oui, bien sûr que c'est triste. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, moi ? Pourquoi lui et pas moi ? Des fois j'ai envie de m'en servir, de mes pattes nulles, et dans le salon de la proprio ! De laisser sortir ma rage et de tout casser autour de moi, jusqu'à ce qu'elle se mette à hurler avec sa voix de crécelle, et à ce moment-là j'aurais une bonne excuse pour l'écrabouiller elle aussi.

                 Enfin bref. Si on pouvait faire ce qu'on veut, dans la vie, ça se saurait.

                 Ça y est, il m'a vu. Avec son cou de six mètres de long, il se la joue périscope en zone de guerre. Rien ne lui échappe sur les cinq kilomètres à la ronde. Il abaisse sa grosse tête moussue à mon niveau.

                 – Salut, l'eph.
                 – Salut, mon p'tit diplo. Quoi de neuf ?
                 – Rien. Et toi ?
                 – Rien.
                 – Quelle vie palpitante on a.
                 – Ça me sidère aussi. Ah si, tiens, la tortue du séquoia est crevée.
                 – Je sais, ça fait une semaine.
                 – Ah zut. T'aurais pu me le dire.
                 – Je pensais que tu l'avais vu. De toute manière, ça faisait six mois qu'elle n'avait plus bougé.
                 – Ouais bon, je grommelle.

                 Il y a un silence. Nous mâchonnons tout deux dans le vide, yeux mi-clos, portant un faux regard philosophe sur la vie et le jardin.

                 Un jardin en béton, putain.

                 – Hé, si, j'ai du nouveau, lance soudain mon acolyte. La voisine de gauche, la plus pauvre, elle nous a volé une tortue ce matin. Je l'ai vue faire.

                 Houlàlà. Ennuis en perspective.
                  Elle est tarée. Une grosse ?
                 – Celle qui porte le jeune peuplier.
                 – Ah oui quand même. Mais elle sait pas que nous portons tous des puces GPS ?
                 – Ben ça fait des mois qu'elle nous pique des limaces, alors elle a dû se dire que c'était pas beaucoup plus compliqué.
                 – Mais quelle conne.
                 – Elle a dû vouloir donner un arbre à ses enfants. Les plantules sur les limaces, c'est rigolo mais ça fournit zéro air pur. Elle en a trois, de gamins.
                 – C'est ceux qui sont rachitiques, là ?
                 – Ouaip.

                 Je garde le silence un instant.

                 – Ces idiots d'humains. On est utiles mais stériles, ils sont débiles et fertiles. Ils font des enfants qui n'attendront pas leur âge. Pfff. Ça m'insupporte.

                 Encore un silence.
                 – J'ai vu passer un convoi de diplos, ce matin, dit mon pote. Sur l'autoroute Est.
                 – Ils allaient où ?
                 – Je sais pas. Sans doute dans une superferme. Tu savais que d'habitude, les diplos vivent dans les élevages hors-sol ?
                 – Oui, tu me l'as dit au moins dix fois.
                 – Ah, désolé. Je radote.
                 – T'es mieux ici avec nous, non ? Plutôt que bouffer la merde de moutons empilés les uns sur les autres.
                 – C'est clair. Posé à même le béton, entouré de tortues crevées, d'humains stupides et d'éléphants qui n'arrêtent jamais de parler. J'adore.
                 On éclate de rire en même temps.
                 – Non, en vrai, j'aime bien. Au moins je suis à l'air libre. Je vois absolument tout à cinq ou six kilomètres à la ronde, c'est comme un feuilleton en 3D.
                 – T'en as de la chance. Bon, et sinon, j'ai droit à ma consultation, docteur ?

                 Il arrondit son cou et penche sa grosse tête au dessus de mon dos, son œil écarquillé au dessus de ma peau.
                 – Pas grand-chose de plus que la semaine dernière. T'as des fougères qui commencent à apparaître… Des mousses de plus en plus monstrueuses. Ton palmier bizarre qui te fait une petite frange sexy. Ah, tiens, t'as choppé un géranium.
                 –Tant qu'elle me colle pas un chêne sur le dos, ça va.
                 – Bon ben ça va alors. T'es clean, mon pote.

                 Sacré diplo. Il a arraché plus de pousses d'arbres sur mon dos que la proprio n'a essayé de m'en planter. Elle ne m'aura pas de si tôt, celle-là.

                 – Mais tu sais, si elle te plante des arbres, elle en fera des bonzaïs. Elle est pas assez bête pour lancer une forêt dans son propre salon, quand même.
                 – Ouais bah je me méfie, hein. Cette pouffiasse, elle serait capable de…
                 – Tiens, la voilà justement.
                 – Hein ?!

                 Il a redressé ses kilomètres de cou et plisse les yeux tout là–haut.
                 – Elle sort de sa bagnole. Grouille de rejoindre la maison.
                 – Ah naaaaan. Par pitié non. Je vais encore passer deux heures à faire le planton  pendant qu'elle regarde la télé.
                 – Toi au moins, tu peux la regarder.
                 – C'est le mec qui a un feuilleton 3D diffusé en direct qui dit ça ?
                 – Ben, tu peux écouter de la musique aussi.
                 – Oh, pauvre petit diplodocus. Je t'apporterai un MP3, tiens, la prochaine fois. Le plus dur ce sera de fixer les écouteurs dans les trous qui te servent d'oreille.
                 – Ils sont remplis de mousse.
                 – Je me disais aussi.

                 Je mets un terme à cette érudite conversation et me mets en route pour traverser les mètres et les mètres et les mètres qui me séparent du salon. En espérant que la proprio se prenne les pieds dans un caniveau, glisse sur une peau de banane ou, plus classiquement, se tue dans les escaliers.

                 …

                 Tu peux le faire.

                 …

                 Putain de merde mais allez mais grouille-toiiiiiii !

                 …

                 Pfiou c'est bon, j'ai atteint le salon à la seconde où elle franchissait le seuil. J'ai eu chaud aux oreilles.

                 …

                 Ah bon bah madame change juste de veste et ressort illico. Tout ça pour ça. Je suis frustré.

                 Non en fait je suis pas frustré, je suis fou de joie ! Le canapé est à moi ! A moi !

                 …

                 Ce serait encore mieux s'il n'y avait pas une peau d'éléphant clouée au mur juste au dessus du canapé en question. A chaque fois, j'me sens obligé de lui adresser un regard coupable. En tout cas, faut avoir l'œil pour voir qu'il y a une peau en dessous d'une telle forêt de fougères et de mousses. Ma propriétaire est toute fière de ce "mur végétal", elle passe son temps à utiliser son sacro-saint brumisateur.

                 C'est quand même fou de savoir que ce truc, fut un temps, était sur le dos de mon prédécesseur.

                 Moi j'vous dis, quand un machin pareil, dès que vous avez le malheur de vous vautrer dans un canapé, vous rappelle que votre peau vaut plus cher que votre vie, vous le sentez passer.

                 "Il ne faut jamais vendre la peau de l'eph avant de l'avoir plantée", rigole la proprio chaque fois qu'elle reçoit du monde.

                 Ha ha ha.




                 Clique sur J'aime pour sauver un éléphant nain.


   

   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   

   



Tag humour sur Encre Nocturne Illu_y11
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: Convention du forum
Invité

Réponses: 0
Vues: 7286

Rechercher dans: Règles   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: Convention du forum    Tag humour sur Encre Nocturne EmptyMer 4 Mai 2016 - 20:59
Convention




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Bref, c'était la partie barbante, maintenant lâchez-vous, amusez-vous tout en respectant ces règles !
Tag humour sur Encre Nocturne 3883910101
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: Forces du Mal
Alton

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Rechercher dans: Nouvelles   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: Forces du Mal    Tag humour sur Encre Nocturne EmptyLun 25 Jan 2016 - 20:05
Coucou, mes amis l'heure est grave, je vous présente un texte avec lequel j'ai beaucoup de mal. J'ai réécrit ce passage environ 8 fois ces dernières semaines et d’ailleurs il n'est pas finit. Mais je le poste pour m’interdire de tout reprendre et me forcer à le continuer. La suite bientôt... j'espère...  :#jesuisunchat:

bonne lecture !  


L'odeur acre de la sueur, de la poussière, du mauvais tabac et de l'alcool frelaté empoisonnait l'air. Le parquet parsemé de tâche de graisse et de traces de brûlures témoignait du savoir vivre de la noble clientèle de la taverne. Le patron, un petit homme chauve au nez tordu et à la bouche édentée, riait à gorge déployée avec ses habitués tout en nourrissant un oiseau posé sur son épaule. Resk était la mascotte des lieux et pour rester raccord avec la première impression que pouvait avoir les visiteurs, la bestiole était antipathique au possible. Le vieux vautour obèse avait la même apparence que son propriétaire, même air crasseux et négligé, même regard torve et vicieux, on pouvait même compléter l'analogie en remarquant la tendance à perdre des cheveux pour l'un et des plumes pour l'autre. En bon charognard, il survolait souvent la pièce, dégradant l'hygiène déjà contestable de l'établissement, pour fondre à l'occasion sur l'assiette d'un maraud. Une légende persistante dans une partie de la clientèle, la plus large, mais pas la plus fine, voulait que se faire piquer son morceau de viande par Resk était annonciateur de bonnes nouvelles.
C'est dans le fond de cette taverne pour le moins louche, qu'un groupe d'hommes tout aussi louches discutaient à voix basse en buvant dans des verres à la propreté douteuse.

Cinq hommes assis sur des tabourets bancals arboraient toute une panoplie d'armes plus ou moins encombrantes, de tenues sombres et extravagantes et de bijoux représentant crâne, tête de mort, serpent ou dragon. Tous écoutaient parler un colosse à la barbe noire fournie, à la mâchoire carré et au visage marqué par un réseau de cicatrices.

- Ça commençait bien, on a pris Farin en moins de deux heures et on a passé la nuit à piller, massacrer la résistance et foutre le feu à tout ce qu'on pouvait.

- Bien fait pour leurs gueules! lança un homme au bout de la table.

- Vous avez trouvé beaucoup de richesse ? demanda Teask qui posait toujours des questions essentielles.

- J'aurais donné n'importe quoi pour être à ta place. Continua Nerwin plaintif avant de remettre le nez dans sa choppe.

Guernold continua son récit.

- Et puis le lendemain on est tombé sur une armée de l'empire de l'est, on était deux fois plus, mais on s'est fait … Il serra les dents, ce qui lui donna une allure encore plus sauvage.

- Battre ? proposa Alastor en passant sa main dans sa barbe.

- Tailler en pièces ?

- Rouler dessus ?

- Capturer puis jeter en pâture à des sanglier de combat affamés ? Aida l'homme encapuchonné en bout de table, répondant au doux nom de Pirilius dit « l'Ordure » très imaginatif à ce sujet.

Le guerrier fit non de la tête, prit une respiration et expliqua.
-On s'est fait poutrer la gueule !
Les mots étaient durs, même dans la bouche du brutal combattant. La phrase tomba comme un couperet, imposant un lourd silence à la tablée.

- Puuuuuuutainn sifla simplement Teask entre ses dents.

- Dur... Conclut Nerwin de plus en plus désespéré.
Avec son visage d'ange, sa stature athlétique et ses habits de noble « à l'ancienne » Nerwin aurait pu avoir une vie heureuse de chevalier courtois chez les peuples libres. Mais il avait choisis les forces du mal, à l'époque prolifiques et avait échangé son bras désormais maudit contre la jeunesse éternelle à un démons pour le servir à tout jamais. Il vivait très mal les échecs à répétition et tentait de noyer sa honte dans une infâme eau de vie vendue à prix d'or par le patron de la « Molaire Cariée ».
Alastor, nécromancien de son état relança la conversation.

- Dis moi, le héros qui t'a eu, il était de quel type, un jeune orphelin de quatorze ans qui galvanise les troupes avec son cœur pur et vertueux.

il cracha à l'évocation de ces mots,

-Ou alors un vieux baroudeur bien coiffé qui s'est battu dans toutes les guerres depuis ses douze ans ?

- Un gamin, avant d'écraser mes troupes il élevait des chèvres.

- Dur… Continua Nerwin dont les phrases se raccourcissaient à mesure que son verre se vidait.

Alastor tira de sa sacoche un horrible carnet dont la couverture de cuir était bouffée par les vers et pris ses notes. Depuis le début de sa carrière au service de Belbinor, démon de rang 4, il référençait scrupuleusement tous les héros qu'ils avaient affronté avec ses collègues. Il passait ensuite des heures à faire des fiches sur leurs points communs, sur les éléments qui poussent un pécore à sortir de la masse pour devenir un héros et à les classer par ordre de dangerosité. L'initiative ne servait à rien dans l'optique d'éviter la catastrophe à chaque bataille, mais il donnait à Alastor la sensation de faire de vrais trucs de mage.

- Remarque, c'est pas les pires …

Repris Teask, il était le plus jeune de la fine équipe et avait encore foi en la puissance de l'obscure, il était persuadé que les forces du mal écraseront les peuples libres et alors, il sera le tyran despotique qu'il a toujours rêvé être. Les motivations d'intégrer les rangs de l'obscur pouvaient être multiples. Soif de pouvoirs, vengeance, malédiction ou peu importe. Mais il fallait absolument un objectif à long terme pour supporter de travailler dans les terres maudites, avec des êtres vils et lâche sous la direction d'un démon sadique et lunatique. Teask n'avait pas besoin de ça, faire le mal et être une teigne avait toujours été pour lui une vocation.

Depuis tout petit, il frappait, volait et terrorisait son entourage. En bonne fouine qu'il faisait, il mettait, cela va de soi, un point d'honneur à frapper dans le dos, toujours les plus faibles et à aller se cacher derrière une brute pour éviter les représailles. Aujourd'hui il mettait à profits ses compétences innées pour mettre sur pied de redoutables pièges politiques ou des embuscade particulièrement retorses, sans plus de succès que ses collègues au style plus direct.

- Boarf… fit Guernold, pas spécialement convaincu.

Lui ne s'amusait pas à classer les champions du clan ennemi par famille de gêneur. Il y avait les perdants d'un coté et les vainqueurs de l'autre et lui avait la sale tendance à se retrouver du mauvais coté. Mais tout cela n'était pas de sa faute, croyait-il, mais celle de ces bras cassé de collègues. Même si cette bande fillette rachitiques le faisaient rire, il n'aimait pas leurs manières de faire la guerre, tout à base traîtrise et de coups vaches. Il n'y avait pourtant rien de plus simple que cette saine activité, on rassemble des hommes, on gueule avant de charger et on se sert dans les campagnes si on gagne ou en rentre chez soit lécher ses plaies si on perd. Merde, c'était très bien comme cela, c'est comme ça que l'on faisait à la bonne époque, mais non, il fallait toujours que ces foutus intellos compliquent tout avec leurs machinations foireuses et leurs stratégies à deux ronds.

Teask s'expliqua.
- L'avantage avec les « Loyal-bons », c'est qu'après leur heure de gloire, ils se retirent à la campagne pour vivre heureux et avoir beaucoup d'enfants. Le pire c'est frimeurs au grand cœurs.

Son visage se tordit dans un rictus méprisant,

- En plus de se battre pour la justice et la liberté.

Comme Alstor l'avait fait un peu plus tôt, il cracha par terre à l'évocation de ces mots qu'il détestait,

- ils reviennent à la charge à chaque fois pour déjouer nos plans. Un peu comme ce Chevalier de Lisawa.

La rage lui montait au nez, il serra son poing sur son verre qui craqua sous ses phalanges. Malgré une série de défaites toutes plus cuisantes les unes que les autres, il s'obstinait à croire qu'un beau jour il se débarrasserait du noble combattant. L'espoir fait vivre.

- Tant que t'es dans ton foutu carnet, on en est à combien ? Demanda Nerwin, qui, pour une raison qui lui échappait, tenait à s'enfoncer encore plus dans la morosité.
- Dix-huit échecs cette année, informa Alastor d'un ton étonnamment détaché, pareil à celui qui parle de météo.

En tant qu'érudit, il savait que la théorie des grands nombres jouait en leur faveur, statistiquement il arriverait forcement un moment où ils gagneraient. Même si l'explication, un peu fumeuse, charmait le groupe de choc, elle ne plaisait étonnamment pas à leur patron.

Pirilius qui aimait remuer le couteau dans la plaie revint, à la charge.

- Vous avez des idées pour êtres moins ridicule la prochaine fois ? Dit-il en se rapprochant de ces interlocuteurs et en baissant la voix, manœuvre objectivement inutile, personne n'écoutait ou ne s'intéressait a eux dans tout le brouhaha, mais bien pratique pour se donner des airs de conspirateur.

Il n'avait pas besoin de ça pour ne pas inspirer confiance à ses pairs. Même quand son visage n'était pas dissimulé par une large capuche ou par une étoffe rouge sang, il n'était pas le genre d'homme avec qui on avait envie de fraterniser. Avec son visage anguleux et maigre, son regard noir et menaçant, ses yeux de furet enfoncés dans leurs orbites et sa brûlure au coin de la lèvre qui lui déformait le visage et donnait l'impression qu'il était constamment en train de ricaner, il n'avait pas eu grand mal à se faire engager dans l'équipe de Belbinor. La simple énumération de ses goûts suffisait à s'assurer qu'il n'avait pas volé son titre, il aimait ses poisons, ses pièges, ses lames et ses outils de torture, il faisait même parfois froid dans le dos à certain de ses collègues pourtant fort peu impressionnable. C'était à peu près tout ce que l'on savait sur «l'Ordure » qui avait méticuleusement effacé toute trace de son passé. Les plus mesquins disaient qu'il cachait un secret honteux, mais ceux là n'étaient que très rarement cru, notamment car médire de sur le compte de Pirilius entraînait souvent de fâcheuses complications telle que la baisse drastique de l'espérance de vie.

-Ouaip … Grogna Guernold, Teask et Alastor hochèrent la tête sur le même air de confidence.

- Non, j'ai l'impression d'avoir tout essayé, gémit Nerwin, et toi ?

Pirilius, trop heureux qu'on lui pose la question, eut un sourire carnassier. Il jubilait, une fois de plus, il allait briller par son intelligence maléfique.

- Oh que oui, fit-il en accentuant encore son sourire en coin. Il baissa sa capuche, fit mime d'hésiter pour faire languir son auditoire et savoura le regard fébrile de Teask et Alastor qui attendaient impatiemment son plan. Quand enfin il se décida à exposer son idée de génie, il fut coupé par la voix rauque de Guernold.

- Vos gueules, il arrive. Le guerrier sans doute captivé par les hypothétiques révélations fracassantes de Pirilius, s'était mis à surveiller la salle et avait remarqué l'imposante silhouette qui avait fait irruption dans la taverne, avait commandé un verre au tavernier avant de s'approcher d'un pas lent.

Tous se mirent à se sentir comme des renards pris dans un piège à loup sur le chemin d'un troupeau de bisons enragé : ils voyaient venir le danger de loin et ne pouvait rien faire pour y échapper à part fermer les yeux, serrer les dents et attendre que ça passe.

Enfin arrivé à leur niveau, Belbinor cracha pour toute salutations.

-Pitoyable messiers.

La remarque eut l'effet d'un carreau d'arbalète, les cinq hommes enfoncèrent leurs têtes dans leurs épaules. Le démon s'assit sur le tabouret restant, mais le bois vermoulu émit un craquement sinistre sous son poids inhumain, aussi il préféra rester debout. Il toisa d'un regard mauvais la tablée, qui, pour se donner une contenance portait leurs verres à leurs lèvres. Belbinor les imita et grimaça. L'hydromel "du patron" était la spécialité de la "Molaire Cariée" et lui donnait son nom. L'élixir avait une allure pâteuse et était bien trop sucré, résultat de la trop grande quantité de miel bon marché servant à masquer d'autres goûts moins avouables.

- Infâme, fit il simplement.

Le démon profitait de son voyage annuel dans les plans supérieurs pour superviser ses inutiles mais néanmoins seuls généraux et surtout pour apprécier la saveur sucrée tout simplement inexistante en enfer, il fut forcé de constater que la "Molaire Cariée" n'était pas le lieu le plus indiqué pour un voyage culinaire. Fâché de voir ses espérances sucrées gâchée par le mauvais choix de ses subalternes, il commença la revue de projet.

- Alors, ces peuples libres ?

Le tremblement inhabituel de sa voix démontrait ses efforts pour avoir un timbre humain et ne pas attirer l'attention. Cet épuisant exercice vocale n'allait sans doute pas le rendre plus indulgent.

Le plus courageux de la bande, à savoir Guernold se lança.

- Bah, ils le sont toujours.

Fidèle à sa réputation de brute épaisse, il enfonçait des portes ouvertes. La réponse fut moins cinglante qu'à l'accoutumée.

- Je sais bien bougre d'âne ! Pourquoi c'est encore le cas !

Il fut un temps ou Belbinor tenait sous sa coupe tous les royaumes de l'est, un temps où la populace devait le vénérer ou mourir et où les plus brillants esprits du mal se bousculaient pour intégrer son armée. Mais cela faisait des siècles que ce temps maudit était révolu, les seigneurs démoniaques avait été repoussés dans les tréfonds de l'enfer, la moindre parcelle de terre avait été reprise par les peuples libres. Le mal ne faisait plus rêver depuis qu'une poignée de pécores avaient eu l'idée, plus que contestable, de sortir de leur situation de misère est de servitude et de prendre les armes contre l'oppresseur. Ceux qui auraient pût passer pour des fous idéalistes s'ils avaient été exécuté de façon salissante pour l'exemple, arrachèrent leurs premières victoires et posèrent les premières pierres d'un monde de justice et de liberté. Ces premiers héros, entraînèrent dans leur sillage tout un tas de nouveaux combattants avides de liberté, reléguant les derniers druides, les seuls à s'opposer aux ténèbres à l'époque en ce qu'ils auraient dû toujours être, une bande de tocards sénile, prétentieux et extrêmement rasoir et ceux, malgré leur exubérante pilosité. Le mal était en crise, c'était indéniable et pendant que les plus fin bretteurs et puissants mages venaient grossir les rangs ennemis, Belbinor devait exploiter les rares ressources d'un guerrier aux méthodes passés de mode, d'un nécromancien limité, d'un prince dépressif, d'un pt'it gars inexpérimenté et d'un connard qui pouvait le trahir d'un moment à l'autre. Parfois, seul dans le noir des abysses, cette pensé lui faisait presque envie de prendre une retraite bien méritée dans un plan supérieur ensoleillé, avant que ses instincts teigneux et vindicatifs et son dégoûts pour toute forme de bonheur ne reprennent le dessus.

Spoiler:
 
Tag humour sur Encre Nocturne 494894ENPlumefinalSujet: Gardien du bosquet [-12] [C]
Alton

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Rechercher dans: Nouvelles   Tag humour sur Encre Nocturne EmptySujet: Gardien du bosquet [-12] [C]    Tag humour sur Encre Nocturne EmptyDim 3 Mai 2015 - 10:44
Allez hop, je me lance et publie ma première (petite) nouvelle : gardien du bosquet.

Cette fois-ci, elle en avait assez ! Accoudée au comptoir d'une taverne stellaire, Fortune, la bonne étoile, regardait son petit protégé d'un œil rieur.
''Cours, mon petit loup, cours !'
Lui lança-t-elle, avant de détourner le regard.

Zoren n'avait pas d'autre choix. Il courait à s'en faire péter les poumons, chaque inspiration lui brûlait la gorge et un point de côté lui arrachait une larme de douleur. Mais il y avait pire, l'énergumène hagard et écumant de rage qui en avait après lui, lui donnait une bonne raison de ne pas s'arrêter. Malheureusement, au jeu du chat et de la souris, les Hobbits sont désavantagés, et le pauvre Zoren perdait du terrain à chaque foulée. Alors qu'il se voyait déjà finir sa vie empaillé à servir de porte manteau dans une cabane de bûcheron, il repéra sa dernière chance de salut. Poussant son corps grassouillet dans ses dernières limites, il fonça dans une haie de ronce et d'acacia. Son gabarit ''format de poche'' lui permit de se faufiler sans trop de mal dans le mur d'épines. Une fois l'obstacle traversé, il grogna quelque instants contre ''cette foutue cape, que c'est pratique que le diable !''. Quand enfin, il parvint à extirper l'étoffe enchevêtrée dans le buisson épineux, il eut un soupir de soulagement en constatant que son poursuivant tournait les talons à la recherche d'un chemin détourné. La flopée d'insanités lancée par l'homme n'ayant rien de rassurant, Zoren, à la manière d'un enfant sur un toboggan, dévala la pente qui se présentait à lui et prit ainsi une avance confortable.

Courageusement planqué dans son terrier, Zoren, encore essoufflé par sa folle épopée, faisait le point sur sa glorieuse situation. Il venait d'échapper de justesse à la cognée de Svard, un bûcheron rancunier et râleur, depuis le temps que le Hobbit lui pourrissait la vie, il ne comptait pas abandonner la poursuite, et le rideau de lierre grimpant qui dissimulait l'entrée du trou ne lui sera pas d'une grande aide. Pour fêter ça, il envisagea de se payer un cocktail surprise à base de ciguë. Oh et puis non ! Cela faisait dix-sept ans qu'il était entré en guerre et il n'avait jamais abandonné le combat, il n'allait pas commencer aujourd'hui !

Dix-sept ans... Déjà. Dix-sept ans que Zoren s'était autoproclamé druide et mis en tête de protéger ce bosquet, humblement baptisé Bosquet Zoren. Certes, c'était une bien modeste mission, quelques lieux de verdure, un ruisseau et une poignée de familles animales à protéger contre les intrusions des braconniers et bûcherons humains. Cependant, c'était déjà pas mal pour un Hobbit, qui d'autant plus, ne pouvait déchaîner la fureur des éléments contre ses ennemis comme le faisaient ses collègues barbus et décrépis. Alors il défendait son bout de terre comme il le pouvait, rivalisant de ruse et de fourberie pour saper, ruiner, saboter et détruire le travail et le moral de ses ennemis. Tout cela n'était ni très glorieux ni très héroïque, mais d'une efficacité redoutable, il avait ainsi rendu dépressif bien des hommes et des femmes harcelés nuit et jour par une ombre furtive qui sortait sa truffe de l'ombre pour frapper avant de retourner se terrer avec les rongeurs.

Il était évident que la lutte de Zoren était insignifiante, il défendait une terre ridiculement petite cernée par les villages humains et qui était de toute façon vouée à disparaître. Les membres du haut cercle druidique se moquaient sans doute de ce drôle de petit personnage qui, soyons honnêtes, n'avait de druide que le goût immodéré pour le vert, l'arrangement capillaire aléatoire et l'incroyable autant qu'indispensable compétence ''Parler philosophie avec les renards''. Pourtant, il était heureux comme ça : il se sentait utile, la compagnie des loutres et des hérons lui convenait parfaitement, il n'avait pas de compte à rendre à un conseil de vieux schnocks à moitié séniles et surtout n'avait pas à affronter les forces obscures qui ont toujours eut l'excellente idée de s'en prendre aux forêts millénaires, et c'était très bien comme cela.


Voilà quelques semaines que Svard avait installé sa hutte à l'orée du bosquet, faisant de lui la nouvelle cible de Zoren. Ignorant les histoires du vieux rôdeur, devenu alcoolique suite à sa dernière expédition dans le bosquet, il avait décidé de s'approprier le bout de terre en friche pour y installer une ferme où il coulera de jours tranquilles avec sa femme et ses enfants. L'homme était plus hargneux, plus coriace et plus bête que la moyenne des bipèdes qu'avait rencontrés Zoren, il aimait donc beaucoup le tourmenter. Encore en sueur et la respiration saccadée, le Hobbit échafaudait sa revanche, en grommelant dans sa barbe inexistante. Mille pièges machiavéliques et coups sournois venaient à son esprit tordu et retors. Pour sûr qu'il lui fera payer cet affront, mais il fallait faire vite, car il entendait le pas lourd et les vociférations de Svard. Sa prose si variée et si délicate qu'il est pourtant de bon ton de passer sous silence ici fit comprendre à Zoren que s'il venait mettre le nez dans sa planque, il allait vraiment passer un sale quart d'heure. Par réflexe, il fit une prière à sa bonne étoile, celle-ci, d'humeur magnanime, décida tout de même de lui faire un signe et lui fit parvenir le doux son des chopes qui s'entrechoquent suivi du cri de ralliement des personnes de bon sens : '' À la vôtre ! ''.
Le presque-druide encaissa le coup, la bonne Fortune venait de poser ses R.T.T sans crier gare, le laissant patauger dans la galère. Il regrettait d'être un simple Hobbit et enviait les héros pourfendeurs de dragons, qui frimaient dans leurs armures rutilantes ou avec leurs bâtons qui faisaient des éclairs. Ceux-là se retrouvaient-ils pourchassés par des bûcherons au vocabulaire limité ? Non, bien sûr que non. Zoren lui, devait se creuser la caboche pour ne pas crever ici. Il y en avait marre à la fin, pourquoi il y en aurait que pour les humains, les elfes et les nains ? Il était temps que les bardes chantent aussi les aventures des petits peuples et Zoren sera le premier à avoir cet honneur. Pour faire bonne mesure, il tira son poignard d'un geste théâtral et se dirigea d'un pas décidé vers le rideau de lierre, dernier rempart entre l'homme et un Zoren à jamais changé. Il sentait la puissance noble et fière des chênes ancestraux monter en lui, il sentait l'imprévisibilité destructrice des rivières battre dans ses veines, il sentait la fureur sauvage et meurtrière des loups brûler dans ses tripes. Il s'arrêta juste derrière le lierre, et prit une profonde inspiration, comme le font les guerriers avant d'aller poutrer les dragons.

Ah, quel moment magique qu'est celui où l'histoire choisit ses héros.
Zoren gardien du bosquet !
Ciel, ce que cela sonne bien !
Zoren gardien du bosquet !
Ah, ce qu'il allait prendre le casseur d'bois !

Hélas, parfois l'histoire se trompe. Quand le brouillard épique qui avait pris d'assaut l'esprit de Zoren, s'estompa, il se trouva là, droit comme un I son poignard à la main. Perplexe, il retourna à son siège.
''Par tous les dieux, qu'est-ce qui me prend moi ? Depuis quand je me comporte en héros ? J'ai pas mâché de champignons douteux depuis un moment, pourtant. C'est sans doute un retour d'acide, ou une indigestion. Faut que je fasse gaffe moi, ça va mal finir cette histoire.''
C'était bien trop d'émotions pour un si petit hobbit, pour se remettre d'aplomb, il tira de sa sacoche-panier pique-nique un flacon de liqueur de violette et de miel. Le breuvage était exquis, fait maison, bio et assez puissant pour faire tenir Zoren pendant les longues nuits d'hiver, et lui redonna le courage de se planquer et d'espérer ne jamais êtres repéré. Il ressortit son poignard et se tailla une tranche de terrine de navet, que voulez-vous il fallait bien s'occuper en attendant que l'orage passe.


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